19 septembre 2009

ELLE ET LUI (Jo centrifuge)

- Alors Mademoiselle AUFRAY, avez-vous découvert notre voleur?

Elle était toujours nerveuse devant Monsieur le proviseur :

- Eh bien, Madame la surveillante générale a procédé à la fouille des chambres et nous avons confisqué quelques paquets de cigarette, des allumettes et un magasine féminin. Mais aucun indice quant à la plaquette de beurre dérobée dans le réfrigérateur de l'internat hier soir.

-Poursuivez vos investigations Mademoiselle l'intendante. Je ne puis tolérer un quelconque comportement qui ternirait la respectabilité de notre institution. Les parents d'élèves ne le pardonneraient pas, vous me comprenez?

- Très bien...Au revoir... Monsieur.

Mademoiselle AUFRAY se rassit et contempla le butin de la journée étalé sur son bureau. Elle piocha une cigarette, une américaine, et l'alluma en faisant jouer d'une seule main un briquet à essence. C'était un "truc" que lui avait appris des GIs en janvier 45 sur un hôpital de campagne des Ardennes. Quoiqu'en dise le Proviseur, peu lui importait que des pensionnaires se grillent à l'occasion une petite clope dans les toilettes. Mais que certaines passent leurs soirées à lire en cachette les imbécillités frivoles d'un magasine de mode, voilà qui dépassait son entendement. Drôle d'époque.

Pourtant il fallait poursuivre l'enquête tant que ces demoiselles étaient encore en classe. Eh bien, il lui restait une heure pour fouiller les poubelles des parties communes du lycée. C'est dans une caisse en bois près de la petite porte menant au parc qu'elle découvrit, sous des feuilles mortes, l'emballage du disparu. La sonnerie de la fin des cours retentit.

Parfait, se dit Mademoiselle AUFRAY, voilà le cadavre. Il me reste à découvrir un mobile et je pourrais confondre le coupable. De retour à l'économat, assise à son bureau, elle s'offrit une nouvelle cigarette et tenta d'élaborer un plan d'action : faire surveiller la porte du parc, questionner le personnel sur des allers venues suspectes,.. qu'est-ce qu'une interne peut bien faire d'une plaquette de beurre?... Ses pensées finirent par dériver lentement comme les volutes de tabac qui emplissait la pièce à présent. Et c'est alors qu'elle remarqua comme une anomalie sur la couverture du magasine saisi. Une trace de doigt avait fait gondoler le papier et enlevé un peu d'encre. C'était comme... une trace de gras!

Elle feuilleta le journal à la poursuite de ces traces jusqu'à la page fortement abîmée des conseils beauté. On y découvrait comment une friction de beurre mou pouvait redonner leur splendeur à des cheveux abîmés. Ridicule... mais elle comprit immédiatement. Elle tenait son mobile, elle pouvait tendre une embuscade.

La nuit était tombée sur le parc et Mademoiselle Aufray, cachée derrière le tronc d'un grand peuplier, souriait car les faits confirmaient ses brillantes déductions. Plus loin, derrière une brèche dans le mur d'enceinte du lycée, une pensionnaire avait retrouvé un beau jeune homme. A les voir, elle devinait qu'un grand amour unissait ces deux là. En partant discrètement, elle se dit qu'ils méritaient bien leur bonheur.

Le beurre passerait par pertes et profits, n'en déplaise à Monsieur le Proviseur. Après tout, elle et lui...

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


Dura lex, le beurre moins (Poupoune)


 

Dans l’épisode précédent : Melle Aufray, l’intendante, a constaté la disparition troublante d’une plaquette de beurre doux du réfrigérateur de l’internat.

 

Aux cris stridents qu’elle entendit en provenance du dortoir, Mademoiselle Aufray se douta que son affaire de beurre disparu allait passer à la trappe.

Elle fonça vers le lieu où semblait se jouer un drame et découvrit Sœur Yvette, en robe de bure, hurlant et se signant, comme possédée, sous le regard perplexe des jeunes-filles de la chambrée. Réussissant non sans mal à calmer la sœur indignée, elle demanda des explications.

