12 décembre 2015

Oh ce REGARD !!! (Walrus)

Ah, CE regard-là, tu veux dire, MAP ?


Le mien, celui que je porte sur le monde et qui, peut-être, le crée.
Car quand je ferme les yeux, le monde disparaît.
Si c'est pas une preuve ça !

wal

 

À moins qu'il s'agisse du tien, MAP, bienveillant, amusé
et prêt à saisir, dans le moindre détail, la beauté du monde.

map

 

N'empêche, si t'avais eu l'idée d'employer le pluriel,
 quel malheur nous aurions fait, tous les deux !

mapwal

 

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Le petit chevalier (Pascal)


Les grandes pochettes des disques de ma mère ?... Mais quand elle avait le dos tourné, j’en faisais des pistes d’envol pour mes avions en papier, des tunnels pour mon train électrique du dernier Noël, des ponts solides, ceux enjambant les chaises, pour mes petites voitures !...
Dans ses trente-trois tours, pêle-mêle, il y avait de la Grande Musique, Schubert, Mozart, Beethoven, les Chœurs de l’Armée Rouge, Yvan Rebroff, des musiques folkloriques de pays lointains avec des tambours, des flûtes, des trompettes ; de la variété aussi. Piaf, Mouloudji, Brassens, Brel, tous ces fameux poètes musiciens, aujourd’hui immortels, se tenaient sur la tranche de leurs belles pochettes. Ici, Montand chantait Bruant ; là, Aufray chantait Dylan.

Pourtant, à mesure que je grandissais, ces emballages de disques avaient un intérêt différent que de celui de mes jeux de gamin. S’ils renfermaient leurs galettes musiciennes à l’abri de la poussière, j’en découvrais les images des pochettes avec une curiosité croissante. Un jour d’indiscrétion, cachée au milieu des autres, je tombais sur la pochette d’un trente-trois tours avec le visage extraordinaire d’une femme photographiée dessus…

En moi, il m’a semblé que, soudain, tout un mécanisme intérieur se mettait en marche ; c’était une machinerie supérieure, féroce, implacable, grandiose, qui jetait sans façon aux oubliettes tout ce que j’avais acquis ; j’étais incapable d’arrêter cet affolement en regardant simplement ailleurs. Subjugué, presque impoli, j’étais gêné de l’admirer sans façon ; j’étais terriblement ballotté dans un mélange de pudeur, d’effronterie, de courage, de curiosité, d’allant complètement séduit. C’était un désastre fabuleux…  

Avec ses yeux scrutateurs, elle m’avait totalement hypnotisé ; j’avais perdu tous mes repères de jeux. Tout à coup, mon enfance s’écroulait comme un vulgaire château de cartes aux réussites surannées ; je m’en séparais comme d’une chrysalide devenue trop petite pour toutes les émotions brutales qui m’assaillaient maintenant… Tout en moi était chamboulé ; elle accaparait mon attention. Pendant nos moments d’intimité, je prenais sa pochette sur mes genoux ; on se toisait longuement, elle voyait tout en moi et c’est toujours moi qui baissais les yeux. J’étais totalement bousculé par cet émoi grandissant. Confondu, j’étais ébloui…  

Sur une autre pochette de disque, il y avait un dos nu caché par un instrument de musique ; j’espérais qu’il soit le sien. Elle était si belle et je suis tombé amoureux d’elle. Elle était la Princesse de tous mes livres, la réalité dans la Vie ; à elle seule, elle était la quintessence de tout ce que je trouvais beau. La couleur de sa peau, l’immensité de ses yeux, ses cheveux arrangés dans des coiffures fluides, sa posture indolente. J’avais englouti toute mon imagination à son service ; elle était ma Passion et ce n’était pas un insipide dessin trompeur de Blanche Neige…  

Elle chantait bien ; ses trémolos cristallins perçaient mon coeur ! Je commençais à comprendre les paroles ou, du moins, j’en faisais mes traductions à la hauteur de mon assimilation d’argonaute. J’aimais tout ce qu’elle chantait ! Ses chansons étaient mon seul hymne ; je les connaissais toutes par cœur ! Moi ?... Moi, je voulais être Manchester et Liverpool ! Chasser Ivan et Boris ! Aller sur la montagne ! J’étais Tom !... Je voulais la réchauffer, je voulais rentrer dans son lit même si je ne savais pas encore ce que je devais y entreprendre !... Pour la première fois, j’aimais quelqu’un d’autre que maman ! J’étais divinement désemparé, courageusement couard, affreusement impudent jeunot…

Pourtant, je l’intéressais ! D’un bout à l’autre de la pièce, Elle me suivait du regard ! Je pouvais m’occuper avec un quelconque jeu de gosse, j’étais irrésistiblement attiré par sa pochette. Je l’affichais sur la pile des autres disques et je la contemplais longuement. Sur les photos, comme une inconsolable châtelaine, elle avait des pauses suggestives, languissantes et nostalgiques à la fois ! Elle ne souriait jamais ; elle avait l’air ailleurs ! Elle attendait que je la fasse rire ! Je devais la protéger, la défendre, l’amuser !... Je devenais un preux chevalier !...

