09 janvier 2010

... (rsylvie)

oups, je crois que j'ai bu un verre de trop !
c'est vrai que je n'aime pas le vert, mais quel pied !!!

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quand le verseau s’amuse de mes âneries »

-« vous ai-je dit que je n’aimais pas le vert ?

Ne m’en demandez pas la raison, je ne sais !

Allé savoir pourquoi, il est des couleurs que l’on n’utilise pas souvent.

Des teintes que l’on délaisse au dépend d'autres.

Tenez, le bleu par exemple.

Oui, l’azuré merveilleux d’un ciel d’été.

Ou l’orangé d’une toile, aux chaudes couleurs d’automne.

Mais le vert NON ! je n’arrive pas à le peintur’lurer,

Tout juste le crabouiller sur une feuille blanche, au risque de briser mon crayon » !

« Vertubleu …de vertudieu »

Jamais de verveine !
 me r’voilà les 4 verres en l’air.

Allé ‘core un vertugadin de plus.

Une nouvelle fois, vérin vu venir quand soudain, la verrue sur moi, que j’en perdis l’équilibre, plongeant dans le versant de la confusion des sens.

Le vermifuge libère en moi un délicieux poison.

Le vertige rend fou qui conque le défi.

Le versatile me saoule.

D’humeur versicolore, je me questionne ;

Le verset ou le garder pour moi ?

Quant au véridique je suis la plus belle, et moi

Vergerette folle, je vais je va, par de là les frontières…

Allongé, les yeux éblouis du ciel illuminé de soleil

Le véranda tout ce qu’il avait pris ; le jaune, le bleu.
Véritable chargée de produits multicolores, sans vergogne

Je prends, tout ce que me donne l’arc en ciel .

Pas plus vernissage qu’une autre,

Je vernis le passé, les yeux tournés vers l’avenir.

Au risque de me mélanger les pinceaux

Je beurre la page blanche de vert.

Vermillon ensemble mes Frères !

« la vertu, qui conque l’ignore ».


Cette véracité mériterait d’être encadrée.
 


Signé :

Véronique !

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Elle attend… (trainmusical)


Sur sa droite, un jardin avec du beau gazon vert, sur sa gauche un champ abandonné, également tout vert, parsemé de quelques fleurs sauvages. Elle est là en l’attendant.

Elle, c’est une belle femme à la trentaine, avec des yeux verts pétillant, une coiffure courte de couleur brune, un chemisier vert jade assorti à son pantalon vert mélèze. Elle l’attend depuis un moment. Il ne vient pas, ça dure et ça dure.

Pourtant, elle est bien assise comme dans le fauteuil, cependant le temps passé lui semble interminable.


Une attente si longue quand elle est si seule, c’est douloureux. Quand va-t-il arriver ?

Impossible de savoir.

Ce n’est pas la première fois qu’elle doive patienter sur lui, seulement, aujourd’hui ça s’éternise plus longtemps que d’habitude.

En plus, aujourd’hui, elle est fatiguée, le travail au bureau fut pénible. Et le fait qu’il ne vient pas implique que sa colère commence à accaparer sa déconvenue. 

 

Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

 

Et comme si le temps voulait s’en mêler, il commence à pleuviner.

Enfin ! Il vient, ce n’est pas trop tôt.

Il est enfin là le vert du feu lumineux, elle peut maintenant continuer sa route pour rentrer à son domicile.

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En attendant le printemps (Sebarjo)

paquerettes

Mille pâquerettes

pour aller conter fleurette

aux herbes mauvaises

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Le vert, couleur encombrante (enfolie)

La couleur est inexistante sans le regard, le regard profond découvre le vert pour y lancer un sens. Sans l’œil, le fil ne démarre pas. La couleur me fait prendre conscience de l’efficacité de mon œil.

Le vert encombre la nature, l’étouffe et se modifie continuellement en riant. Vert, je ne t’aime pas, tu es froid, lourd, fatiguant et provoque l’artiste peintre à créer des natures mortes…. Tu impose à l’art l’immobilité,  alors que tu es naturellement si variable et indéterminée.  Tu m’épuise et provoque en moi le début d’une sieste profonde comme le soleil du soir.

J’aimerais te transformer en orange. Orange salivant ma langue qui se met à pétiller, qui offre un réveil, une chaleur, l’étalement de mon corps sur une herbe rayonnante. Tu te moquerais des nuages, du brouillard et nous imposerait ton plaisir à temps plein.

Le vert, désolée pour l’être qui t’aime, je t’enterre à jamais, et offre à mon regard ta transformation en orange. Vive les lunettes colorées !!!

 

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Ca m'énerve! (vegas sur sarthe)

"Mon beau sapin,
roi des forêts,
que j'aime ta verdu-u-re"
Ce tube-là, j'le kiffe passeque ça veut dire que c'est l'époque des cadeaux et c'est aussi l'moment où mes vieux y décorent l'arbre et qu'y m'enguirlandent si j'passe trop près des boules!
Mais c'qui m'énerve c'est qu'il est toujours de c'te couleur là, en vert et contre tout comme dirait mon vieux, même après les batailles de serpentins, le convecteur qui lui chauffe l'arrière-train et les pipis d'mon Gargamel!
Ca m'énerve! Parait qu'c'est la couleur de l'espoir... pourtant les pilules de viagra de l'oncle Ernest, elles sont pas comme ça; moi ça m'arrange passeque j'aurais pas autant kiffé une schtroumpfette couleur mentalo.
"Mon beau sapin,
roi des forêts..."
Parait qu'les all'mands, eux y chantent "Otan embaume" et qu'leur roi des forêts il est vert de gris comme leurs fringues de la guerre de quand j'étais pas né. L'oncle Ernest y dit qu'y a rien d'plus facile pour faire du vert de gris; c'est lui qui m'a appris qu'y suffit d'pisser dans la bassine en cuivre de la tante et d'patienter mais j'ai juste réussi à prendre une engueulade et me faire sucrer la wii pour trois jours!

C'est ça la couleur de l'espoir? Ben t'aurais vu la tronche des grenouilles et du lézard qu'on a un peu tripotés avec le prof de sciences avant les vacances... y z'avaient plus la couleur de l'espoir.
En tout cas ça tient vachement bien, j'peux lècher ma pistache jusqu'au fond du cornet ou machouiller mon ch'win gomme à la clorofil pendant deux heures, c'est toujours vert.
Du vert y'en a partout, jusque dans l'frigo... moi j'kiffe les bio de danone même si c'est blanc à l'intérieur. Ma vieille dit qu'on est d'la génération bio, qu'y faut pas s'inquiéter et que si on a un doute sur la bouffe, y suffit d'appeler le numéro vert qu'est sur l'paquet; c'est bien foutu et c'est plus fastoche à bouffer qu'les brocoli d'la tante. J'suis sûr que ses brocoli y sont amers à cause que j'avais pissé dans sa bassine en cuivre!

Elle est vraiment bizarre la tante, toujours fourrée dans ses bouquins; elle dit qu'y a pas mieux que du pré vert mais j'en ai pas vu une seule image dedans. Parait qu'c'est écrit par des zacadémichiens, des extra terrestres trop mûrs qu'on voit des fois à la télé dans des costumes de toréros pas mûrs, des pères verts.
J'vois bien qu'y s'raient mieux à dormir au coin d'la cheminée au lieu de traîner leur sciatique dans l'hémicirque comme y disent... si c'est ça la couleur de l'espoir, pourquoi y z'en mettent pas aussi sur les maillots du PSG ? Hein?
Y en a bien sur le short des champions de rugby australiens, les wasabi... y sont tellement forts qu'on appelle comme ça la moutarde qu'on met sur les sushis.

La couleur de l'espoir? Tu parles! Tiens, l'excentrique du troisième qu'on appelait Valda tellement elle en suçait et qui nous empestait la cage d'escalier qu'on aurait dit la forêt des Landes... ben finalement elle aura sucé pour rien, elle a tété malade et pis elle a pas passé l'hiver.
La concierge, elle l'appelait l'amante poivrée par jalousie et aussi à cause de tous ces types qui dégueulassaient le paillasson. Justement, parait qu'elle était pétée d'dollars qu'elle avait trouvés sous un tapis vert; mon père dit qu'elle avait plutôt la baccara ou un machin comme ça qu'elle aurait chopé chez Casino ?
Moi, j'dis qu'dans les grandes surfaces on peut attraper plein d'trucs zarbi... d'ailleurs la grande Duduche de Chamalières elle y met plus ses miches; mais la s'maine prochaine, celle où qu'on bouffe la galette, faudra qu'j'y vais pour rapporter le roi des forêts dans son sac-a-sapin et je s'rai enfin peinard jusqu'à Noël prochain. Là j'suis d'accord avec mon vieux qui dit c'est bien quand on perd ses verts.
J'vais enfin pouvoir respirer... moi c'que j'kiffe c'est le bleu, celui d'la jolie schtroumpfette mais pas l'bleu de l'oncle Ernest, de ses pilules et d'son équipe de France... j'ai pas confiance.

Parait qu'ça existe les sapins bleu... en forêt noire, c'est bizarre mais faudra qu'j'en parle à mes vieux.

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et toujours vert ! (Poupoune)

Je ne sais pas combien de temps encore tout ça aurait pu durer. Je ne sais pas combien de temps encore j’aurais pu endurer ça. Il fallait que ça cesse.

