08 juillet 2009

Un petit quelque chose quand même… (Val)

Clés, clés… remords, et regrets.
Sur combien de défis ai-je fait l’impasse ? Trois ? Quatre d’affilée ? Je n’ai pas compté. La clé ne me parle pas plus que les précédents, et pourtant, entre remords et regrets, j’ai trouvé un petit quelque chose – Oh ! pas très loin, je l’ai trouvé là, juste par terre, à mes pieds, il m’a simplement fallu le baisser et le ramasser- à raconter sur le thème des clés.


Lorsque j’ai eu mon permis de conduire, je n’avais pas un sou. J’ai eu du bol, les parents de mon mari (un truc drôle : bien qu’il n’était pas encore mon mari, c’était déjà ses parents, à l’époque. Il n’en a pas changé. ) m’ont donné une voiture qu’ils avaient chez eux : une super 5 blanche.
Qui a déjà possédé une super 5 ? Ou une première Twingo ? Ou une première clio ? (Et certainement beaucoup d’autres modèles du début des années 90…) ?

Sur ces voitures, il y a truc sympa mais qui peut s’avérer ennuyeux si l’on en abuse. Figurez-vous (pour les rares extra-terrestres qui n’auraient jamais conduit ce genre de voiture qui commence à prendre un peu de bouteille) qu’il est tout à fait possible de les fermer entièrement à clé… sans clé. Il suffit d’appuyer sur le bouton, coté intérieur de la portière –ce bouton qui est sur toutes les voitures- sauf que sur ces modèles, on peut le faire portières ouvertes. On fait claquer la portière et la voiture est verrouillée sans n’avoir touché aucune clé.

Ma super 5 blanche, bien qu’elle possédait tout un tas de choses en double – essuie-glaces, rétroviseurs, phares, et j’en passe (Ben quoi ? Comment ça, encore heureux ?)- m’a été remise avec une seule clé.

Alors, effectivement, vous tous qui êtes intelligents, et prévoyants, et prudents et au top de la perfection ça va sans dire, vous auriez fait faire une seconde clé « au cas ou ». Eh bien, moi, je n’y ai pas pensé. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit.

Rassurez-vous ! Je n’ai jamais perdu cette unique clé. Jamais !

Alors ? « Ou est le problème », allez-vous me dire ?
Si je n’ai jamais perdu cette clé, en revanche je l’ai de nombreuses fois enfermée à l’intérieur de la voiture (rappelez-vous, cette histoire de bouton et de claquage de portière…). Sur le contact, dans la boite à gants, dans mon sac à main…

Une première fois, sur le parking de Leclerc, le caddy plein, j’ai appelé Manu. Pas un serrurier ! Manu ! Heureusement, c’est une automobile qui est facile à ouvrir sans clé. 
Une seconde fois, sur le parking d’Inter marché, j’ai appelé mon beau-frère. Moins spécialiste que le sien –de beau-frère- il a tout de même réussi à ouvrir le véhicule (une chance j’avais laissé une vitre un peu ouverte, il a appuyé très fort dessus jusqu’à ce qu’elle descende…).

Une troisième , une quatrième, une cinquième fois… et puis je me suis fait engueuler, et puis je suis devenue la risée des tablées lorsque les discussions tournaient autour de (au choix) :   perte de clés, pannes de voitures, étourderie, cerveau des femmes, et j’en passe !

Alors, j’ai décidé (non pas de faire plus attention, non pas de faire faire un double et de le garder sur moi) de ne plus appeler aucun membre de ma famille lorsque j’enferme ma clé dans ma voiture.

Un jour ça m’est arrivé au travail (ou plusieurs fois, plutôt, mais une seule m’a marquée). J’ai donc demandé à quelques collègues d’effectuer deux ou trois tours de passe-passe pour déverrouiller ma voiture. (Quel pourcentage d’ouvriers, dans une usine de campagne, savent ouvrir une voiture sans clé, à votre avis ? Il vaut mieux que vous ne le sachiez pas !).

Ils y étaient, à deux. L’un au cintre métallique, l’autre en donnant de petits coups de bassin sur le côté. Moi, qui leur faisait une confiance aveugle, j’étais rentrée travailler.  L’oncle de mon mari (ce n’était pas encore mon mari, mais déjà cette personne était son oncle), soudeur dans la même entreprise, est sorti fumer une cigarette sur le parking à ce moment-là. Il a cru que deux mecs étaient en train de voler l’automobile de son beau-frère et de sa belle-sœur.

