23 janvier 2010

Ornitho-Ecolo (MAP)

Depuis que j’ai trouvé ce boulot de pigiste pour le magazine « Ornitho-Ecolo-Montre-Moi -Tes Cornes », je peux enfin arrondir mes « faims » de mois ! Ce n’est pas un travail épuisant. On me demande un papier tous les quinze jours sur un thème imposé.
                J’écris et je dessine. La plupart du temps il faut rédiger un article sur tel ou tel oiseau –un domaine qui me sied particulièrement- !
J’ai déjà parlé du loriquet arc-en-ciel, une espèce haute en couleurs et très bavarde qui vit en Australie, puis ce fut l’oiseau-lyre qui n’hésite pas à s’approprier les terriers des wombats –ces si petits marsupiaux qu’on les surnomme « rats de poche » !
Le mois dernier on m’a demandé un papier sur le troglodyte mignon –un de mes oiseaux préférés- tout petit, le corps rondelet, c’est un oiseau très secret au chant très puissant. Je viens de terminer d’un jet une chronique sur les geais et je m’apprête à envoyer mon tout dernier article sur le roitelet.
Comme nous sommes au mois de janvier j’ai voulu illustrer ma prose en glissant un petit clin d’œil à l’Epiphanie en me moquant « légèrement » des chasseurs !

Roitelet

TIP, TAP, CLIC, CLAC,
Et voilà, message envoyé par mail incorporé !

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :


Pas pied (Captaine Lili)

L’ombre sur l’Oise, était-ce une grive ?

Pfffuit, me fit l’alouette : « t’as pas de tête ! »

Mais j’ai un cœur de rossignol et ma plume arrape les couleurs des aras !

Rondjudju,  grogna le pêcheur : « mais qui est cette écervelée ? »

Criiiiii, glatit le grand aigle : « c’est une poète ». Il avait vu le papier.

Tap-tap. Tap-tap-tap. Ca palpitait.

Le papier était plié comme un secret.

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

même pas pied (Poupoune)

Depuis le temps qu’on attendait une vraie occasion de se racheter aux yeux du patron et de pouvoir être à nouveau dans ses petits papiers, on n’avait pas l’intention de se louper, sur ce coup, avec Lucien. C’était pas trop compliqué a priori : le gus à dessouder était ficelé dans un entrepôt sous la surveillance d’une petite nouvelle qui ne « devait pas se salir les mains », pour reprendre les mots du patron. On n’appréciait qu’à moitié l’idée de finir le boulot d’un autre – a fortiori le boulot d’une autre – mais on n’était pas en position de faire les difficiles.

La poule donnait dans le trafic de faux-papiers et, pour ce qu’on en savait, le gus était une balance qu’elle avait réussi à piéger. Pourquoi c’est pas elle qui s’en débarrassait, ça, mystère ! Une poule mouillée, sans doute. Quand on est arrivés, la donzelle nous a fait un accueil musclé qu’on se serait cru dans un film. Elle nous a fouillés et c’est tout juste si elle nous a pas demandé nos papiers. Jusque là je m’étais demandé pourquoi une des grues au patron était dans les affaires et pas dans un claque, mais elle devait peser un quintal et ceci expliquait cela. Lucien en menait pas large. Moi non plus, mais c’est lui qu’était entré le premier et je me planquais un peu derrière.

Quand elle a fini par bien vouloir nous croire qu’on était les tueurs au patron, elle a eu un rire que j’aurais mal pris si j’avais été du genre à me vexer et elle est partie, mais pas sans avoir préalablement collé une mandale sonore au gus saucissonné sur sa chaise et nous avoir lancé :

- Essayez d’pas foirer vot’ coup, hein, les buses !

Et elle a encore eu ce rire énervant. Gras et aussi féminin que Raymond quand il tousse depuis qu’il a son cancer.

