12 décembre 2009

Mots croisés (vegas sur sarthe)

Offrir un mot tôt ou bien un mot tard
c'est inopportun mais c'est bien meilleur
qu'un vieux gribouillis ou qu'un avatar
un petit mot doux? d'ici ou d'ailleurs.

Non pas des mots tus, en bouches cousues
ni des mots mâchés, souvent rabâchés
mais des mots-cadeaux qu'on peut s'échanger
de ces mots tout bleus comme on n'en fait plus.

Je veux partager tous ces mots gourmands:
secret du mot tel, galbe du mot lait
souffle du mot râle, chaleur du mot ment
avec ma jolie, celle qui me plait.

Et pour un mot d'elle sous son air mot coeur
tous nos mots d'amour seront mots croisés...

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Pannier de champignons (Zigmund)

On serait allés aux champignons, et on  en aurait rapporté  un peu de tout en vrac.

Sans pitié on aurait méprisé et éjecté les  vénéneux : national  et sa copine  intolérance qui auraient dénaturé  les autres. 

 Emprunté à Brassens, un proverbe bien connu des mycologues : « les coprins d’abord ! »

Et on aurait eu bien du mal à choisir…

Et voilà ! Sur la grande table en bois, comme des champignons à identifier, on aurait déposé  pèle mèle les mots à offrir aux amis des défis après les avoir un peu classés par paquets.

(ben,  si vous voulez bien nous allons repasser au présent, parce que, quand on a passé les 8 printemps,  ce genre d’utilisation du conditionnel c’est difficile) 

Dès le début, on a  pu remarquer des mots tellement évidents qu’ils ont presque été vidés de leur sens : rêves, amour, amitié.

Ils sont  suivis de près par quelques mots qui ont demandé le droit d’asile ou au moins un soutien moral : liberté- égalité- fraternité.

Accessibles à tous, quelques friandises mettent le sourire aux lèvres, certaines ajoutent des courbes aux formes : loukoums, café, thé, chocolat, alcools… modérato biren sûr.

Quelques « artistiques » allegro, irisé, gavotte, harmonie, font un peu bande à part et attendent les amateurs.

Au hasard, comme çà pour le fun,  on en a rapporté un rare, issu de l’hébreu avec une définition alambiquée et pas drôle, mais marrant par son extension  éventuelle  pour décrire une grosse galère : le shibboleth…

Plus fréquent et drôle, déjà dans sa prononciation, « huluberlu » ricane dans son coin …

(digression : à Istamboul, nous avons croisé plusieurs fois le mot « mudurlugu » dont nous ignorons -et souhaitons toujours ignorer- le sens… ce mot avait le pouvoir de  déclencher notre hilarité et nous nous  traitions joyeusement  d’ « espèce de petit mudurlugu » !  fin de la digression).

Enfin,  les « littéraires alambiqués » vous invitent à de nouveaux défis :  pangrammes, tautogrammes, lipogrammes et palindromes… tiens,  un zeugma : définition pas simple mais un exemple rigolo : «  aussitôt, il baissa sa culotte et dans mon estime » .

Amis défiants, c’est un peu le capharnaüm ici, mais  servez vous : de ces mots champignons, nous ferons une ou plusieurs fricassées  et poursuivrons nos aventures délirantes.

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Toi, ma soeur... (Zie)

Toi, ma sœur !

 

Mon cadeau est fin prêt. La boîte déposée

Au pied de ton sapin. Un peu de papier or,

Quelques rubans brillants, ont été disposés :

Le vingt-cinq au matin, quand plus personne ne dort,

Tes mains en les ouvrant pourraient être surprises,

De découvrir le vide, dans les paquets en cours.

Quelques mots maladroits diront cette méprise...

Point d’objets inutiles enrubannés d’atours.

Ce ne sont que des mots, des pensées malhabiles

Des regrets quelquefois et des reproches aussi :

A toi, ma grande sœur, douleur indélébile,

Qui ne veut pas de moi, dans ta vie, c’est ainsi…

Pourquoi ? Je ne sais pas. Le sais-tu seulement ?

Nos disputes d’avant ne peuvent conditionner

Nos vies de femmes, de mères. Que dire à mes enfants ?

Tu décides qui tu aimes, tu fais auditionner.

Tantôt frère, père et mère. Tour à tour tu rejettes

Puis réfléchis, reprends quand certains, repentis,

Sont venus se jeter, à tes pieds malhonnêtes.

Je t’ai cherchée longtemps, pourtant bien avertie,

J’ai essuyé ces portes que sur moi tu fermais.

J’ai attendu de toi, l’amour de cette sœur,

J’ai pardonné tes mots, tes envies de jamais

Et tant de moqueries offertes à ma candeur.

Tant de choses à te dire et ces regrets qui fusent

Donnant à tous mes mots, ce poids des temps amers

Des souvenirs absents, des souffrances qui usent

Des pensées qui se heurtent et tombent à la mer…

Je t’ai vue si jolie, si femme quand moi j’errais

Dans cette adolescence, tel un grand papillon,

Tu savais me narguer, et moi je me terrais

Dans ma chambre à écrire, la vie d’un chenillon.