Conclusion :
J’ai eu beau me passer de l’aide d’un membre de la famille pour réparer mon étourderie légendaire, je suis restée la risée de la tablée encore longtemps.

Pardon, je n'avais rien d'autre à vous donner que cette anecdote pas très intéressante mais tout ce qu'il y a de plus vraie.

Posté par valecrit à 17:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :


défiCLE (rsylvie)

La clé  ou la cléf ?

La clémentine et la clémence.

La clé0pattes

la clé UBS !

La cléVoulez vous ?

 

Bien sur il en est tant étang qu’elle ne savait plus à laquelle se vouer.

Le passe partout en poche, elle se dirigea vers le crochet et décida d’en faire l’inventaire.

 

D’abord par ordre de taille. De la plus petite à la plus grande,

des petits mots clés, à lourd passe partout de l’église.

Par ordre géographique, en reliant d’une seule traite au moyen de sa bicyclette

 la clairière et la clé des champs.

Puis par ordre de valeur. Mais, de la clé de sol ou de fa,

comment savoir quel rossignol sonnait le plus juste.

Impossible de dire à laquelle se fier. Il en était de même, quand elle prit dans les mains la clé du coffre à jouets et la clé du coffre de la banque pour les ranger par ordre de prix !

Vint l’ordre d’arrivée, de la clé de la maternité à la clé du paradis..

de Adam à Dieu le père, qui fait la poule et qui fait l’œuf ?

Et puis il y a aussi, la clé de douze, la clé de huit… la clé de nulle part !

Alors de là à la clé de la réussite, il n’y avait qu’un pas !

Soudain… Non d’un trou sot !

Mais c’est bien sur

Woody Allen 

Lui seul détenait la clé du succès !  

"Non seulement Dieu n'existe pas.

Mais essayez donc d'avoir un plombier le week-end."

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Un oubli vite réparé (Aignel)

Ma chère Maman,

Je t’écris cette lettre pour te dire que je suis bien arrivée. Je t’envoie mon adresse où que tu pourras m’écrire et m’envoyer des nouvelles de la famille et des copines. Je l’ai écrite au dos de l’enveloppe, tu la donneras aux filles de ma part. Je compte sur toi.
Vous me manquez déjà, j’espère que tu pourras rapidement m’envoyer un mandat, car ici la vie est chère et j’ai peur de dépenser très vite ce que tu m’as donné à l’aéroport.

Je t’embrasse ma chère Maman.
Aignel qui t’aime

PS : Je m’aperçois que je suis partie en emportant l’unique clé de notre boîte aux lettres. Je la mets dans l’enveloppe.

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

ROMANBIERE À CLÉ (Joye)

Devant ce défi musclé, je n'ai rien de taclé à cercler, mes pieds nickelés, j'ai renaclé, pas de texte bâclé ni recyclé, oh non ! mais j'ai tout de même un peu sarclé en attendant ma raclée.

 

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

07 juillet 2009

Consigne 68 (Jo Centrifuge)

-Salut Pierre , ça va depuis hier? Motivé?

-Comme un lundi, P’tain toujours en retard ce bus!

-Ca a pas l'air d'aller très fort. Préoccupé?

-Rien d'important... Enfin si : j'ai paumé ma clé!

-De ton appart? Ca c'est la tuile. Moi ça m'est arrivé...

-Non, tu sais c'est la valise que j'ai trouvé dans la rue.

-Ah ouais, et il y avait quoi dedans au fait?

-Je ne sais pas ce j'ai fait de c'te clé, pourtant elle doit pas être loin...merde!

-...Bah! tu la retrouveras. Je sais pas si je l'ai pas v…

-P'tin, mais c'est pas vrai d'être aussi con...'Faut que je la retrouve! A tout prix!

-Oh tu m'écoutes? Je sais pas si chez moi tu l'as pas laiss...

-J'ai cherché partout...Mais rien à faire...

-...

-Pourtant je l'avais dans ma poche. C'est bien un monde ça!

