28 septembre 2019

Se sont pris pour n'importe qui

pas cons

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 joye ; Laura ; Lecrilibriste ; TOKYO ; Walrus ;

Adrienne ; Pascal ; Kate ; Vegas sur sarthe ;

petitmoulin ; bongopinot ; maryline18 ; Joe Krapov ;

 

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Péplum néerlandais (Joe Krapov)

Un quidam en tandem qui fredonnait «Padam Padam», une chanson de la môme Edith, a roulé sur un vieux condom et fait «boum» sur le madadam.

Comme on s’abîme sur le bitume, il s’est déchiré le sternum, le duodenum et le rectum ! On l’a requinqué d’un coup de rhum, il a regagné son harem – il était adepte de l’islam et plutôt du genre polygame – et s’il se dope au magnésium il pourra disputer bientôt le grand criterium d’Amsterdam. On lui souhaite de battre Tom et de vivre vieux comme Mathusalem !

Mais si des suites de sa chute il s’en venait à décéder, nous on n’est pas chiens, à Haarlem : on lui chantera ad libitum un requiem !
 

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Toi, l'invisible. (maryline18)

m18

 

Dans les rues de Pékin, amoureuse, je t'ai cherché...

Le saxo de Louis Sclavis doucement m'emportait.

Comme le vent d'automne soulève les feuilles,

Mon amour soufflait ses promesses de baisers.

Quand au détour des ruelles je t'apercevais,

Le rythme de mon coeur subitement s'accélérait,

Battait la mesure, en une course imposée.

Tu parles d'une aventure...! Tu me laisses épuisée.

Dans la chambre d'hôtel, ton absence m'envahie,

Je ferme les yeux et tu t'étends près de moi.

Sur le couvre lit, lascive, je respire ton odeur

Et je te pardonne tout, l'espace d'un instant...

Ta main sur la mienne, adroite, caresse

La dentelle inutile, enfilée le matin.

Encore un effort, un soupir de désir,

Avant que s'évanouïsse le rêve... le plaisir.

 

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La foule des quidams par bongopinot

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Des centaines de quidams

Déambulent dans les rues

Seuls ou avec leur dame

A la recherche de l’imprévu

 

Avançant comme des automates

On dirait qu’ils sont anesthésiés

Certains sont en costard cravate

D’autre en jogging bariolé

 

Tous ces gens se bousculent

Dans le flot incessant des voitures

Je prends ta main pour faire une farandole

Dans ce chahut qui bat la mesure

 

Vraiment la belle ville de Paname

N’est pas du tout faite pour moi

Mais je ne veux pas que l’on me blâme

Moi j’aime les champs la forêt et les bois

 

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Quidam (petitmoulin)

 

Quelqu'un passait devant l'horloge
Une main sur son ombre l'autre sur son silence
Il fouillait dans les plis des rideaux
D'où tombaient les regards
Au cœur d'un fouillis de paroles
Marchait un homme sans nom

 

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La famille Quidam (Vegas sur sarthe)


On a oublié qui l'avait baptisé ainsi au village mais On avait pris l'habitude de l'appeler le quidam car on ne savait rien de lui et que personne n'avait jamais cherché à savoir.
En tous cas il n'était pas de chez nous puisqu'On ignorait son nom et ça nous semblait normal de l'appeler ainsi comme nous l'avait précisé l'institutrice qui possédait deux gros Robert dans sa bibliothèque et deux autres aussi.
Quand le lait des vaches du père Moinard eut tourné, On désigna naturellement le quidam tout comme quand la grange des Hauts Bois eut brûlé …
Ca fit de la fumée à des kilomètres et quand elle fut enfin dissipée, les gendarmes avaient déjà bouclé l'enquête puisqu'On était tacitement tous d'accord sur le nom du coupable.
Quand On n'est pas de chez nous, On a forcément des choses à se reprocher, alors pourquoi se casser la tête à chercher un coupable quand On en a un qui s'empiffre ouvertement de notre patrimoine.
La seule personne qui s'intéressa à lui au point de lui porter des oranges à la prison centrale fut la Germaine, une traînée qui avait filé la chaude pisse à tout le canton alors tout le monde trouva ça logique qu'il y passe comme les autres.
Quand il eut purgé sa peine et sa bléno, il mit la Germaine dans son lit et l'installa chez lui ; ainsi, de traînée elle devint la quidam tout comme la boulangère était la femme du boulanger et la garde-barrière la femme du garde-barrière …