J’enviais tout de toi, cette incroyable aisance

Cette façon aussi, dont maman te voyait !

Tes sentiments cachés, toujours mis à distance.

Mes émotions si claires, et qui tant me noyaient…

Tu avais en ton sein, la même dureté

Que j’ai vu si souvent dans les yeux de maman,

Et en toi point d’alliée, constamment rejetée !

Des tempêtes d’antan, je garde les tourments…

Les émotions me marquent, comme les gens et les mots

J’ai tant pleuré sur toi, sur cette porte close

De ce cœur invaincu qui refusait les flots

D’une vie débordante, recherchant une pause.

Je t’ai vue bien plus tard, changée du tout au tout

Tu t’es mise à marcher sur tes ailes fanées,

Les couleurs chamarrées ont viré d’un seul coup

Comme si le papillon était mort, sitôt né !

Et cette étrange place qu’aujourd’hui tu me laisses

Celle d’une étrangère, d’une autre que ton sang

Car tel un hérisson, dont les piques te blessent

Tu me veux loin de toi, ou tout près, autrement…

 

J’ai tant rêvé de toi. Cette sœur impossible !

Aujourd’hui, j’ai compris, que la vie est ainsi

Elle donne et reprend, automate impassible...

Moi ? Je reste là, moi et mon amour transi !

 

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ment, sue et tue 2 (Poupoune)

Je suis pas très porté sur les fêtes religieuses. Pas plus sur les fêtes de famille. Faut dire que d’famille j’en ai pas vraiment eu quant à la r’ligion, tout c’que j’en connais c’est les coups d’trique qu’on r’cevait chez les jésuites quand j’étais minot et à part dans l’dos ça m’a pas trop marqué. Mais Noël… j’sais pas. Noël c’est… j’sais pas. J’aime bien les décorations, les lumières partout, l’odeur des sapins… Habituellement, c’est sous une aut’ forme, que j’l’offre à mes clients, l’sapin. Mais à Noël, y m’vient des envies d’générosité et d’grandeur d’âme. J’sais pas pourquoi. En plus, là, la cliente, j’l’ai ramenée comme elle était en sortant du rade où elle bossait, avec sa robe verte, ses collants rouges et son bonnet à grelots. A chaque fois qu’elle bouge la tête, ça fait gling-gling et ça m’donne envie d’chanter « minuit chrétien ». J’sais même pas d’où j’la connais, cette chanson. En attendant, c’est son jour de chance à la donzelle.

-          C’est ton jour de chance.

Elle m’a r’gardé avec l’air de pas m’croire. J’y aurais p’t’êt’ pas cru non plus à sa place. Je m’suis levé et j’ai ouvert la porte de la bicoque. Rien que le noir de la forêt tout autour. Même pas de lune. Ouais… une sacrée chance, qu’elle avait.

-          Ouais, une sacrée chance, que t’as.

C’était l’premier cadeau d’Noël que j’faisais cette année. Rien que quelques mots. Mais un putain d’beau cadeau ! J’ai posé l’flingue, j’l’ai détachée.

-          File. J’te laisse 5 minutes d’avance.

Elle a même pas dit merci.

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Vieux petit saint Nicolas (Joye)

Vieux petit Saint Nicolas
Prêt'-moi ton oreille
Il me faut de jolis mots
Comme cadeaux parfaits

Et surtout pas oublier
Chacun parmi nous
Remplis bien ton grand cahier
Des mots ci-dessous :

Pour Walrus :  le mot AUBETTE
Pour MAP : le mot COEUR
Et pour Val : FUME-CIGARETTE
Et Papistache :  BONHEUR

Pour Tiniak : le mot KAYAK
Pour Poupoune : POLAR
Pour Tiphaine : une FREDAINE
Et pour Joe : ALCAZAR

À Vegas : PRUD'HOMME tout beau
Pour Virgibri : une GOMME
Pour Miss Zie : GUILI-GUILI
Pour Sébarjo : une TOMME

Borsolina : oui, CHAPEAU !

Martine 27 : une CHOUETTE
Pour Droufn, y a rien qui rime
Et ça, je regrette !

Rsylvie : de la POÉSIE
Peut-être des PINCEAUX
Tu sais qu'il reste pas mal de gens
Qui méritent de beaux mots ?

Si tu avais un DÉFI
Caché dans ta grande hutte
Tu pourrais nous le poser
En haut d'une grand' butte

Vieux petit Saint Nicolas
Voici un début
De jolis mots et coquelicots
C'est jamais du refus
Et pour moi, rien du tout
J'en ai l'habitude
Apporte-moi un gros BISOU
Pour servir du postlude...

 

 

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05 décembre 2009

Défi #84

Défi #84

C’est le temps des cadeaux

Tout le monde est assez riche pour offrir des MOTS en cadeau !

Quels MOTS choisiriez-vous ?

A qui les offririez-vous ?

Cherchez, trouvez, envoyez

vos mots-cadeaux avant notre prochain rendez-vous

du 12 Décembre

à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

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