28 août 2010

Une petite fille parlait aux oies (2) (32Octobre)

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21 août 2010

Une petite fille parlait aux oies…-défi #9- (32 octobre=

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Note de Walrus

Suite au commentaire de Joye, je joins un fichier au format pdf

Fille aux oies

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07 août 2010

Une fable pour les femmes sages (Joye)

Defi #9

'Il etait une fois une fille qui parlait aux oies...' *
Avec cet incipit, composer une petite histoire, poeme, dialogue, ce qui vous fait envie! *sourire*

Il était une fille qui parlait aux oies.
Les filles y ont parfois droit lorsqu’elles sont jeunes et naïves, et les oies approuvent.
Parce que « bête comme une oie » n’est qu’une expression, vous savez.

geese

Les oies sont, en réalité, très sages, très intelligentes.
Elles volent sans se perdre, elles nagent sans se noyer, elles traversent des continents sans oublier quand il est temps de partir.
Parfois, elles pondent même des œufs d’or.

reverse

On les prend parfois pour des cygnes, tellement qu’elles sont belles. Mais personne ne parle vraiment de la beauté des oies, car les oies sont pratiques aussi.  Elles sont tenaces et costaudes.
Les gens ignorantes vous diront que ça, c’est moins beau que la délicatesse fragile d’un cygne.
Les oies comprennent alors que les filles ne sont pas toujours appréciées pour leur intelligence - et surtout pas très longtemps pour leur beauté.


geese



Une fille trop intelligente, beaucoup de gens n’aiment  pas voir cela.
Dans le temps, on brûlait les femmes qui savaient plus que les hommes.
Et la beauté ?  Malheureusement, presque tout le monde la confond avec la jeunesse.


reverse


C’est pour cela que les jeunes filles, quand elles ne sont plus jeunes, portent le rappel qu’elles sont encore intelligentes et belles : de jolies pattes d’oie au coin des yeux,
e
n souvenir de leur jeunesse et de l’époque où elles savaient parler aux oies.

♥ ♥ ♥

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24 juillet 2010

Bellisama parle aux oies (défi #9) (Vanina)

Dans la ferme où elle vit heureuse, entourée de sa famille et d’animaux de toutes sortes, aujourd’hui, Bellisama a décidé de parler à Sidonie et aux oies.
Tout commença quelques jours plus tôt, lorsque Bellisama entendit parler le vétérinaire. Il avait employé des mots inconnus, auxquels elle ne voulait pas demeurer étrangère. Chaque jour depuis, elle s’appliquait à lire dans l’encyclopédie familiale la définition d’une espèce animale afin d’agrandir ses connaissances.

Et, c’est ainsi qu’elle s’adressa aux oies : Oie_de_Vanina

« Chère Sidonie, elle s’adressait à l’oie de tête,
chers oies,
On peut différencier les oies sauvages et les oies

domestiques. A ce sujet, si tous les petits s'appellent des

oisons, le terme de jars ne s'applique, lui, qu'aux mâles

des oies domestiques.
Aussi, que vous soyez cendrées, rieuses, naines,

des moissons, des neiges et j’en passe…
vous êtes des oiseaux de la famille des anatidés : les

canards et les cygnes en font aussi partie.
Sachez que l’on qualifie d’« oies » les bernaches mais aussi

les ouettes et quelques autres oiseaux... »

Bien qu’intéressées par les propos sur leurs lointaines

cousines, les oies commençaient à montrer quelques signes d’impatience, à être moins attentives. Bellisama ne se démonta pas ! Elle reprit son souffle et orienta le sujet différemment :

« On retrouve les oies dans la mythologie ! Esope a écrit une fable sur l’histoire d’une oie qui pondait des œufs d’or… dit-elle en prenant un ton mystérieux.
Moi, je connais l’histoire de Nils Holgersson qui migra avec les oies, ajouta-t-elle avec un brin de fierté. Maman m’a offert le dessin-animé. Et puis dans ma chambre, j’ai un jeu de l’oie ! Tout ça va si bien avec mon prénom !
Savez-vous que Belisama est représentée chevauchant une oie chez les peuples gaulois…
Quand je serai grande, je ferai partie de l’OIE (Office International des Epizooties -désormais appelé Organisation mondiale de la santé animale) ainsi j’aiderai et les hommes et les animaux !

Sachez pour conclure, que si moi je discours, vous les oies, vous cacardez !
Merci de m’avoir écouté. »

Elle esquissa un salut. Les oies avaient été attentives jusqu’au bout. Emplie de la satisfaction du travail accompli, elle s’en retourna jouer, observée par Aglaé et les autres cochons, Saturnin et les canards, Chantecler et son harem : chacun se demandant si eux aussi auraient le droit au savant discours, de Bellisama, sur leur espèce.

