18 juillet 2020

Ont joué de la corne de brune...

pas cons

6202

Laura ; Walrus ; maryline18 ; TOKYO ; Kate ;

tiniak ; joye ; bongopinot ;

 

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Au parc des trois fontaines par bongopinot

 

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Marre de toute cette agitation
De la folie de la ville
Je vous le donne en mille
Un jardin peut-être la solution

Dans le secteur des trois fontaines
Par un bel après-midi d’été
Visitez ce parc paysager
Dans cet immense domaine

Dans ce cadre enchanteur
Profitez des allées vertes
Soit à pied en trottinette
Ou à vélo pour les amateurs

Admirez ce merveilleux paysage
Tous ces reliefs imparables
Ces statues formidables
Cette verdure devenue sage

Ecoutez les oiseaux qui enchantent
Goutez au vent qui rafraîchit
Sentez votre tristesse qui s’évanouit
Vos sens enfin s’éveillent

Apprivoisez simplement ce décor
Entourez-vous de la bonne énergie
Redécouvrez les parfums et un air assaini
Offrez-vous donc un nouvel essor

Puis bien sûr retournez vers l’agitation
Vers la douce folie de la ville
Je vous le donne en mille
Je n’ai pas trouvé d’autre solution

 

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Don Walrusleone et les Taties flingueuses III (joye)

La saga jusqu’ici ici et maintenant...

Épisode 3 : Et pourquoi pas de la quinine et un passe-montagne ?

L’Adrienne s’assit sur le banc. [C’est beau le verbe s’asseoir au passé simple, n’est-ce pas ?]

Elle réfléchit. [Le verbe réfléchir est bien moins beau, hein ? c’est tout à fait le présent au passé simple, et c’est là que les histoires deviennent compliquées]

Bon, elle réfléchissait parce que les Taties flingueuses ne se laissent jamais faire !

Celle-ci sortit son smartfaune.  Du coup, elle googla [oké, là, le mot est carrément moche, je vous le conviens] TOKYO.

Malheureusement, Google lui faisait la tête et lui montra un tas de renseignements inutiles sur la capitale japonaise.

Même en scrollant, elle ne trouvait rien d’utile. [oui, un peu comme cet épisode, mais je vous jure que je le fais EXPRÈS]. [Nah !]

D'un coup, elle reçut un texto de djaki, l’assistante canine de Don Walrusleone. [djaki étant son codename flingueuse, tu vois ?]

texto

-          Aha ! murmura L’Adrienne.  Pas besoin ni d’aller au Nordzee, ni de voir TOKYO [une autre Tatie flingueuse experte qui écrit comme un rêve, fait connu par tous les Défiants samediens fidèles]. 

Alors, elle rangea ses affaires, vérifiant que sa smartflingue était prête pour la semaine prochaine.  Elle l’était.

À suivre…

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620, t'au matin (tiniak)


Si s'en vint, au matin, là, Madame Du Parc
(le cul et le tétin aussi fermes que nus)
c'est qu'elle avait versé, de longtemps ! sa vertu
dans l'un de ces bassins qui plaisent aux monarques
- avec le gars Justin

Car, si c'est à la brune qu'on prend l'hiboux, la chouette
(pour se parer d'un masque ou d'une autre perruque)
l'humidité du soir l'indisposait à nuque
tandis que la rosée lui titillait la couette

Hélas, Ô jour funeste ! Point de Justin, à l'aube
(il avait ripaillé auprès d'autres julies)
et Madame Du Parc de ronger sa lubie
en cherchant, ci-devant, sur qui jeter l'opprobre
- à défaut de son gant

Et, faisant quelques pas, vit un particulier
(mis comme un roturier, mais pas dégueu, en somme)
employer son entier à lustrer une pomme
comme il se fût agi de l'or d'un bijoutier

"- Madame, je vous prie, accordez-moi le temps
de faire se présent à votre doux minois.
"- Monsieur, pour quelle affaire auriez-vous quelque voix ?
"- Oh, pas celle de plaire ! On me nomme Satan
et m'en vient vous quérir. "

Et Madame Du Parc de rire et se railler
chipant du familier la pomme de discorde
n'aura pas fait semblant, pleine bouche, d'y mordre !
Voilà ce que l'on dit de cette statufiée...

tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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L'été est un présent (Kate)

 

"Te comparerai-je à un jour d'été ?

Tu es plus aimable et plus tempéré.

Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai,

et le bail de l'été est de trop courte durée."

Shakespeare, Sonnet 18

 

L'été est un présent

Impermanent

Qu'il faut saisir

Fugitivement

 

L'été est à présent

Là quelques temps

Avant de nous trahir

Inéluctablement

 

L'été est omniprésent

Fruits et fleurs des champs

Allons les cueillir

Conjointement

 

L'été est une statue

Belle et saugrenue

Nue et pleine de retenue

L'été est ta venue

 

 

"Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ?"

Shakespeare, Roméo et Juliette

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Moi je m'en fous (TOKYO)

 

Quelques jours s’étaient à peine écoulés depuis la disparition du régisseur du parc .Toute l’enquête avait conclu à un meurtre et la police scientifique commençait  à sonder le parc.

