12 décembre 2009

Words, Words, Words (Anthom)

Offrir des mots, quelle idée séduisante...
Comment choisir?
Quel terme retenir?

Par jeu, je pourrais, pour être de saison,
Articuler clairement le mot CLAIRON,
Emboitant ainsi le pas à Villon:
"Tant crie-t-on Noël qu'il vient"
Chantait-il, si je me souviens...

Un bouquet à la main, hésitant,
Le soupir un peu mièvre, balbutiant,
On pourrait bégayer, tel le soupirant transi,
Le mot AMOUR pour l'offrir à sa mie...

Je pourrais, en ces temps troublés,
- Qui me le contesterait? -
Prononcer le mot PAIX...
Mais aurait-il une chance d'être écouté?

Ne serait-il pas de bon ton
En ces temps de grande inquiétude
Du mot PLANETE  vouloir faire don?
Afin de montrer à la terre notre sollicitude?

Mais ici, point d'offrande désintéressée!
Crier, chuchoter, déblatérer,
Parler, discourir,
Gueuler, demander, interpeller,
Grogner, gémir,
Hurler, marmonner, parlementer,
Celui qui reçoit, de répondre, est bien obligé:
Je ne peux pas soliloquer!

Je voudrais un mot qui soit vraiment un cadeau,
Juste un son, qui n'appelle pas de réplique en écho.
Un son doux que je ferais froufouter,
Murmurer, ronronner, susurrer...
Un son furtif qu'on entendrait bruisser,
Bourdonner, cliqueter, trémuler...

Me voilà bien hésitante!
Quel mot pourrais-je donc offrir?
Je ne sais décidément pas que choisir!

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Cueillette (MAP)

Mes graines de vocabulaire
quand je les ai semées, ma foi

semi, sema, graini, graina

Dedans mes jolies jardinières
ce fut un jour rempli de joie

dandi, danda, joli, jola

Sous le soleil des mots poussèrent
que je cueillis pensant à TOI,

soli, sola, cueilli, cueilla !

Sur le rebord de ma fenêtre
je fixai un ruban de soie

rubi, ruba, fixi, fixa !

Et tous mes mots s’y enroulèrent
tout doux, tout fous, tous à la fois

Tutti, tutta, foli, fola !

Mots tendres et imaginaires
que TOI tout seul tu comprendras

motti, motta, tendri, tendra !

C’est un cadeau à ma manière
petit clin d’œil de moi à TOI
……………………………..


Attention ! Je te les envoie !

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Des mots (Sebarjo)

Dans ma valise en carton,

J'ai couché sur le papier,

des mots valise oxymorons,

des malles vomies aux mix' grognons !

(désolé mais, je sors des trans'

et j'ai encore le coeur qui balance !!!)

A Papistache,

Une cacahuète et un bavoir,

Pour ne plus que Papy s'tache

durant l'apéro dinatoire.

A Map,

Une carte du monde

faite par le vin qui abonde,

En repas de fête, sur une nappe.

A val,

j'offre en amont,

Des gambettes à la Jordi Savall

Plutôt que du tam-tam à la Marcel.. Amont !

Puis à Walrus -

Pour faire le morse - un télégraphe,

des bip courts et bien vite motus,

Pour ne pas dépasser le paragraphe !

Et A vous tous, amis du samedi,

Sans défiance si ça vous dit,

Voilà les mots comme moindre mal

Que je sors du fond de ma malle,

et que je vous offre, admin's comme défiants :

Joyeux noël et bon jour de l'an !!!

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Rencontre (Phil)

Dans ma jeunesse, jusqu’à dix-huit ans à peu près, j’allais à la messe. J’avais beau être timbrée, j’allais à la messe. C’est difficile à croire, mais c’est comme ça. Même que je faisais partie d’un groupe de gentils chrétiens assez informel dont la vocation était d’animer les messes. Avec guitare, tambourins et tout le toutim. Et chansons de Graeme Allwright. Jolie bouteille, sacrée bouteille. Non. Pas celle-là. D’autres. J’ai oublié les titres. Et les paroles. Et les mélodies. Pas la peine que j’en cause, alors.

