11 mars 2017

Ont balancé des hanches

pas cons

445_2

Venise ; Vegas sur sarthe ; Emma ; Laura ;

EnlumériA ; Walrus ; Joe Krapov ; Pascal ;

bongopinot ; joye ; Jaqlin ;

 

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Le Coup de fouet (joye)

Une Défiante, ayant joué
Toute la semaine
Se trouva fort dépourvue
Quand la consigne fut venue.
Pas un seul traître trait
D’esprit, ni beau ni laid !
Elle voulut se montrer maligne
À son morse préféré, fort digne,
Le priant de lui prêter
Quelques idées à générer
Jusqu'à la consigne nouvelle.

- Je vous écrirai, lui dit-elle,
Avant vendredi, foi d’écrivain,
Quelque chose de beau, hein ?

Mais, le morse ne mordit pas;
(C'est là son petit défaut.)

- Que faisiez-vous ces sept jours ?
Dit-il à cet assaut.

- Nuit et jour à tout venant,
Je pensais, ne vous déplaise.

- Vous pensiez ? j'en suis fort aise :
Eh bien ! Dansez maintenant !

- Danser ? Mais quoi ?

- La lambada, ma foi !

~   Moralité  ~

Le coup de fouet se fait souvent dans le dos
Entre le Défiant lambda et son sacré lumbago

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Sa grande passion par bongopinot


Tous les jours le boulot
Pour payer les factures
Et l’essence pour l’auto
Et bien sur la nourriture

Alors elle attend le vendredi
À vingt heures très précises
Là elle se sent ragaillardie
Car une soirée s’improvise

Début d’un Week-end festif
Bien à l’aise dans ses chaussures
Elle n’a qu’un seul objectif
Encore et encore battre la mesure

De ses petits pas de danseuse
De la rumba à la lambada
Rien ne lui résiste elle est heureuse
Un peu de disco ou bien une petite java

Elle danse seule ou accompagnée
Enfin elle vit elle est passionnée
Même si elle n’a pu en faire son métier
Elle tourne dans la lumière vers sa destinée

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La corrida des corps (Pascal)

 
C’était pendant le mariage de ma fille. Même avec ces chaussures toutes neuves, ce mal de pieds, tout aussi récent, cette douleur de dos récurrent et ma timidité ordinaire de quidam transparent, on m’avait ordonné, prié, sollicité, bousculé, poussé, tiré, supplié, entraîné, jusqu’à la piste de danse.
Je n’ai jamais franchement apprécié la danse, ces signes extérieurs de « ravissement », cette joie en mouvement, cette débauche d’énergie rythmée à quatre temps. Moi, dans la mascarade générale, je me complais dans l’anonymat, dans la colle de l’affiche, dans le secret du courant d’air.

Mes amis, c’est à ce moment, pendant les mariages et les guet-apens, qu’il faut avoir un petit coup dans les carreaux. Désinhibé, on se fout du ridicule, des autres, de ce qu’ils disent et de ce qu’ils pensent. Mieux, on les emmerde ! Ce petit moment de gloire, volé à la postérité, devient un souvenir épique, une référence absolue, pour les mariages suivants. On dira : « Tu te souviens ?... J’ai fait danser ton père !... » comme si c’était un succès planétaire !
Forcément, les quelques miroirs et glaces rencontrés dans la salle du mariage ne peuvent assurément pas réfléchir le guignol désarticulé qui bouscule les rideaux, qui harangue les cavalières alentour et qui, dans la volupté violente de la cacophonie ambiante, se lance à corps perdu dans une syncopée de kaléidoscope emballé et dans des trémoussements d’électrisé sans secours. Pour le souvenir et la légende, il ne restera que les photos pour certifier le pitoyable clown burlesque, figé au milieu de toutes ses gesticulations débiles…

Manifestement, dans tout ce tintamarre, trop sobre, j’étais balourd, stupide, désorienté, inutile, bien loin de quelques talents de noceur halluciné. Après le sirtaki, la lambada, le kazatchok, la danse du canard, la farandole, après le tango, la tarentelle, la polka, la carmagnole, la gavotte, j’en avais plein les godasses. Heureusement, entre deux pavanes, j’allais à mon verre et, miracle, il était toujours plein ! Malheureusement, il y a des jours insipides où l’alcool ne délivre pas ses fantaisies. Alors, je décidai de reprendre ma place d’admirateur. Hypocrite, j’applaudirais à la cadence, je rirais aux facéties des uns et des autres, j’acquiescerais à tous les lieux communs des matassins…  