Dépité d’attendre l’élucidation de ce meurtre j’ai mis un fin limier sur l’affaire

 

 Et pan sur le bec de Monsieur l’Inspecteur.

Mon fin limier claironnait à qui voulait l’entendre que la brigade scientifique ne détenait pas les parangons de la vérité .

 La piste me paraissait séduisante. Le régisseur du parc c’était volatilisé dans une autre dimension . Une sorte de porte vers un autre univers.

v

Cette version des faits m’enthousiasmait.

Histoire de mettre les pendules à l’heure, je décidais de convoquer la presse et de faire une déclaration commune.

v2

Certes c’était acrobatique de soutenir sans nuance l’existence d’une troisième porte (il existait deux grandes portes dans le parc ) mais la troisième  s’ouvrait vers l’univers intergalactique. Il suffisait de la chercher.

Mais on n’était  pas tenu comme la police officielle d’avoir des conclusions ringardes.

Et puis de quoi se mêlait la police en ces temps difficiles.

On avait un meurtre sur les bras et le parc avait été fermé pour cause d’enquête.

Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat que de penser que le régisseur même mort ici était en train de s’envoyer en l’air sur une autre planète.

Notre déclaration a la presse devint vite virale.

v3

En convoquant le fameux principe de Paracelse selon lequel, je vous le rappelle « l’effet d’une vérité  dépend du niveau d’exposition ‘ ma déclaration eu l’effet d’une bombe humaine.

Des milliers de touristes ont afflué derrière les grilles fermées du parc ?

v4

 On faisait figure d’OVNI . Les gens campaient , chantaient aux abords du parc jusqu’au jour où ils firent sauter les scellés  pour voir la porte de l’univers .On était comme à Woodstock en 69 sauf que le parc faisait 1hectare .

Notre principale faiblesse dans cette situation mon fin limier et moi c’est de ne pas avoir vu venir la déferlante d’idiots que contient notre planète

J’avais qu’une envie c’était de trouver la porte vers l’univers pour les envoyer Petre ailleurs

 L’enquête policière avait volé en éclat ...

 Le juge d’instruction s’était déplacé en personne il était fou de rage .

Il criait sur les flics je me suis approché de lui et je ne sais pourquoi j’ai crié  

Il n’y a aucune preuve que fumer soit une cause de cancer du poumon. » Alors pourquoi mon mari le régisseur du parc serait mort assassiné par un homme sous prétexte qu’il a disparu.

 

 

Pas question que je vous serre la main me dit le juge d’instruction droit dans les yeux.

Que faire de ces mains quand on ne peut les serrer. La tension était palpable.

Je fis alors preuve d’une étrange créativité.

Il semblait que le juge n’était pas au courant que le régisseur s’était volatilisé au cœur de la galaxie. Je lui ai mis mon point dans la gueule afin de l’expédier sur mars cet abruti.

Ces juges n’ont aucune fantaisie !!!!!
 

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Venise (maryline18)

m18


Venise où es-tu...?

Je passe devant la statue et je continue. C'était notre point de repère, au cas où nous nous perdrions pendant la visite du château. Mais ne nous sommes nous pas déjà perdus depuis si longtemps...Je ne réclamais pourtant pas l'abondance, non, juste... que tu me fasses l'amour dans un grenier...

Venise ce n'est pas faire n'importe quoi avec n'importe qui, non, mais c'est n'importe quand... alors pourquoi pas maintenant !Venise est bien en Italie...?

Je pars rêver le long de la baie "Des contes de fées", écouter les secrets des mers bleues où naviguent des bateaux sans retour, où pleurent des marins sans repos, un coquillage posé sur mon oreille. Les cheveux défaits par le vent frais du large, sur le "Vaporeto", j'irai caresser le soleil de Burano. Parée de ses filets d'or, guirlande scintillante, je me balancerai au gré de la brise tiède qui effleure les dentelles légères, suspendues aux façades colorées de l'île enchanteresse.

Mais à l'aube finissante, tel un rai de lumière cherchant son reflet sur l'onde berçante, je me laisserai tomber dans les eaux troubles de ma mémoire. Lentement, de regret en regret, de palier en palier, de bar en bar, viendra le fond. Bientôt, le clapotis de l'eau sur les barques amarrées, ne sera plus qu'un mouvement sourd faisant danser les algues . Deviendrai-je alors sirène, ou juste un corps, toujours et encore...

Mon amour, tenteras-tu de me repêcher, pour m'aimer enfin ou me laisseras tu me remplir de cette eau viciée et nauséabonde ? Me laisseras-tu me gonffler de cette mer grise, fatiguée de charrier autant d'amertume... Attendras-tu que les étoiles s'éteignent et noient le chemin du retour ? 

La tâche ne sera pas aisée, je sais...et puis quel appât utiliser pour un presque macchabée, un baiser peut-être, enveloppé dans du papier doré ? Je marche à contre courants, au milieu de ces touristes sans tête. J'accélère le pas et je m'entête, je m'éloigne de ta mauvaise foi. Il ne faut pas que je dérape, que la raison me rattrappe. Cette fois je passe le cap... La liberté est au bout de la rue, je l'entends qui m'appelle :

_" Viens ma jouvancelle ! Viens !"

Rêveuse, je m'imprègne des promesses de ce tableau idylique...Capricieuse, je provoque les démons de ce paradis fictif. Je cours et je revois cette photo où j'exultais, sur la plage, petite...Réussirai-je à retrouver ce bonheur enfantin, cette insousciance perdue ? Réussirai-je à laisser là, tous ces malentendus ? Retrouverai-je la puretée, la beauté...?  Non ! tu me rattrapes, c'est foutu !

J'ai la tête en feu, je suis ivre de tous ces désirs innassouvis, de toute cette tendresse mise au rebut. Au Diable les mots ! Avec comme seuls bagages, mes défauts, je m'enfuis. J'abandonne ma chrysalide et déploie mes ailes à nouveau. Vois comme je suis belle ! Regarde une dernière fois ces couleurs pastelles qui déchirent leur voile, vois comme le carmin me sied alors que mon coeur propulse son sang rageur jusqu'à mon front perlé de sueur.

Un camionneur s'arrête à ma hauteur :

_"Ciao dove stai andando cosi ? Dovrei prenderti ? Vado a Venezia ! Monte !"

...Venise n'est pas en Italie...c'est où tu vas, c'est où tu veux, c'est l'endroit où tu es heureux...! La, la, la...La, la, la...!

Adieu !

( Merci à Serge Reggiani...)

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Ah, la photographie... (Walrus)


C'est tout un art !

C'est en tout cas ce qu'en dit mon beau-fils toujours à l'affut de la dernière évolution technique, de l'objectif plus lumineux etc, etc.

C'est vrai qu'il y met du sien et du soin : cadrage précis, réglage de la lumière, de la profondeur de champ, j'en passe et de meilleures, à tel point qu'on craint toujours que le coquelicot objet de toute son attention ne soit fané avant la prise de vue...

Bon, je me moque mais il est vrai que par ailleurs, l'auteur de la photo de la semaine (moi-même donc) ne possède pas l'art photographique sur le bout des doigts !

Quand on examine cette photo, l'intention n'est pas évidente : que veut-on nous montrer ?

  • L'automne ? C'est manifeste : l'arbre du fond a déjà perdu son feuillage, la haie également, les autres pas encore, les bégonias sont toujours en fleurs.
  • Le bâtiment de l'orangerie ?
  • Les sièges de sa terrasse ? (ouais, faut bien regarder, mais le diable est dans les détails)
  • Le projecteur rectangulaire ?
  • Le réverbère vert ? (si si, devant l'arbre défeuillé)
  • Les balustres du muret ?
  • Le gazon encore vert ?
  • La statue de la demoiselle à la corne d'abondance ? Pomone peut-être ?
  • Celle de la dame à l'enfant débordant de la précédente dans le fond à droite  et qu'un petit déplacement lors du cadrage aurait éliminée ?

Bref, une très mauvaise photo ! On dirait un selfie (egoportrait pour les Français sourcilleux) où on a oublié de se glisser !

Je me demande bien ce que vous allez pouvoir en faire...

 

 

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O combien d'artistes! (Laura)

 

combien d'artistes, combien de petites mains-
Qui ont travaillé joyeux pour des œuvres grandioses, -
Dans l'oubli des siècles  se sont évanouis! -
Combien ont disparudure et triste fortune! -
Dans une méconnaissance totale, une ingratitude crasse[1].

Ce furent des sculpteurs dans l'atelier de David d'Angers
Des ouvriers qui travaillèrent pour Auguste Bartholdi
Des oubliés de l'Antiquité face à Praxitèle[2]
Jusqu'aux collaborateurs des stars des ventes comme Jeff Koons

Ce furent des jardiniers qui travaillaient pour Le Nôtre
Les maraichers qui assistaient Jean-Baptiste de la Quintinie
Les petits, les sans grade, les tâcherons, les indispensables
Qui œuvrèrent avec Gilles Clément sur le Parc André Citroën[3]

Ce furent les maçons, les ébénistes, les sculpteurs de pierre
Qui s'échinèrent avec Brunelleschi pour le dôme de Florence
Les assistants de Palladio qui contribuèrent à la beauté de Venise
Les associés des cabinets d'architectes contemporains comme Nouvel[4]

Il y eut aussi les barbouilleurs, les restaurateurs, les peintres de fond
Ceux qui ne signent pas les œuvres mais les font comme les maîtres
Dont l'histoire a retenu le dos: Rubens n'aurait su livrer ses nombreuses commandes
Sans eux; il y eut enfin des femmes comme Artemisia que la renommée finit par rattraper

combien d'artistes, combien de petites mains-
Qui ont travaillé joyeux pour des œuvres grandioses, -
Dans l'oubli des siècles  se sont évanouis! -
Combien ont disparudure et triste fortune! -
Dans une méconnaissance totale, une ingratitude crasse.

 



 

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11 juillet 2020

Défi #620

 

6201

 

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