 

- C’est… c’est… balbutia la sœur.

- C’est rien, Mademoiselle…

- Rien ? Rien ? Comment osez-vous... ?

 

Je regardais tour à tour les filles et la sœur, les unes amusées l’autre rouge de colère. La sœur reprit :

 

- Alors dites-nous ce que vous faisiez avec ce beurre !

 

Ainsi donc mon beurre était retrouvé. Au moins un mystère résolu.

 

- C’est pour le vibro, ma sœur…

- Ah !... Seigneur Dieu !

 

La sœur au bord de l’apoplexie, j’intervins :

 

- Euh… Plaît-il ?

- Oui, ben elle a essayé la vase, Line, mais ça irrite, alors on a piqué du beurre.

 

 

 

Cet épisode des « Chroniques de l’internat du Foyer de La Miséricorde » vous a été proposé par Durex, pour faire durer le plaisir.

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Les Fleurs du Mâle, Ouvrage sponsorisé par le beurre Le Fleurier (Alice)

Dans ce recueil, vous trouverez tout ce qui fait la réputation de notre maison plus que centenaire :

- Une tartine d'informations percutantes  :
"L'extrait gras du haschisch, tel que le préparent les Arabes, s'obtient en faisant bouillir les sommités de la plante fraîche dans du beurre avec un peu d'eau. On fait passer, après évaporation complète de toute humidité, et l'on obtient ainsi une préparation qui a l'apparence d'une pommade de couleur jaune verdâtre, et qui garde une odeur désagréable de haschisch et de beurre rance. Sous cette forme, on l'emploie en petites boulettes de 2 à 4 grammes ; mais à cause de son odeur répugnante, qui va croissant avec le temps, les Arabes mettent l'extrait gras sous la forme de confitures."

- Un concentré de matière bien grasse, même crue :
“La femme est le contraire du Dandy. Donc elle doit faire horreur.
La femme a faim, et elle veut manger ; soif, et elle veut boire.
Elle est en rut, et elle veut être f…
Le beau mérite !
La femme est naturelle, c’est-à-dire abominable.
Aussi est-elle toujours vulgaire, c’est-à-dire le contraire du Dandy.”

- Un suce pinces extra fin :

Une plaquette entière de cet exquis beurre
A disparu soudain du réfrigérateur
Dans l'internat figé, retentissent les pleurs…

Mademoiselle Aufray ne connaît pas la peur;
Elle mènera l'enquête, fuyant la rumeur,
Jusqu'à ce qu'enfin le grand Charles boude l'heure...

Alors n'hésitez-plus, foin des mottes !
Offrez-vous Les Fleurs du Mâle, le bouquet frais des hommes vrais !
Attention : en ce moment, pour tout achat d'un recueil, une mini dosette de 2,5 grammes de beurre Le Fleurier vous est offerte gracieusement ! Qu'attendez-vous pour devenir de vrais hommes?!

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

"pour 250 Gr de beurre" ! (rsylvie)

-« Un sponsor, un sponsor ! et puis pourquoi pas se déclarer au registre du commerce » ! ronchonne dans son coin mademoiselle Aufray, intendante du pensionnat des Hirondelles à « Mentent Les Jolies » région Pivoleuze, en décachetant l’enveloppe d’un fournisseur  pour pâtisseries industrielles..

Tout avait commencé, il y a de ça 5 jours, quand la mère supérieure avait appris qu’une plaquette de beurre de 205 gr, avait disparu du réfrigérateur de l’internat. Tout de suite, les soupons s’étaient portés sur la plus ancienne des sœurs. Celle là même qui n’avait plus toute sa tête. Et de ce fait, certainement rangé la dite tablette à un endroit non approprié. Qui, faute de bonne température, avait du la faire fondre comme neige au soleil.