Ils étaient beaux, les mariés ; sur n’importe quelle musique de l’orchestre, ils guinchaient ; bien ou mal, dans l’allure ou à contretemps, en riant et en chantant, c’était égal puisqu’ils étaient les roi et reine de la fête. Elle tenait sa robe comme pour préserver les froufrous blancs du carrelage piétiné ; il tenait sa main comme s’il avait peur qu’elle s’envole.
Les parents du marié suivaient ostensiblement les allures ; en démonstration, ils mettaient en pratique leurs heures d’entraînement à l’apprentissage des danses de salon. Par moments, c’était eux, le spectacle. Ils volaient même la vedette aux novis avec leurs simagrées d’entrechats. Tout y était : la gestuelle, le sourire, l’amplitude, la chorégraphie, la technique, la collusion. C’était beau sans être extraordinaire, tiède sans être brûlant, intéressant sans être passionnant. Je crois qu’il manquait la grâce, la fluidité, le plaisir, ce petit rien qui fait tout. L’attroupement autour d’eux, c’était les aficionados les plus exaltés ou la famille la plus proche, ceux venus de loin et invités aux agapes…  

Il y avait les autres, aussi ; ceux dans les starting-blocks du grand départ vers la notoriété dansante. Ha, ils me font rire, ces pseudo-danseurs du dimanche ; interpellés, juste ce qu’il faut pour les désamarrer de leur table, fiers comme des matamores d’arène, ils se lèvent en rentrant le ventre, en jetant leur serviette et en bousculant leur chaise. Alors, conquérants jusqu’à l’âme, ils s’élancent vers la piste de danse, ils l’envisagent, ils l’encerclent, et ils se consomment avec les quelques Consuelo de service, tout heureuses de laisser choir leur éventail en échange de ces dignes faiseurs de vent…  
Avec l’adversaire du moment, ils s’attellent du regard, ils se donnent la main, ils prennent une hanche, un coude, une épaule (parfois un râteau) ; ils se serrent, ils se frottent, ils s’emmêlent, ils s’abîment ; mine de rien, ils tâtent les formes de la ballerine, ils subodorent les effluves de sa transpiration, de son parfum, de son haleine ; ils s’étreignent, ils se croient sensuels. C’est l’irrésistible tournis, la corrida des corps, la danse du ventre, la ronde éternelle. Aidées par la force centrifuge compère, les bras, les sourires, les robes, s’écartent. Les coiffures voltigent, les chignons se désamarrent, les chaussures s’entrelacent, on se marche sur les pieds, on se « danse de Saint Guy » mais on y prend goût. Brutalement, ils font l’amour en public et en refrain, et c’est souvent le plus merveilleux souvenir de leur futur avenir…

La nuit s’était bien avancée ; les gosses dormaient dans les bras de leur mère, les jeunes reprenaient leur souffle en tirant sur des mégots rougeoyants, les vieux se racontaient des exploits incertains en lichant leurs verres à moitié pleins. A la faveur de l’éclairage tamisé, je l’avais repérée ; l’aura trouble qui planait autour d’elle rajoutait encore à ma curiosité d’explorateur nocturne. De quel arbre généalogique descendait-elle ?... Etait-ce une copine, une cousine, une nièce, une tante, une amie de la famille adverse ?... Sous les feux de la rampe, tantôt amarante, tantôt turquoise, tantôt émeraude, elle semblait s’être matérialisée sur la piste de danse ; telle une nymphe solitaire, admirant sa plus belle toilette dans le miroir bleuté, elle ondoyait lascivement aux sentiments de la musique envoûtante ; seule sa flûte de champagne accompagnait ses simagrées remuantes. Il me fallait un slow pour l’entreprendre mais ce n’était que cha-cha-cha frénétique, zumba torride, troïka endiablée ! Fallait-il que je soudoie l’orchestre pour avoir la faveur d’un blues ?!... Enfin, à l’aube, quelques couples s’étaient enroulés le corps à la faveur de slows langoureux. Aller tenter un : « Vous dansez ?... », avec cette naïade, même multicolore, c’était au-dessus de mes forces ; j’étais crevé, j’avais mal à la tête et trop d’ampoules aux pieds… pour gambiller…

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Une soirée au Havana Club (Joe Krapov)

La lambada, pour danser ça, 
Il faut porter un panama
Et un costume en alpaga

Pas besoin de savoir lire le cyrillique ;
Pas besoin de cacher son look de bonobo.
On se trémousse juste au son de la musique
En compagnie d’une bimbo.