Le gars ficelé sur sa chaise faisait des grands snurfl pour retenir le sang et la morve qui coulaient de son nez, que la camionneuse venait de lui broyer. Pour quelqu’un qui devait pas se salir les mains, elle l’avait eue plutôt lourde. La main. Lucien a tendu un mouchoir en papier au gars, mais vu qu’il était attaché…

- Bon, c’est quoi qu’il a dit déjà le patron ?

- Ben t’avais pas noté ?

- Ah si… ‘tends, je cherche mon papier…

- Une histoire de sphinx…

- C’était pas un lynx ?

- Je sais plus, Lucien, c’est pour ça que t’avais noté…

Evidemment, il avait paumé son papier, Lucien. Mais bon, le patron, tout c’qu’il demandait, c’est qu’à la fin le type soit clamsé, alors le truc du… sphinx, là, après tout…

- C’était sûrement sphinx, non ? C’est pour ça qu’elle lui a pété l’nez, tu crois pas ?

- 

- 

- Et il est mort comment, ton sphinx ?

- 

- Ou alors c’était lynx, et faut y crever les yeux ?

Du coup il les a écarquillés drôlement, le gus ! Et nous, faut bien dire qu’on n’était pas chauds pour ce genre de trucs. En plus, tout c’qu’on avait sous la main pour le faire c’était le coupe-papier de Lucien que le patron avait bien voulu lui laisser, alors ça nous emballait encore moins. Ah oui… parce que depuis cette histoire où j’avais malencontreusement tué son fils, au patron, il voulait plus qu’on soit armés. C’est pour ça que ça nous aurait bien arrangé que Lucien le retrouve, son papier, parce que ça nous aurait donné une idée de comment fallait qu’on le tue, le gars.

- C’était pas plutôt un truc genre Bouygues, qu’il a dit, le patron ?

- Quel rapport avec ton sphinx ?

- J’sais pas… mais c’était un truc de maison, j’crois, non ?

- Tu sais où ça vit, un lynx ?

- 

- 

J’voyais bien qu’il s’rappelait pas du tout, Lucien. Si au moins il avait pas paumé ce papier.

- Phénix !

On s’est retournés tous les deux comme un seul homme vers not’ macchab’ en devenir, qui faisait des blurp et des bulles avec son sang.

- Hein ? qu’il a fait, Lucien.

- Quoi ? j’ai ajouté.

- Phénix, qu’il a redit. C’est sûrement phénix.

J’ai regardé Lucien qui m’a regardé et j’avais pas l’impression qu’il se rappelait plus que moi. Le gars a lâché un long pffffff… avant de reprendre :

- Phénix. Comme les maisons. Et ça ressemble un peu à sphinx, non ? C’est sûrement ça qu’il a dû vous dire.

- Pourquoi ?

- Ben ça paraît plus plausible que lynx ou Bouygues, non ?

- Hm… développe.

- Vous savez c’que c’est un phénix ?

- 

- 

Au début pas trop, mais là je commençais à avoir un peu envie de le tuer. Il avait le regard comme le patron quand il s’moquait qu’on avait foiré un coup. Puis y a Lucien qu’a retrouvé son bout de papier :

- Ouais ! C’est ça ! « Faites pas encore le coup du phénix » qu’il a dit, le patron !

- Ah… et ça veut dire quoi ?

- 

On s’est encore retournés vers le moribond, qui affichait cette fois carrément un sourire en coin. Comme ça il me donnait finalement bien envie d’y crever les yeux.

- Un phénix, c’est un oiseau qui renaît de ses cendres, les ignares.

- Hein ?

- Ignares, ça veut dire…

J’ai pas vu partir le coup mais j’ai bien entendu le schlac dans sa tronche ! Lucien était plus irritable que moi.

- Humpf…

- Allez, explique, maintenant. C’est quoi ton phénix, là ?

- Et ben rien de plus ! C’est un oiseau qui meure pas ! Il brûle et après hop ! il renaît de ses cendres.

