10 décembre 2022

Quelle kermesse, les gars !

pas cons

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Adrienne ; Lecrilibriste ; Nana Fafo ; Oncle Dan ;

Walrus ; Cavalier ; Laura ; joye ; Maryline18 ;

Kate ; TOKYO ; Yvanne ; Joe Krapov ; bongopinot ;

 

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Les mots n'en font qu'à leur tête par bongopinot

 

Ça tombe bien aujourd’hui

Il fait caillant par ici

Et j’ai cassé la tirette de ma veste

J'attends le bus au sec sous l’aubette

 

Puis descendu du bus je coupe au plus court

La berdouille sous les chaussures

Il est grand temps de rentrer à la maison

Mais avant je prends ma gazette et deux chicons

 

De retour je me pose sur le divan

Qu'est-ce qu’on est bien ici dedans

Une grande jatte de café

Pour vite se réchauffer

 

Et je me dis que si ça tombe

Demain le temps sera superbe

Pour aller babeler avec les amis

Du belgicisme d’hier à aujourd’hui

 

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99 dragons : exercices de style. 75, Belgicismes (Joe Krapov)

- Le Lumeçon ? Tu veux aller au Lumeçon de Mons qui a lieu pendant le Doudou ? Quelle langue tu causes, là ? C’est quoi, encore, ce mystère que tu nous fais ?

- Justement, c’est un mystère ! La reconstitution du combat de Saint-Georges contre le dragon ! Le dragon s’est accaparé des moutons des paysans...

- Il est très amusette, très amitieux, il veut juste leur faire une baise sur les joues, alléï !

- Non, non, il les grille au chalumeau, les met dans son assiette profonde et les avale en buvant une gueuze Lambic à fond pour éviter d’astruquer ! Tu penses bien que l’éleveur qui s’est fait ainsi arranger, ne reste pas les deux pieds dans ses babys. Il s’en va faire le beideleir chez le baas, le bourgmestre.

- Quel pitch ! Il va déranger le roi pour juste une petite bisbrouille, un simple conflit de voisinage, une brette ? Il va entrer avec ses chaussures pleines de berdouille dans un château où c’qu’y a tout qui blinque ?

- Qu’est-ce que tu viens encore braire, Mathurin ? dit le roi au nuton pelant. Quelles carabistouilles vas-tu nous raconter, espèce de breyoû ?

- Y’a du brol, majesté ! Va falloir lui dire « Coucouche panier ! » à la bibiche qui vient jouer les crapuleux de ma strotje dans votre petit royaume ! Quel goulaf ! Vu son appétit énorme, vos croustillons et votre bloedpens sont menacés par ce dzoum-dzoum qui bâfre !

- C’est bon, retourne affronter la drache, je vais sonner le sauve qui pleut général et rassembler les échevins, on va régler ça vite-fait.

***

Ce qui m’épastrouille dans cette version-là, c’est qu’il se trouve tout un tas de baraquîs, de castards et de dikkeneks pour faire le chipot, aller direct au casse-pipe, mouiller la chemisette (leur marcel !) et chauffer l’encombreur qu’on a déjà surnommé la bête bise de Combray.

Ils sont meilleurs qu’ailleurs les estaminets, les bars à schnick et les caberdouches de Mons ? Les guindailles sont spéciales, par là-bas ?

Toujours est-il qu’ils sont tous partant pour aller filer des calottes à Elliott, le faire tourner en rond et en bourrique comme sur un carrousel, lui faire avaler sa chique Hollywood ! Pas un seul clopard dans la bande, pas un seul qui ait la chite au moment d’en découdre avec le gros fumeur ! Aucun labbekak dans la troupe ! Ils ont mis quoi dans la flamiche pour que ça gaze autant ?

Les voilà tous sur la grand place, excités comme au jeu de balle ! Ah, la kermesse ! Ça vous donnerait la kikkebiche, pour un peu !

Toute la population autour a délaissé son kot, même les ménagères ont posé leur loque et tordu leur wassingue pour venir voir la margaille.

