09 décembre 2017

Ont composé le numéro des urgences

pas cons

4846

Vegas sur sarthe ; Laura ; joye ; Venise ; Pascal ;

maryline18 ; Walrus ; Joe Krapov ; petitmoulin ;

bongopinot ;

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Mes quinze ans par bongopinot (194)


À mes quinze ans
Je suis devenue tata
Mon neveu dans les bras
Je parade à pas lents

J’avais envie de le crier
Mais le monde se fiche
D’une ado à la tête en friche
Et de ce bonheur familier

Et à l’âge des tourments
Des questions sans réponse
Ce petit être me redonne confiance
Finis mes coins d’ombre et mes égarements

Je me sens pleine de joie
C’est un plaisir du jour
Et je lui donne tout l’amour
Et mes yeux se noient

D’un plaisir immense
Et les mois les saisons filent
Et les années sur mon visage se lisent
De tous ces moments intenses

Et voilà qu’aujourd’hui
Je suis quinze fois tata
Et mes neveux ont dans les bras
Leurs enfants, et, tourne la vie

 

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C'est un jour comme tous les autres (petitmoulin) (54)


C'est un jour comme tous les autres
Tu promènes ta solitude
Comme on promène son chien
Tu descends lentement le boulevard
Le vent souffle fort
À travers le désordre
De ta pensée
Un éclat de rire
Tombe d'une fenêtre
Tu voudrais croire
Que c'est le sien
Le pas plus rapide
Le regard en alarme
Tu entres dans la gare
Assis sur le même banc
Tu attends le train de 15h15
Tu avales d'un coup
La brûlure des larmes
Tu remontes lentement le boulevard
Tenu en laisse
Par ta solitude

 

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Le tennis barbu (Joe Krapov) (429)

C’est un jeu oublié, je crois. On s’asseyait sur un banc, on regardait chacun d’un côté, scrutant les gens qui passaient et quand il y avait parmi eux un barbu on marquait quinze point puis trente, comme au tennis. Jeu, set et match.

Je ne sais pas d’où ça sortait. Peut-être bien de cet entre-deux guerres si mystérieux ou de ces années folles voire des années cinquante avec ces gens et ces romans bizarres, complètement oubliés aujourd’hui : Jules Romains et ses « Copains », Paul Guth et son « Naïf », René Fallet, Gabriel Chevallier et son « Clochemerle ». Noël Roquevert, Noël-Noël, Michel Simon, Jean-Louis Barrault.

On y a joué beaucoup, nous autres, à l’époque, au tennis barbu. C’était un jeu au poil, comme celui qu'on avait dans la main ! Anne-Marie Pascal qui faisait partie de notre bande a arrêté d’y jouer quand elle rencontré son Désiré. Un beau type barbu ! Elle a marqué quinze points, elle est partie avec lui, elle a dû décrocher la coupe Davis ou la coupe Desvertus parce qu’on ne l’a jamais revue. Il faut dire que son Désiré s’appelait Landru.

Nous aussi, très récemment, on a stoppé le jeu du tennis barbu. On a arrêté d'y jouer quand ce sont les barbus qui ont marqué les points.

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C'était au temps où Bruxelles... (Walrus) (353)

 

Quand j'habitais 15, rue de la Centrale, à Ville-sur-Haine (inutile de vous précipiter, la maison a été rasée en même temps que la centrale électrique), mon frèe avait reçu pour la Saint Nicolas un album des aventures de Quick et Flupke.

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Je me suis bien sûr empressé de le lire.

Hergé, Bruxellois d'origine y racontait les aventures de deux garnements de sa ville.  Il m'a fallu des années pour percer le mystère du nom de ces héros (ce sont les diminutifs bruxellois de Patrick et Philippe). Cet album fut mon premier contact avec Bruxelles.

Quel monde étrange pour moi qui avais vécu jusque là dans des maisons ouvrières, que cet endroit où les gens vivaient empilés dans des appartements.

L'autre personnage principal de cette bande dessinée, avec qui ils avaient d'innombrables démêlés, était l'agent de police de leur quartier, porteur aux coins de son col d'un numéro matricule : le 15. Aujourd'hui, cet agent, sans doute le flic le plus célèbre de Bruxelles, a même sa statue place Sainctelette.

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Quand en 1963 j'ai dû me présenter au Petit Château, le centre de recrutement et de sélection de l'armée de l'époque, j'ai emprunté le tram qui faisait la navette sur les boulevards de la petite ceinture de la capitale : le 15 ! Ce tram était tellement connu qu'il était représenté sur les carrousels. Aujourd"hui, ce numéro est celui d'un bus qui dessert en soirée quelques quartiers de Jette.