- Ben pourquoi le patron il a…

- Vous m’avez l’air de deux sacrées flèches, les gars ! P’t’êt’ qu’il a dit ça pour vous faire comprendre qu’il fallait pas m’rater, hm ?

- Je sais !

Lucien avait gueulé ça si fort qu’il m’avait fait sursauter. Et le frimeur aussi.

- Tu sais quoi ?

- Ben il veut qu’on le brûle !

Le mec faisait moins le fier d’un coup. Bien fait pour lui. J’étais pas sûr que c’était ça qu’il avait voulu dire, le patron, mais l’idée de cramer l’emmerdeur me plaisait assez.

- Ouais, tu dois avoir raison. T’as du feu ?

- Je dois avoir des allumettes, ouais.

- Super. Comment on va faire prendre le feu ?

Y avait rien à faire flamber dans c’t’entrepôt désaffecté. Le mec a repris son air narquois.

- Y a p’t’êt’ du papier-cul aux chiottes ?

- Y a pas d’chiottes, Lucien. T’as pas un livre, ou un truc comme ça ?... Ouais, non, t’as pas. Des mouchoirs en papier ?

- J’en avais qu’un et maintenant il est tout imbibé d’son sang, là.

- Merde. Ah ben le papier où t’as noté le sphinx !

- Ah ouais !

On n’a jamais réussi à faire partir le feu. Le gars a trouvé moyen de pisser sur les allumettes. J’vous jure, y en a qui reculent devant rien, hein… Alors pour finir on l’a laissé là et on a refermé la porte en partant. Il finirait bien par mourir de faim.

- Dis, Lucien, tu sais à quoi ça ressemble, un phénix ?

- Ben… c’est comme un genre de bergeronnette, mais plus gros. Enfin je crois.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Extrait des petits papiers d’une institutrice de campagne (rsylvie)

« extrait des petits papiers d’une institutrice de campagne »

 

classe de mer CM1-CM2, à Pirou Plage / Cotentin

2ème jour  ... les bobos de l’âme

  

…."je n'ai pas pied" ! hurlait-elle.

Alors suivre Mélanie et Tristan par delà les vaguelettes du rivage, pas question !

Du haut de ses 7ans1/2 la petite, faisant face à ses aînés, se campa sur ses 2 pieds et ne bougea plus, que mademoiselle Coulicou n’arrive.


Inquiète et très intriguée par le comportement de la fillette habituellement si sage, la jeune maîtresse se dit que ce n’était pas ce qu’elle avait fait de mieux, en acceptant au pied levé de remplacer mademoiselle la directrice adjointe pour cette classe verte. Et puis qu’elle idée aussi, afin de rentabiliser au maximum la sortie pédagogique, d’avoir demandé aux plus petits de venir compléter les places laissées vacantes. On ne peut de la sorte, proposer à des enfants de 7 à 12 ans et demi les mêmes activités.

 

Pendant plus d’une heure, elle expliqua à la petite qu’il existait des méthodes très fiables pour apprendre à nager. Qu’il y avait même des moyens artificiels pour garder l’équilibre et que de toute façon, il n’était pas envisageable qu’un enfant se baigne sans bouée de sauvetage et brassards.

Mais rien n’y faisait.

Pour qui ne connaissait pas l’histoire que je vais vous conter par la suite, malgré toutes les blablat’ries enseignées en école préparatoire au métier d’enseignant, il était impossible de se douter, que ce qui pouvait passer pour de l'entêtement, ne l’était pas.

Marine, avait à peine dépassé l’âge des premiers PAPA ..MAMAN,

qu’elle connaissait déjà  tout de la vie de nos côtes normandes.