DDS 745 Lumeçon 02C’est vrai qu’il est spittant le Saint-Georges, même si son cheval est noir ! Il ne s’est pas habillé chez un marchand de loques ! Casaque jaune bordée de rouge, chemise bleue, gants blancs, maronne de cavalier blanche et bottes noires, il porte un casque de cuirassier belge de 1845 (en 303 ?) : cimier cuivré, plumet rouge et queue de cheval à la nuque.

DDS 745 Lumeçon 03 ChinchinsAutour de lui il y a douze Chinchins avec des fouffes de tissu écossais et des chapeaux noirs et si on ne voit pas leur kilt avec rien en-dessous c’est qu’ils sont engoncés dans des chevaux-jupons couverts de peau de vache et qui symbolisent des chiens-chiens (qui sont peut-être des chiennes-chiennes).

L’ange gardien de Saint-Georges, le treizième homme, est appelé Chinchin protecteur. Il est un peu comme le sélectionneur de l’équipe qui s’occupe des lances et des relances. Le D.J. des champs de bataille !

DDS 745 Lumeçon 04 diablesEn face il y a onze diables qui brandissent des vessies de porc en faisant croire au public qu’il s’agit de lanternes mais les Belges ne sont pas aussi sot-l’y laisse qu’on le croit et rétorquent du tac au tac « Et mon cul, c’est du poulet ? ».

A côté de ça il y a onze hommes blancs qui manipulent le dragon, huit hommes de feuilles qui soutiennent sa queue dont tout le monde dans le public veut arracher le crin ( ??? Même dans le Kâma-sûtra, on ne lit pas de phrases aussi affriolantes que celle-ci !).

DDS 745 Lumeçon 05 Cybèle et poliade
Depuis 2001 il y a deux sorcières rousses, Cybèle et Poliade, qui ne font pas partie de la diégèse (ce n’est pas un belgicisme, c’est juste un mot savant qui signifie qu’elles n’ont rien à fiche dans l’histoire, qu’elles n’étaient pas dans le storyboard original) et c’est ce qui me fait dire qu’ils sont fous, ces Belges, mais que je ne les remercierai jamais assez de m’offrir d’aussi belles poilades.


Il y a donc du monde, 46 personnes, sur le terrain et l’arbitre ne siffle aucun penalty, ne sort aucun carton, ni jaune ni rouge, n’arrête pas le match qui, dans ces conditions extrêmes, va durer non pas nonante mais trente minutes ! Même qu’à la fin, fait pratiquement inédit dans les annales du sport, le héros sort de sa huche à pain un pistolet du modèle « Verlaine à Bruxelles en 1873 » et assassine son adversaire qui pète voï et s’en va passer quatre saison en Enfer !

DDS 745 Lumeçon 01

Ben oui, il reviendra l’année prochaine. Le mystère n’en est pas un, c’est du cinéma, ou plutôt du théâtre qu’on suit ici avec passion. Ça existe depuis 1248, ça se passe tous les ans à la Trinité sauf quand ce zot de Malbrough et cette folle de Covid reviennent nous faire jouer à carnaval !

La Ducasse de Mons, le Doudou, est même inscrite au patrimoine oral et immatériel de l’humanité. C’est dire si, en vous le présentant ici de manière aussi peu sérieuse que possible, j’ai encore accompli un grand pas dans l’iconoclastie chère au capitaine Haddock !

Mais je suis sûr que les admiratrices et admirateurs de monnonc' Archibald me pardonneront la chose ! 



P.S. Je ne suis absolument pas certain d'avoir fait un emploi correct des belgicismes.
Je les ai relevés ici où, semble-t-il, ils ont déjà fait l'objet de contestations.