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Fais-moi un cygne (Vegas sur sarthe)

Il était une fois une fille qui parlait aux oies... Elle avait reçu ce don en naissant, d'une méchante fée sarladaise et passait ainsi le plus clair de son temps à cancaner et le plus sombre à dormir ce qui lui laissait peu de temps pour la gaudriole.
Elle cancanait tant qu'elle en gavait son entourage et ses parents priaient saint Martin chaque jour qu'un galant plus malin que les autres vienne lui clouer le bec.
Vint à passer un gars qui lui, parlait aux jars... Il tenait ce talent d'un ancêtre normand mais passait tout son temps à picoler du cidre.
Pourtant dès qu'elle le vit la fille n'eut qu'une envie... qu'il lui fasse un cygne... et entre deux bolées il lui fit, si bien que deux oisons bavards naquirent qu'ils nommèrent Aphrodite et Sarturnin.
Puis ils partirent s'installer bien loin, dans un pays étrange qu'on appelle la Cacophonie Occidentale, là où bipèdes et palmipèdes vivent en harmonie, enfin c'est ce qu'on raconte 

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10 juillet 2010

L'oiseuse (Poupoune)

Il était une fois une fille qui parlait aux oies. Avec cette manie de cancaner au bord de la mare, elle ne s’était pas exactement fait la réputation d’être une lumière. Pour tout dire, elle était même franchement considérée comme une idiote. Les plus gentils l’appelaient l’Oie blanche, les autres l’appelaient Simplette. Moi, je ne l’appelais pas. Je n’aime pas les attardés.

Elle n’avait pas longtemps fréquenté les bancs de l’école, parce que c’était sans espoir et elle se perdait environ trois fois sur quatre en voulant y aller, alors au lieu de la voir dans la cour de récréation jouer avec les autres enfants, on la retrouvait la plupart du temps au bord de l’eau en train de jacasser avec les oies. Il a bien été un temps question d’essayer d’exploiter le filon en se lançant dans le foie gras, mais impossible de mettre la main sur une seule de ces satanées bestioles ! A croire qu’elles ne venaient que quand la gosse leur faisait la causette… Cette bizarrerie a alimenté les conversations au bistrot et à l’église pendant quelques temps, et puis tout le monde s’est désintéressé de la gamine autant que de ses oies. Tout juste si je me souvenais de son existence, d’ailleurs, quand je l’ai vue débarquer, l’air de ne pas toucher terre, au milieu d’une véritable armada de volatiles silencieux qui avançaient vers moi en me regardant d’un air menaçant.

J’ai bien eu le temps de penser que c’était irrationnel d’imaginer qu’une armée de volailles stupides me menaçait, mais c’est pourtant bien à ça que ça ressemblait. Et quand la môme s’est mise à leur parler… Bon sang ! Ces saloperies de bestioles m’ont foncé dessus et m’ont fait reculer jusqu’à me faire tomber dans cette foutue mare où j’avais toujours pensé que la gamine finirait par se noyer ! Et voilà que c’est moi qui vais y mourir, noyée dans vingt centimètres d’eau et des centaines de litres de fientes dont ces putain d’oies, je vous le jure, me bombardent sans relâche ! Sous le regard amusé de la gosse, qui les encourage. Ma propre fille ! Tu parles d’une oie blanche…

 

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LA FILLE QUI PARLAIT AUX OIES (Lorraine)

« Il était une fois une jeune fille qui parlait aux oies. Elle connaissait leur prénom . C’est très utile quand on veut s’adresser à l’oie à tête barrée ou à l’oie des moissons. Ou encore à l’oie des neiges venue de si loin que le nom de son pays était imprononçable. Mais Lou n’avait qu’à élever les doigts , les agiter un peu et l’oie apparaissait ; c’est pourquoi elle l’appelait l’Eclair.

La bernache du Canada avait l’accent de ses lacs gelés. Lou l’interrogeait : « Tu m’emmèneras en voyage, un jour ? ». L’oie, (très sage) se taisait. A quoi bon dire « Non » à cette jolie gardeuse de basse-cour, qui parlait aussi aux poussins, aux dindons, aux poules effarées. La bernache du Canada savait bien que Lou connaissait le langage des oiseaux parce qu’elle n’avait pas d’amoureux. Que se passerait-il quand elle le rencontrerait ? Par contre l’oie des moissons ne se posait pas de question. Elle était la préférée de Lou et un peu jalouse des autres . Mais pas trop. D’ailleurs, elles s’en allaient souvent à deux en promenade. Et voici ce qu’il arriva :

L’oie dandinait devant, Lou dandinait derrière,
Elles allaient pas à pas au marché de l’Archelle
Et tout en dandinant, l’oie devant, Lou derrière
Aperçurent le puits et Yan à la margelle

Yan cria « Bonjour, Lou » ! Lou sourit au beau Yan
L’oie cancana très fort, appelant au secours
L’oie cendrée, l’oie rieuse, agressant le beau Yan,
Comme l’oie des moissons, comme l’oie au bec court

La bernache au cou roux était de la partie.
Le boucan assourdit Lou qui prit les devants
Et leva son bâton face à la compagnie
L’oie rieuse s’enfuit, Yan vint en conquérant

La bernache nonette et la jolie oie naine
Prirent un vol alourdi et cessant la querelle
Les autres au bord de l’eau plongèrent, incertaines
Tandis que Yan et Lou passaient la passerelle

L’oie de Lou comprit-elle que l’amour transfigure?
On la voit désormais , se taire en dandinant
Devant Lou qui dandine ajustant sa coiffure
Le long du lac ombreux où l’attend son amant.

