11 août 2018

Ont senti frémir leur âme de bûcheron

pas cons

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Laura ; joye ; Walrus ; Venise ; Kate ;

petitmoulin ; Emma ; Minuitdixhuit ;

bongopinot ; Joe Krapov ;

 

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Plus on va vers le Nord, plus on se retrouve à l'Ouest ! (Joe Krapov)

DDS 519 120935262

C’est l’été, je crie « Pouce ! »
Il ne faut pas se faire de mousse
Et en boire une petite en douce !

Qu’elle soit brune, blonde ou rousse,
A la va comme je te pousse
Ou bien savourée avec fièvre,
Il faut bien y tremper sa lèvre.

C’est l’été, je demande : « Patron !
Il ne faut pas se casser le tronc !
Servez-moi un Perrier citron ! »

DDS 519 John Wilhelm 4 Juste un petit castorC’est l’été, je photographie,
Et je trouve sur mon chemin
Un jeune plaisantin d’Helvétie
Qui fait le même bouleau ( ?) que le mien :

La façon dont il voit la vie
Me rend mort de rire et songeur :
Il semble répondre au Défi
Avec cette photo de rongeur !

 

DDS 519 John Wilhelm 3 Walbrushing

 

 

Connaît-il notre oncle Walrus ?
Est-il familier avec lui
Pour le portraiturer ainsi
En amusante compagnie ?
 

 

 

DDS 519 John Wilhelm 1 Le parapluie à beau temps

C’est l’été, la saison magique
Où l’on s’interroge à foison :
Que serions-nous si d’aventure
On nous supprimait sans raison
Nos fournisseurs de confitures,
Les aimables Suisse et Belgique ?

Devant cette nouvelle misère
Il nous faudrait noyer le chagrin dans la bière :
« Patron ! Le monde tousse !
Servez moi donc une autre mousse ! »

N.B. « L’Univers de la famille Wilhelm » est une exposition photographique vue avec un plaisir immense par votre serviteur-cycliste en la ville de Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Le travail photographique de John Wilhelm est visible, entre autres lieux, ici. L’abus de surréalisme est conseillé pour la santé : à consommer sans modération !

DDS 519 John Wilhelm 2 le dîner est servi

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Un arbre sur mon chemin par bongopinot

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Un arbre sur mon chemin

Qu’une douce mousse entoure

Délicate comme du velours

Une tendresse dans le matin

 

Il sent les rayons du soleil

La brise légère sur son écorce

Tout cela le renforce

Et tranquillement il s’éveille

 

Il ouvre ses branches à la vie

Il respire par tous ses organes

Et ses feuilles vertes planent

Absorbant la lumière ainsi il se nourrit

 

Quelques oiseaux sur lui se posent

Un écureuil fait de l’exercice

Agrippé solidement à l'écorce

Satisfait et à l’aise

 

Je viens souvent me ressourcer

En cet endroit plein de charme

Loin de la ville et du vacarme

De la pollution et de la foule stressée

 

Cet arbre sur mon chemin

Qu’une douce mousse entoure

Délicate comme du velours

C’est ma tendresse du matin

 

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Tyrotrypophobie (Minuitdixhuit)


   Bien sûr, a priori, cette image ne devrait pas susciter l’impression de peur, mais c’est bien de cela qu’il s’agit pour moi.

   Déjà le cochon rose de la semaine dernière m’avait laissé un sentiment douloureux. J’aime le rose. J’aime les cochons, qui ne peut pas les aimer ?

   Mais pas les bouteilles de gaz. Peut-être leur poids quand j’allais en chercher une chez monsieur Larby, l’Arabe du coin de Bab-El-Oued, « Larby, charbon, gaz et pétrole » en lettres rouges sur fond bientôt noircit. Peut-être leur bruit quand, dans les nuits, elles explosaient contre la devanture d’un Francaoui pro-FLN ou d’un Algérien pro-Français et que les gosses que nous étions entonnions en chœur « strounga ! » alors que nos parents terrorisés n’avaient même plus les forces de nous demander d’arrêter de chahuter en pyjama sur nos matelas à même le sol.

   Voilà que maintenant le bon Walrus, Dieu des lettres dans la mythologie Outre Quiévraine (peu connue, je vous le concède) nous fourgue une pâte photographique assez confuse dont ressort, bien évidement un trou, ne me dites pas que votre œil ne s’y est pas posé directement.

   40 ans de psychanalyse hebdomadaire m’ont coûté le prix d’une belle maison et sans doute donné la chance de rester en vie, avec à peu près de quoi résister pour les années à venir, si vous m’aidez.

   Donc le trou.

   Je ne vous parlerai pas de ma grande sœur, elle avait 14 ans, moi 7, et le jeu du docteur consistait, pendant la sieste familiale, à y introduire de petits objets, comme la tige de mon fanion du Racing Club d’Ameur El Ain, mais moi je n’étais pas trop d’accord et j’avais peur pour mon fanion. Pourtant je le faisais, ça la faisait trembler mais elle avait l’air d’aimer cela. Une grande sœur, c’est un modèle non ?