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Belgissismes : j'en suis bleue ! (Yvanne)

 

Oufti ! Quel brol ici dedans ! Et l'autre qui me prend pour sa femme d'ouvrage. Je ne suis pourtant pas spitante ce matin. Pas du tout du tout. Allez ma vieille il va falloir mordre sur ta chique, arrêter de tchouler et gazer.
Et pendant ce temps, depuis qu'il est pensionné mon Julot se prélasse au caberdouche à lire sa gazette et boire un coup de blanc avec ce frotte-manche de Léon. Il va pas attraper des cloches aux mains c'est sûr. Enfin il n'est jamais bitu c'est déjà çà. Ah ben de temps en temps ils se prennent une douffe à la gueuze tous les deux et alors c'est la bisbrouille. Mais elle ne dure guère.
Bon. Au kot à balais. Voilà mon mop, ma ramacette, mon torchon et ma loque. Tout ce qu'il faut. Zut j'ai filé mon bas-collant et je dois venir avec Françoise tantôt. Je l'aime bien Françoise. Elle est un peu mêle-tout et il faut toujours sucer de son pouce pour savoir exactement ce qu'elle veut dire mais elle sait bien tirer son plan. Elle est dégourdie et généreuse. Pas comme Louise qui fait de son nez et, en plus, a toujours un œuf à peler avec quelqu'un. Quelquefois ça me chatouille de lui dire son fait. Et moi je ne suis qu'une clapette tiens !

Au boulot ! Je vais reloquer rouf-rouf le divan et le tapis-plain du séjour. Pas le temps pour les moumoutches et tant pis pour la berdouille sur le carrelage aujourd'hui. Il drache tous les jours et si ça tombe Jules va rentrer avec ses croquenots sales. S'en fout. Toute façon il ne pense qu'à son boutroule ce goulafre. Et après le dîner il pique son petit niquet.Tranquille ! Il va pas tarder. Je vais brancher ma lessiveuse et sortir ma manne à linge puis voir un peu la cuisine.

Pas possible ! La taque de cuisson est pleine de sauce tomate. Bêke ! Ça a spité partout et ça plèque. L'évier est rempli de jattes. Il a même pas lavé la vaisselle ce matin pendant que je faisais la file et tirais ma charrette au super marché. Quel broleux ! Abîe, un coup d'essuie partout et ça ira. Je vais mettre mes patates à casaque dans la casserole à pression pour le stoemp et préparer la salade de blé.

Voilà Jules qui toque à la porte. Non peut être l'a pas pris ses clefs. Peut toujours me sonner. Klette Mariette. Va attendre le fieu. S'il croit aussi que je vais lui faire la baise et qu'il peut me froucheler, peut toujours courir. Je suis en rote et d'ailleurs, après moi les mouches !

 

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Participation de TOKYO

On me croyait méticuleuse, guindée alors que si vous aviez mis votre tête à couper que j’avais un intérieur en pagaille vous auriez gagné un petit pain au chocolat . Il n’est pas nécessaire d’être un psychiatre aujourd’hui pour devenir un profiler.

Certaines expressions tombées du ciel ne sortent pas de toutes les bouches par hasard.

 C’est ainsi que tous les matins je me rendais au commissariat où j’avais été sélectionnée pour repérer les belgicismes.

 On devait et c’était mon hypothèse dénicher ce Seri killer grâce à ses belgicismes.

 Sa dernière lettre façon corbeau près du cadavre de cette jeune fille avait attiré mon attention.

‘ Avant midi vous trouverez le prochain corps, venez avec je vous donnerez votre dringuelle. » signe W.

Sans aucun doute

Le lascar était cerné.

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Si j’en croyais la littérature fascinante autour des lettres écrites par des serial killers et là c’était un peu mon rayon le belgicisme revenait souvent dans certaines affaires non élucidées.

J’avais convoqué tant de suspects que le commissariat ressemblait à une boite de sardines norvégiennes. Ces belgicismes se remarquaient comme des orchidées au milieu d’une fosse septique.

Faisant appel à mon caractère bien trempé je me trouve, maintenant devant la porte massive avec de grosses charnières en fer.