Les nuits sans sommeil à guetter le moindre bruit indiquant sa venue, la terreur et le dégoût de le savoir dans les parages, mais aussi cette angoisse paradoxale qu’il ne revienne plus et que tout s’arrête ici, lentement, dans l’oubli et la folie derrière cette porte close…

Quel genre de vieux pervers faut-il être pour vouloir se prouver ainsi qu’on est toujours vert ? En quoi aurait-ce été si différent qu’il se paie une pute ? Il lui fallait en plus se prouver qu’il était bien le mâle dominant ? Et pourquoi moi ? Pourquoi ? J’ai été gentille, merde ! Je venais toutes les semaines prendre de ses nouvelles, m’assurer qu’il ne manquait de rien, lui faire un brin de causette. Il avait déjà survécu à la canicule, j’aurais dû me douter que cette vieille carne n’était pas si fragile ! Comment ai-je pu être aussi naïve ? Un homme reste un homme, même cacochyme. Putain de campagne de sensibilisation, tiens ! Et vas-y que je te culpabilise les jeunes qui laissent crever leurs vieux… moi je marche à fond dans ces conneries. C’est même pas mon vieux, ce vieux dégueulasse ! C’est le vieux de personne, d’ailleurs, c’est pour ça que j’ai commencé à venir le voir, ce putain de pauvre vieux tout seul si c’est pas malheureux quand même… j’t’en foutrais !

Sous ses airs de vieille loque tremblotante, je ne me suis pas méfiée, forcément ! Comment il a réussi à me traîner jusque là, ça, ça reste un mystère. Mais ce qui est sûr c’est qu’il ne s’est pas passé une journée depuis sans que ce vieux débris puant vienne s’astiquer et me tripoter et me… Oh ! je vais encore gerber !

Et il me laissait là, dans et le froid et l’humidité, à poil, attachée à ce tuyau, dans ma pisse, ma merde et ma gerbe. Tout fier de lui, content d’avoir réussi une fois de plus à faire sa petite affaire. Vieux salopard ! Pour le nouvel an, il s’est pointé avec une bouteille, le con ! Je préfère essayer de ne jamais repenser à ce qu’il m’a fait avec… Mais au moins a-t-il eu la prétention de croire qu’il m’avait trop épuisée pour craindre quoi que ce soit. Il m’a détaché une main pour trinquer « à nous ». Vieux porc dégénéré. Je n’ai pas réfléchi une seconde, j’ai chopé la bouteille et la lui ai fracassée sur le crâne.

Pas si gaillard le vieux libidineux, finalement : il est mort sur le coup. Cette fois, il devient vert pour de bon. Je le vois même déjà tourner au noir par endroit. Mais j’aurais peut-être dû réfléchir une seconde… Cette vieille ordure est crevée, la porte est grande ouverte, mais je ne sais pas où est passée la clef de ces putain de menottes.

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ENTREZ, C'EST HOUX VERT (Joye)

Une vieille chanson française, récemment découverte dans une caverne perdue

par des archéologues vauverdois ;

on ne sait pas encore comment ils ont fait pour perdre

toute une caverne, mais passons --

j'ai le grand honneur de la partager avec vous,

chers Défiants samediens

en verve vertigineuse...



Quand la feuille était verte

Gai lon là, tradéri, tra la la

Quand la feuille était verte

Faisait plus chaud que maintenant !

[Ouille !]

 

À présent, que je sèche

Gai lon là, tradéri, tra la la

La consigne à tête-bêche

MAP voudrait que je m’mouille !

[mais gentiment, selon son habitude]

 

Papistache me demande

Gai lon là, tradéri, tra la la

Papistache me demande

Si je veux bien des nouilles !

[tout en murmurant « Suis mon regard ! »]

 

Je ne veux pas de pâtes !

Gai lon là, tradéri, tra la la

Je ne veux pas de pâtes

Je veux des cuisses d’grenouille !

[car c’est vert aussi, ça]

[c'est Joe Krapov qui me l'a dit]

 

Walrus, il me demande

Gai lon là, tradéri, tra la la

Walrus, il me demande

Si j’veux d’ waterzouille ?

[Bah oui, mais aux Armes de Bruxelles !]

 

Je veux bien des moules-frites !

Gai lon là, tradéri tra la la

Arrosés de vin cuit, euh…

Car je suis une fripouille !

 

Val me mène à la danse

Gai lon là, tradéri, tra la la

Val me mêne à la danse

Car je suis niquedouille.

 

En sortant de la danse

Gai lon la, tradéri, tra la la

En sortant de la danse

Elle me fait des chatouilles

[en criant] :

 

T’AS PAS ÉCRIT UN TEXTE !

Oh la la ! T’as pas honte ? Tra la la !

T’AS PAS ÉCRIT UN TEXTE !

Rends-nous ton habit verdouille (*) !


(*) L'habit vert : tenue officielle des membres de l'Institut de France,

surtout de l'Académie française.



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02 janvier 2010

Consigne 88

Pour cette nouvelle consigne

N°88

Je vous propose d'écrire

dans la forme qui vous plaira

ce que vous évoque une couleur.

Et ce sera

le VERT !

Vos envois colorés sont à envoyer à notre célèbre adresse :

samedifefi@hotmail.fr

A vos pinceaux !!!

Posté par MAPNANCY à 17:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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