Des gliglis qui chatouillent entre les doigts de pieds quand on court de dune en dune, aux petits grains qui se faufilent au travers du maillot de bain, pour retomber en pluie fine sur le parquet de la salle de bain avant la toilette du soir. Du sable chaud que le soleil brûle de ses rayons ardents, au sablon humide dont on fait de jolis châteaux, que la mer engloutit à chaque marée.

De la vague qui vous lèche les mollets aux clapotis de l’eau sur les rochers. Du limon qui abrite crabes et crevettes, aux bois flottants qui font de jolis radeaux fiables et bien solides.

Le nom de tous les oiseaux qui survolent le rivage, de la mouette criarde, au froufrou silencieux d’un fou de Bassan , en passant par l’amusant déhanchement d’un albatros, au vol majestueux d’un goéland 

De la cloche du village, tintinabulant le retour des bateaux partis pour la pêche, au tocsin qui sonna si longtemps ce soir là. Qu’il résonne encore dans la tête de l’enfant. Rappelant une a une, les vagues martelant le bateau disparu corps et biens dans la tourmente.


Les années ont passé, tapissant d’amertume le cœur triste de la petite orpheline

qui du jour au lendemain, avait pris le premier train pour ailleurs.

n’importe où, avait pleuré sa mère,

pourvu qu’il n’y ai plus d’eau alentour » !

Ainsi débarquaient à Briouze, par un triste soir d’hiver,
d’un très vieux 
tchouchou
vert de gris en provenance de Granville,
quai 1 voie B, madame veuve Martin, tenant en sa main droite
celle d’une petite fille à peine âgée de 4 ans et dans l’autre, une valise ficelée à la hâte.

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

BRICOLAGE FAMILIAL (Martine 27)

BRICOLAGE FAMILIAL
Au milieu de la mêlée, je me demande bien ce qui m'a pris.

Bon à ma décharge, ce sont eux qui m'ont proposé de choisir le nouveau papier peint de ma chambre.

Et j'ai choisi une petite merveille, d'énormes coquelicots (enfin je pense que ce sont plutôt des pavots psychédéliques) d'un beau rouge s'épanouissent au milieu d'une jungle de feuillage de plusieurs teintes de vert et d'ocre.

Mes parents contemplent mon choix avec horreur (aïe, aïe, aïe), mais on ne reprend pas une parole donnée, ils ont donc acheté LE papier.

Bon passons à ma chambre maintenant, le lit est installé dans un coin avec le plafond qui a cet endroit descend en pente, il y a bien sûr un grand placard et mes meubles qu'il faut stocker comme on peut pour accéder aux murs.

Et voilà mes parents plutôt néophytes dans l'art de poser du papier peint, jusqu'à maintenant nous avions habité dans des logements de fonction où tout était fait avant notre arrivée, donc autant le dire ma chambre est leur coup d'essai.

S'agitant comme des poules dans le poulailler, ils commencent par monter les tréteaux et la planche à encoller.

"Ouille mes doigts"

Puis il faut mélanger la colle.

"Mais bon sang de quel genre de cuiller ils parlent ?"

"Tu vois bien c'est marqué là, apprends à lire un mode d'emploi bon sang"

Bon petite précision dans la famille le bricoleur est une bricoleuse, ma mère. Mon père sait changer une ampoule mais ça s'arrête à peu près là.

Ils mélangent donc colle et eau, longuement.

"Tu crois que ça va coller ce truc ?"

"C'est normal les grumeaux ?"

"Où est le pinceau ?"

Mes parents commencent à mesurer le mur, reportent la mesure sur le papier, encollent, floc, tant bien que mal le-dit papier, le replie comme cela leur a été indiqué par le vendeur pour pouvoir barbouiller de colle la seconde partie.

"Et zut il y a de la colle par terre"

"Tant pis on verra tout à l'heure"

"Comment ça s'attrape ce fichu machin ?"

"Attends je grimpe sur l'escabeau, vas-y passe-moi le papier, vas-y déplie-le"

"Je n'y arrive pas ça colle"

"Remplace-moi sur l'escabeau je vais essayer"

"Barbe, c'est tout mouillé, ah ça y est j'ai le bout, ça va tu tiens bien ?"