Derrière cette porte doit agonir une jeune femme attachée avec des lanières de cuir et des objets en latex. Un homme affable ouvre , passionné de littérature , son âge est indéfinissable, tout son être suggère qu’il a été interrompu dans une profonde méditation . Ayant l’impression d’avoir dérange une obscure rêverie je bafouille. heu je cherche un type qui fait un usage intempestif de belgicisme . j’ai droit à un sourire comme le premier trait à la craie tracé par la lumière du jour sur le tableau de ma petite école .

C’est une blague me dit il vous venez pour l’atelier d’écriture c’est ça ?

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Septante ! (Kate)

Septante !

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- Scrabble !

- Hein ?

- E N D E A N S : endéans, septante points !

- Quoi ?

- Le mot fait dix points, mot compte double ça fait vingt et scrabble cinquante : septante points !

Je me réveille en sursaut. Quel est ce mot ? Que veut-il dire ? Où sommes-nous ?

Un rêve, ouf ! Belgique, partie de Scrabble extraordinaire entre Lady M. et Sir W. imaginée à propos du mot "zinneke", proposé lors du défi du samedi de fin mai 2022. Si j'étais parvenue (assez facilement) à collecter quantité de belgicismes, réussi (péniblement) à les placer sur un plateau de Scrabble, le reste, c'est-à-dire leurs enchaînements et les photos, n'avait pas été du gâteau (sinon de la tarte !) et j'y avais passé des heures jours pour que ça fonctionnne... plus ou moins. Oui, plus ou moins car je n'avais alors pas pu placer le fumeux fameux mot "endéans".

Alors "belgicisme" revient en force cette semaine...

Comme le mot "zinneke" m'évoquait "manneke" (forcément !) "endéans" est mis à l'honneur, c'est (enfin) son heure !

Reprenons l'exemple du dictionnaire de l'Académie : "Je viendrai vous voir endéans huit jours" signifiant "Je viendrai vous voir dans les huit jours" qui reprend le mot "dans" bien galvaudé !

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("Grammaire italienne", Librio, M. Guézenec et A. Mazire)

Si tant est que ce mot soit (encore) vraiment utilisé en Belgique, il m'évoque le mot "entro" courant en italien. Elettra dirait : "entro otto giorni". Je m'égare ? 

Je laisse de côté les poissons séchés (qui m'évoquent toutes les variétés possibles qu'on trouve dans les pays nordiques... et ailleurs), et rebondis sur le mot "belgicisme", probablement inventé par des Français. Chissà ? Qui sait ? Je connaissais depuis longtemps le mot "gallicisme" plutôt négatif pour les professeurs de langues : "gallicisme !" ou "gall !" écrit en rouge dans la marge, tournure bien trop française... Et je n'oublie pas les "anglicismes" difficile à comprendre et encore plus à acquérir, évidemment !

Donc, "belgicisme", en veux-tu (plus de deux) ? En voilà !

Sans remonter à l'époque romaine et à "Astérix chez les Belges" (réjouissant album), ni évoquer l'époque où il y avait "du Brussels dans l'air" ici

 

ou là,

ni même le récent brol d'Angèle, écoutons ce que dit Hergé.

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(Tintin au pays des Soviets)

Mais que dit Tintin ?

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(Le Crabe aux pinces d'or)

Et les Dupondt ?

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(Le Sceptre d'Ottokar)

Que disent les paysans syldaves ?

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Que lit Nestor ?

"Les pensées" de Pascal ! Hein ? Dessin jamais paru dans un album ? Quel clin d'oeil réjouissant !

Mais que dit Hergé en donnant à Tintin le monde comme terrain de jeu, d'investigation, de sport ?

- Que la barrrière de la langue n'en est pas une ?

- Qu'en syldave, on comprend "klebcz" et surtout on reconnaît "gendarmaskaïa" ?... Et qu'il est donc plus que temps de s'enfuir... ou de faire face !

Que pense Nestor ?

- Comment peut-on être Syldave ?...

 

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Si ça tombe...(maryline18)

 

Si ça tombe, elle s'était vraiment sauvée avec un Belge...Mais alors...Mon père n'était pas mon père et sa mère pas ma grand-mère et mes sœurs et mes frères...(Oh ! oh ! Ce serait le  bonheur... eur...! )

_"Balance : Arrête éd t'imberdouiller t' cervelle et tout ira mieux !"

_"Merci José !"  (José ché le Ch'ti qui donn' èch'l'horoscope sur France Bleu) .

 ...Mais si c'était vrai alors tout deviendrait plus clair, notamment toute ces expressions entendues dans l'enfance . Ma "soi-disant" grand-mère n'était pas du genre à berdeller elle, quand on allait la voir, après avoir obéi à mon (soi-disant) père, just'après donc avoir fait une baise ou plutôt in' baisse à sa mère, la journée s'annonçait déjà interminable . Racrapotée dans l'unique fauteuil qui faisait face à l'horloge pendule, je l'observais gletter sur son tablier en vidant son verre de vin . J'avais hate de repartir . Une fois en voiture, si par chance une bonne drache s'écrasait sur le pare-brise, les filés d'eau écartés par les essuies-glaces y dessinaient le rideau de mon petit théâtre, bruyant et silencieux à la fois.

Mais avant il fallait bien dîner et il n'était que midi... J'aurais bien aimé ne manger que du dessert (faire  ma goulafre) mais il n'en était pas question . Alors en petite fille sage, je mangeais ma soupe, le steak haché, les frites, avant de pouvoir croquer dans la fameuse tarte èd'ducasse à gros bords, crémeuse à souhait. Par chance ces repas sans surprise nous évitaient  d'être obligé d'avaler des plats que je détestais comme le chicon . C'est la peau du ventre, tendu, que je renonçais poliment à une ravette, ou une ziquette de tarte, restée dans la tourtière .

Le  < Bonne Année ! > fièrement lançé ne nous rapportait pas "miroule" ni dringuelle et c'est bredouille qu'on était content de rentrer pour tout racuspoter à nôt' mère qui esquivait depuis longtemps l'obligation...Le lendemain, les habits du dimanche enlevés, on remettait nos slachs et on riait, on se spittait, sautant dans les flaques, de la berdouille plein nos pieds . Une chose nous tracassait pourtant : Comment allions-nous nous procurer l'argent pour les jeux d'adresse de la kermesse de l'école ? La canaille serait une fois encore pour plus argentés que nous mais avec un peu de chance on aurait quand même un paquet d'frites aspergées de vinaigre, qui nous blûlerait les lèvres ! 

Quand on y pense, l'enfance, toutes ces années à pesteller d'impatience, est si vite passée ! Pas besoin d'avoir septante ou nonante années pour s'en rendre compte, hein, une fois ...? ( Je n'allais pas oublier mon belgicisme préféré ! )

 

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Remonter les jacquebretelles (joye)

T'as voulu dire couque et on a dit couque
T'as voulu dire malette et on a dit malette
T'as voulu dire pelant et on a dit pelant
T'as voulu dire fritkot et on a dit fritkot
J'ai voulu dire friterie , on a redit fritkot
J'ai voulu dire l’averse et on a dit la drache
Comme toujours
T'as plus aimé les coques, alors on a dit biscuit
T'as plus aimé malette, alors on a dit cartable
T'as plus été pelant, (si, c’était ennuyeux !)
T'as plus aimé les frites, on a quitté donc les Quick
T'as perdu ton GSM, on t’a offert donc un Smart
Y avait plus de mon cramique pour le repas du matin !
Comme toujours
Mais je te le dis
Pas de kets dans mon kot !
Mais je te préviens
Berk, le filet américain !
D'ailleurs j'ai horreur
De la Gueuze
De Tintin sans Milou
Et de Gaston et ses gaffes (m’enfin !)
T'as voulu dire berdouille et on a dit berdouille
T'as voulu dire septante et on l'a dit nonante fois !
J'ai voulu dire idiot, j'ai dit quelle biesse !
Tu voulais des chicons et là, j’étais d’accord.
T'as voulu dire au revoir, et j’ai dit à tantôt !
À la gare du Midi j'ai repris le Thalys
Par hasard
Mais ne chauffe plus, Marcel, il faut aider la France

Et maintenant...des compatriotes pour la v.o. ...

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J’ai mal à ma langue (Laura)

 

Longtemps, la langue et la littérature  m’obsédaient ;

Je les dévorais,

Désirant connaître tous leurs secrets.

Je la lisais,

Je l’apprenais,

L’étudiais,

L’écrivais.

Je traquais

Les belgicismes,  je pourchassais

Les anglicismes, puis je les délaissais

Un peu pour les images : je voulais

Toutes les voir et on les attaquait

Alors que les Belges aimaient

Leur langue ; les Français

La maltraitaient.

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Nantais nantis, nantis nantais (Cavalier)

Oui, franchement, moi vous savez le boestring à grignoter du bout des lèvres toute la journée ou même à fumer à l'occasion, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Quitte à ne pas gourmander, oui quitte à ne pas agonir ce belgicisme, franchement je préfère et de loin les babeluttes. Et tant pis pour les dents qui collent …

Un belgicisme, franchement non plus je n’en fais pas bastringue, étant toute la sainte journée cerné de toutes parts par mille bretonnismes. Oui originaire de Nantes je vis tranquille en Finistère.

Oui un bastringue en argot c’est un peu le bazar, un bazar un peu brol, oui, mais c'est aussi une petite mesure qui équivaut à peu-près à ce que les buveurs appeloient autrefois un canon, dont la capacité respondoit à celle d’un verre moyen. Bref. (Et vous constatez bien ici la fraicheur de mes sources)

Ici en Finistère, quand on vous sert un verre de vin, on vous demande si vous en voulez moitié-plus, vous répondez bien sûr Non ! Non ! Et vous curieusement n’aurez du coup qu'un verre à moitie plein. Moitié-plus c’est deux fois plus, soit le double … Traduction mot à mot du breton et de son mode de pensée, oblige.

Et puis la bastringue c’est aussi par-delà les mers une danse québécoise jolie où les danseurs évoluent alternativement en ronde et par couples virevoltants changeant de partenaire à chaque alternance (vous reconnaitrez bien sûr ici un mixer). Personnellement je n’ai pas eu l’occasion d’en voir, étant trop occupé à visiter des établissements scolaires - là-bas …

Mais voila qu'un prof à Québec à qui j’avais avoué venir de Nantes - une jolie ville sur la Loire - (pas de Rennes. Non pas, comme beaucoup ici) m’a rétorqué bien franc, par une question affirmée des plus étonnante, que :

« Nanti, ça vient-y pas de Nantes, ça ? »,

et qu’il me déclare « Que vos ancêtres, ils ont bâti des fortunes. », que nanti c’est un mot qu’ils utilisent peu par ici - « Qu’on dit des riches, nous autres. » -

et qu’on lui explique la coïncidence probable, et que le verbe nantir ne vient que de l’ancien français nant, « gage », dont nantissement en est le prolongement, qui nous vient lui-même du scandinave nam, « conquête, possession »,

et que Nantes a d’ailleurs été plusieurs fois conquise par ces scandinaves barbares cupides et vénaux, il y a mille ans, que la ville a été occupée pendant au moins cent ans,

et que les Bretons les ont boutés hors de l’estuaire, avec leurs drakkars, et que l’on se rende compte soudain que l’on en a trop dit, et que la boucle est bouclée et qu’on se la boucle, alors …

Et qu’une rumeur, une légende nouvelle vient de naître ... là-bas, bien plus petite, si petite encore posée juste à coté d’icelle grande et belle légende ramancheuse québécoise du Bonhomme Sept Heures …

Mais quoi …  pensez ! Je suis bleu des régionalismes !

 


https://www.letelegramme.fr/images/2020/07/22/vous-parlez-breton-sans-le-savoir-le-compte-n-est-pas-bon_5235917_676x437p.jpg?v=1


 

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