Ce n’est pas le fait d’aller à la messe qui m’empêchait d’être défoncée. J’allais à la messe défoncée. Ou à moitié bourrée. Ou les deux. Dieu merci (si je puis dire) je savais donner le change. De toute façon tout le monde s’en foutait. Personne ne voyait rien. Je vivais dans un monde bien gentil où on ne regardait pas autrui. C’était assez effroyable, à y repenser.

On m’avait collé une étiquette de timbrée. Joli colis. On aurait pu rajouter sur moi fragile, urgent, haut, bas, tout un tas d’autres inepties. Il n’aurait plus manqué qu’on m’emballe et qu’on fasse un joli nœud doré, j’aurais été un super cadeau.

Je me souviens d’un jour où j’étais allée à la messe particulièrement défoncée et bourrée. Ce n’est pas qu’on m’avait virée pour autant, non. Personne ne s’était avisé de rien. Il n’empêche que je ne chantais pas avec les autres. J’étais défoncée, bourrée et hostile. Ça faisait beaucoup et ce n’était pas tellement chrétien. Je n’en avais rien à battre. Ce n’était pas pour ça que je ne chantais pas leurs mièvreries. C’est parce que j’avais mal aux dents et qu’à cause de ça j’avais dévalisé l’armoire à pharmacie de mon père. Et j’avais fait couler les médocs avec un doigt de suze. Vertical, le doigt. Et pas un doigt de bébé. Du coup j’étais assise sur un banc du fond. J’avais des sensations étranges. Je voyais les couleurs du vitrail qui foutaient le camp dans les limbes. J’entendais mon cœur battre la chamade. Tout ça bourdonnait dans ma tête et je ne savais plus trop où j’étais. J’avais conscience du bois dont était fait le banc, et j’avais l’impression d’être de bois moi-même, que mon cul allait bientôt se greffer au banc, et que j’allais prendre racine là, dans le dallage de l’église. Lorsque j’en ai eu ras le bol, je suis sortie de là comme j’ai pu, j’ai fait le tour du parallélépipède en béton qui nous servait d’église, histoire de vérifier si dehors aussi les couleurs du vitrail s’échappaient vers le ciel, j’en ai profité pour engueuler quelques copains qui jouaient à la pelote basque contre le mur (et parfois contre le vitrail, c’est ça qui me donnait l’impression d’entendre résonner anarchiquement les battements de mon cœur), et je suis partie m’asseoir sur les marches du parvis. Entre parenthèses, je me fichais pas mal qu’ils fassent du bruit. C’était juste un petit plaisir que je m’offrais. Les engueuler.

J’ai tout faux. Ce n’était pas vraiment la sortie de la messe. Je m’étais sauvée bien avant la fin.

Sur les marches, je n’étais pas seule.

Il y avait une autre fille que je ne connaissais pas. Méchamment belle, la fille. De longs cheveux noirs (qui me donnait envie de haïr ma propre blondeur). Un visage de madone. Un sourire… mon dieu. Un jean tout déchiqueté d’un côté. Ça, c’était marrant.

D’une ex-boîte de pastilles pour la gorge que j’avais dans mon sac, j’ai sorti une cigarette d’herbe toute prête et j’en ai proposé une à la fille. Elle a préféré prendre une gauloise dans un paquet tout chiffonné qu’elle a extirpé de sa poche de chemise.

Nos fumées se sont mêlées tandis que nos regards convergeaient vers un néant confus. Puis, sans nous concerter nous nous sommes levées et, tandis que le jour déclinait, nous nous sommes enfoncées dans le sous-bois. Nous avons marché pendant plus de deux heures, accordant nos pas au rythme lent de notre conversation. Nous devisions avec enthousiasme, de tout, de rien. De lecture, essentiellement, et de musique.

Elle ne connaissait pas Caravan.

Elle a dit, j’aimerais que nous soyons amies, je m’appelle Livia. Elle ajouta, afin de justifier ce prénom peu banal alors même que je ne demandais aucune explication, nous venons d’Italie.

C’est amusant, j’avais soudain oublié que j’étais défoncée. Je n’étais plus hostile du tout. Je ne sais pas si ça existe, un coup de foudre d’amitié. Peu importe. On pourrait dire que c’était ça qui nous arrivait. Du coup, en m’adoptant, c’était comme si elle avait gagné le gros lot. Un super cadeau.

Ceci est un extrait d’un texte beaucoup plus long sur lequel je travaille en ce moment. C’est pourquoi ça peut paraître un peu tiré par les cheveux par rapport à la consigne.

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Résine de vie (Virgibri)

A ma mère : VIVACITE, car il contient la Vie et toute l’énergie dont elle a toujours fait preuve, quels que fussent les moments à passer, joyeux ou effroyables.

A mon père : MAJESTE, puisqu’il en a fait preuve jusqu’au bout, jusqu’à la Mort, et bien avant déjà.

A ma grand-mère paternelle : LIONNE, elle l’était : douce et sauvage à la fois.

Aux femmes : SENSUALITE, c’est ce qu’elles m’ont appris et ce qui est troublant pour moi en elles.

A mes amours perdues : TORTURE. Et si, et si…

A mes amis : SURPRISE, étant donné que la roue de l’amitié a souvent tourné, dans le bon ou le mauvais sens…

A mes félins : FIDELITE, car personne au monde ne l’est plus qu’eux, et que leur amour indéfectible me bouleverse toujours autant.

A la littérature : MERCI de m’avoir sauvée, de n’avoir pas fait de moi une simple passante dans l’existence, même si je souffre souvent de tant de mots.

Aux peintres : FRISSONS de peur, de plaisir, d’émotion…

Aux professeurs qui m’ont donné FOI en ce métier : AMEN ! Ainsi soit Je.

A mes élèves : PATIENCE, la grande vertu dont je fais preuve avec eux, et qu’ils doivent apprendre face aux efforts fournis…

A mon corps : PARDON de te faire subir ce que je ne sais gérer, et je te DETESTE de ne pas t’aimer.

Et à l’écriture : CATHARSIS, puisque c’est cette fonction qu’elle a toujours eu pour moi, avec tout le mystère antique qui l’entoure.

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Positive attitude (rsylvie)

C’est le temps joyeux des cadeaux jolis


H O R S


Qui dit cadeau dit : plaisir !

alors j’envoie le mot : douce

Parc’que souhait d’une « douce année 2010 »

Qui dit cadeau dit : injustice !

« et ben, c’est pas un cadeau celle-là  »

et je pleure de n’avoir aucun mot qui guérit. 

Qui dit cadeau dit : générosité !

« tiens, c’est cadeau »

alors en moi cela s’apaise et j’offre le mot : sourire

Qui dit cadeau dit : méchanceté !

« Je l’ai pris, mais c’était un cadeau empoisonné »

Oups je me cache, honteuse d’avouer ce coté obscure.

Qui dit cadeau dit : espoir !

« et si je lui offrais un cadeau » ?

oui j’aime mieux ça  et j’offre le mot : conciliation

 Bon sylvie c’est bien beau de réfléchir tout haut,

mais pour qui ces mots-cadeaux » ?

 pour tout te dire, je n’en ai aucune idée

Par contre, je sais une chose,

à personne je ne souhaiterai de méchanceté ou

de connaître l’injustice et tant d’autres vilains mots » !


-« allé arrêtes tes chichis et dis nous à qui tu offres tous les autres mots » ?

 tu l’es bien curieux toi.. bon j’avoue ne pas faire dans l’originalité.

Tous ces mots douceurs je les offre à ceux qui me sont chers et que j’aime par dessus tout, mes enfants et mon épousé,,,, bien sur, ensuite vient tout’la clique des parents, amis etccccc

tu vois en fait, je suis ni plus ni moins comme tout l’monde..... juste une femme, qui le temps de déposer une trace sur la feuille blanche, se prend à rêver que demain,

le bonheur existerait pour chacun…. »


Positive attitud'ment vôtre
              rsylvie


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Ça partait pourtant d’une bonne intention (Val)

J’avais voulu lui offrir tous mes mots dans un paquet cadeau

Il a en fait reçu tous mes maux, et pas les plus beaux.

Tu parles d’un cadeau !

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A vous (Tiphaine)

mots

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Un joli mot de Noël (Borsolina)

Ce matin, monsieur et madame Mot devaient se presser afin de faire leurs dernières emplettes pour le réveillon de ce soir. En effet, une surprise était arrivée à leur réveil et ils avaient donné naissance à leur dernier petit mot qu’ils avaient affectueusement nommé Désamoureux.

Ils prirent alors leur motomobile afin d’arriver au plus vite au grand magasin des mots qui était déjà assailli par les acheteurs effrénés de dernière minute. Ils n’hésitèrent pas longtemps devant les rayons et choisirent celui des mots doux. Là, les mots scintillaient de toute part, il y avait des mots qui roulaient, d’autres qui coulaient, encore qui riaient et même qui embrassaient.

Il y avait aussi les mots composés, madame Mot hésita d’ailleurs longtemps entre pomme d’amour et pain d’épice, mais monsieur Mot préférait arc-en-ciel. Avançant toujours dans le rayon, ils découvrirent les derniers mots à la mode dont tous les jeunes raffolaient et qui regorgeaient de j’te kiffe par ci, j’te kiffe par là. Mais pour un nouveau né, cela ne leur convenait pas.

Le choix devenait cornélien tellement il y avait de mots, ce qui étonna madame Mot qui ne se souvenait plus de cette période heureuse où elle et son époux se caressaient de mots tendres tels que bonheur, douceur, joie, plaisir, bonne humeur, adoration, gentillesse, délicatesse, amabilité, générosité, ravissement, beauté, etc.
Monsieur et madame Mot commençaient à se sentir tout chose, leurs cœurs fondaient devant la féerie de tous ces mots et lorsqu’ils trouvèrent enfin le mot qu’ils recherchaient tant, l’émerveillement pouvait se lire dans leurs yeux.
Heureux, monsieur et madame Mot, bras dessus - bras dessous, retournèrent bien vite à leur doux logis afin de préparer la fête de Noël. Ils disposèrent tous leurs mots-cadeaux au pied du sapin et réveillèrent leur progéniture aux douze coups de minuit.

Tous les petits mots de monsieur et madame Mot, bien qu’encore endormis, se précipitèrent devant le grand sapin qui brillait de tous feux. Chacun attrapa son paquet, excité maintenant comme une puce, et s’empressa de l'ouvrir.
Monsieur et madame Mot se délectaient de ce spectacle. Madame Mot saisit alors le dernier cadeau qu’ils avaient acheté quelques heures plus tôt et l’offrit à son petit dernier qui n’osait s’approcher. Le petit Désamoureux déchira le papier. Son visage s’illumina d'un grand sourire lorsqu’il découvrit le mot Amour.

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A toi (Brigou)

Une surprise
Une grande émotion
Un été plein de promesses.

Je t’attends


Une bouffée de vie
Une première rencontre
Un éblouissement.

Je te découvre

Un souffle léger
Une peau rose et délicate
Un éclat de soleil.

Je m’approche

Un câlin au creux de mes bras
Un premier geste du bout des doigts
Une tendre caresse.

Je savoure

Un bonheur partagé
Une grand-mère heureuse
Un amour de bébé.

Je t’aime

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
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