"Oui mais dépêche"

"Martine, c'est droit là-haut"

Comme un moineau timide, je pointe mon nez dans la volière.

"Oui ça à l'air"

"Quoi ça à l'air, c'est droit ou pas ? Ne fais pas ta dinde !"

"Oui, oui c'est droit" 13 ou 14 ans à l'époque mais j'apprends la diplomatie sur le tas.

Le lai de papier peint est donc déplié et plaqué sur le mur.

Merveille, il épouse bien le coin du mur.

"La brosse pour lisser, où est la brosse pour lisser ?"

"Flûte, il y a des bulles !"

Et fiers comme des paons après avoir réussi à poser le premier lai en une demi-heure mes parents s'attaquent au second.

Léger oubli de leur part, ils ont oublié les raccords, et mes coquelicots sont bizarrement dédoublés.

Arrachage furieux du morceau.

"Tu n'avais pas vu que c'était du papier avec raccord "

"Eh ho, toi non plus je te signale !"

Vérification sans colle pour le morceau suivant, ça semble aller.

Et zou, deuxième morceau collé.

Satisfaction intense de mes géniteurs, pas de doute, ce sont des pros.

Aïe voilà la fenêtre et le radiateur qui se profilent à l'horizon.

"Mince, il faut démonter le radiateur"

"Attends je vais couper le courant"

"Le tournevis, où est le tournevis"

A l'époque je précise que la boite à outils familiale tenait dans une boîte à chaussures.

"Crotte, il n'y a plus assez de colle"

"Mais refais-en vite, sinon on va perdre ce morceau là"

"Elle est trop liquide !"

"Tant pis, faudra bien que ça le fasse"

"Et voilà, tête de linotte, je te l'avais dit, trop liquide, ça ne tient pas"

Gros mouvement d'humeur de ma mère qui a, comme on dit "la tête près du bonnet"

La fenêtre s'ouvre avec bruit, clac.

Bruit de papier froissé et lancement d'un monstrueux coquelicot par la fenêtre.

"Mais ne t'énerves pas, ça n'avancera pas plus vite !"

Depuis longtemps, Poussy notre chatte a opté pour un repli stratégique en haut d'une armoire ou sous un lit.

Quant à moi, je préfère suivre l'exemple de ma minette et je me replie dans la chambre d'à côté avec un bon bouquin. Mieux vaut pour moi ne pas jouer la mouche du coche, mais plutôt la fille de l'air.

Inutile de dire que la journée fut fertile en évènements (et en noms d'oiseaux) parce que bien sûr mes parents s'aperçurent que les murs d'une maison neuve sont rarement droits et ce qui est bien à un bout de la pièce ne l'est plus du tout de l'autre côté, qu'il arrive un moment où il faut négocier les coins, que des bulles se forment quand vous avez le dos tourné, que mettre du papier peint au plafond, eh oui, plein d'optimisme ils avaient décidé de "papieter" aussi mon plafond, ce n'est pas une sinécure vu que la colle, comme la confiture ça dégouline !

Bref, la journée fut longue, très longue, le vendeur ayant vu qu'il avait affaire à des débutants avait prévu large en terme de rouleaux et il avait eu bien raison car il y eut des pertes au champ d'honneur.

Autant dire que même ayant essayé de me faire la plus petite possible j'ai quand même eu le droit à quelques regards noirs !

Mais une épreuve du feu pareille, ça vous cimente un couple et mes parents devinrent des pros du papier peint, la boite à outils familiale se garnit un peu plus et mon père se découvrit capable de planter un clou sans s'écraser les doigts.