Chaque année il lui faisait un petit Quidam qu'elle pondait ponctuellement pour le ban des vendanges, ce qui fait qu'au jour où j'en parle le village compte plus de Quidams que de bonnes gens d'ici.
Si On avait su qu'On pouvait mettre un 's' à Quidam On l'aurait viré hélico presto!
Les petits Quidam auront bientôt du poil aux pattes et des envies dans la culotte aussi les mères chaperonnent-elles leurs filles au point de s'être regroupées en association ; la loi 1901 ça date pas d'hier mais c'est pas fait pour les chiens, nom de Diou !
Le maire qui n'en perd pas une n'a t-il pas songé à rebaptiser notre village en Quidam-le-Haut mais – ayant été menacé de sanglantes représailles – il s'est contenté de nous jumeler à un certain Quidam, un trou perdu de Hollande où le fromage est rouge et où les marins d'Amsterdam bouffent des haubans !
Bref, il est grand temps que nos vieux s'exilent à la maison de retraite du canton d'autant plus qu'On nous annonce un arrivage de migrants érythréens … On ne sait pas trop ce qu'est l'Erythrée.
Parait que chez eux c'est pas le fromage qui est rouge mais la mer !
Alors il est grand temps d'aller compulser une seconde fois les Roberts de l'institutrice.

Tiens, voilà le Quidam qui passe dans une Audi … même pas foutu d'acheter Renault.


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Quid de ce quidam ? (Kate)

 

Vit-il à Amsterdam

Où il y a dieu il y a les dames

Sait-il réciter à toute blinde

Les cinq comptoirs de l'Inde

 

A-t-il passé la nuit chez Maud

Près de la place de Jaude

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A-t-il tué sept morts sur ordonnance

Pris dans une spirale de violence

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Arpente-t-il le macadam

Pour emballer les dames

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Tente-t-il de mesurer la Terre

À l'aune de la longueur des jambes de ces dernières

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Guette-t-il le rayon vert

Tel un atypique diamantaire

Le_Rayon_vert

Reviendra-t-il danser au bal chez Temporel

Où le passé rôde intemporel

S'il n'y a plus d'après

À Saint-Germain-des-Prés

 

Acceptera-t-il de danser

Encore une danse

Ce cher Frantz

Et rejoindra-t-elle

À temps son vieux mari à elle

Sera-t-il le premier

À dire la vérité

Et donc à être éxécuté

Pour avoir dénoncé

Amèrement

Le grand le grand chambardement !

Quid de ce quidam ?

Patrick ?

À Panam

"Tous les garçons s'appellent Patrick" !

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à mon père, ex fan des 60's/70's, qui accolait systématiquement l'adjectif "quelconque" au nom "quidam", et qui, aussi aimait la vie et la ville, Paris, les US, la musique, la chanson, la littérature, la BD, le ciné, la photo, le jeu, l'humour, Boris Vian,

 Bach et les Beatles

 et moi !

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La rue Nicolas Laugier (Pascal)

 

Hier, la Marine et tous ses matelots alimentaient un marché parallèle qui faisait vivre nombre de personnages de l’ombre, à Toulon. L’alcool, les filles, la démesure remplissaient les ruelles de la basse ville. Entre ripailles et débauche, le fric changeait de main ; tout le monde y trouvait son compte ; les tafs se déniaisaient sous la férule experte de professionnelles, ils allaient manger dans des petits restos, ils allaient dans des petits cinés, et les petites gens vivaient de leurs petits commerces…  

Jenny travaillait dans la basse ville. Vendeuse de fleurs à la sauvette, serveuse de bar miteux, à l’occasion, prostituée soutenue par des barbeaux en rupture de banc, elle avait gravi les échelons des métiers obscurs de la nuit. Native de l’arrière-pays varois, en rupture de liens familiaux, pas vraiment instruite, quand je l’ai connue, elle arpentait son périmètre, entre deux porches, dans la rue Nicolas Laugier.
Sans parler de ses épaules nues, de la soierie de ses dentelles sur sa peau blanche, de ses talons aiguilles tricotant le pavé, elle avait un charme extraordinaire, une forme de fraîcheur que rien ne pouvait altérer. Métier pénible, s’il en est, avec son accent de cigale et la danse de ses cheveux sur son cou, Jenny mettait pourtant de l’entrain à la populace passagère ; elle haranguait le chaland, forçait le curieux, souriait aux bordées en début de gogaille. Tout à coup, en passant devant elle, tout ce beau monde semblait marcher au pas comme si le rythme de sa voix suffisait à ordonner ce défilé de bambocheurs intéressés.
Cette ruelle de perdition, c’était une vision panoramique, un relief à l’intérieur du relief, une perspective de microcosme où tout prenait naturellement sa place ; c’était un minutieux mécanisme d’horlogerie où chacun des pignons, même le plus petit, le plus insignifiant, entraînait l’autre dans l’euphorie de la minute suivante ; c’était un havre illusoire de retrouvailles où chacun argumentait ses défauts pour les sortir du coffre de son imagination…  

À la lumière tenace de la fin de la journée, quand un bout de soleil allait s’accrocher un moment sur les étendoirs à linge de la rue, les parfums enivraient, les couleurs éblouissaient ; les visages croisés étaient maquillés de clair-obscur comme si la représentation allait naturellement s’offrir en noir et blanc. Mes regards impressionnés allaient d’une trouvaille à l’autre, d’une démarche à l’autre, d’une courbure de hanche à l’autre, et c’était toujours des découvertes sensationnelles qui remplissaient ma besace de navigateur, à l’éternelle recherche de sa bonne étoile.