-Wééé! Ah Ah! T'as vu mes nouvelles pompes, classe non?

-'Faut que je repasse mon appart au peigne fin. Je vais tout retourner.

-Elles brillent, hein? Et ben sans déconner : 30€, pas plus !

-Je retourne chez moi!

-Eh!... Mais!...Y'a le 36 qui arrive!... Eeeh? Tu viens pas au boulot?

Assis dans le bus qui démarrait, je vis Pierre s'éloigner en courant comme un damné en direction de son appartement, j'étais bien loin de me douter que ce serait la dernière image que j'aurais de lui.

Ce fameux jour, il ne se présenta pas au bureau et je commençais à m’inquiéter.

Le soir, je rentrais hâtivement et, sans même embrasser ma femme, je me ruais dans les toilettes pour y retrouver, au milieu des revues entassées par terre, la fameuse clé. Dans mes doigts, elle était tout ce qu’il y a de plus banale, argentée, plate, sans gravure. Je la glissai dans ma poche et, presque soulagé, j’entreprenais de téléphoner à Pierre. Mais il ne répondit à aucun de mes appels.

J’aurais dû le raisonner.

J’avais bien tenté de lui faire comprendre qu’il me semblait avoir aperçu sa clé chez moi… Pourquoi il ne m’a pas écouté !

Durant la semaine qui suivit, personne ne le vit. Il ne répondait ni au téléphone, ni aux mails. Bien sûr, j’étais identifié comme « le collègue le plus proche » et donc assailli de questions, auxquelles je m’appliquai à répondre le plus évasivement possible. Pour finir, le patron, hors de lui, vint en personne me demander de joindre Pierre : « Prenez votre journée et allez chez lui. Si je ne le vois pas demain à 8 heures, c’est le licenciement ! »

Mais je ne suis pas marié avec lui, merde !

 

Dans le hall d’entrée, sa boîte aux lettres dégueulait de prospectus. Je montais les marches jusqu’à la porte d’entrée. Elle était entrouverte. L’appartement était sens dessus dessous. Renseignements pris auprès de la concierge, Pierre était parti comme ça, sur un coup de tête, une drôle de petite valise à la main. On ne lui connaissait ni amis ni famille.

La vieille dame de l'épicerie en face de l’immeuble me regardait avec de grands yeux tristes.

« Ah! Monsieur Pierre est si gentil! Je n'aurais jamais cru qu'il se drogue. Vous savez, lundi, il a du faire un « bade tripe ». Un dément ! Il cherchait partout dans le magasin une clé qu’il avait soi disant perdu… ».

Il avait fait le même cirque au bistrot du coin de la rue. Un client l’aurait aperçu en milieu de semaine, errant dans les rues. Mais personne ne pu me dire où le trouver à présent.

Pierre, tu m’emmerdes avec ta clé. Mais qu’est-ce qu’il t’a pris ? Maintenant le vieux va te virer. Tant pis pour toi.

Il était presque midi et je passais devant un magasin de maroquinerie de luxe.

« Oui, c’est une clé de valise blindée. Il y est implémenté un système de sécurité. La valise et la clé émettent toute deux en permanence un signal GPS. Je serais vous, je l’amènerais tout de suite au commissariat le plus proche. »

 

Et c’est devant le magasin que vous m’avez trouvé… Maintenant vous pouvez me le dire. Qu’est-ce qu’elle ouvre cette foutue clé ?

L’homme en noir éclata de rire et s’écria:

- Le paradis, mec. Ouais, c’est la clé du paradis !

Il arma la gâchette de son flingue.

- Passes le bonjour à ton pote !

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


La Clé USB nuit gravement à la Clé Mence (Sebarjo)

-Sig ?

-Ma chérie ?

-Sig... arrête...

-Arrête quoi ?

-Sig, arrête de fumer.

-Ah...Nous y voilà ! Le problème c'est que je n'ai toujours pas trouvé la clé du succès.

-C'est sûr, je le savis déjà !!! Pourtant, avec le fameux trousseau que je t'ai apporté à notre mariage, tu n'as que l'embarras du choix...Tu devrais réussir à la trouver tout seul, cette fameuse clé...