DDS 445 Roudoudou 7,5 x 10 - attention l'encre tache

« Roudoudou », « Riquiqui », si tu n’as que cela
Dans ta bibliothèque, tu peux danser quand même.
Elle n’est pas difficile cette contorsion-là :
L’individu lambda danse la lambada.

« Au jeu du mistigri, faut tirer la plus belle
Des cartes ! » disait René.
La lambada se danse avec des jouvencelles
Qui ont des ananas en guise de roploplos
Et des éconocroques assez bien rebondies
Qu’on appelle fessier. Elles cachent cela
Avec un peu de peine comme un petit pactole
Dans un peu de tissu qu’on nomme bikini.

DDS 445 lambada


D’où nous vient la lambada ?

Bien sûr, pas du Sahara !
Du Kamtchatka ? De Tbilissi ?
Du Togo ? Ou de l’Iowa ?
Des Bahamas ? De Virginie ?
Madagascar ? Pleumeur-Bodou ?

Sur les bords du Mississippi la danse-t-on ?
Sur la neige du Canada se secoue-ton
Sur son rythme si répandu (quel matraquage !) ?
Rimbaud la dansait-il déjà
Sur les dance-floors d’Abyssinie ?

On sort de la piste hébété,
Ensorcelé par Barbara,
Son mascara, ses mascarades,
Ses manières de bonne camarade,
De reine du bal de l’ambassade
Qui vous enivre d’embrassades.

Un petit coup de ratafia
Pimenté de pili-pili
Et la danseuse vous embarque
Pour une nuit dans l’infini
Et plus si pas d’inimitié
(Visite de son intimité,
Chute de la timidité,
Ecart de la frigidité,
Interdiction d’être inhibé
Car elle va tout exhiber…
Bref, une invite au radada !)

***

Au petit matin, raplapla,
Vous vous réveillez seul au lit,
Ronchonchon sur le polochon,
Le cabochon endolori.

La Mata-Hari est partie
Emportant vos liquidités
Vers le pays d’Iphigénie :
Aulide ou Tauride en bolide
Car vous ne trouvez plus non plus
Les clés de la Lamborghini !

Comment ? Cet été, vous dansiez ?
Eh bien, déchantez, maintenant !

***

La lambada, on n’aime pas ça !
Nous on préfère la java !

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Hélas ! (Walrus)

 

On le prenait pour un fada :

Il dansait pas la lambada !

Mais il fallait qu'on s'y déhanche

Et avec sa prothèse de hanche...

 

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LE QUART D’HEURE AMÉRICAIN (EnlumériA)


 
Hermance adorait danser. Depuis sa prime enfance, elle s’efforçait en entrechats devant la grande armoire à glace de sa chambre. C’était bancal, tout de guingois, mais elle se régalait. Ses bras tourbillonnaient autour de ses maigres épaules tandis que ses hanches se balançaient en rythme impaire genre quatre et trois font sept. Ce n’était pas du tout en mesure, mais Hermance s’en moquait. Enfin, plutôt dire qu’elle ne s’en rendait pas compte. Pourtant, son père, un butor à l’haleine chargée, ne se privait pas de se gausser et de tourner en dérision cette pauvre gamine. Comme il existe une justice immanente, le bonhomme, veuf prématurément, se retrouva dans la peau d’un de ces pauvres types qu’on voit parfois danser seuls dans les bals du 14 juillet, ivres et la main plaquée sur le ventre, le regard vitreux perdu dans le vague.

Hermance grandit. Elle fêta bientôt ses dix-huit ans, âge assez magique qui permet aux jeunes filles dans son genre d’échapper à la tyrannie paternelle. « Je suis majeure, je fais ce que je veux ! Si j’ai envie d’aller danser, j’irai danser. Je n’ai plus besoin de ta permission, Papa. » Le mot « Papa » étant prononcé avec ce mépris glacé propre à la jeunesse. La réponse fut simple et claire : « Tant que c’est moi qui paierait le froc que t’as sur le cul et le bifteck qu’est dans ton assiette, ce sera à ma façon. Si t’es pas jouasse, tu te trouves un boulot, un appart’ et tu fous le camp. La porte est grande ouverte. »
Il n’en fallut pas moins. Dans le mois qui suivit, Hermance trouva un job de caissière à l’hypermarché du coin et un studio pas trop frais mais vivable chez une petite mémé connue de longue date. Le veuf se retrouva seul, pauvre Robinson de HLM, avec pour seul Vendredi un cubi de mauvais vin.

Hermance, elle, ne manquait aucun bal, aucune soirée dansante. Elle était de tous les évènements où l’on diffusait un tant soit peu de musique. Toujours à contretemps, toujours de guingois et bancale, mais assidue à la valse, au tango et au twist ; sans oublier le madison et le jerk où elle excellait malgré elle dans ce grand n’importe quoi plus proche de la danse de Saint-Guy que du charleston. C’est là qu’elle découvrit, assez rapidement, les sombres mystères de la tapisserie. Faire tapisserie était une expression qu’elle n’avait jamais entendue jusqu’alors. Elle prenait heureusement son mal en patience, attendant avec impatience le quart d’heure américain, ce moment de la soirée où c’était le tour des filles d’inviter les garçons. Ça marchait plutôt pas mal… Pour les autres filles. Hermance récoltait les râteaux.

Il arriva cependant que la chance tournât. Un soir d’été, lors d’un bal donné sur la place de la mairie à l’occasion d’on ne sait quel comice agricole, alors qu’elle tenait son rôle de tapisserie avec le plus grand flegme, elle vit arriver une sorte de grand échalas costumé machiavélique. Pantalon de velours côtelé vert, chemise orange à rayures bleuâtres et cravate mal nouée disons, comment dire, d’une couleur plus qu’incertaine. De loin, on avait l’impression que cette maudite cravate était décorée d’une multitude de petits cancrelats. De plus près, on remarquait avec soulagement que les insectes n’étaient en fait que des ananas mal dessinés. Bref ! Malgré son look de farfouillard en déroute et sa coupe de cheveux aléatoire, l’échalas eut l’heur de plaire à cette bonnasse d’Hermance. Ne le quittant pas des yeux — ce qui n’était pas bien difficile — elle attendit avec patience le fameux quart d’heure américain.

Et ça tardait, ça tardait. Le DJ n’en finissait pas de finasser. Il beuglait d’une voix de rogomme dans son micro que voilà, le fameux quart d’heure n’allait pas tarder préparez-vous mesdames à rencontrer votre âme sœur votre coup d’un soir ou l’objet de votre prochaine crise de larmes ou de rire. Ainsi que tout un chapelet de blagues de comptoir entre un tube des Village People et la dernière escroquerie Hip-Hop. Et allez hop ! Pendant ce temps, Hermance se morfondait, tremblant de peur de se faire souffler le bellâtre psychédélique par un boudin de passage.

Et puis non. Le lampion humain n’attira personne dans ses filets. Il avait beau ressembler à ces fleurs bariolées piégeuses d’insectes, il n’en attira aucun. Sauf bien sûr notre fine mouche d’Hermance qui se précipita sur lui dès le signal du DJ.

Elle fila comme le vent, de guingois et toute bancale, mais fermement décidée à remporter l’affaire. L’échalas, accoudé à la buvette ne vit rien venir. En deux temps et trois mouvements, il se retrouva collé-serré au beau milieu du dancefloor, avec, pendu à son cou, une espèce d’épouvantail à lunettes éperdu comme un merlan frit dans un samovar. D’une danse, une autre. Une polka, un slow et l’affaire était dans le sac. Ces deux-là, aussi piètres danseurs l’un que l’autre, contrits et confits d’une tendre ringardise, étaient fait pour se rencontrer. 

Tout absorbés qu’ils étaient l’un de l’autre, ils ne remarquèrent pas un pauvre bonhomme au regard vague, un peu pompette, qui dansait seul, une main plaquée sur la bedaine et un mégot coincé entre ses lèvres aigries.  


Évreux, 08 mars 2017

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S'éclater (Laura)



S'éclater pour ne pas éclater en vol de douleurs et d'angoisse
Danser comme on fait du sport pour  se dépenser encore
Se dépenser jusqu'à l'épuisement de ses forces, dépasser ses limites
Danser jusqu'à  ce que nos jambes lâchent, que notre tête explose
 

Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait
Et tu tapes c'est ta façon d'aimer
Ce rythme qui t'entraine jusqu'au bout de la nuit
Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie
"Etre un instant la "Danseuse créole" d'Henri Matisse
Trouver enfin les clés comme la danseuse de Fernand Léger
Se trémousser devant le vieillard musicien de Picasso
Aller à l'"Ecole de danse " d'Edgar Degas, être à  sa place
 

Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait
Et tu tapes c'est ta façon d'aimer
Ce rythme qui t'entraine jusqu'au bout de la nuit
Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie
Pour "Une danse en ville" avec Auguste Renoir
Je transpirerais toute la nuit, je crierais, taperais des mains
Pour "Une danse de noce" avec Pieter Bruegel
J'irais jusqu'au bout de sa voix et de mes oreilles
 

Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait
Et tu tapes c'est ta façon d'aimer
Ce rythme qui t'entraine jusqu'au bout de la nuit
Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie
Au "Bal élégant" de Marie Laurencin, je me parerais
De bijoux qui scintillent comme une boule à facettes
J''accompagnerais Toulouse-Lautrec au Moulin -Rouge
Il me présentera La Goulu et  Valentin le Désossé
 

Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait
Et tu tapes c'est ta façon d'aimer
Ce rythme qui t'entraine jusqu'au bout de la nuit
Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie
Je danse avec ma grand-mère le tango et la valse
La java  bleue ma gagne et mes talons claquent
Alors que les basses s'affolent
Et que les guitares se déchaînent.

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La Lambada, c'est chaud (Vegas sur sarthe)


“Je pleurais quand un jour m'a seulement encore fait pleurer”
“Je pleurais quand un jour m'a seulement encore fait pleurer”

“Euh... tu l'as déjà dit”
“Oui mais les paroles sont écrites comme ça, c'est pour le rythme, tu comprends?”
“Moi je lis : Chorando se foi quem um dia so me fez chorar”
“Oui mais je préfère chanter en français pour qu'on comprenne mieux”
“Parce que tu comprends c'que tu dis quand tu chantes Je pleurais quand un jour m'a seulement encore fait pleurer ?”
“Attends, on comprend mieux avec la suite”
“O.K. Continue”

“Pleurer était un rappel d'un amour... qu'un jour j'ai su soigner”
“On imagine pas les danseurs tortiller du cul sur des paroles aussi tristes”
“Tu peux pas comprendre si t'es pas investi de l'esprit Brésilien... Ecoute un peu ça : Le souvenir va rester avec lui où qu'il soit”
“J'ai déjà lu ça... gravé quelque part... dans un cimetière!”
“J'te jure que la suite est plus légère... ça fait: La Lambada sera un rappel de cet amour Qui pour un jour, un instant a été roi”
“J'me demande comment on peut faire un tube avec un tel charabia; heureusement que dans l'clip ça frétille du croupion”
“Obsédé! La Lambada c'est universellement connu, sais-tu que Lambada ça se dit Lambada en anglais, en italien, en espagnol, en polonais et même en allemand?”
“Ouais, sauf qu'en japonais ça se dit Lama”
“J'peux pas croire que Serge Lama l'a chanté en japonais!”
“Il a pu l'chanter à sa manière, imagine:   Viens, laisse un peu tomber tes poupées
Laisse tes livres et tes cahiers et viens danser la Lambada! C'est génial, non? en tout cas tu m'feras pas chanter ça, ça m'fout l'bourdon”
“C'est pas donné à tout le monde tu sais, c'est pas sans risques”
“Parce qu'en plus c'est risqué?”
“Tu sais pas que le mois dernier l'interprète brésilienne a été retrouvée carbonisée dans sa voiture?”
“Ça  c'que j'disais... les paroles originales c'est vachement plus chaud !”

 

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UN TANGO ARGENTIN (Venise)

 

Hors de la ville , loin de  Buenos-Aires

Un tango argentin fait ses premiers pas.

Ils ont tous deux dix-sept ans 

Et ne se doutent pas qu’on les regarde

Mais faisons silence pour laisser monter le bruit de leurs pas.

 Comme un vent d’Avril il étreint sa taille et elle sans larme souriant à toutes les morts

Bascule sa nuque dans le vide.
On peut voir battre leur cœur  tant leur rythme est soutenu.

Je les vois onduler sur la place blanche et tout pourrait brûler sur leur passage.

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Comme des papillons qui s’effleurent réprimant en même temps tout tremblement 

Ils se serrent , se desserrent pour mieux se voir.
Qui chante là ce tango avec cette voix si pure?
Ne soyons pas impatients de le savoir , mais suivons la course de ces deux jeunes-gens dont les jambes
Puisent leur énergie dans la braise de l’été finissant.

Cette danse de feu fait de soupir et de détresse marque l’urgence à vivre sa vie  .

 

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