Quant à moi, j'étais très satisfaite de mon choix parce qu'avec mes meubles en pin et osier, ma chambre était tout bonnement parfaite, et mes parents une fois calmés reconnurent que j'avais fait le bon choix !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


Plions mes frères ! (Zigmund)

    Et Vlan ! C’est tout moi çà, comment ai-je     pu m’embarquer dans cette galère ?  

 

    A force d’avoir pratiqué un  « origamisme » militant, d’avoir semé sur mon passage mes modestes œuvres  éphémères, histoire de montrer à la face du monde qu’il y a autre chose que la  célèbre « cocotte*" du fonctionnaire, me voilà désigné pour     plier des tigres à l’occasion du nouvel an chinois à la fin du mois.(ben oui c'est l'année du tigre)23pajaripapel22_jpg  


 

    Aie ! je suis super mal !  

 

    D’abord j’ai horreur de plier des animaux, à part  les grues ** traditionnelles. Mes préférences vont aux modèles géométriques, aux boites, aux enveloppes et aux tatoos. Et puis les animaux, c’est extrèmement difficile à plier, ça demande un temps fou, une minutie à toute épreuve. Au  moindre écart on se retrouve avec sa feuille lamentablement chiffonnée, et  arrivent jurons  arggh ! et sanglots       ouin !!!!  

P1020091

 

   
 

 

    Comme disent  Jacques Brel  et Desproges tout peut se plier  …On voit bien qu’ils n’ont  jamais tenté de plier un perroquet,  ou un paon.  

 

    Frères vivants qui après nous viendrez à l'origami, sachez que vous ne regarderez plus les prospecti (? ben quoi un prospectus des prospecti non?) du même oeil (pliable ? carré ? couleurs exploitables ?) et que vos tiroirs, votre bureau, votre maison sera envahie de divers papiers multicolores et multiformes à tester, vous deviendrez de dangereux et doux maniaques. Et pendant ce temps là, les papiers officiels, les courriers urgents procrastinés s'amoncelleront désespérément sur votre bureau. Disciple de Gaston Lagaffe, serez devenus. 
 

 

    Après tours et détours sur la toile, je clos ici officiellement ma quête de ce  merle blanc, les tigres qui orneront les     tables du nouvel an chinois de notre association, seront de papier, certes, mais tout simplement dessinés…logo_2  

 

    * emblème connu de l'origami elle s'apelle pajarita (photo extraite d'un site espagnol)  

 

    * *au bout d'un moment nous verrons les grues se tasser , certes mais allez  lire la triste  et célèbre histoire de cette grue  

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Le Canard à trois pattes (enfolie)

 


 

Ha, ce canard à trois pattes. Trois pattes pour lui est une véritable corvée compliquée à imposer à son entourage, si seul reste-t-il quand-même.  Ce cas narre sa vie dans une boite aux lettres qui envoie quotidiennement  son courrier à son papa perroquet. Ce père rock quête ses défauts de vocabulaire pour les faire courir autour du monde. Ce père réalise des concerts de rock avec ces papiers si cocasses. Le public rit, comme une andouille, un peu tous les jours.

 Non mais quel pigeon ce canard ! Nous pigeons bien le jeu odieux du vilain perroquet.

 Un jour ce gentil canard à trois pattes découvre le mal que lui procure son père perroquet. A son appel,  un faucon vient à sa rescousse pour faire s’envoler les papiers de la boîte aux lettres. Il se fait passer pour un faux con de policier devant ce perroquet et l’oblige à lui remettre tout le courrier du canard. Le perroquet se sent bien rabaissé et lui obéît en promettant que,  plus jamais il ne fera cela à son fiston. ..

Pas de bol, le faucon s’était accompagné d’un vautour pour l’aider à se faire respecter. Un clin d’œil  du perroquet vaut le tour de la boîte aux lettres par le vautour qui se met, lui aussi, à rire aux éclats devant ce papier si pourri !