-Oui bon ça va !!! Je te signale que mon père n'était pas serrurier !!! Et puis justement c'est l'embarras du choix qui m'embarrasse !!! Ton trousseau c'est le bazar, je m'y perds... J'en ai pourtant essayé tout un jeu...Souviens-toi... Tout d'abord, la CLE Mentine, mais du coup je compensais en me bourrant de vitamines et c'était vraiment pas mieux... puis il y a eu la CLE Rette de Die, mais là je bullais sans cesse... Ah et la fameuse CLE Ptomane ? Alors là ,j'embarquais tout ce qui traînait et ça te mettait dans des états parce que tu ne retrouvais plus rien !!! J'ai même tenté la CLE Dermann mais ça me rendait tellement hystérique que je pianotais sans cesse. Et enfin le pire, les CLES Ziastiques...dès la genèse, je m'en suis roulé une avec le papier Bible !!!

-Très drôle ton inventaire... Tu devrais essayer la CLE Rvoyance !!! ...

 Non, sérieusement, qu'est-ce qui pourrait te motiver ??? Tiens, par exemple, toi qui prétends être le Roi de Wimbledon – tu ne fumes tout de même pas le gazon, j'espère ??? - le tennis, ça ne t'aide pas à vouloir arrêter, plutôt que de souffler comme un boeuf et de cracher tes poumons au bout d'une demi-heure de jeu !!!

-Ah... oui mais alors là...

-Tiens d'ailleurs, tu n'avais pas un match ce matin...

-Oui eh bien justement, figure-toi que ce fut épique !!! Je n 'ai pas pu jouer...

-Ah bon, tu étais essoufflé avant même de commencer ?

-Du tout... Il m'est arrivé une drôle d'aventure... Comme d'habitude je me rends à la salle omnisports de l'USB (Union Sportive de Bretagne)... jusque-là tout va bien, je connais encore le chemin et j'ai tout de même assez de souffle pour m'y rendre ! Non, le problème c'est quand j'ai voulu entrer dans la salle...La porte habituellement ouverte était close...

-Et alors ???

-Eh bien, figure-toi que pour entrer dans les locaux de l'USB, il faut désormais une clé USB !!! Alors avec ça hein, si même le tennis devient virtuel, ce n'est pas ça qui va m'aider à arrêter !!!

-Quelle blague !!! Tu carottes mon vieux ! Cette histoire est fumante mais ne me dis pas que c'est juste ça qui t'abat !!! Et puis hein, tu n'as qu'à te mettre à la cigarette électronique, ça se fait aussi aujourd'hui.

-C'est ça et puis je boirai mon Ricard avec des glaçons numériques !!!

-Et voilà, parce que je m'inquiète de sa santé, mÔossieur en fait tout un pastis !

Sig part, fâché en baragouinant des gna gna gna...

-Ce n 'est pas en prenant la clé des champs que tu trouveras la clé de la réussite ! Nom d'un chien, quel grincheux celui-là ! Quand il s'y met, il est pire qu'un CLE bard !!!

Posté par Old_Papistache à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

La Ballade des pendues (Joe Krapov)


Petit jeu de l’été : rendez à chaque pendue sa dernière parole !

_dds68_cl_s_krapov

1

Je suis Cultura la sorcière

Et j’ouvre, au pays de Poussière,

L’accès aux livres défendus,

Aux vyniles qu’on écoute plus,

Aux déguisements des enfants,

Aux paperasses des parents,

A un souk, nul ne peut le nier,

Car je suis la clé du grenier.

2

Je donne accès au lieu divin

Ou l’on conserve le bon vin

Et toutes sortes d’attirails

Eclairés par des soupiraux

(Tiens, ça ne rimaille

plus !)

3

Je suis la clé du paradis !

Je suis la porte du logis,

Du petit nid à Nirvanas

De Krapov et de Marina !

4

Quand il a trop dit de salades,

Quand sa tête est un peu malade

A force de l’avoir creusée

Pour pondre des billevesées

Il vient, me tourne et, tel un pro,

Parmi l’empilement des nombreux placebos

Que l’on vend aux gogos pour soigner leurs bobos,

Extirpe le tube d’Aspro.

J’ouvre le saint des saints ici :

La p’tite armoire à pharmacie.