Seulement voilà, aucune des habitantes de la congrégation ne semblait se satisfaire de cette réponse. Et surtout pas sœur Charlotte, qui le sonHAUTtonne en permanence déréglé hurlait à qui voulait bien l’entendre sans mentir, tout le voisinage à plus de 3 km à la ronde que ce n’était pas elle, dieu lui en était témoin ! C’est ainsi, qu’après le goûter de 4 heures, la prière de 16 heures, la congrégation réunie au grand complet votait à mains levées (pfff, j’ai bien vu que sœur Tilège avait levé la main, parqu’elle craignait les représailles de sœur Tonnerre… et la p’tite nouvelle, la caramélite, ai bien vu qu’elle faisait comme toutes les autres pour ne pas déroger à la régle…) …votait que moi, Mademoiselle Aufray, seule civile du pensionnat, sans parler bien sur des jeunes filles que nous accueillons et à qui nous enseignons l’amour de son prochain….serait préposée pour trouver le coupable et surtout, offrir une solution afin qu’un tel acte ne se reproduise plus. Car voyez vous, c’était la 3ème fois, que nous constations d’étranges disparitions au sein de notre Etablissement.

La première fois, veille de mardi gras, je n’en ai même pas parlé, pensant à une erreur de livraison. Il est vrai que depuis que notre fournisseur, Monsieur Baratte a pris sa retraite, la jeune crème qui lui succède est quelque peu novice en la matière et de ce fait, portée à commettre quelqu’étourderies !

la deuxième disparition ne m’a pas étonnée car nous étions surtout elles en pleine période de carême, et qu’à telle période de l’année, je diminue de moitié les quantités à commander !

Hors ce matin, quand une fois de plus j’ai du constater qu’il manquait 1 plaquette de beurre de 250 Gr dans le réfrigérateur de l’internat, je n’ai pas eu d’autre recours que d’en parler à la mère supérieure. Alors là, attention les yeux ! Sa Supériorité de nous jouer le grand jeux de l’enquête policière et « les coupables seront sévèrement punis » 

Ni une ni deux, je me mets en poste de filature et guette tout c’qui bouge !

pas une ombre, un bruissement ne m’échappent !

je suis partout et nul part à la fois,

on me voit, on ne me voit plus…..

je suis chat elles sont souris, je suis le poulet dans cette basse court.

je suis ici, je suis là, j’n’suis plus !

….je n’y suis plus , c’est le cas de le dire , écoutez bien le dénouement de l’histoire .

En moins qu’il n’en faut pour l’écrire, je glisse furtivement de pièce en pièce, quand mon soulier vernis s’embrouille en pirouettes artistiques pour m’envoyer valser au fond du prétoire d’un parquet ciré, à tel point que j’en ai la cheville morcelée…. Et le poignet cassé !

Aux commentaires avertis de l’urgentiste  devant le pale cliché d’une radio fraîchement développé
-« une fracture en motte de beurre,,,, oui Madame Aufray » !, J’ai pleuré de douleurs et de rage.
Mais j’ai vu jaune, devant les explications de sœur Bernique
myope comme une taupe qui avait confondu crème pour les boiseries et plaquettes de beurre… Hors je n’étais pas dupe !
Légèrement handicapée par un plâtre que je devais garder 3 semaines, j’avais eu le temps d’observer le manége de nos jeunes pensionnaires, qui n'imaginaient  pas être démasquées. Seulement c’était mal me connaître, que de penser que l’idée ne me viendrait pas de les soupçonner en voyant leur petit manège devant les fenêtres du dortoir quand arrivait le fournisseur de produits fermiers !

Et ces demoiselles d’avouer avoir volontairement mis le beurre dans la boite de cire d’abeille, afin de faire revenir plus rapidement le charmant fournisseur !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Ca conte pour du beurre ? (Joe Krapov)

Distribution des rôles :

Maïté, cuisinière : Mme Conchita Ibarruri

Yseut Aufray : Mlle Philomène Troll

Les élèves : Madame et MM. Ludivine Dieu, Dominique La Palice, Patrick Wolf

Les décors sont de Roger Tarte.

 

1

- Madame Aufray ! Madame Aufray !

- Qu’y -t-il, Maïté ?

- Une plaquette de 250 grammes de beurre a disparu de mon frigo !

- Ugh ! Vous en êtes sûre ? Si c’est vrai, je vais devoir mener une enquête dans l’internat. De quelle marque était ce beurre ?

- Isaure d’Aubignie Sainte-Mère !

- Ne jurez pas, Maïté !

- Je ne jure pas, madame Aufray, c’est réellement la marque du beurre !

- Et savez-vous ce qui était organisé pour distraire les élèves hier après-midi ?

- Eh bien je crois me souvenir que les surveillants ont emmené les petits au cirque.

- Ne cherchez plus, Maïté ! Ceux qui ont fait le coup, ce sont les quatre éléphants qui étaient montés dans une deux chevaux . Regardez-vous-même : je viens de découvrir leurs traces dans les petits suisses aux fraises des bois !

 

Ce sketch a été proposésous sa forme écrite à la la Société Carambeurre pour insertion dans un de ses célèbres papiers d’emballage sous le nom générique de « blague Carambeurre» et refusé par leur comité de lecture présidé par Mme Adriana. Qu’ils aillent se faire voir chez Nunutella, ceux-là !

 

 

2

- Madame Aufray ! Madame Aufray !

- Qu’y -t-il, Maïté ?

- Une plaquette de 250 grammes de beurre a disparu de mon frigo !

- Ugh ! Vous en êtes sûre ? Si c’est vrai, je vais devoir mener une enquête dans l’internat. De quelle marque était ce beurre ?

- Elzevier, je crois.

- Je ne connais pas cette marque, Maïté. Mais vous, savez-vous quel film on projetait au ciné-club du lycée hier-soir ?

- « Le dernier tango à Paris » de Bernardo Bertolucci.

- Houla ! Je crains le pire !

 

Ce spot publicitaire a été refusé par la société Elzevier. Il nous ont dit : « Mais c’est de l’inconscience ? ». Direct ! Quelle bande d’ankylosés du porte-monnaie, eux, alors ! Qu’ils soient transformés en e-boucs, tiens !

 

 

3

- Madame Aufray ! Madame Aufray !

- Qu’y -t-il, Maïté ?

- Une plaquette de 250 grammes de beurre a disparu de mon frigo !

- Ugh ! Vous en êtes sûre ? Si c’est vrai, je vais devoir mener une enquête dans l’internat. De quelle marque était ce beurre ?

- C’était du « Paysan breton » !

- Ah ? Intéressant ! Ca me met déjà sur une piste. Pouvez-vous vérifier si on ne vous a pas « emprunté » aussi 250 g. de farine, 250 g. de sucre et un sachet de levure de boulangère ?

- Vous croyez que…?

- Vérifiez !

- Mais… oui ! Il manque ça aussi !

- Et … savez-vous quel jour nous sommes aujourd’hui ?

- Euh ? Le 14 août ?

- Et voilà ! L’énigme est résolue ! Les coupables sont derrière la porte ! Ouvrez-là, Conchita !

 

Etonnée, la brave cuisinière ouvre la porte. Les élèves entrent, portant cérémonieusement un kouign-amann odorant et doré à souhait, couvert de bougies allumées. Ils chantent :

- Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire, Maïté-Conchita ! Joyeux anniversaire !

 

Ce spot publicitaire est sponsorisé par le Conseil général du Finistère, la ville de Douarnenez, la région Bretagne, Ouest-France, l’ARVOR (Association  des Rigolos de Villejean et de l’Ouest de Rennes) et l’UBIBFR (Union des Baffreurs Iatrophobes de Bretagne Fous du Raison (Loïc)). Merci à tout ce beau monde et à Mimizan-Appétit.

 

 

dds73_kouign_amann

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :


Flash (PHIL)

Flash

 

Les heures avaient beau passer, j’étais consterné. Les heures d’insomnie, je veux dire. De celles où tu regardes le plafond sans le voir, et pour cause parce qu’il fait noir, que tu n’oses pas allumer la lampe de chevet de peur de réveiller ta moitié et de la mettre de mauvaise humeur. De celles où tu tentes vainement d’assembler des mots dans ta tête pour en faire des phrases, d’assembler des phrases pour en faire des paragraphes et d’assembler des paragraphes pour en faire des histoires. Tout ça mentalement, sans faire l’ébauche d’une esquisse de geste qui tendrait à s’emparer d’un carnet et d’un crayon, ou d’un écran et d’un clavier, histoire de concrétiser un peu. Ça ne se passe pas comme ça, dis-tu ? L’écriture est un combat, dis-tu. Tu te dois de trimer sur ton clavier et de connaître les affres de la page blanche, dis-tu. Foin de ces objections. Moi j’aime bien assembler des idées dans ma tête quand il fait noir et que je ne dors pas et que je pense qu’à mes côtés, Elle en écrase méchamment, ce qui dans la réalité vraie n’est pas forcément le cas, il se peut qu’elle soit la proie d’une insomnie jumelle de la mienne, qu’elle croie que je dors profondément et que de ce fait elle n’ose pas allumer la lumière de son chevet. Bref. Je disais que j’étais consterné, oui, parce que je venais de lire la nouvelle consigne des Défis du Samedi et que, bêtement j’étais perplexe. Oui. Seulement perplexe. Rien d’autre. Comme quoi. Cela arrive. Oui, parce que je dois te dire : d’habitude ce n’est pas du tout ainsi. Je lis la consigne. Peut-être que je la relis. Et que je la relis une deuxième fois. Pour être bien sûr. Pour être, comme qui dirait imprégné. Et hop. Il y a comme un flash. L’idée est là, la trame disons, et il n’y a plus qu’à laisser mijoter quelques heures, voire une nuit ou un peu plus. Pas tellement plus. Tu n’as jamais remarqué que je postais généralement ma contribution le lundi ? Pour en revenir à ce que je racontais, c’est là que c’est bon : la nuit. Quand je me débats avec l’insomnie, et que soudain je lâche prise, que je gis sur le dos et que je regarde le plafond sans le voir, évidemment, puisqu’il fait noir. Alors l’idée figée au flash semble s’animer. Il y a soudain des mots qui s’agglutinent, des phrases qui s’envolent, légères comme des bulles, et puis cela finit par construire une histoire, une histoire virtuelle puisque rien n’est encore écrit et que je reste inerte, là, comme ça, allongé sur le lit, dans le noir. Et qui sait si le lendemain, ou le jour d’après, il en restera quelque chose, de ces bulles si légères. Tu me diras que l’écrivain, le vrai, il n’attend pas que les choses s’évaporent. Il se lève en tapinois et s’en va fébrilement allumer l’ordinateur afin de concrétiser les mots et les phrases et toutes les bulles qui sont nées du flash. Et bien je te le dis, c’est non. D’abord je ne suis pas écrivain, alors je me fiche éperdument de ce que font les vrais, et puis, je te le redis sans risque de me fourvoyer, le tapinois, c’est une connerie monumentale. Parce que, inévitablement, tu fais craquer le parquet, tu te cognes dans le pied du lit ou dans le montant de la porte, ou dans les deux, tu laisses échapper un cri, et fatalement tu réveilles Elle, qui t’agonis de reproches, elle qui dormait si bien finalement, et paisiblement, parce que tout le boucan que tu fais, c’est comme si elle s’était pris un coup de flash dans la figure, tu vois, un bien puissant digne des meilleurs modèles de chez Nikon, tiens soyons fou, disons le SB5000 et elle est aussi contente que si elle avait trouvé tes traces de doigts dans la demi-livre de beurre.

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

Le beurre perdu (Captaine Lili

Chanson-comptine sponsorisée par Les bisounours fondus, le magasin des douceurs de l’enfance (peluches, bonbons, livres et bien d’autres choses encore !)


bisounours_fondus_1


« Le beurre a disparu ! »

Déplore émue

Mzelle Aufray l’ingénue

Intendante, c’est connu,

De l’école des Ptits Lu.

La cuisinière déçue

Ne pourra - sans beurre, c’est exclu -

Fourbir son régal au lait cru,

Jusque là inconnu,

Le soufflé de laitue.

« Un vol, qui l’eut cru ! »

Répètent en chœur têtu

Mzelle Aufray, jeune et menue

Le gardien, joyeux hurluberlu,

Et puis la mère Lulu, la cuisinière fessue.

On soupçonne le dahu,

Et puis le rat des rues,

On enquête, on évalue,

Quel gone ventru

Aurait-pu… ?

C’est alors qu’on trouve repue

De graisse la table en bois nu :

Le beurre a fondu !

Reste une question ardue :

Qu’y-aura-t-il au menu ?



Et en prime (time) la voix de la crémière (ndlr) :


beurre_perdu

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Borsolina

Une plaquette de beurre de 250 grammes a disparu du réfrigérateur de l'internat. L'enquête est confiée à Mademoiselle Aufray, l'intendante.

Tous les petits garçons connaissaient bien mademoiselle Aufray, l’intendante en chef de l’internat de l’Ecole Primaire de l’Institut Familial de Montauban. On n’aurait su définir son âge, la plupart des pères des enfants avaient été pensionnaires dans cette école et la connaissaient déjà. Il parait que certains grands-pères l’avaient connue aussi à ses débuts alors qu’elle n’était qu’une toute jeune surveillante. Et pourtant, malgré son âge incertain, elle avait la peau du visage bien lisse, ses joues poudrées rose dragée lui donnant bonne mine. Elle était toute petite et toute fine, tirée à quatre épingles, et avait pour habitude d’emprisonner ses longs cheveux cendrées dans un chignon. Ses garçons, comme elle les appelait, et qui se retrouvaient éloignés durant plusieurs semaines de leur famille qu’ils ne retrouvaient que pour les vacances, l’aimaient beaucoup. Elle était une sorte de maman de substitution, très douce et toujours juste. Lorsqu’un enfant faisait une bêtise, elle ne criait jamais. Néanmoins elle n’hésitait pas à le punir et ce n’était pas tant la punition qui vexait le gamin, mais plutôt la honte d’avoir déçue mademoiselle Aufray.

Un jour, une plaquette de beurre de 250 grammes disparut du réfrigérateur de l’internat. La cuisinière prévint immédiatement l’intendante et accusa rapidement les petits pensionnaires.

Mademoiselle Aufray était bien embêtée… C’était le second vol, si tant est que l’on puisse parler de « vol », en deux jours. Cela avait commencé par un sachet de farine. En ces temps de restrictions, ces denrées étaient devenues rares, et ces disparitions ne pouvaient pas continuer. Elle décida alors de convoquer chaque enfant dans son bureau. Elle savait y faire pour voir si un enfant lui mentait. Mais ce jour-là, après avoir auditionné chaque garçon, elle eut l’impression d’avoir fait chou blanc. Elle n’avait pas réussi à déceler la moindre espièglerie. Que faire ? Les punir tous ? Cela n’était pas utile, elle savait que de toute façon ils allaient être privés du gâteau qu’elle avait prévu de faire faire à la cuisinière pour l’anniversaire du petit Paul qui devait avoir lieu le surlendemain. Heureusement, il lui restait trois tablettes de chocolat d’avant-guerre qu’elle avait précieusement mises de côté. Elle pourrait alors distribuer un carré cacaoté à chaque enfant lors de la petite fête.

Néanmoins, elle monta quand même dans le grand dortoir des enfants et ouvrit chaque petite armoire se trouvant à droite de chacun des lits bien alignés. Elle n’aimait pas fouiller, elle avait l’impression de violer l’espace privé des garçons. Mais son sentiment s’estompait bien vite en voyant que les billes de verre, les frondes en bois qu’elle confisquait immédiatement et les insectes morts étaient les seuls trésors qu’il pouvait y avoir dans ces placards. Mais pas de trace de farine, ni de beurre ou plutôt de flaque d’huile vu la chaleur de ce mois de juin. Le mystère restait entier.

L’anniversaire de Paul arriva. Tous les enfants étaient réunis dans le réfectoire et se mirent à chanter un joyeux anniversaire à leur petit camarade. Paul était le plus petit du pensionnat. Il fêtait ses six ans aujourd’hui et se faisait une joie de déguster son gâteau d’anniversaire. Lorsque mademoiselle Aufray s’approcha de lui et lui expliqua qu’il n’y aurait pas de gâteau, les yeux du petit garçon se remplirent de larmes. Seule la promesse de manger un bout de chocolat calma les spasmes de ses sanglots. Mademoiselle Aufray était vraiment triste, et tout en arpentant le long couloir qui la menait à la cuisine afin de prendre les plaques de chocolat, elle se disait que ces petits bouts ne méritaient pas la folie des hommes. Elle alla machinalement vers le grand vaisselier en bois, et ouvrit la porte vitrée du haut qui grinça à lui faire hérisser les poils, comme à chaque fois ! Elle attrapa la boite en fer, mais de suite elle comprit : la boite était vide. Elle revint livide dans la grande salle où les garçons l’attendaient, impatients. Les mots restaient coincés dans sa gorge, mais elle devait pourtant annoncer la mauvaise nouvelle. Les enfants la regardaient avec de grands yeux lorsqu’elle les fit sursauter en poussant un grand cri et pointant son doigt : « Aaaaaaaah des souris !!!!!! » Tous les enfants se retournèrent vers le fond de la pièce et virent une horde de souris, mulots, et rats des champs ainsi qu’un gros gâteau au chocolat quand le petit Paul, un grand sourire jusqu’aux oreilles, s’écria : « C’est Ratatouille !!!! Il m’a fait mon gâteau d’anniversaire !!!! ».

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

En quête (MAP)

Quand Mademoiselle Aufray se mit en quête de la disparition de 125 gr de beurre du réfrigérateur de la cantine elle ne pouvait pas savoir qu’elle allait avoir la peur de sa vie.

Il faisait bien sombre dans les couloirs de l’Internat en ce soir de fin octobre.

Le vent faisait rage au dehors, la pluie s’abattait en furie contre les vitres des fenêtres grillagées, les ombres mouvantes des longues branches des marronniers de la cour dessinaient sur les murs des formes effrayantes.

Comme Mademoiselle Aufray désirait mener son enquête discrètement elle n’avait pas allumé l’électricité et elle se contentait de la faible lumière d’une lampe de poche hors d’âge, la seule qu’elle avait pu trouver.

Des bruits sourds lui parvenaient qui semblaient venir du dortoir  « Gutenberg »

-celui des classes de secondes- En s’approchant elle entendit des chuchotements et surtout une voix qu’elle ne reconnaissait pas ! Puis un grand silence se fit !

Elle frissonna.                       GLING  !   Une petite page de PUB !

Freshissimo

Arrivée à deux pas du dortoir la porte s’ouvrit brusquement et Mademoiselle Aufray eut juste le temps de voir surgir une forme noire surmontée d’une horrible tête bleue au crâne rasé. Un son étrange s’échappait de la bouche de ce terrifiant personnage, une sorte de rire maléfique !

Mademoiselle Aufray n’en vit pas d’avantage car elle s’écroula par terre, évanouie …

GLING !

Avec les Assurances «  Cékoilepépin » vous tombez bien !

………………………………………………………………………………........................

Un peu plus tard l’affaire fut rapidement éclaircie quand le proviseur trouva cette « recette » qu’un élève avait déniché sur un site de jeu d’Internet.  Il l’avait imprimé subrepticement pendant le cours de S.V.T. –comme il l’a lui-même avoué par la suite-

Halloween

La punition fut sévère, l’élève fut envoyé travailler à l’usine *« BABEURREFRET » tous les week-ends du restant de l’année scolaire.        GLING !

  * Babeurrefret la saveur sans les frais !

Une fois remise de ses émotions, Mademoiselle Aufray donna sa démission d’intendante et trouva une bonne place dans une agence de publicité.

 GLING ! GLING !

 « PUBATOUTVA » ne vous décevra pas !

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Avec beurre et (presque) sans reproche (Zigmund)

Mademoiselle Aufray tournait en rond dans l’office.
Au début,  croyant que seule une plaquette de beurre   des touyous *(demi sel  what else ?) avait disparu,  elle s’était orientée vers une vengeance de bas étage. Premier suspect :  Berthold, élève militant pour l’abolition du sport à l’école, qui avait eu des mots avec  le professeur de gymnastique lequel avait tenté de lui faire courir le 100mètres ; d’aucuns l’avaient entendu marmonner  que le prof ferait moins le fier quand  les agrès flambant neufs de la salle de gymn (les agrès   Agré *, « les agrès qui m’agréent »meilleurs que les agrès  DeKanarre*)  se retrouveraient tous enduits de graisse …mais non, Berthold  avait un alibi en béton : il était à l’isolement, enfermé  dans son dortoir, avec une bonne grippe qu’on espérait normale saisonnière et  surtout pas « A ».(le tata miflu*, était prêt  sur sa table de nuit  pour parer à cette éventualité.)
On avait rapidement constaté que la plaquette de beurre n’était pas seule à s’être évaporée, et qu’un paquet de sucre entamé (il restait 200 gr) un paquet  de farine (500gr), et un sachet de  levure (levure sainte Honorine* le gonflant…), s’étaient également fait la malle.
Donc peu d’indices, mais ces emprunts,  à moins d’être l’annonce d’une bagarre en dortoir avec armes non conventionnelles (surtout la levure !) sentaient le plan gâteau non autorisé.
Elle  se demandait comment le ou les coupables  s’y prendraient  pour faire cuire un gâteau sans  four, car elle avait modifié tous les codes d’accès  aux cuisines et offices…
Il était tard,  et mademoiselle Aufray ne dormait pas, presque  immobile devant son ordinateur, elle se « creusait » pour  répondre à la consigne #73 du  défi du samedi* (attention ! site extrêmement addictif : ne commencez pas !)…quand soudain une sensation inhabituelle lui fit lever le nez… Les « mousquetaires », (sympathique « bande des quatre ») du  dortoir voisin  ne dormaient pas et s’offraient une sortie  dans le couloir. Discrète et silencieuse, elle  les suivit à distance. Au deuxième étage ils avaient ouvert  presque sans bruit le laboratoire de chimie. L’intendante tendit l’oreille : se croyant seuls, les gamins discutaient :
-An Wei, tu es sûr de ta pâte à pain ?
-Ben oui, j’ai fait comme c’est dit : levure, farine, eau, et huile de coude, pétrir une pâte à pain  çà vous muscle.  Après, je l’ai laissée lever, planquée sous mon lit.
-Pas à côté de tes Nike* qui puent quand même ?
-mais non, Mamadou, j’ai préféré la recouvrir  avec tout notre linge sale, andouille….bon, j’ai étalé la pâte  comme j’ai pu avec une canette de  Breizh Cola* maintenant, c’est l’heure de vérité…Mouloud, en tant que seul beur du groupe, c’est à toi de fournir le « des touyous » demi sel…David, passe lui le tube à essais… bien sûr qu’il faut le nettoyer… ! Voilà on étale la moitié du beurre sur la galette de pâte à pain, on recouvre de sucre, on plie en soudant les bords on laisse reposer 10 minutes, au frais…un petit  coup de console pour patienter…Mamadou, tu allumes le four,  essaie d’atteindre le thermostat 6-7  qu’ils disent
-Bon on refait pareil : aplatir en galette, beurre fondu,  sucre, refermer, plier  aplatir, plier (plions mes frères !)  Mettre le reste du sucre…
- grand moment les gars ! On met au four, c’est parti pour une demi-heure, dommage qu’on n’ait pas pu voler un œuf pour dorer le dessus…
C’est cet instant que choisit mademoiselle Aufray pour faire sursauter  les mousquetaires : elle entra dans la salle de chimie et leur  tendit un verre contenant  un jaune d’œuf. «  ceci est ma contribution personnelle »,   c’est  ce qui manque à  votre Kouign aman  clandestin qui va bientôt sentir bon dans tout le bâtiment...


Ce texte n’est pas sponsorisé par
-le conseil général de Normandie (car si le Mont St Michel est en Normandie, le Kouign Aman  reste  breton  …na !
-la ligue des diététiciennes et  nutritionnistes filiformes.
-Nous avons refusé l’offre de sponsoring de la pilule Lilli* supposée effacer les effets du kouign aman  sur les formes et les courbes.

La recette light  est empruntée à
http://www.750g.com/750g.htm

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :