23 février 2019

Ont travaillé sans filet

pas cons

5473

Laura ; Venise ; Lecrilibriste ; maryline18 ;

Vegas sur sarthe ; Pascal ; Walrus ; Nana Fafo ; Fu ;

Joe Krapov ; bongopinot ; joye ;

 

 

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Si Wikipedia m'était conté (joye)

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Un trapèze entre deux arbres par bongopinot

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Une barre horizontale ronde
Suspendue par deux cordes verticales
Accrochées à des branches vagabondes
Sur un colosse jamais bancal

C’est un trapèze dans le soir
Fixé entre ces deux arbres
À ses cotés une balançoire
Qui siffle au vent de décembre

Ils se balancent d’avant en arrière
Attendant gentiment le printemps
Espérant que passe vite l’hiver
Pour entendre le chant des enfants

Qui grimperont en se hissant
Avec leur doux rire moqueur
S’accrochant au bois blanc
Affrontant même leur peur


En allant de plus en plus haut
Pour côtoyer les nuages
Et danser avec les oiseaux
Pour de bien beaux voyages

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Parfois la poésie ne vous aide pas à vivre (Joe Krapov)

C’était un mec balèze
Qui faisait du trapèze
Dans un cirque ambulant.

Un jour qu’il s’entraînait
Il fut désarçonné
Par ce qu’il vit sous lui
Et tomba comme un steak
Dans le filet
De protection.

Et l’écuyère aztèque
Sur un cheval d’uhlan
Vint avec attention
Ramasser l’évanoui.

Lorsqu’il ouvrit les yeux
Ce fut le coup de foudre.
Elle fondit aussi,
Se remit de la poudre
Pour cacher son émoi.

Ils partirent ailleurs
Sur les bords du Zambèze,
A Rodez, à Rospez
Ou l’on fait le Tro Breizh
Et même à Saint-Tropez
Où B.B. vit à l’aise.

Moi je suis resté seul
Avec mes animaux,
Mon cirque miniature :
Je suis dompteur de puces
Et la belle acrobate
Ne m’accorde jamais
Un regard en passant
Et la contorsionniste
M’ignore tout autant
Et du coup je suis triste

Une de mes puces m’a dit
Que si le trapéziste
Et l’écuyère aztèque
Ont un jour un enfant
Ils l’appelleront Pégase.

Sa soeur a dit « Ecrase !"
Et je l’ai écrasée. 

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Vertiges (Fu)



Le beau Gino et sa jolie Gina,
déments démons de la voltige,
dans les étoiles et les hourras,
sous un chapiteau de grand prestige,
s'envolaient, les doigts tenaillés aux doigts,
vers l'infini de l'amour et ses vertiges

Mais leurs cœurs changèrent de cœurs,
Gino rencontra une fringante écuyère,
et Gina, enragée et emplie de rancœur,
épousa un docile dompteur de panthères

Alors leur vieux numéro ne devint qu'un lourd labeur,
et leur tendresse, un fracas de regrets et de colère

Mais le temps filait puis délira,
ce temps qui glace tant les peurs
quand glissent soudainement les doigts,
et c'est sans filet sous son lyra,
que la petite main de ce lointain bonheur,
sans le moindre cri, lentement lui échappa

La belle voleta une dernière fois sous les clameurs,
mais Gino le Ginacide, lui aussi, ne s'en releva pas

...

Tout ce qu'on attrape, 
biaise
et souvent chahute ;
Mais tout ce qu'on ne rattrape,
pèse,
et en silence chute

On dit que les anges 
ne meurent pas
et que les mésanges 
volent la tête en bas



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Légos métrie ? (Nana Fafo)

 

Ronchonchon et la géométrie au sens figuré

ronchonchon et la geometrie

 

 

Figurez-vous que selon Ronchonchon, les relations humaines c’est comme les maths :

1 + 1 n’est pas pas toujours égal à 2.

Souvent ça fait 3 ou 4 (dans le cas de jumeaux)

et c’est plus complexe que ça n’y paraît.

 

Les chiffres, on peut leur faire dire n’importe quoi, et ça marche aussi avec la géométrie.

Et comme vous l’avez peut-être remarqué, Ronchonchon il aime bien dire n’importe quoi.

 

Il a tenté de mesurer un périmètre bien défini,

en suivant une ligne de conduite précise

dans l’exploration du rapport des relations géométriques et surtout "égo"métriques.

 

Au départ, une relation, c’est plutôt "carré", bien cadrée, claire et confortable.