   Donc les trous.

   Ah, oui, je ne saurais pas comment vous l’expliquer, tant cela peut paraître ridicule, c’était ceux du fromage. Bien sûr, si vous avez été élevés à la « Vache qui rit » des hypermarchés vous ne pouvez pas comprendre et je ne vous en veux pas. 

   Maman achetait le sien à la coupe dans le passage Franchet d’Espèrey chez la crémière « À la belle Lochoise ».

   J’ai vu récemment à la télévision une publicité où un fromager de pacotille plantait une sorte de fanion du Racing Club d’Ameur El Aïn, mais avec une croix blanche sur fond rouge, dans le cœur d’une meule d’Emmenthal.

   Je me suis alors remémoré cet autre passé douloureux.

   Pour une raison que j’ignore (40 ans de psy sans aborder le sujet) ces trous, ces alvéoles, ces orifices, ces vides, ces non-existences que je découvrais quand ma mère me servait ma part, me terrorisaient…

   Mais pas les trous dans nos murs, pas les trous des vitres explosées, pas les trous de la devanture calcinée de monsieur Larby, pas les trous béants des âmes survivantes, pas les trous dans ma tête.

   À présent, j’ai bouché. Ça m’a pris du temps.

 

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Participation d'Emma

 Trou la la, making of :

1. la consigne  est folle -  fou  > entonnoir, entonnoir > dans le trou, le trou = entrée du puits d'Alice, dans lequel tombent des personnages, surréalistes comme la consigne -
mais  il faut une happy end, alors ils ressortent par un tunnel et remontent dans le tableau -

2.  comme bande son s'imposait la chanson ancienne (?),  du joueur de luth, vaguement égrillarde, dont le refrain est "trou la la" - interprétée ici par  Patachou (une version un peu différente par Colette Renard ) , et dont le web propose une interprétation (années 60 ?)  de joyeux amis canadiens , insérée ici parce qu'elle frise le  surréalisme, elle aussi.

 

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Je regarde le chêne (petitmoulin)


Je regarde le chêne
Couché sur le chemin
On pourrait croire qu'il dort
Qu'il a mis à sécher
Ses rêves détrempés
De longue nuit d'orage
Il porte en plein cœur
Une fureur de tempête
Quelques lambeaux de vie
Frissonnent encore
Dans l'épaisseur de son feuillage
Le ciel a déjà oublié son front
Le soleil renié son ombre
Les oiseaux l'ont quitté
Sans même un requiem
Sous un linceul de mousse
Son corps tout entier
Déroule sa plainte
Parcourue d'un regret
Que ne suis-je né
Roseau

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En bois (Kate)

En bois 

Végétalisons

Sur le chemin

Un tronc

Où est mon chien

Minéralisons

Dès le matin

Partons 

Avec le chien

Herborisons

Sous les sapins

Par vaux par monts

Retrouver ce chien

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Chemin de randonnée Saulzet-le-Froid (63), octobre 2017, photo de l'auteur

 

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La langue d'arbre (Venise)


Assise au pied de ce tronc j’écoute la langue d’Arbre

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Celles des acacias, des ormeaux, et des sycomores.

Il y a ce matin dans les arbres tout l’alphabet du monde

Le thème astrologique du christ avant sa mort.

Pourtant la langue de bois rôde et cherche à faire taire les petits chanteurs à la croix de bois.

Cessez vos vaines promesses, vos impostures Hommes à la langue de bois.

Je suis impatiente d‘apprendre les mille langues d’arbres et de voir vos masques tombés.

On a perdu la langue d’arbre celles qui donnent les fruits sucrés, qu’on partageait avec le bouvreuil.

Alors comme une armée en déroute abandonnée à l’ennemi vous comprendrez vos paroles sans vérités déracinées de nos terres fertiles.

Puis il y a ceux qui n’ont jamais quitté la langue d’arbre et qui parlent sans qu’ils soient nécessaires d’en douter.

Cesses de préparez vos mauvais coups avec votre langue de bois, même les platanes dont le tronc est creux vibrent plus que vous et chantent à nos oreilles comme de vieux pèlerins.

Il est plus aisé de parler la langue de bois que d’être cet idiot du village qui parle la langue d’ARBRE.

C’est peut-être le métier le pus difficile !!

Avez-vous déjà rencontré l’idiot de votre village quand il vous dévisage et cherche en vous la langue veinée, marbrée des arbres ?

Ce soir j’observe les Margueritte piqués à la machine à coudre sur le tablier de ma petite fille. Elle Lit Racine, je découvre sur son visage de noix et sous sa peau ébène La Joie., la joie de parler la langue d’arbre.

 

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Eh oui ! (Walrus)

 

Même un arbre peut se prendre
pour le nombril du monde...

 

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