 Le canard narre sa déprime au vrai con de policier reprenant sa position d’un pauvre un pigeon.  Pauvre canard, écrire avec trois pattes est bien compliqué pour lui. Son papier est toujours  endommagé. 

Le perroquet s’envole en même temps que son nouvel ami vautour pour continuer à faire tourner ses fameux concerts dans le ciel. Celui-ci  s’en larme régulièrement contre eux pour les faire se noyer au plus vite.

Ce pauvre canard à trois pattes y a quand-même trouvé son avantage, le ciel le protège toujours de ses pluies pour qu’il garde un doux sourire bien naïf.

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Papier (Joye)

Et pour ceux qui ne lisent pas assez vite ou qui préfèrent savourer les beaux mots (arf !), voici le script du film :

une histoire qui n'a absolument rien à faire avec le papier mais qui s' appelle, assez curieusement...

 

 

                PAPIER


Ceci est l' histoire du Colonel Parsley  Winfred Alouette Higglebotham, III, (clic ! clac !) un des plus célèbres ornithologues de l'ère moderne. Parmi d'autres grands avancements ornithoscientifiques, c'est lui qui découvrit la rare   Becentropis orangetrucae (bouic ?), qu'il baptisa la "Margueritoiselle" en l'honneur de sa mère, Marguerite Farquahr Higgenbotham, née Bécasse, qui fut, elle, une des premières aquarellistes de son ère et aussi de son village natal, Trifouilly-les-Oies.

Non, pas celui en France. L' autre.

Madame fut tellement ravie par l'honneur qu'elle commit sur-le-champ une aquarelle pour commemmorer ce rare évènement cher aux coeurs des orthinologues partout au monde ; son pinceau flottait furieusement à travers la toile, comme un colibri défendant son territoire d'une buse.

(Sploupe-splop-sloupe !)

 

Ce tableau devint tellement célèbre qu'il fut volé du Louvre...

Heureusement que la fameuse mère-poule en fit multitudineuses copies, dont celle-ci qui décore gracieusement encore la Galérie de Glaces du Château d'Oh ! à Versailles. Non, pas celle en France. L'autre.

Dans l'Illinois.

La population illinoisienne, ne voulant pas jouer à l' autruche, changea immédiatement la prononciation du nom de leur ville afin que leur renommée ne soit pas amoindrie par celle d'un soi-disant palais dans un coin perdu de la France. 

Oui, celle-là.

 

Malheureusement pour le monde d'ornithologie, la découverte du Colonel fut son dernier. En dépit du tout, il aurait vécu heureux chez sa maman, mais le sort intervint et le Colonel tombe éperdument amoureux d'une jeune demoiselle, l'irrésistible Henriette Papegai.

Tristement, le choc fut trop grand pour la mère du colonel, et elle est morte du chagrin le lendemain des noces...

Couic !

Parsley et Henriette vécurent heureux et eurent un enfant qu'ils nommèrent Alfred...

Non, pas celui qui tournait des films...

L'autre. Celui qui inventa la sauce alfredo...

(Miam !)

 FIN

(mais pas trop)

 

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Le potiron sculpté (Vegas-sur-Sarthe)

Le potiron sculpté

TaTacTaToum...TaTacTaToum... Je croyais déjà entendre le vacarme des rotatives qui monte des profondeurs du Nem Libre, annonçant l'édition quotidienne du canard qui hébergeait ma prose au rayon des poulets écrasés depuis... depuis quand?
Bon sang! Le problème n'est pas là! Dans moins de deux heures Mangin, le chef rédac bouclait le journal et je n'avais pas le moindre papier à lui fournir.
J'avais fait la tournée des popotes, je m'étais assis sur mon amour-propre jusqu'à aller pleurer un sujet auprès de l'ennemie jurée, notre secrétaire de rédac qu'on appelait Big Juliette depuis que Mangin et son humour à deux balles avait sorti "Ronéo et Juliette"... mais rien n'avait transpiré du pachyderme en jupon.