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Les écoles de Bruxelles sont, elles aussi, affublées d'un numéro. Celle qui porte le numéro 15 parmi les écoles maternelles s'appelle "Les Lutins du Petit Bois", c'est pas mignon ?

 

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Il était quinze heures...(maryline18) (1)


Elle aimait la plage et ses embruns comme d'autres aimaient les centres villes et les magasins. Du haut de son balcon, à demi-allongée sur un long fauteuil, un châle mauve, crocheté sur ses épaules frèles, Albertine pouvait rester là des heures immobile, comme happée littéralement par cette vitrine mouvante. Elle fermait les yeux afin de faire corps avec cette nature adorée depuis l'enfance. Elle s'abandonnait totalement jusqu'à se laisser bercer par les vagues. Cent fois elle bondissait, son cœur se soulevait, l'accompagnant jusqu'au trait d'horizon puis elle s'échouait autant de fois sans peur ni regrets, sur le sable tiède. Elle redevenait une toute petite fille en maillot de bain bleu, parsemé d'étoiles de mer rouges. C'était le tout début, le temps des jeux jusqu'à l'épuisement, des belles espérances, des grands défis...Elle courait, courait, ses mollets ronds en devenaient presque douloureux, mais la vague gagnait toujours en rapidité. Ses orteils se recroquevillaient pour échapper aux morsures des coquillages brisés, et, pour ensuite s'enfoncer dans le sable mouvant. Ses oreilles bourdonnaient, remplies du râle de la bête qui, bavant une écume blanchâtre, vomissait des algues gluantes et brunes qui lui arrachaient des cris nerveux. Son petit corps surpris tremblait et tous ses poils se dressaient, son souffle s'étouffait dans sa gorge qui laissait alors s'échapper des cris d'effroi qui faisaient se retourner tous les baigneurs. Des mouettes hurlantes la sortaient parfois de ses rêveries. Elle les suivait quelques intants mais se fatiguait vite de leurs danses trop rapides, alors elle posait son regard sur un point imaginaire au beau milieu des flots. Quand ses jambes le lui permettaient encore, elle descendait se promener à marée basse. Elle écoutait le chant des vagues. Souvent mélancolique, il lui arrivait de livrer à la nature ses préoccupations du moment à voix haute, en marchant...Elle parlait de ses enfants qui étaient toujours en voyage et de ses petits-enfants qui grandissaient si vite. Elle se languissait de les revoir, peut-être viendraient-ils pour Noël, si le temps s'y prête bien sur...ou pour Pâques...

Oh elle ne se plaignait pas, elle s'occupait, elle tricotait des cache-nez pour tous, des bleus, des rouges, ou avec des rayures. Elle finissait les pelotes entamées, il ne fallait pas gaspiller les restes de laine. Tout était prévu, quand ils viendraient elle leur ferait un gâteau avec du bon beurre doux, des oeufs frais du marché, elle demanderait à la voisine de lui en acheter. Il embaumerait la maison, c'est sur. Avec le gâteau ils dégusteraient la bouteille de cidre doux qui attend sur l'étagère de cave entre les boites de ravioli et de sardines. En vieillissant, on mange moins, voila ce qu'elle se disait rien que pour elle, pourquoi cuisiner pour un estomac si vite rassasié.

Ces derniers temps, sa tête lui jouait des tours, elle oubliait de manger, comme dimanche dernier , je suis arrivée pour faire son ménage comme tous les lundis, elle déambulait en chemise de nuit. Elle cherchait partout la graisse à frire pour préparer des frites pour tous ses enfants qui devaient arriver sous peu...Les plats livrés par la ville s'accumulaient dans son réfrigérateur, elle n'y avait presque pas touché. Elle n'avait mangé que des yaourts, avait laissé les pots vides de part et d'autre, et des paquets de biscuits. Chaque lundi je reprenais le train en marche pour ainsi dire et la replaçais sur les rails de sa vie. On arrachait les petites feuilles en trop du calendrier et on parlait des jours, des saisons, du temps et je lui préparais une bonne soupe qu'elle avalait avant que je reparte. On parlait beaucoup, elle voulait tout savoir, mes joies, mes peines, mes amours...Je l'aidais à s'habiller et je coiffais ses longs cheveux gris. Parfois je lui faisais des nattes et on riait à gorge déployée. Elle me racontait sa vie pendant que j'époussetais les cadres posés sur des napperons en dentelle. Son regard s'éclairait et ses joues rosissaient quand elle me racontait les jours heureux, les enfants, les amis, les dimanches. Albertine voulait m'aider à plier les serviettes quand je pliais son linge, à ranger les couverts quand je faisais sa vaisselle. Le temps passait si vite près d'elle, trop vite, on avait le mème âge, celui de vivre, de rire...C'est lundi à quinze heures que je l'ai retrouvée étendue en bas de l'escalier. Des pelotes de laine avaient dévalé, l'accompagnant dans sa chute mortelle.