Quand, sur le tourne-disque, j’écoutais une autre musique que sa voix ensorceleuse, il me semblait la tromper ! C’est pour cela qu’elle avait l’air si triste ! Je devais l’amadouer, la consoler, la bercer ! Alors, je frottais mon visage contre le sien ; sa joue était froide à cause du carton glacé ; je caressais son menton, je respirais ses cheveux « Festival »…

Et ses yeux ?!... Ses yeux !... Ils étaient deux pépites d’azur, sertis de charme incessant. Ses longs cils étaient comme des feuilles de palmier battant à l’air de mes soupirs  envoûtés. Ses yeux… J’allais m’y baigner pendant des heures de trouble incandescent. Dans ses prunelles brûlantes, je voyais la terre et ses continents, la mer et ses voiliers, le ciel et ses oiseaux. Ivre de ses voyages sidéraux, j’étais à la fois un cosmonaute, un conquérant, un découvreur d’îles enchantées ; je m’enfuyais de la réalité de la chambre, emporté dans des travers mirobolants, aux ombres ensorceleuses et aux échos enchanteurs…  
Dans ses yeux, elle avait accumulé tous les trésors du monde ; il y avait tout ce que je voulais voir ; elle décuplait mon imagination à l’infini ; elle était mes réponses à mes premières questions existentielles. Simplement de par le fait d’être présente au banquet de la Vie, elle donnait un sens à ma quête de l’Amour. Grâce à elle, je devenais un adolescent avide de sensations multicolores. La première fois que j’ai embrassé une femme sur la bouche, c’était la pochette de sa photo…

Au grand dam de mes certitudes infantiles, et pour la première fois de ma vie, je mettais mon épée au service de la gent féminine ; tous mes sens étaient à ses pieds…
Je voulais tuer tous ceux qui lui feraient du mal ! Tous ceux qui la rendaient si lointaine sur ses photos cafardeuses ! Je voulais être sa barrette, son foulard parfumé, la moue heureuse au coin de ses lèvres, ses lunettes… Elle était le début et la fin du monde à la fois, mais surtout : la ligne de départ de la Grande Chamade. Ici, j’en fais le « sarment » : elle a pressé mon cœur aux Vendanges de l’Amour…
Avec elle, j’ai compris les éruptions, les raz-de-marée, les éclipses, les étoiles filantes, tout ce que ma mère ne pouvait pas m’expliquer avec ses mots rassurants… Je voulais porter haut son étendard ; j’aurais voulu tenir ses cheveux, être la montre de son poignet, connaître quelques accords de guitare pour l’intéresser ; je m’aiguisais à l’Amour… Boussole au Nord perdu, elle m’a donné le sens exalté de mes espoirs, la direction de mes quêtes, la vivacité enflammée de mes recherches, celle de mes futures folies aventurières… Entre nous, sur ce coin de feuille d’intimité, comme un oiseau se reposant sur sa branche printanière, je crois que je suis encore amoureux d’elle…

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Regards (Marco Québec)

-        Pourquoi me regardez-vous ainsi ? , dit la femme.

-        Qu’est-ce qu’il a mon regard ? ,  répondit l’homme

-        Je ne sais pas, j’ai l’impression que vous me regardez comme un phénomène ou comme une bête curieuse.

-        Et vous j’ai l’impression que vous me regardez de haut. Et j’ai le regard aiguisé, croyez-moi.

-        Sachez que je ne vous ai même pas adressé un regard, dit la femme.

-        Cette réponse embrume mon regard, répliqua l’homme.

-        Attention, je n’ai pas dit que vous n’étiez pas agréable à regarder.

-        L’homme la regarda alors droit dans les yeux et posa un regard neuf sur l’échange qui se déroulait. Il lui dit : Vous aussi, vous réjouissez le regard.

-        Puis-je apporter mon regard sur la situation ?, tenta-t-elle.

-        Tant qu’il ne s’agit pas d’un regard clinique.

-        Rassurez-vous, je ne suis pas médecin. Mais je crois que vous me regardez du coin de l’œil depuis un bon moment, monsieur. J’ai un regard d’aigle, vous savez.

-        Si vous l’avez remarqué, comment pouvez-vous affirmer que vous ne m’avez même pas adressé un regard ?

La femme soutint le regard de cet homme qui la regardait dans le blanc des yeux. C’est à ce moment-là que leurs regards se rencontrèrent.

Je ne vous raconterai pas la suite, car ils me regarderaient de travers. De toute façon, cela ne vous regarde pas.

Best regards.

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Participation de Laura

Tant que tes yeux croiseront mon regard.
Tant que ton regard dira ce qui répare
Les nuages, les orages et les brouillards.
Tant que tes mains cherchent mes hasards.
Tant que mes yeux n’arrivent pas en retard
Au rendez-vous des amants paillards.
Tant que mes doigts rassemblent ce qui sépare.
Tant que tu entends sans soupirs mes mots bizarres.
Tant que mes étranges mots nous font un monde à part
Tant que tes yeux croiseront mon regard.
 

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T'as d'beaux yeux tu sais (Vegas sur sarthe)


Ça a débuté comme ça sans qu'on sache trop pourquoi - on dira par l'opération du Saint Esprit - dans une nuée de poussière âcre et ocre portée par une virginale brise matinale. Je sais, la poussière c'est pas très poétique mais en ce temps-là on savait pas faire dans la dentelle puisqu'on n'avait pas encore inventé la passementerie.
Il est écrit qu'on était au Sixième jour et que ce jour-là naquirent de cette poussière âcre et ocre tombée des nues deux homo sapiens: Moi et Elle.
Elle c'est Eve Sapiens et Moi c'est Rocco Sapiens et erectus si affinités... on n'a pas choisi, c'est LUI qu'avait décidé ça puisque c'était Sa volonté.
Je l'avais pas encore vraiment bien regardée mais j'me souviens parfaitement qu'Elle était en tenue d'Eve et Moi à poils.

Ça a débuté comme ça parce qu'autour de nous y'avait tous ces piafs et plein d'autres bestioles membrées à qui IL avait eu l'idée géniale de dire "Soyez féconds, multipliez-vous" et donc ils forniquaient du matin au soir vu qu'IL avait inventé la lumière et aussi les ténèbres.
Alors forcément ça donne des idées... surtout à Elle parce que moi j'me serais contenté de roupiller toute la journée sous l'pommier ou l'figuier, enfin l'arbre de Vie peu importe.

Ça a débuté comme ça par un regard qu'elle m'a lancé, un de ces trucs de séduction qu'elle avait dû trouver en feuilletant Genèse Magazine. On s'est regardés longtemps comme qui dirait entre quat' z'yeux vu qu'on était que deux.
Je sais pas c'qui m'a pris, j'lui ai dit machinalement: “T'as d'beaux yeux tu sais” et elle m'a répondu aussitôt “Embrassez-moi” comme si on avait besoin de s'vouvoyer alors qu'on s'connaissait depuis Eve et Rocco.
Je dis que le regard ça devrait s'manier avec précaution, c'est une bombe à retardement et ça fait dire n'importe quoi, des trucs qu'on peut regretter après... après y'a eu des chatouilles, des papouilles, des léchouilles enfin tous ces trucs en ouille que vous faites aujourd'hui machinalement, alors que pour nous c'était la toute première fois, toute toute première fois comme personne peut imaginer même pas Jeanne Mas.
On n'osait plus s'regarder, forcément on était maladroits.
J'aurais bien voulu vous y voir mais vous pouviez pas y être puisqu'y avait qu'nous deux et qu'il nous a fallu improviser jusqu'au VIème siècle après LUI en attendant la parution reliée soie naturelle et beurrée sur tranche du kâma sûtra.

On voit bien qu'celui qui a écrit  "Tous deux étaient nus, et n'en avaient pas honte" n'était pas à notre place à c'moment-là.  
Alors on l'a fait les yeux fermés sous son regard à LUI et j'vous souhaite pas ça parce que c'est vachement gênant: c'était à l'Eden Park contre un arbre fruitier ou un figuier (en tout cas ça grattait) où s'était lové un serpent, un dénommé Libido avec des bras et des jambes - parfaitement, un serpent ça se love - bref j'vous passe les détails de peur qu'on dise qu'au Sixième jour on fumait déjà des herbes bizarres!
Heureusement qu'IL avait instauré le repos le septième jour et que j'ai pu chômer et remballer mon matos derrière une feuille de vigne qu'il avait créée, en attendant la fin du ouiquande.

Et puis ça a continué comme ça et tant bien que mal on a eu Caïn et sa jumelle Caha et puis Abel et sa jumelle De Cadix puis pour mes cent trente ans on a fait Seth, me d'mandez pas pourquoi, j'ai jamais été doué en prénoms ni en chiffres.
Après ça j'ai eu de plus en plus de mal à compter mais je sais qu'aujourd'hui vous seriez près de sept milliards à vous r'garder l'nombril !
Ça risquait pas d'nous arriver vu qu'Eve et Moi on était des ventres lisses, on n'a pas eu droit au nombril.

J'sais pas comment tout ça va finir et s'IL est content de LUI au Paradis, mais si ça peut vous freiner un peu n'oubliez pas qu'ça a débuté comme ça... dans la poussière comme des bêtes, au milieu des chiures de piafs et plein d'autres bestioles !  
Alors un bon conseil: méfiez-vous des regards

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Participation de Fairywen

Les secrets d’un regard d’or

 

La nuit était tombée depuis longtemps, mais de la lumière brillait toujours sous la tente du jeune archéologue. Fasciné par le cartouche qu’il avait trouvé, il ne pouvait se décider à reposer le fragment de pierres. Il ne vit pas la toile se soulever légèrement, livrant passage à une petite silhouette noire, qui sauta souplement sur son lit avant de s’y allonger.

De longues minutes s’écoulèrent dans le plus grand silence, puis le jeune homme s’étira pour détendre ses muscles fatigués.

— Je ferais mieux d’aller me coucher et de dormir un peu, soupira-t-il. La journée de demain sera longue.

Ce fut en se levant qu’il aperçut le chat couché sur le lit de camp.

— D’où sors-tu, toi ? fit-il en s’approchant.

Le félin se contenta de bâiller pour toute réponse.

— Tu sais, il va falloir que tu me fasses une place, quand même. J’ai eu une dure journée et j’aimerais bien me…

La voix du jeune homme mourut sur ses lèvres lorsqu’il aperçut le diadème orné d’un cobra dressé qui se trouvait sur son oreiller.

— D’où est-ce que ça sort, ça ?

Précautionneusement, il saisit le bijou pour l’examiner de plus près. L’objet était aussi beau que s’il venait juste d’être fabriqué. Il brillait doucement et il eut la surprise de constater qu’il était chaud au toucher.

— Ça alors… On dirait de l’or, et pourtant…

Aide-moi…

Le jeune homme sursauta.

— Qu’est-ce que… ?

Aide-moi…

Un mouvement sur le lit attira le regard de l’archéologue. Le chat s’était assis et le fixait sans ciller de ses yeux d’or aux innombrables secrets, tandis que son ombre grandissait pour devenir celle d’une jeune fille – ou d’une jeune femme, c’était difficile à dire. Le regard incrédule de Chad passait du félin à la silhouette féminine qui se dessinait devant lui. Il ne pouvait pas, ne voulait pas accepter qu’il existât un rapport entre les deux, et pourtant…

Je dois rêver, songea-t-il, j’ai dû m’endormir et je suis en train de rêver… L’ombre d’un chat ne peut pas être celle d’une jeune fille !

Pourtant, tout au fond de lui-même, il savait bien qu’il ne dormait pas et que ce qu’il voyait était bel et bien réel.

— Comment est-ce possible ? s’étonna-t-il à haute voix.

C’est possible parce que je le veux.

— Qui es-tu ?

Mon nom est Taanit. Je suis princesse au sein de mon peuple.

— Et comment un simple petit étudiant en archéologie pourrait aider une princesse ?

En acceptant de venir dans mon monde pour libérer mon frère et l’aider à retrouver son trône.

Les secrets d'un regard d'or

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Participation de Venise

Une céleste lumière d'ortie éclaire le vallon.
Les sommets s'élancent vers le ciel pour cueillir les reflets des étoiles qui sont tombées dans le néant .
Cette photo est la résidence secondaire des hommes dont l'âme s'est froissée comme du papier .

Ici on tire DIEU par la manche, pour qu' il pose sur la photo. Le voilà assis sur une chaise où la mort n'ose plus se rendre.


Cette photo, je le sais, ne durera qu'une seconde, le temps d'un passage d'écureuil.

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05 décembre 2015

Défi #380

Oh ce REGARD !!!

Regard-sur-le-court-métrage-au-Saguenay-1

 

Nous attendons avec curiosité

vos coups d'oeil à

samedidefi@gail.com

A tout bientôt !

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Participation de JAK

 

ja01

 

 

ja02

 

Je ne doute pas que vous puissiez traduire aisément

Si non

  Traduction clic ici

 

 

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