 

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10 mai 2008

Un Conte Moderne - Janeczka

Il etait une fois
Une fille qui parlait aux oies
Aux oiseaux
A foison
Qu'importe la saison
Elle bavardait
Bavassait
Revassait
Aux arbres
Aux brins d'herbes
Aux nuages
A des apres-midi
De lilas
Et de
Papillons sauvages...



Et puis la petite fille a grandit... mais elle aime observer les lilas et les papillons virevolter dans son jardin pendant une apres-midi paresseuse... Elle continue toujours de parler aux oiseaux... Et n'a pas oublie non plus de rever aux arbres et nuages, quelle que soit la saison.

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La fille et les trois oies (Tilu)

Il était une fois

Une fille qui parlait aux oies

Et se demandait bien pourquoi

Elles ne lui répondaient pas…

Etaient elles sourdes ces rabat-joies ?

Un jour, n’y tenant plus, ma foi,

Elle s’empara d’un porte-voix

Et au bord de la marre se planta

Avec un petit sourire narquois,

Et quand se pointèrent les oies

L’une derrière l’autre, en convoi,

La minote dans son cornet s’exclama

En hurlant d’ une drôle de voix :

« Dites donc, bande de casse-noix !

Que vous ai-je fait à toutes les trois ?

C’est ma tête qui n’ vous revient pas ?

Ou bien p’têt que je sens le putois ?

Vous m’ignorez ! C’est discourtois !

Mais j’me laisserais pas faire comme ça !

Alors maintenant dites moi,

C’est quoi chez moi qui ne vous plait pas ?

Non d’un p’tit pois ! répondez moi ! »

Les trois oies impassibles à ce brouhaha

Ne comprenant pas plus cette fois,

Ces paroles de charabia

Passèrent leur chemin cahin-caha

Ignorant cette fille en émoi .

Pauvres oies , elles ne savaient pas

Qu’énerver les hommes ça ne se fait pas,

Même si c’est des filles au joli minois.

Car c’est ce jour , et à cause de ça,

Que fut inventé le premier foie gras….

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Grand-mère (Kloelle)

-          Il était une fois une fille qui parlait aux oies…

C’est la première fois que je prononce cette phrase, alors je le fais doucement avec précaution, de la même manière que j’ai tout à l’heure ouvert les vieilles malles et déplié les étoles de dentelle. Je ne m’attendais pas le trouver ici ce livre, au beau milieu de ces capelines satinées et de ces corsages vieillis savamment ordonnés dans leur papier de soie. La petite fille et ses oies… C’était une de ses histoires préférées, c’était en tout cas celle qu’elle nous racontait le plus souvent à mes sœurs et à moi.

Nous avions souvent envie de lui dire : «  Vous nous l’avez déjà racontée grand-mère » mais maman nous faisait un petit geste de la tête pour nous faire comprendre que ce n’était pas grave. Elle avait raison, même si nous en connaissions par coeur tous les rebondissements, nous aimions l’écouter cette histoire.

Grand-mère se posait dans son fauteuil près de la fenêtre, le dos bien droit et le menton en avant et nous nous installions autour d’elle, les genoux sur ces petites coussins recouverts de rosaces de laines que je trouvais très laids et qu’elle passait des journées entières à broder.

Elle lisait d’une voix claire et franche qui n’hésitait jamais et avec un débit qui ne laissait de place à aucune des questions que mes sœurs et moi aurions pu lui poser. Nous l’écoutions dans un silence religieux.

L’histoire terminée, son devoir de grand-mère exécuté, elle nous engageait à partir bien vite jouer au jardin. Elle nous aimait, mais en photo, celles ou nous posions en robes de dentelles et rubans joliment tournés sur nos mèches blondes, je crois qu’elle avait du mal à s’adapter à notre présence réelle, à nos rires et à nos rondes enfantines.

Enfant, je m’imaginais qu’en vrai, c était elle la petite fille de l’histoire et que le soir venu les oies de son enfance revenaient se poser sur l’herbe tendre du jardin et qu’avec elles elle savait parler, rire et jouer…

- Il était une fois une petite fille qui parlait aux oies…   

Le voilà entre mes mains maintenant, avec sa couverture cartonnée d’un autre temps,  ses images trop bien dessinées et sa petite héroïne aux pommettes bien roses.

Du dehors montent les voix claires de fillettes qui ressemblent à celles dont les photos ornaient jadis la cheminée. La fenêtre du grenier donne sur le jardin où elles rient, il a ce même parfum qu’il avait avant, quand j’y jouais enfant à me cacher en sautillant derrière les framboisiers.

J’attends ce soir avec impatience, ce moment où elles vont me demander : «  Mamie, tu nous lis une histoire ! »

 

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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