Un à un, les bars à hôtesses ouvraient leurs grillages en les repliant lentement comme pour ne pas qu’ils s’échappent de leur rail ; j’ai encore le crissement de ces clôtures dans les oreilles ; c’était comme un train qui entre avec ses voyageurs attendus devant le quai, un clairon entêtant, signifiant le début des libations, un appel à ce que tout le subconscient addict traduit comme des futurs débordements.
Devant les bars, des livraisons de bouteilles remplissaient les entrées ; à l’intérieur, des serpillières s’activaient ; les allées et les venues chahutaient les rideaux comme des cascades de perles multicolores, aux crépitements incessants…  

J’assistais à la répétition générale. Petit voyeur, j’aimais bien cet envers de la carte postale toulonnaise ; je ne savais pas vraiment si j’étais réel ou bien si je faisais partie du décor. Rêve ou réalité, étais-je ici ou là ?... Étais-je comédien ou simple témoin ?...
Au spectacle de la rue, les acteurs nuiteux se mettaient en place. Les filles tiraient sur leurs jupes pour tenter de les rallonger, les jukebox répétaient leurs vocalises et les heurts des verres au fond des bars préparaient les tournées générales. Tours de prestidigitation ou sortilèges, un éclat de voix appelait quelqu’un, un autre le faisait disparaître ; il entrait une silhouette dans un couloir miteux, il en sortait une autre ; perchées sur leur tabouret promontoire, toutes les sirènes du port avaient délaissé leur longue nageoire…

Le soleil avait fondu. Émergeant des limbes bleutés de chaleur encore pesante, telles des nymphes dépliant leurs ailes froissées, entre trottoirs, caniveaux et mitan de la rue, rampantes, les ombres s’allongeaient ou rétrécissaient à l’humeur blanchâtre des piètres réverbères ; voraces, les jeunes papillons s’agrippaient au pistil des fleurs offertes. Il y était question du prix du miel et du septième ciel, en échange…  

Pendant un moment, Jenny disparaissait avec un client et la rue redevenait tout à coup morne et sordide, lugubre et dangereuse. Le linge aux fenêtres habillait les fantômes des courants d’air et ils s’agitaient, ces mauvais funambules, en dansant à la mesure des musiques revenantes. Il flottait dans la ruelle des odeurs de sandwichs, de bouche d’égout, de sueur et de parfum pas cher. Depuis la nuit de mon temps, il me semblait avoir toujours connu ces effluves accaparants. L’appétence exacerbée, cela me donnait faim pour tout, surtout de la chair, de la chair à Jenny…

Au grand pavois de ses sourires, quand elle revenait, elle faisait tourner son petit sac à main verni, au bout d’un doigt ; ébloui, je ne voyais qu’un étincelant miroir aux alouettes ; quand elle allumait sa longue cigarette, qu’elle tirait sur le tison jusqu’à le faire rougir, je ne voyais qu’un feu de belle naufrageuse où j’allais immanquablement m’échouer encore entre les rochers de ses bras…

Et puis, c’était la nuit ; tous les matous étaient gris ; fuyants ou attentifs, sans foi ni loi, les loups faméliques avaient remplacé les chiens savants ; ils reniflaient l’entrée des bars comme pour prendre une piste au seul tenant de leur flair aiguisé. Infime pignon de la rue, c’est à ce moment que je me décidais à aller retrouver Jenny, son accent de garrigue et la fine soierie de ses dentelles. Les dents aiguisées, la bave aux lèvres, je n’étais plus qu’une ombre dépravée, un quidam affamé… dans la rue Nicolas Laugier…  

 

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Q comme quidam (Adrienne)

 

Assise derrière sa table, avec son ordi et ses trois gros classeurs, portant le badge avec son nom, Madame reçoit des parents d'élèves.

Elle aime beaucoup ces entretiens qui lui font souvent voir l'élève sous un jour nouveau, et mieux le comprendre.

Parfois, le 'parent' est un grand frère, une grande sœur, une voisine.
Parfois c'est un beau-père, une belle-mère, un grand-père.

Et parfois c'est un type qui se met à vous draguer… 

 

Il faut alors se métamorphoser en Reine des neiges et lui dire du ton le plus réfrigérant possible:

 

- On se connaît?

 

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Alors, on danse ? (Walrus)


Un vidame, un vidame ?
Qu'est-ce donc là pour un quidam ?
Interrogeons le dico...
Mazette, il n'en dit pas trop
De ce machin moyen-âgeux.
Alors, laissons là ce jeu.

 

Zut!
Une tornade de derviche
A bouleversé mon acrostiche !

 

w578

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