 

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Quinze à la douzaine (Pascal) (102)


Par l’entremise de son métier, il était vérificateur des Tabacs, mon père avait ses entrées dans une ferme à la campagne, pas loin de chez nous. Directement chez le producteur, il y commandait ses poulets, ses pintades, ses lapins et ses salades, ses patates, ses asperges et ses carottes, tout ce qu’on pouvait mettre sur une table à l’époque pour manger sainement.
Parfois, le samedi après-midi, il m’emmenait avec lui ; quand on arrivait sur le chemin de la ferme, tous les volatiles s’enfuyaient à tire-d’aile devant nous.
A peine sortis de la voiture, avec les présentations, on se disait bonjour ; en enlevant mon bonnet, je tendais la main au monsieur et la dame m’embrassait chaudement sur les joues ; elle sentait sa cuisine, les fleurs séchées, les bûches de chêne du fourneau ; les taches sur son tablier étaient toutes les médailles de son travail journalier.
A l’intérieur, c’était rustique ; une petite ampoule éclairait la grande pièce, laissant des ombres épaisses endormies partout ; un vieux ruban anti-mouches déroulé se baladait au zéphyr des courants d’air paresseux. Auprès de la fenêtre, un fauteuil aux motifs effacés, aux ressorts écrasés, aux accoudoirs usés, semblait regarder obstinément dehors, comme pour prévenir la maison du temps, des saisons et des nuages.

La fermière sortait les tasses, le sucrier, et elle allait chercher sa cafetière au coin de la cuisinière à bois. Exercice de mon père, si je le demandais correctement, j’avais droit à un verre de sirop de menthe. Je me souviens quand ils m’observaient, tous les trois, pour voir si j’allais m’en sortir avec une si longue phrase de politesse. Petit, je tutoyais la dame ; en grandissant, je la vouvoyais mais elle m’embrassait toujours, et j’avais, depuis, droit au café. D’un placard ancestral, elle sortait sa boîte de biscuits ; j’avais intérêt à en prendre deux ou trois sous peine de la fâcher ! Selon le temps, ils étaient mous ou secs, ces petits gâteaux ; je les gardais dans la main, ne sachant pas trop quoi en faire. Au temps passant, je les grignotais, oubliant l’inconvénient de leur goût douteux.

Enfin, je donnais ma boîte de douze œufs mais, comme une malice habituelle, mon père en demandait toujours quinze ! Comment la fermière allait-elle faire entrer quinze œufs dans un emballage de douze ?!... Ils rigolaient tous devant mon air inquiet !...

En mission de notre approvisionnement, la fermière partait dans la basse-cour avec son panier et un bon couteau aiguisé. Pendant que mon père discutait technique avec le planteur de tabac, j’allais faire une balade dans les proches environs.
J’évitais soigneusement les travaux de dépeçage de la dame ; voir étriper un lapin, tordre le cou à un canard, plumer une pintade encore tiède, c’était tout juste bon à alimenter mes cauchemars.
A six, sept ans, c’est extraordinaire de découvrir une vraie basse-cour ; c’est un zoo avec toutes les bestioles de notre campagne. Elle est comme un aquarium ; les animaux tournent et retournent dans leur espace comme des poissons dans leur eau. Ils picorent d’un côté, ils grattent de l’autre, toujours à l’affût de la moindre pitance…

Ils s’enroulaient autour de la voiture de mon père comme si elle était un rocher dérangeant sur le chemin habituel de leur promenade ! Les canards donnaient des coups de bec dans les pneus ! Les pintades devaient se voir dans les reflets des chromes des pare-chocs car elles s’enfuyaient en s’envolant ! Et le chien de la ferme qui gueulait tout ce qu’il savait ! Avec des furieux allers et retours, de sa niche jusqu’au bout de sa chaîne, les crocs en devanture, il tentait de me bouffer ! J’en profitais pour lui balancer quelques morceaux de biscuits ; il était content, il reniflait partout, cherchant et léchant jusqu’à la dernière miette.

Pour m’inviter dans la ronde de la basse-cour, je devais éviter les dindes curieuses, ne pas écouter les cancaneries des canards, me détourner des sifflements belliqueux des oies et les coqueriques du coq hautain, me toisant avec son œil inquisiteur. Une fois dans la bande, si je gardais ma place, je pouvais visiter les lieux…

Le cheval était à l’écurie ; quand la trappe supérieure de sa porte était ouverte, sur la pointe des pieds, je pouvais le distinguer dans sa pénombre odorante. Au moindre coup de queue, au moindre hennissement, au moindre frottement de sabot, je m’écartais prestement de l’entrée. Las, le toutou-gardien éteignait ses aboiements de forcené ; il me regardait avec ses yeux de chien battu, en ayant l’air de dire « Il t’en reste, des bouts de gâteaux ?... » Le clapier des lapins. Qui regardait l’autre ? Tantôt ils tapaient de la patte arrière, tantôt ils tournaient en rond, comme pris du tournis de l’emprisonnement. En passant le doigt à travers le fin grillage, j’arrivais à toucher le pelage de leurs peluches sauvages. Parfois, la fermière me mettait un lapereau dans les bras et c’est comme si je tenais mon cadeau de Noël. Je le sentais palpiter ; le nez entre ses oreilles, je respirais son pelage lisse et tiède et je le serrais fort comme pour ne plus jamais m’en séparer.
Heureusement que mon père ne demandait pas un rôti de porc ou des saucisses parce qu’il y en avait deux ou trois qui grognaient dans leur enclos ! De par les interstices crasseux qui laissaient entrevoir une auge brunâtre, leurs groins dépassaient en reniflant le petit citadin que j’étais. Je leur balançais des graines de maïs que je glanais, ici et là, autour de leur trappe de ravitaillement. La fosse septique, je devais l’éviter. Elle n’était qu’une forte odeur de paille tiède et repoussante, un véritable marécage aux cloaques inquiétants. Bien sûr, il était défendu de tourner autour mais c’était enivrant de marcher sur son petit muret. A l’entrée de la grange, la chatte dormait d’un œil sur un ballot de paille ; je n’avais pas intérêt à l’approcher ; ses soufflements et ses crachements en étaient ses plus vives fortifications ! Je pouvais bien tenter de l’amadouer avec des restes de gâteaux, elle ne se laissait jamais caresser. Alors, les quelques dernières brisures, je les semais devant les poules en me frottant les mains et je les leur montrais, pour bien leur signifier que je n’avais plus rien à leur donner…

Loin de sa cage, voir un lapin écorché, vidé, avec ses yeux inquiets hors des orbites, ça fait quelque chose ! Celui-là, je n’avais pas envie de le caresser ! C’est ce que je me disais en détournant le regard, tandis que la fermière finissait de le préparer. Sur la table de la cuisine-salle à manger-salon, elle avait rempli l’étui avec sa douzaine d’œufs ; les trois en plus, elle les avait mis dans un papier journal qu’elle avait replié avec une grande précaution.

Au départ, j’eus droit aux fortes bises de l’au revoir affectueux et à quelques biscuits glissés d’autorité dans ma poche, que je dus emporter pour ne pas décevoir. Comme s’il nous connaissait, le chien n’aboyait plus quand nous remontâmes dans la voiture ; les poules, les canards et les oies nous firent une véritable haie d’honneur ! Sur la route, p’pa roulait doucement, même si c’est moi qui avais la responsabilité de tous les œufs posés sur mes genoux…

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Participation de Venise (387)

v

Quinze ans déjà petite


Quinze ans que j’écoute tes pas , ta voix
Sans fausse note
Comme un aveugle accordant le piano de l’enfance
Quinze ans déjà
Mon cœur crépite de t’avoir vue si minuscule sur la balance

Autant de grammes de lumière et si peu d’ombres.
Les pétales de tes joues s’enflamment depuis quelques jours
Comme un livre ouvert je vois et me dis
Quinze ans à peine
Une fraicheur surnaturelle et déjà un jardinier bèche ces roses.

Toute occupée à jouer , maintenant affublée de tes quinze ans à peine tu nous fuis.
Tu te recroquevilles sur tes amours
Quinze ans petite
Va pas trop vite
Petite aigrette , fleur de pissenlit

Reste encore un peu dans ses heures calmes de notre maison

Combien de temps dureront tes quinze ans.
Les miens ont attrapé comme toi une maille de mon cœur et tu es là.

 

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mes quinze (joye) (490)

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Quinze ans (Laura) (126)

 

Quinze ans : l’âge où j’ai cessé d’être une enfant, définitivement
Un processus entamé vers  treize ans à la faveur d’un événement familial
Il n’était plus possible de croire aux contes de fées, aux princes charmants
Naître une deuxième fois et comme la première dans les cris et la souffrance
Zut alors : arrêtez les mensonges et l’hypocrisie, assumez vos envies
Etre soi malgré les convenances, les rôles préétablis, oublier les complexes 

Aimer chaque instant, chaque bouche, chaque corps, chaque caresse
N’être que  feu malgré les signes d’eau, lire, vivre, souffrir pour le jeu 

Savourer la pluie, le vent, la neige qui cingle les années de jeunesse

 

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