Chacun joue son rôle, cherche sa place.

Mais à force d’être soumise à d'obscurs jeux de pouvoir, des relations pyramidales se mettent en place

et conditionnent de futures relations  "polygamales" ou

polygonales (et celles-ci ne se déroulent pas forcément à Lyon) 

Elles partent alors dans tous les sens.

Ces relations triangulaires liées à des relations parallèles deviennent maladives et obsessionnelles.

Elles aboutissent souvent à des relations horizontales et perpendiculaires.

Parfois, lors d’un jeu de haute voltige qui peut basculer à tout moment,

elles se transforment en relations trapézoïdales.

Telle une larve de Cosmia Trapezina qui bouffe ses congénères !!!

Le "zoïde" flagelleur étant la clé de toute cette histoire.

 

Mais, quoi qu’il arrive, ces relations tournent en rond et finissent au Val (à la foire à la saucisse !)

 

Pourtant le chemin le plus court entre 2 points c'est bien la ligne droite,

alors pourquoi est-ce qu’on tortille du Q ?

 

Ronchonchon après de fructueuses recherches en a conclu que la géométrie c'est bien nébuleux !

au sens propre comme au sens figuré...

 

Ronchonchon sur l'angle

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

DEFI  547 - TRAPEZE

 

http://samedidefi.canalblog.com/

 

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Soirée au cirque (Walrus)

 

À la lecture du mot-sujet un souvenir surgit !

Croiriez-vous que j'ai eu une trapéziste dans ma descendance ?

Et c'est pas de la haute voltige de ma part, c'est ici.

Petite précision : Émilie, c'est la demoiselle  à droite sur l'écran.

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Trapèze (Pascal)


On a appris le trapèze, à l’école, aujourd’hui. Quand je vais raconter ce quadrilatère à la maison, ça va être une petite révolution. Mon père, il n’a pas beaucoup d’instruction ; très tôt, il est parti garder les chèvres dans le champ de son père. S’il sait confectionner des sifflets avec des bouts d’herbe, tresser des difficiles paniers d’osier, traire ses chèvres, et reconnaître les premières fleurs du printemps, ses compétences en matière d’instruction sont limitées.
Quand j’avais raconté Attila et les huns, et leur façon de faire cuire leur viande sous la selle des chevaux, il en était resté éberlué, mon papa. Il était pressé que je raconte les deux, les trois, les quatre, parce que les Louis quatorze, Louis quinze, Louis seize, il les connaissait et il aurait pu soutenir ma conversation, enfin… mettre son grain de sel, comme avait dit maman…  

Le soir, quand je rentre avec mon cartable, lourd de mon nouveau savoir, il me demande toujours ce que j’ai appris à l’école ; de s’approcher de moi et de mes cahiers, ça lui donne l’impression de côtoyer l’instruction. Quand j’ai raconté que j’apprenais à compter avec des bûchettes, mon père a dit que j’étais dans une école de bûcherons et qu’il y aurait toujours du travail pour moi ; quand j’ai raconté qu’on avait joué au ballon, il a dit que si on formait des footballeurs, dans cette école, ce n’était pas une vraie carrière.
Du trapèze d’aujourd’hui, avec ses angles et ses degrés, il ne connaît que les coins de son champ, le degré du vin qu’il a dans son tonneau et le degré de la température quand il sort de la ferme.
Dans son bel habit, le dimanche, quand il va chercher le journal au village, il est tout fier de revenir avec son magazine, en le portant sous le bras. Dans son fauteuil, à la lumière de la fenêtre, il s’intéresse aux quelques images et cela lui donne l’idée des articles écrits dessous. Combien de fois l’ai-je aperçu en train de tenir son journal à l’envers…  

Et ma mère le rabroue car elle dit qu’il m’empêche de respirer, et que toute la connaissance apprise dans la journée, ça fatigue. Pourtant, du matin au soir, elle est sur tous les fronts ; je ne sais pas comment elle s’organise pour tenir notre maison. Entre tous ses devoirs de ménagère, de cuisinière, de repasseuse, elle va aux champs, soulève les cagettes, les balles de foin, cueille les haricots, ramasse les pommes de terre, coupe du trèfle pour ses lapins, etc.
Dans le temps, elle était petite main chez un couturier de la ville ; si elle passait plus de temps à balayer l’atelier et à sortir le chien de la patronne, elle y a acquis les rudiments de l’alphabet et de l’écriture. Elle, du journal, ce sont les mots croisés qui la préoccupent. Placer toutes les lettres aux bons endroits, c’est son challenge du dimanche soir ; il faut voir comme elle mâchouille son crayon ; sous ses boucles grises, m’man transpire du cerveau. Bien sûr, quand elle les a finis, toutes les lettres ne sont pas dans les bonnes cases mais de les avoir remplies, cela la rassure. Je crois que c’est pour rendre jaloux mon père sur son savoir à elle…   

Quand j’ai dit que j’avais appris le trapèze, mon père a voulu me faire quitter cette école qui formait au cirque et aux clowns, sans nul espoir d’avenir. Contrarié, s’il est parti voir ses chèvres, m’man a insisté pour que je raconte mon trapèze, celui du maître, du tableau de l’école, celui dessiné en couleur dans mon livre.
Cérémonieuse, elle a posé son épluche-légumes, essuyé ses mains sur son tablier, s’est assise au coin de la table de la cuisine et m’a écouté comme si je rapportais la bonne parole…  
« La somme des angles d’un trapèze est égale à trois cent soixante degrés, il doit avoir deux côtés parallèles, ils sont appelés bases du trapèze, et on l’appelle trapèze si et seulement s’il possède une paire d’angles consécutifs égale à cent quatre vingt degrés… »

J’avais dû mettre un peu de craie dans mon discours parce que ses yeux brillaient, brillaient de toute sa fierté de maman…

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Le trapèze pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


C'est en 1860 au cirque d'Hiver qu'un certain Jules Léotard – uniquement protégé par un maigre tapis de sciure et des banquettes bourrées de foin – décrochera le titre de « Napoléon de la corde roide » : le trapèze volant était né.
Imaginée en même temps que la tirelire cochon et le ballon dirigeable, la discipline du trapèze volant s'est enrichie au fil du temps de nombreuses positions dont les noms laissent rêveur :
la passe simple, le ventre en dessous, la mise en ventre derrière, le fouetté, la bascule, la chute de reins,  le cochon pendu
à tel point qu'on les croirait extraits du kamasutra à l'instar de cette position du trapèze où l'homme assis jambes ouvertes accueille la femme penchée vers l'arrière au risque d'être hors sujet.

Oublions donc cette partie de jambes en l'air et revenons à nos voltigeurs et voltigeuses qu'on appelait à l'origine des trapéziens en référence à Saint-Tropez.
Qu'est-ce que le trapèze sinon une barre suspendue à deux cordes parallèles ? Deux cordes qui selon le savant grec Thalès ne se rencontrent jamais sauf accident que l'on nomme Trapèze croisé ou quadrilatère concave ou Cerf-volant.
Dans les cirques le trapèze se balance en musique, c'est ce qu'on appelle en maths l'air du trapèze (égal au produit de la hauteur par la demi-somme des bases plus 8,2% de tva).

Le trapèze est un instrument oscillant, aussi lent que son balancement le permet.
Si le trapèze est traître il a cependant la particularité – comme la queue du chat – de s'arrêter au bout d'un moment ; c'est à cet instant qu'il faut s'en saisir sinon c'est la chute, accessoirement amortie par la présence d'un filet de sécurité.

En cas d'absence de filet, on trouve dans les hôpitaux, attaché au-dessus du lit du voltigeur malheureux, un petit trapèze qui aide le malade à reprendre force et confiance.

A suivre : Le dressage de perruches pour les Nuls

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La robe trapèze (maryline18)

 

Elle portait une robe trapèze avec des hirondelles sur un fond bleu. Ses jambes laiteuses, découvertes jusqu'aux genoux, l'emmenaient, sur le sentier humide.

Elle y marcha longtemps, sans doute la tête baissée, toute appliquée à éviter les racines brunes et tortueuses. L'air était doux pour un mois de février. Elle ne portait pas de collants, juste un tricot qui lui couvrait le buste jusqu'à la taille. Aux pieds, ses ballerines de cuir noir s'enfonçaient dans la terre molle, couverte d'humus.

Elle avancera exactement quatre kilomètres, six cents.

C'est là que sa dépouille a été retrouvée, comme si cette grosse branche, qui barre le chemin, avait eu une incidence sur sa mort, lui avait fait stopper sa progression. Le policier et le garde champêtre contournent la zone où gisait le corps, balisée, pour les besoins de l'enquête, et s'arrêtent. Leurs visages n'osent se faire face. Ils aimeraient se dire la colère qu'ils éprouvent face à l'horreur mais peinent à trouver les mots justes, alors ils restent là, longtemps sans parler. De longues minutes se passent ainsi dans un silence entendu. Puis, l'un des deux se racle la gorge et explique :

"Je n'dors plus depuis que j'l'ai r'trouvée là, à la fois si belle et si irréelle..."

Un sanglot lui impose des soubresauts. Il s'inflige une forte respiration et poursuit :

-"Si on r'trouve le salop qui à fait ça ! Il s'est forcément passé quelque chose BON DIEU ! on meurt pas comme ça !"

Sébastien, en charge de la forêt depuis vingt ans, est un petit homme rond avec une bouille débonnaire. Il ne se remet pas de sa macabre découverte. Il détourne son visage chiffonné et s'essuie les yeux d'un revers de manche.

Didier Dubonnel, natif du coin, connait bien Sébastien, mais ce matin leurs échanges ne ressemblent pas du tout à leurs parties de 421 du samedi soir. Tout le petit village est sous le choc, le bistrot est resté fermé. 

-"Pas de trace d'ADN relevée sur elle, d'un quelconque agresseur. Elle serait morte par asphyxie. Manquer d'air au beau milieu d'une forêt, c'est un drôle de coup du sort, non ? Aucune marque de strangulation, aucune trace de coups assénés, sur aucune partie de son corps. Une si belle fille...

-Oui, c'est vrai qu'elle était plutôt mignone, la p'tite...Elle devait bien avoir des amoureux éconduits, des gas pas bien malins, qui l'auraient r'luquée d'trop près et qu'elle aurait repoussé ! y'en a p'être un qui aura voulu se venger, ch'ais pas moi !"

-"On a ratissé large et poutant, on a aucune piste. Elle enseignait dans l'école Jacques Brel depuis six mois, et tout se passait bien, tout le monde l'aimait bien ! Elle sortait peu et rarement le soir. Dans la p'tite maison qu'elle louait on n' a retrouvé que des livres, des cartons entiers de livres... Elle passait ses soirées à lire et à prendre des notes dont elle avait rempli des carnets. Enfin, tu vois c'était une fille plutôt "intello" quoi, pas une de celles qui nous aurait voulu toi et moi ! Elle avait eu une liaison avec un représentant de commerce, un beau parleur qui parcourait la région, mais il s'était lassé...Tiens, une allumée s'est rendue au poste pour faire une déclaration, hier...,une espèce de "Diseuse d'Avenir."

-"Ah bon, et alors ?"

-"Ben... tu me croiras si tu veux mais cette folle affirme qu'elle lui avait prédit sa mort et que c'est pour ça qu'elle est venue jusqu'ici.

-"J'voudrais m'éteindre loin du bruit, loin des moteurs et loin des gens aussi !"

-"Voilà ce qu'elle lui aurait dit ! Non mais pense un peu ! Une folle dingue que j'te dis ! Elle ne se liait quand même pas trop aux gens d'ici la p'tite, elle se méfiait, j'crois bien qu'elle avait morflé dans une autr' vie..., enfin, avant d'arriver chez nous. Pauvre gosse !

DRING ! DRING !

-"Allo, oui, oui, quoi ? ...? T'es sûr ? Ok j'rentre, envoie moi ton rapport ."

Il remet lentement son téléphone dans sa poche intérieure, le regard fixe, l'air absent, abruti par ce que vient de lui apprendre le médecin légiste.

Sébastien n'ose le ramener à la réalité de leur discussion. Il le regarde s'éloigner sans un mot. L'heure est grave, la mine déconfite de son ami le met mal à l'aise.

Il lira la presse le lendemain qui révélera l'incroyable énigme de " L'AFFAIRE DE LA MORT DE L'INSTITUTRICE" :

Une puce électronique à été découverte, gissée sous la peau de son avant bras, celle-ci serait la cause de la mort. Un soi-disant gynécologue, activement recherché, lui avait inséré une puce qui lui a infligé la mort par asphyxie. L'heure de la fin était donc programmée. Une sorte de bombe à retardement provoquant l'obsoléscence du système l'oxygénation du corps humain. L'article de presse met en garde toutes les femmes et jeunes filles qui auraient un dispositif contraceptif sous-cutané et les invite à appeler un numéro vert qui leur donnera un rendez-vous avec un médecin près de chez elles pour une vérification du dispositif.

L'article se termine ainsi : " Surtout, restez calme et ne vous rendez pas aux "URGENCES"!   

 

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