5

Pour qu’aucune rôdeuse

Ne chipe la tondeuse,

Pour qu’aucun malandrin

Ne démunisse le jardin

De ses outils, de ses semences,

- Bien qu’on cultive avec clémence

Les clématites et le chicon

Ici plutôt que l’ananas –

On a muni d’un cadenas

La porte du p’tit cabanon.

6

C’est moi qui ouvre l’horizon !

C’est moi qui brave les saisons !

C’est moi qui tourne en deux serrures

Et les emmène à l’aventure !

Je suis la clé de la voiture !

7

Chacun promène son enfer de façon proche.

Moi je suis toujours dans sa poche.

Sans avoir l’air (R) ni prendre l’eau (O)

Je suis son bOurReau : le bureau.

Chacun promène dans sa poche son enfer !

Krapov m’a baptisée « Cerbère » !

8

Moi j’ai pêne à me rappeler…

Quels beaux trésors amoncelés ?

Quelles merveilles au fond d’un coffre

Qu’en un ou deux tours j’ouvre et j’offre ?

Quelle ceinture de chasteté ?

Quelle porte de château hanté ?

Quelle histoire m’est attachée ?

Ma mémoire est partie, j’enrage

Et je pends sans utilité,

Perpétuellement accrochée

A un vieux clou dans le garage.

Posté par Old_Papistache à 17:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Boîte à mots (Phil)

Elle me suit partout, ma boîte à mots,

Le petit machin bleu

Que je branche à la prise adéquate

Sitôt que l’ordinateur est allumé.

Boîte à mots, le petit machin bleu,

La clé USB

Qui me suit partout.

Les mots sont la vie.

Les mots sont ma vie.

C’est pour ça qu’elle me suit partout,

La clé USB.

Dans la boîte il y a des mots.

Les mots érudits.

Ceux qu’on n’emploie jamais.

Ceux du jeu des mots.

Classés là dans l’ordre alphabétique

Qui est une clé comme une autre.

Des mots que j’aurai peine à recycler.

Même au jeu des mots.

Dans la boîte il y a des mots.

Les mots vivants.

Ceux qui disent la vie d’aujourd’hui

Et celle d’hier.

Ceux qui s’envolent à tire d’aile

A travers le monde

Ceux qui fusent un jour dans l’écheveau

Des réseaux.

Dans la boîte il y des mots.

Les mots vivants.

Ceux qui sont ordonnés de telle façon

Qu’on ne sait jamais vraiment

Si les phrases ainsi construites

Disent la vie

D’hier ou d’aujourd’hui

La vie vraie

Ou une vie imaginée

On ne sait jamais

Où se trouve la frontière de ça

L’imaginaire et le vrai

Ecrits dans la boîte

On ne sait jamais

Si le contenu de la boîte

Est le reflet de la mémoire

Il n’y a pas de clé.

La boîte à mots porte un nom étrange :

Clé USB

Clé : quel nom étrange pour une boîte.

Avec quoi ouvrira-t-on la clé ?

Posté par Old_Papistache à 17:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Un petit bémol à la clé (Toltek)

Les clés cliquettent, les gonds grincent, l'huis bée. Des fleuves d'effluves fourbus m'assaillent.
Des tentures d'ombres tombent, sombres comme dans une tombe. La poussière sourd, pure, et suppure des murs.
Point de repos ici quand pointent les souvenirs.
Ma main moite serre le sésame qui m'a permis d'entrer céans. Ces deux clés que j'ai décelées,
collées scotchées dans un cahier d'écolier.
C'est dans feu son fauteuil flapi que flotte le faux fantôme, présence rance et dense qui
remet en transes le petit faon craintif que je suis redevenu.
Mon coeur est gourd, mes sanglots lourds, et je cours, sans détour, vers le jour, vers aujourd'hui loin des squelettes pourris.

Clés décelées, réminiscences descellées et larmes salées.

Posté par Walrus à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

06 juillet 2009

Clé de 68 (tiniak)

Nuage, sans visage et sans nom
tu forces mon admiration
je te contemple et je voyage
sur tes volutes de coton
je m'obstine à te reconnaître
à te nommer, à te faire être
monstre, divagation
en abusant à ton passage
mon imagination volage

Nuage, clé des songes
presse ma vue comme une éponge

Nuage, rêve en plein jour
donne à mon esprit libre cours

Posté par Old_Papistache à 17:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :