31 août 2019

Ont senti le souffle du dragon

pas cons

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Laura ; Joe Krapov ; Lecrilibriste ; Walrus ;

maryline18 ; Kate ; TOKYO ; Minuitdixhuit ;

bongopinot ; joye ; Adrienne ;

 

 

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Clin d'œil d'Adrienne

 

Courage, c’est la dernière ! dit Walrus en serrant bien fort une ultime vis.

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Romane d'apprentissage : Épisode huit et fin

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L'enfant solitaire par bongopinot

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Un enfant solitaire

A brisé les barrières

Les yeux pleins de lumières

Il part dompter la bête légendaire

 

Sur les traces de son imagination

Dans un royaume fantastique

Sur le sentier de ses créations

Il retrouve un peuple magique

 

Et pénètre dans l’antre du dragon

Dans les entrailles de la terre

Il est pris de frissons

Sa poitrine se serre

 

Puis son angoisse et sa peur

Finissent enfin par le quitter

Il ressent même une douce chaleur

il se sent chez lui comme protégé

 

Dans la pénombre il entend un souffle

Et ensuite distingue un œil perçant

Il avance lentement le pas souple

Dans un silence apaisant

 

Il vient de dénicher un joyau inestimable

La magie la féerie des grands rêveurs

Avec le sympathique dragon intouchable

Qui sommeille et veille en prère protecteur

 

Maintenant plus d’inquiétude

Il peut retrouver le monde réel

Il a obtenu réponses et certitudes

Alors il continue son chemin de pastel

 

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Les dragons de Tolkien (Minuitdixhuit)

 

  —   Mouais… avait dit le Docteur, c’est que votre garçon, il est tout simplement en train de devenir un homme.

  J’avais le short et la culotte aux chevilles et il inspectait scrupuleusement mon zizi.

  —   Tout va bien, c’est que votre garçon, il est tout simplement en train de devenir un homme, avait-il répété à ma Mère au visage défait. Faut lui donner des vitamines, il va en avoir besoin, et aussi des jaunes d’œufs crus et beaucoup de sport.

  C’est la bonne Angolaise qui avait tout cafté en exhibant, rigolarde, le pantalon de mon pyjama sous les yeux effarés de Maman.

  —   Ah, ça, c’est une belle carte du Portugal, y’a même les colonies, le Brésil, le Cap-Vert et là c’est Timor… se réjouissait-elle de ses admirables gencives.

  De larges taches aux contours géographiques constellaient le tissu et moi je me demandais bien ce qu’il était en train de m’arriver.

  À peine sorti du cabinet de médecine, j’avais été propulsé au presbytère.

   —  Mouais… avait dit le curé, c’est que votre garçon, il est tout abominablement en train de devenir diabolique.

  J’avais cadenassé d’un triple nœud mon short, mais j’avais peur malgré cela que son âme perçante dénonce les deux poils roux qui m’étaient poussés en si peu de temps.

  —   C’est épouvantable, votre garçon, est en train de devenir onanique, avait-il affirmé à ma Mère au visage mortifié. Il perforait d’un doigt moite la Bible ouverte sur Genèse 38-9-10. « Ce qu’il faisait déplut à l’Éternel, qui le fit aussitôt mourir. » 

  —   Faut lui attacher les mains dans le dos quand vous le couchez, il va en avoir besoin, et aussi des pénitences de pain dur et beaucoup de confessions. Qu’il vienne faire contrition tous les… (il consultait son carnet)… Jeudis, à 18 heures, après les scouts.

  Je n’imaginais pas que cela fut grave à ce point.

  La nuit, dans mon lit, avec la lampe de poche que je m’étais bricolée selon le modèle du manuel des Castors-Juniors, je lisais avidement les Contes Inachevés de Tolkien et voilà qu’à présent on allait me lier les poignets pour m’empêcher de rêver.

  Maman ne m’avait infligé ce supplice qu’un seul soir et cela n’avait servi à rien. Pendant mon sommeil, comme chaque fois, j’avais combattu le Dragon de Fer de toute mon énergie, faisant rempart de mon corps à ses morsures, protégeant avec un courage inouï la Laure, ma petite camarade de classe qui pourtant me malmenait dans la cour de récré. Mais c’est ainsi que mes rêves me concevaient, défendant la fragilité contre la terreur, me sacrifiant valeureusement pour la vertu d’une Princesse ingrate…

  De ces combats oniriques, j’émergeais en sueur et en larmes, tremblant, poisseux, mais vainqueur du Dragon Infernal vaillamment terrassé.

  Il me faut avouer que j’avais une arme secrète. Quand il s’y attendait le moins, de ma lance magique je l’aspergeais de l’épais jus de navet qui bouillonnait dans mes veines et le monstre subjugué s’écroulait dans des râles éloquents que je n’ai à nouveau entendus que bien plus tard dans mes nuits d’adulte et curieusement, plutôt dans les moments de la câline compagnie de Laure.

  Mais cela est une autre histoire.

 

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Le monstre (TOKYO)

 

J’avançais dans le parc avec la tronche d’un cendrier. J’avais qu’une envie me barrer d’ici et me la couler douce sous un grand parasol.

Quand je suis tombé sur ce monstre. On avait dû m’assaisonner le pâté du matin au crack. Ce monstre me demandait de l’adopter, me suppliait de ne pas l’abandonner ici..

La créature au visage hideux, abandonnée certainement par un Frankenstein  de carton-pâte semblait prête à persécuter  toute la ville encore endormie .

Je n’étais pas un Avengers pot avec les superhéros de la galaxie, ni le filleul des super-Dupont  .

Puis je fus pris d’un fou rire à la simple idée de me balader avec ce chien fou dans mon quartier / surpriiiiise  je viens acheter ma baguette de pain avec toto mon chien fou !!

Surpriiiise , toto pisse devant les hortensias de la mairie .Non Monsieur le Maire il ne mord pas !!

Bon les surprises c’est rigolo une fois par an mais là l’animal devenait encombrant d’autant qu’il venait de sauter de son piédestal pour me lécher la joue.

Combien je regrette aujourd’hui de ne pas avoir eu sur moi ma redoutable caméra et sur fond de Cui Cui d’oiseau le voir dévorer le gardien du parc.

Un vrai pataquès cette balade dans ce parc alors que moi je voulais simplement me faire cuire le cul au soleil.

Je vous le dit  et vous le redit du crack dans mon pâté en croute.

Quand j’arrivai dans ma ville, celle-ci était infranchissable. Elle avait été découpée en zone étanche. Des flics partout. Je n’étais pas à Biarritz pourtant en plein G7. Quoique le monstre avait de profil une légère ressemblance avec TRUMP. Tout le monde ne parlait plus que du Monstre.

Ma vie était devenue une interminable pochette surprise, Le monstre n’obéissait qu’à moi.

P’tit frichti sur le pouce ? Deux-trois radis ?!!

je ne savais plus comment le nourrir d’autant que j’avais  à mes Basques un mur de photographes et de caméramans parce que ce serait tout de même dommage de ne pas immortaliser un truc aussi spontané. !!

Je le surveillais comme le lait sur du feu du coup il plissait son large museau et se roulait par terre comme un labrador. Aux premières pluies il s’est mis à rouiller Il était devenu modeste modeste vous dis-je !!

La seule chose qui l’incommodait c’était l’effluve des chaussettes des humains et le piment d’Espelette là je le tenais plus .

Hier soir dans son sommeil je l’ai foutu dans le hangar, la pluie, ça mouille trop , il ne supporte plus ,vces articulations sont paralysées . Pauvre bête finir comme ça !!

Depuis mon hangar est devenu une  machine à cash pour amateur de shows télévisés.

 

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Suffit-il ? (Kate)

 

Suffit-il d'un dragon

Pour évoquer un donjon

Construit en moellons

Avec force sueur au front

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Suffit-il d'un dragon

Pour qu'on fasse un plongeon

Dans la piscine au fond

Assez profond

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Suffit-il d'un dragon

Pour que nous construisions

Des théories d'explication

Du monde qui donnent le ton

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Suffit-il d'un dragon

Avec tous ses boulons

Pour que nous réfléchissions

D'où nous venons

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Suffit-il d'un dragon

De petits vers de mirliton

Pour que nous enfilions

Quelques perles pour de bon ?...

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Photos de l'auteur, août 2019, n° 1, 2, 4 tirées de "Histoire de la France" de Georges Duby ; n° 3 et 5, collection personnelle

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Dans la famille ... (maryline18)

 

Dans la famille Tapudkeur, la mère Martine, s'en va chez'l docteur pour soigner ses aigreurs.

Dans la salle d'attente elle reconnait Madame Matuvu, Garocou, Putsavon, quejtepic, et Monsieur Jetesoul et keujteurluk. 

Le docteur Garotuil est un As, il appelle tout son p'tit monde par son p'tit nom pour lui faire croire qu'il l'aime bien ! Martine n'est pas dupe...

_ Bonjour Martine, rentre ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

_Bonjour Docteur, j'ai des aigreurs, des brûlures d'estomac et comme du mal à digérer ces temps-ci et je dors mal aussi !

_Je vois, je vois...

( Il ne voit rien d'autre que son décolleté puisqu'il y plonge déjà ses yeux de merlan frit...) Il faut bien dire, à sa décharge qu'entre les renouvellements de médicaments et les aspirines à prescrire pour soigner les effets indésirables du verre en trop de la veille ( ou de l'avant veille, ou de l'avant l'avant veille, il s'ennuie un peu le bougre...)

_ Ouvre la bouche et tire la langue !

_ AAAAH !

( Il fait un bond en arrière ! )

_ C'est quoi c'brasier !? Ferme malheureuse !

_Respire ! Souffle ! NON, PAS SUR MOUAAAAA !

_ C'est grave Docteur ?

( Il est rouge écarlate avant même d'avoir posé son stéthoscope sur son soutien-gorge ! )

_ J'y vois rien, c'est en feu ! T'as pas fait les choses à moitié, dis-donc ! J'te prescris de l'eau, de l'eau sous toutes ses formes : en tisanes, excellentes pour le sommeil, tu y ajouteras une cuillère de miel et queques fleurs de tilleul, mais aussi pour immersions et ablutions. Il faut refroidir tout ça ! Tu me feras en parallèle des exercices de respiration au grand air, mais attention aux forêt, j'veux pas d'ennuis si près d'la r'traite hein !

_ Bien docteur !

_ Surtout évite les courants-d'air, gare aux retours de flammes ! Si ça arrive, fais le 18 ! Mais attention, c'est à tes risques et périls, tu comprends...l'uniforme...t'es pas à l'abri d'un pyromane !

_ Fais-moi voir ton carnet !

( Elle lui tend le petit carnet rose tamponné ici et là mais presque illisible avec le temps ).

_Il faudra penser à te faire vacciner quand ça ira mieux, j'aurais juré que tu l'étais, à ton âge !

_ Oh mais moi aussi Docteur !

_ Il vaut toujours mieux prévenir que guérir Martine, il ne faut qu'une petite étincelle pour allumer un grand feu, pas vrai ? ( Un brin de malice s'est glissé dans son regard...)

_ Pour sûr Docteur, mais quand le feu est dans le vieux bois, on ne peut plus l'éteindre...j'espère qu'il n'est pas trop tard pour la vaccination !

Martine paie et se dit qu'une fois de plus, il ne s'est pas mouillé pour établir son diagnostic...et aussi que son ordonnance ne coûtera rien à la Caisse !

_ Au revoir Docteur ! ( Elle serre sa grosse main moite et s'en va ). Elle fonce vers la mer méditerranée ou...vers la mère "Médite tes années".

 

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Le sentier de l'étrange (Walrus)

 


Alors, comme ça, vous ne connaissez pas Ellezelles ?

Alors, c'est bien normal que vous ne connaissiez pas le sentier de l'étrange non plus...

Nous l'avons parcouru en 2007 avec nos petites-filles lors d'un séjour au gîte du Vieux Pommier (là où en jouant au foot avec elles j'ai malencontreusement perdu, en fin de séjour, les ligaments croisés de mon genou gauche).

C'est de là que j'ai rapporté l'image-sujet de ce jour. En compagnie de quelques autres.

Une (toute) petite sélection ?

 

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Le parcours fait six kilomètres environ, ça ne nous posait (à l'époque) aucun problème, sauf à Louise qui n'était pas toujours très enthousiaste à l'idée de tricoter des guibolles.

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Alors, pour l'aider à surmonter ses réticences, je la faisais marcher au pas avec moi au son de cette chanson (idiote) :

En avant, en avant,
En avant plein de soupe, plein de sel et les gamelles et les bidons,
J'ai, j'ai,
J'ai kék'chose au pied qui m'empêche d'avancer !
Et ric et rac, on va sketter* l'baraque,
Et rac et ric, et on verra les briques !

Et quelques autres (mon fonds culturel est riche) tout aussi stupides.

 

* Pour la traduction de "sketter", voir Madame Chapeau, as usual...

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Strange thing (Lecrilibriste)


À l'intérieur tout feu tout flamme
mais immobile sur sa stèle de pierre
le robot-dragon rêve d'un souffle de vie
que lui apporterait un vent de folie
Il y a urgence car son âme s'enflamme …

Depuis quelques temps, rien ne va plus
son pater avec son ADN
l'a créé, fabriqué, connecté, installé
et sur cette implantation formaté,
asservi à cracher des flammes virtuelles
alors qu'il pouvait marcher, cracher, ruer ...
Avec les nouvelles technologies
il a pris quelque envie de vie

Les touristes s'approchent  et s'arrêtent
« Strange thing » « Strange thing »
c'est drôle quand on le regarde dans les yeux
y'a quelque chose qui bouge
Il fait peur, il a l'air dangereux.
Au fait,  sont-ils verts, noirs ou bleus ?
Si on  regarde de ce côté, il a l'air triste et désolé »

Il n'est pas désolé,voyez-vous, il est triste et furieux
Et ses yeux sont rouges, mesdames, messieurs !

Mais Fifi, ado sublime et audacieux
phénomène en informatique spécifique
rode autour de la chose insolite
et frayant pour de bon avec la jet-set
des hackers, des pirates et des asiatiques
bidouille sa babasse en lui caressant la tête
Et  dit « t'en fait pas mon vieux, on va s'envoler
sur ton dos jusqu'en Chine, j'irai m' balader »
quand j'aurai fini d' ficeler mes algorithmes

C''est ainsi qu'en août, une belle nuit
lors d'une nouvelle lune en lion
Fifi s'envola sur le dos du dragon
jusqu'à la muraille de Chine ;

L'histoire ne dit pas s'ils ont bien atterri
Mais on n'a jamais revu ni dragon ni Fifi

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