Il restait moins de deux plombes avant que le maquettiste antillais ne braille son refrain hebdomadaire "Ba moin en typo. Deux typo, trois typo doudou ..." et je sentais que Mangin allait m'en chanter un tout autre.
Slam! ça c'était le claquement reconnaissable de la porte de Mangin qui allait débouler dans trois secondes dans notre bureau et le volume du Slam présageait de la longueur de son blaze quand apparaissait son profil de faucon et de vrai emmerdeur!
Même dans le plus grand silence, il nous saluait d'un "Vos gueules les mouettes"
qui seyait bien à notre équipe de branquignols.
Et ce matin j'en étais le roi quand le boss se campa devant moi... "Fais-moi un cygne": j'implorais saint Jean Porte Latine qui, comme beaucoup l'ignorent est le patron des imprimeurs et typographes après avoir été celui des vignerons, ce qui ne gâtait rien mais me faisait pour l'heure, une belle jambe.
"Vegas! J'espère que cette fois, vous m'aurez réussi vot'papier sur l'potiron géant!"
"Euh... c'est comme si c'était fait, chef!"
"Arghl... passeque c'est pas encore parti?" s'étranglait Mangin en allongeant un peu plus son blaze.
"C'est comme si c'était fait, chef..."
"V'nez de l'dire... magnez-vous l'train!!"
Clang! ça c'était un bruit de porte que j'affectionnais car il saluait le dernier beuglement et on était assurés d'être tranquilles pour au moins trois minutes.
"Le... Chlac potiron... Chtac Klung géant... Clac Chtonk".
Accès aux... Chtonk dossiers archives... Klung Chlac.
Ouaaa! Je tenais mon sujet, celui que j'avais couvert deux mois auparavant et il me restait un quart d'heure pour imaginer une suite.
"Dieu soit Loué" comme on dit dans la sarthe, j'allais faire de ce cucurbitacée de cinq cent kilos, gloire potagère du petit village de Fay, une véritable oeuvre d'art en la représentant artistiquement sculptée.
Expert en Photobrush et autres Paintshop, j'eus tôt fait de sculpter la photo du monstre et de pondre une légende express avant de balancer le tout sur le bureau de Big Juliette.
L'effet de surprise passé, le pachyderme sembla apprécier le légume à son image et émit un profond barissement qui me confirma du même coup que je venais d'échapper à l'échafaud et qu'une brillante carrière m'était promise au rayon des poulets écrasés.

Deux jours après, j'apprenais que le potiron en question avait réellement été sculpté... Humpf !

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Tri sélectif (Teb)

Grrrrrrr1

Ras l’bol de tous ces papiers qui trainent sur mon bureau !!!

Réduisons le contenu du panier à courrier… ça déborde !!!

Le tri s’impose… Et…hop2, c’est parti !

 

Bon… la carte de vœux que m’a envoyée cette vieille pie1 de tante Cannelle… , je lui ai répondu… classement vertical !

Cette feuille jaune canari2… couverte de gribouillis … notes diverses, références des photos que je veux mettre dans mes notes, mots à chercher… numéros de téléphone orphelins… (à qui sont-ils, déjà ?).. Même chemin !

Ah3… et voici le dernier torchon envoyé par ce corbeau3 qui me poursuit depuis quelques temps… Je range soigneusement… si des fois je me décidais à montrer cette prose aux poulets4… ce serait lui, le dindon5 de la farce !

Et tout à coup… yep4 !!! par miracle, ma carte d’identité… que je croyais disparue…

Ça, le rangement a du bon !!!

Mais… mais… Ils ont dit « 5 noms d’oiseaux et 4 onomatopées, pas un de moins, pas un de plus… », les gens des défis.

Mais alors…j’ai tout !

Fini le rangement…

Préparation immédiate pour une balade avec mon ami N-ik-on.

soleil17_01_10

Salut, les gens … !

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :