21 juillet 2009

l'effeuillade (rsylvie)

il me manquait de retrouver cette odeur bien particulière des bords de mer. Alors sans vraiment tenir compte de l’heure avancée, je pivotais et prenais la direction opposée.
La grande porte d’entrée était en chêne. La trace du temps avait marqué son passage, elle n’en était que plus belle. C’est avec beaucoup de respect que je franchissais le seuil de la demeure me jetant à corps perdu dans la nuit noire. Sous mes pas la gravier faisait de petits crissements qui me rappeler de redoubler de discrétion afin de ne pas réveiller ou alerter la famille endormie. Mais tout le monde ne dormait pas. En levant les yeux vers l’immense bâtisse. Je vis 3 fenêtres encore éclairées. En cherchant bien la disposition des différentes pièces. Je devinais la chambre de mes parents, celle de mon cousin p‘tit Pierre et celle de Camille.


Ahhhhh Camille… douce Camille.
Maintenant que je t’ai retrouvé je sais que dans tous mes songes…. mes désirs, mes rêves les plus fous, c’était toi, toujours toi ma douce Camille.

Au pied d’un très vieux saule pleureur je m’installe confortablement, le regard fixé sur l’unique fenêtre restée allumée.

Ohhh Camille, le spectacle qui s’offre soudain à mes yeux me transporte de joie.


Dans un halot de lumière, tu apparais simplement vêtue de ton costume de scène.

La pièce est terminée, ce fut une réussite. Les spectateurs debout ont applaudi tant et tant qu’il y a eu plus de 6 rappels. Et ce succès te revient de droit. Toi l’héroïne de mon histoire… la tragédienne de mon cœur, je me meurs à petit feu de ne pouvoir t’approcher, te toucher.

Les mains moites, le corps frémissant,

assis par terre, j’assiste impuissant, à l’effeuillage d’une fleur.

tel un nénuphar s’effeuillant d’un pétale à l’autre à la douceur du soleil, tu offres au miroir de partager l’instant. Négligemment, tu portes la main vers le cordon qui enlace une taille finement dessinée. Délicatement tu effleures d’une main l’épaule, faisant glisser une brettelle et découvrir la naissance d’une poitrine jeune et arrogante.

Le torse dénudé, tu te mets en devoir de retirer l’enveloppe qui entrave des jambes au galbe discret d'une élégance vertigineuse.

Et, le plus naturellement du monde, tu retires une blanche dentelle et là, devant le miroir, tu restes nue, offerte à la nuit.

Tel un roseau vibrant sous la caresse du vent, je sens en moi s’affirmer une virilité, qu’un élan passionnel ne fait que renforcer.

Tout mon être s’élève vers toi

Mes bras t’attirent… Tendrement, ta tête se penche vers moi.

Mon épaule , tel un champs de blé de ta chevelure,

Frissonne au rythme de nos cœurs à l’unisson.

Sur mes yeux, tu déposes une perle de rosée.

Je suis au paradis, tu t’offres à mon étreinte.

Mes mains enhardies par la chaleur de ta peau, s’égarent par de vers toi.

Et toi, sans livrer bataille, confiante tu te laisses conquérir.

Je suis en nage. Le froid de la nuit tombée me fait frissonner.

Le nez au vent, perdu dans mes pensées, je n’ai même pas vu que tu avais éteint la lumière. Machinalement je relève le col de ma veste et me lève fébrilement. Je suis épuisé. Un coup d’œil vers ma montre indique qu’il est 0h35 et qu’il serait grand temps d’aller se coucher si je veux faire bonne figure demain, enfin plutôt ce matin

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Anna TOMY (MAP)

Foin du romantisme …

Aujourd’hui  je me dévoile.

Marguerite en pot contre fleur de peau

Papillons chassés, Brassens est passé …

Allez  je me dévêts car je vous le devais !

A quoi ça « cerf »d’attendre !

…………………………..

Pas_de_panique

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Proxénétisme (Joye)


Pour ceux qui ont toujours voulu explorer leur insectualité...


proxyn_te1

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20 juillet 2009

Coup de soleil (Virgibri)

Nous étions allongées dans l’herbe, protégées du sol par un mince plaid. Nous discutions de choses et d’autres, à l’abri de l’ombre majestueuse du cerisier de son jardin. Parfois, le soleil s’immisçait entre les feuilles, et je devais fermer les yeux pour éviter ses rayons.

Je portais une robe légère, fleurie, aux pans assez longs. J’avais retiré mes sandales, et mes pieds frôlaient l’herbe fraîche. Au détour d’un silence, je fermai les yeux, en souriant. J’étais bien.

Dans une demi-somnolence, je sentis qu’elle bougeait. Je crus entendre sa respiration près de mon oreille, et je frissonnai, en cet après-midi estival. Je pensai m’endormir.

Je crus que le vent se levait et faisait bruire les feuilles. Un souffle passa sur mon décolleté. Mes cheveux recouvrirent mon visage, pendant que mes seins pointaient, à cause de la brise fraîche et légère.

J’avais chaud, pourtant. De petites bêtes grimpèrent dans mon cou, puis le long de mes jambes. Je ne cherchai pas à les pousser ni à les faire disparaître, trop abandonnée au sommeil, nonchalante.

Le vent souleva soudain ma robe et laissa mes jambes à l’air libre, enfin. Je voulus les resserrer pour garder une certaine dignité, mais, malgré mon état, je me dis qu’elle dormait elle aussi, et que personne n’entrerait dans son immense jardin isolé. Je restai donc ainsi.

Les bêtes continuaient de grimper et de descendre le long de mes mollets, de mes cuisses, de mes hanches, parfois. C’était des allées et venues incessantes et discrètes, des frôlements d’insectes, doux comme des caresses.

Je plongeai dans ses sensations délicieuses et m’abandonnai. Les mille pattes vinrent jouer le long des dentelles de mes dessous, de façon insidieuse. Je crois que je gémis légèrement. Les pattes restèrent longtemps là, à chercher leur chemin, leur route perdue vers on ne sait quel trésor, vers on ne sait quelle nourriture.

Puis tout s’activa.

Je rêvai, je crois.

Au moment où je me réveillai en criant, je me relevai, cambrée, les mains au sol, les yeux fermés : le soleil était en moi.

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69 année d'puces et tiques (Sebarjo)

Sebarjo et son caniche

ont pris leur Jet privé

et leurs parachutes dorés.

Depuis qu'ils sont nouveaux riches,

ils ont quitté leur niche.

 

 

Ils s'aiment et leur envolée

durera plus d'une année,

Ils s'épouilleront

sans chemise ni pantalon,

des aisselles au pubis

jusqu'en deux mille soixante-dix.

 

 

69, année d'puces et tiques

69, année sans babyliss

(bis, bis)

 

 

Sebarjo et son caniche

chinent jusqu'en Chine.

Les corps en ivresse, ils se bichent,

En ferry, sur les eaux marines,

se bisouillent et se câlinent.

 

 

Ils s'aiment et leur embardée

durera plus d'une année,

Un coup dans la truffe et le nez

Ils ne vont pas dessaoulés.

Ils s'aimeront sans prémisses

jusqu'en deux mille soixante-dix.

 

 

69, année d'puces et tiques

69, année sans babyliss

(bis, bis)

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POUR UNE BELLE AMIE (Joye)

 

Je l’aime tant

Mais je ne sais pas comment le lui dire

Que c’est elle

Que je désire

 

Je l’aime tant

Je suis tenace même lorsqu’elle menace

Car c’est elle qui est ma belle

Que je désire

 

Ah oui,

C’est bien toi mon amour glamour

J’aimerais tant

Laisser ma trace

Sur ta bouche

 

Ah oui,

C’est bien toi mon rêve, mais je crêve

Tu m’espionnes

Tu m’empoisonnes

Tu es trop farouche

 

À mon chagrin

Chaque matin

Tu me chasses…

 

Car je ne suis qu’une limace !

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Les Paimpolaises (Joe Krapov)

Sur l’air de « La Paimpolaise » de Théodore Botrel

Quittant ses genêts et sa lande
Quand le Breton se fait marin
Pour aller aux pêches d'Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gars fredonne tout bas :

J'aime Paimpol et sa falaise
Son église et son grand pardon
J'aime surtout la Paimpolaise
Qui m'attend au pays breton

Puis, sur l'air de "Oh when the saints" :

J'aime Paimpol et sa falaise
Son église et son grand pardon
J'aime surtout la Paimpolaise
Qui m'attend au pays breton

J'aime Paimpol et sa falaise
Ses p'tits bistrots et ses boxons
J'aime surtout les Paimpolaises
Qui m'accueillent sous leur édredon

Je les rends folles quand je leur baise
Le bout des doigts comme un baron
Elles sont mes marquises mes duchesses
Moi j'suis le roi des fanfarons

J'm'appelle Krapov et j'suis balaise
Dès qu'il s'agit de faire le con
Aujourd'hui j'en prends à mon aise
Pour vous balancer des chansons

Des fariboles et des fadaises
J'en ai rempli mon baluchon
Je f'rai l'guignol, ne vous déplaise
Jusqu'à c'qu'on me mette en prison

J'aime Paimpol et sa falaise
Son église et son grand pardon
J'aime surtout la Paimpolaise
Qui m'attend au pays breton

La version sonore par le groupe « Les Rats déridés » est ici : http://www.onmvoice.com/play/7513#1 audible directement si vous avez Flash sur votre ordi ou sinon téléchargeable ici : http://dl.free.fr/v11MWkuNr et écoutable avec Windows media player ou Winamp.

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Juste un petit coup (vegas sur sarthe)

"Je rentre juste un petit coup, je ressors immédiatement!"
"Tu jures!"

_ann_e69

L'année 69 selon le journal Pilote.
Il parlait d'aller se baigner, bien sûr...

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Alors, déçus les gars ??? (MAP)

Papillons

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19 juillet 2009

"Vibre ô ma sœur" (Tendreman Spice)

 

"Bouche à oreille
Main si nue
Vibre ô ma sœur"

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