04 septembre 2010

Voyage en Lorraine été 2010 (KatyL)

défi 63

J'ai aimé tant cette Lorraine d'été 2010 , je vais vous dire mes découvertes..

la balade au val d'Ajol
RDV avec un ami qui nous offre le resto!! hum! "la résidence du Val d'Ajol" c'est un *** logis de France
il mérite une étoile, de plus sa cuisine , son accueil, le service, le cadre.. quel souvenir inoubliable et gustatif!!

le coucher de soleil sur les étangs des cygnes
rien de plus beau!! les cygnes blancs glissent sur l'eau avec leurs petits et vont se coucher comme le soleil s'apprête à le faire et nous sommes là, à prendre cet instant d'éternité en photo ...

les chats des rues
Il y en a partout sur les murs sous les porches , sur les maisons, sous les fleurs, certains se baladent flemmards d'autres s'étirent, enfin quelques uns se font des câlins .. c'est l'heure du soir où tous les chats sortent et vivent
en toute liberté ....

les copines
repas avec les copines de travail avant les vacances on ne va pas se quitter comme ça ... on rigole comme des gosses
on dit des bêtises, comme ça fait du bien!! on se promet des cartes postales, on s'embrasse .. allez RDV en septembre!!
repas avec une copine retrouvée, tu parles Elisabeth cela fait 15 ans que l'on s'est perdues de vue elle et moi !! !Alors ça va y aller la vie à refaire en arrière .. et toi ? et toi ????on s'est quittée la veille en fait, le même plaisir de se parler, de rire, la même osmose, ah! le bon repas et alors les hommes ont eu les oreilles qui sifflent!! Ah les filles entre elles .. c'est pour rire...

les brocantes
on adore ADOOOOOOOOooooore les brocantes , les vendeurs, les acheteurs, la faune ...et les odeurs de frites
saucisses , les trucs incroyables que l'on trouve affreux et même que l'on se demande comment ces choses là existent et qui les a achetées ??? puis tous les trucs des pauvres gosses!! des montagnes de jouets et fringues !!! sans compter la vaisselle ébréchée qui tient avec de la colle et recolle mais ça ne se voit pas pense le vendeur (pièce rare )
heureusement il y en a quelques pièces vraiment rares et là enfin on marchande , en souriant et ça marche !!!

les personnages dans les rues
Là j'avoue que je savoure, j'ai un petit calepin avec moi, ou un papier et crayon, parfois l'appareil photo prêt, et lorsque je vois un "personnage" amusant dans la rue je crayonne , j'ai un classeur et une collection amusante, ( sans méchanceté) mais ce sont des gens qui s'habillent de façon "extrême" ou bariolée, ou comme déguisés, ou coiffure colorée ou "spéc" comme dirait mon fils , démarche pittoresque , mimiques qui pour moi sont amusantes , alors je croque ...

Hattonchâtel les arts et artisans

Belle expo en plein air, belle journée de soleil quelques jolies toiles, je discute beaucoup avec les peintres et artisan d'art, je prends des cartes de visite que je met dans mon cahier de contact.. on va manger la fameuse frite saucisse comme il se doit et bal en plein air.. ben on y va !! les gamins courent au milieu, certains dansent comme des "pros" au milieu des badauds hagards , je rie , je danse , je suis heureuse....après visite du château de Hattonchâtel et la brocante/bistrot des amis que je connais depuis longtemps , elle fait de super tartes !! ha ! la ! la !!
Puis le musée Louise COTTIN peintre féminin qui a eu le prix de ROME je le souligne ....j'adore ses bouquets de fleurs si tendres à voir ..
et la vue de là haut!! le pied !! la nature, les jardins, belle journée....

la musique à Toul et ailleurs Lunéville

Aller écouter des groupes de musiciens, je suis devenue "fan" des frères DELFOLIE des guitaristes hors pair
des génies de la guitare, j'en frémis , puis par hasard à Nancy ou bien un groupe blues à Lunéville, alors on reste
on boit un verre, occasion de manger une glace, et surtout de chanter.. je resterai des heures à les écouter..

la découverte des petites cabanes au bord de l'eau
Alors les balades à pied pour garder la forme , on peut dire qu'on avale les km, et on déniche toujours des coins merveilleux, à GONDREVILLE c'est plein d'étangs , des coins sauvages , des coins oiseaux...67 couples de cygnes répertoriés, et des grues, et des canards, et des hérons, des oiseaux dont je ne sais pas le nom, je prends TOUT en photo , je parle aux canards qui ne se gênent pas pour me faire "coin coin et venir renifler mes godasses...
Puis en poussant un peu, on a découvert un lieu magique avec plein de cabanes ( comme aimerait MAP) elle adorerait le côté sauvage et paisible , il faut prendre des chemins interdits..... et là , j'aime ça...

les bébés cygnes grandissent

on suit avec intérêt un couple de cygne qui a fait 3 petits , dès que nous sommes à Gondreville le soir avant que le soleil ne se couche on va voir la famille et on les voit avec un plaisir non dissimulé , grandir, suivre leurs parents ...

mes bouquets

partout dans la campagne ce ne sont que des fleurs , c'est fou le nombre de sortes de fleurs, j'en fais des bleus et jaunes, des roses, des amusants branches en travers, des couverts de mousse, des enfouis sous les cailloux, de généreux et luxuriants, des grandioses, selon les fleurs, selon l'humeur et l'imaginaire qui ne me fait pas défaut.

les cornichons et confiture , la cueillette des fruits et légumes
A côté de chez nous a eu l'excellente idée de s'installer un cultivateur Bio et alors mes amis quels légumes, les tomates des vraies au goût parfumé, on peut cueillir soi-même les fraises ou carottes, les choux, les salades, il a de tout,
alors j'ai fait des confitures et de cornichons en bocaux ....bon j'en avais prévu 50 et je me retrouve avec 80 pots de confiture et 15 de cornichons, pas mal !! mon copain a du enlever les noyaux , le pauvre !! mais il a mangé les fruits et les tartes....
Puis on va "grappiller " les fruits des vergers abandonnés et là ça ne manque pas, de quoi remplir les pots d'une caserne....j'en fais en tarte et j'en congèle aussi ...

les amis à la maison , les tables et les repas entre amis chez eux

J'ai des super amis et des voisins amis, les amis des amis./... alors j'ai mis pour quelques uns les petits plats dans les grands et d'autres ont eu le soleil et repas au jardin, mais décor maison , avec végétaux et fleurs.....
Que de bons moments , parfois je fais trop cuire , je parle trop de poésies avec des amis poètes .../... là je devrais faire buffet froid, ils sont si intéressants et ce qu'ils écrivent est si beau, que je ne peux plus déloger de ma chaise....
clin d'œil à mes poètes préférés qui se reconnaîtront.
Puis un soir, j'ai fait "

la Perette

et le pot au lait" à d'autres amis chez qui nous sommes allés dîner, le panier à valsé au milieu de leur salle à manger et des yeux ébahis m'ont regardée ....ces amis là ont demandé à mon compagnon :
"si je lui faisais souvent cela" ," il a dit oui et qu'il en était ravi "...ils sont gentils , mais j'aime beaucoup jouer de surprise et faire ce que l'on attends pas de moi...
En invitations extérieures on a été gâtés aussi, soirée son et lumière à Nancy toujours avec mes poètes et là on s'est payé le luxe de prendre le TRAM..... j'étais aux anges !! je ne l'avais pas pris depuis son installation à Nancy, je me suis revue à Paris ma ville natale...je les ai pris tous en photo ( nos amis) , on a discuté avec un jeune , qui devait nous trouver bien exubérants...mais bon, on a chanté un peu dans la rue .. à notre âge !!
Nous sommes allés chez d'autres amis , reçus aux petits oignons, les maitresses de maison sont d'excellentes cuisinières qui n'oublient pas elles, leur saumon sur le feu....

la visite des grands enfants ( Madine- Liverdun- Villey et le pédalo)

Mon fils étudiant en Biologie est venu avec sa petite fiancée passer 2 jours à la maison, c'est la fête!!!!
alors après les repas trop copieux, j'ai emmené tout mon monde en balade
Lac de Madine on a pédalé à quatre dans un engin à 4 places ( belle réserve d'oiseaux sauvages )....
à Liverdun on tout fait à pied et photos à l'appui.. quel merveilleux endroit, je conseille à tous ceux qui ne connaissent pas

la Lorraine

d'aller au moins voir ce vieux village perché , il devrait être classé pour moi.. puis nous sommes allés à Villey aux flots bleus faire du pédalo et course de pédalo, mon fils a gagné.. il y avait beaucoup d'algues.. elles se prenaient dans le mécanisme!! amusant!
puis il est reparti mon coeur a saigné, mais il a sa petite chérie pour le dorloter, et elle est adorable ....

Verdun et les morts 14-18
Je connaissais Verdun pour y être allée maintes et maintes fois, mais je n'ai fais que passer sans aller vraiment aux monuments aux morts, sans doute suis je trop sensible ?? mais là mon compagnon a voulu me montrer l'ensemble du monument, de l'ossuaire, on a tout visité, on a vu les ossements entassés, les films , les photos, les villages anéantis , je suis sortie bouleversée et je suis allée prier sur une tombe inconnue... Mon dieu!
Verdun aussi a de super restos, et un port, quelques boutiques géniales, je pense à un de mes amis qui vit en Italie à Venise et qui était Directeur culturel de cette ville, je vole acheter une carte de "son coin ", pour lui envoyer à Venise,
lui c'est aussi un poète et un auteur compositeur interprète, un motard et un grand baroudeur....
Verdun est à visiter aussi ....vous ne pouvez pas faire autrement...
là au moment où je vous parle il est soit sur sa Harley D soit sur son bateau à remonter la lagune .....

la lorraine alsacienne les maisons les vieux magasins , les monuments, les rues, les habitants , les fleurs, les resto et les boutiques
Alors là , qui ne connaît pas les Vosges alsaciennes , non sans blague et la route des vins....c'est sans commentaires , tout est beau, tout est un bonheur , et la cuisine!! on s'est gênés tiens! un resto à BERHEIM à côté de Ste Hyppolite
ça les Alsaciens ils vous en mettent dans l'assiette et pour un prix raisonnable, bon après il faut faire deux jours de
marche , on l'a fait!

Gélaucourt et Vaudémont ( Sion)

Gélaucourt est le village le plus fleuri de Lorraine, c'est MAGNIFIQUE , du Monet, du jardin anglais, des fleurs et des fleurs .../... j'y suis allée peindre avec mes élèves et moi seule aussi ...... mais là il y avait des musiciens jazz, trop super les mecs je retourne les écouter à Liverdun en septembre , évidemment j'ai discuté et sympathisé avec eux ....sans compter l'artisanat d'art, verre, cuir , poterie et j'en asse....Super après midi !! que de photos!!
Vaudémont, est un village en hauteur tout près de Sion , il est très beau car village ancien Lorrain le mieux conservé sous cet aspect anciens, vieilles fermes et bâtisses...resto Bio et un autre Lorrain....là je discute avec les gens du cru , et je repars avec de fleurs à repiquer....je me suis fait une copine de 85 ans et j'ai des conseils pour mes fleurs..

le tout finira en album pour la peinture

Alors si vous venez en Lorraine et s'il vous faut un guide
demandez Katy

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28 août 2010

Carnet de voyage (Venise)

venise

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17 juillet 2010

Souvenirs de vacances (MAP)

Bisous_du_Haut_Doubs

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Carnet (Venise)

venise

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05 juin 2009

On my own (Val)


J 1

Je suis arrivée à La Roche sur Yon par le train. J’ai retrouvé Elodie à la gare. Nous avons pris l’autocar qui nous emmène maintenant à Ouistreham. C’est drôle d’avoir dû descendre en Vendée pour remonter en Normandie en bus.

J 2

Il paraît que dans le ferry de nuit on peut dormir. Trop excitées, nous avons oublié de dormir. Ce matin, nous n’étions pas fatiguées, nous avons pu nous promener dans Londres, mais maintenant, le coup de barre est là.
C’est sympa, Londres.
Je ferais bien une petite sieste dans le train, mais j’ai peur de rater mon arrêt. Avec Elodie nous nous sommes séparées après le déjeuner, dans la gare de Londres. Depuis je suis toute seule. Je suis un peu pressée d’arriver. J’ai envie d’une douche.

J 3

Je suis arrivée hier en gare de York en début d’après midi.  Jo m’y attendait comme prévu.
C’est une femme gentille, elle a la cinquantaine. Son mari n’est pas là, il est parti pour quelques jours, je ne le rencontrerai que plus tard.
Jo m’a déjà montré le trajet en bus pour me rendre au travail, ainsi que des choses importantes comme le distributeur de billets, ou encore le bureau de tabac ou l’office de tourisme.

J 5

Je suis épuisée. J’ai fait ma première journée de travail ce matin. Comme c’est beau !
Les gens sont sympa et accueillants, la maison est superbe, mon travail est intéressant. C’est super, ce job,  mais aussi super fatiguant. Je mange et j’vais au lit !

J 7

Le soir, je regarde des conneries à la télé. C’est marrant, la télé anglaise, mais abrutissant.
La matin, j’écoute les infos à la radio pendant le petit déjeuner, mais je n’y comprends pas grand chose. Ils parlent trop vite.
A la fnac, j’ai trouvé des bouquin de Christian Jacq en français, ça ne va pas me faire de mal, de lire un peu.
Sinon, je n’ai jamais autant bu que depuis que je vis chez Jo et Jim. Ils boivent une bière en rentrant du travail, un verre de vin en préparant le repas, des verres de vodka et de tequila après le dîner, ça n’arrête pas. Je devrais peut-être parfois apprendre à dire « no ! ».

J 10

Je rentre de Leeds. J’y ai passé le week-end avec Elodie. Elle n’a pas de chance, Elodie, elle s’ennuie ferme à l’université. Moi, j’ai du bol, j’ai un bon stage. En revanche, elle est logée dans une auberge de jeunesse. Il y a plein de jeunes de plusieurs nationalités. Le soir, elle sort, elle visite, elle s’amuse. Chez Jo et Jim, il n’y a qu’une seule chambre à louer, c’est pas pareil, je m’ennuie parfois un peu, surtout qu’ils bossent beaucoup. Pas grave, le soir, je joue à la ba-balle avec Angus, le chien du couple.

J 15

Chaque semaine, ma Mamie me téléphone pour prendre de mes nouvelles. Je vais très bien. Les journées de travail passent très vite, je suis très occupée. Je rencontre plein de gens intéressants. Mon maître de stage m’a filé des entrées gratuites pour tous les musées de la ville (et dieu sait qu’il y en a !), et quand il n’y a pas foule au musée, il m’envoie en visiter d’autres. Il fait beau, c’est le printemps, le soir je flâne un peu avant de rentrer. Je visite les parcs, les jardins, les abords de la cathédrale, je marche sous les remparts.
J’aime cette ville.

J 20

Je sens que j’ai fait des progrès énormes en anglais. J’en ai tellement fait que mon maître de stage me fait faire les visites, la réception et de la traduction en français, maintenant. Il doit se dire que j’ai assez progressé comme ça dans sa langue, et que maintenant ma langue maternelle leur sera plus utile que mes progrès.
Les claviers querty, c’est chiant.
J’aime beaucoup mes collègues de travail. Je ne déjeune plus seule le midi. Ils m’ont invitée à me joindre à leur pique-nique quotidien dans le parc en face. Ils me bombardent de questions sur la France.

J 30

Elodie vient passer quelques jours à York avec moi. Elle est en congé, pas moi. Le musée est ouvert pour bank holiday. Pas grave, j’ai demandé l’autorisation, elle va pouvoir venir au travail avec moi. Ce soir, nous irons ensemble à la fête foraine. J’ai demandé à mes collègues une liste de choses sympas et  de sites à voir, et demain je nous partirons en excursion pour la journée.

J 40

Je me plais beaucoup ici. Jo et Jim m’ont emmenée au restaurant la semaine dernière. C’est drôle, on a dîné à 18h… c’est super tôt !
Jim était fatigué, il est rentré. Jo m’a emmenée dans des pubs. C’était sympa, il faisait chaud. Nous sommes rentrées très très tard, elle et moi. Elle est fun, mais je trouve qu’elle boit pas mal.
Plus que cinq jours, et je n’ai pas encore eu le temps de tout voir. J’aimerais rester encore quelques semaines…

J 45

Après une soirée bien arrosée dans les pubs de Leeds, j’ai dit au revoir à Elodie. Son stage est terminé, elle rentre en France. Nous ne nous reverrons qu’à la rentrée.
Le mien aussi est terminé, mais je reste. Jo et Jim m’offrent la location gratuite de la chambre jusqu’à la fin de l’été. Je me plais bien, ici…je n’avais rien prévu pour les grandes vacances.

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Voyage sur la frande / Carnet 57- dGH (Caro_Carito)

 15 VI 2742

Les minuscules points blancs qui semblent s’écraser sur la vitre avant me font penser à de la neige. Le ciel a la densité d’une encre de chine. Enfin, c’est ce qu’avançait au début du millénaire Tokhen Shi. Je n’ai jamais rien vu d’approchant et les rares vestiges des œuvres au pinceau du Maître sont enfermés dans un bunker à plusieurs mètres sous la croûte terrestre. Bientôt, le vaisseau retrouvera une vitesse moins inhumaine. J’échapperai pour deux rotations à la surveillance ténue des awacs de l’espace et je m’envolerai au-delà de la Frange. Tout est programmé.

 

16 VI 2742

Je remplis le dernier questionnaire pour signaler ma position. Le consortium stellaire aime savoir où chacun de ses membres se trouve. Pour notre bien. Je regarde en utilisant un plus fort grossissement les planètes de l’archipel des Cyclopes. Elles ont gardé cette douce variété de bleu qui se nuance de reflets camaïeu. L’eau. Empoisonnée mais omniprésente sur sa surface. Dans deux minutes, mon petit robot Souznic sera éjecté et enverra à intervalles réguliers les rapports nécessaires pour ma quiétude et mon éloignement temporaire. J’ai un petit pincement au cœur. Rester là. Là où mon odyssée personnelle a démarré et où Xilos Népomucène, humble citizien du consortium céleste a cédé la place à Xilos le baroudeur stellaire.

Je viens de dire au revoir à Souz nik. Je sais c’est puéril, il n’est qu’un assemblage de circuits et de matières dérivés mais c’est le plus avancé de mes droïdes. Je l’envierai presque ; plusieurs semaines à contempler les éruptions gazeuses qui maculent la planète d’éclats mordorés. Et pénétrer le regard plus avant sous l’épaisse d’écorce de quartz et de granit avec les yeux de sa sonde. Ca me rappelle la première fois où j’ai débarqué ici ; j’ai conservé mes croquis de l’époque. Je travaillais au fusain sur de gros blocs notes que j’avais troqué contre une bouteille d’aguardiente à l’avant poste de Guarzar, à quelques mille-lumières d’ici.

 

17 VI 2742

Le vaisseau a passé le point de non retour. Ici règne l’ombre absolu. Je ne crois pas qu’une peinture puisse retranscrire cette noirceur inhumaine. Pas un souffle de vie. Un règne minéral. Il est temps de faire un petite somme d’une heure ou deux. La Frange n’est pas loin.

Je me suis réveillé en sueur. Pourtant la clim n’a pas bougé d’un iota. C’est toujours comme ça, chaque fois que je travers la frontière intangible de la civilisation, le souvenir de ma première errance revient en force. J’étais jeune. Excité comme un jeune chiot et inconscient. J’avais pris ce poste risqué d’ingénieur dans les limites du monde ordonné. Et puis, trop loin de Guarzar, j’avais eu une panne. J’avais sondé les mondes environnants et il était clair qu’il me fallait trouver secours au-delà de la Frange. J’avais de quoi faire un aller retour en étant sûr d’atteindre une ville, enfin une ville… Quelque chose où s’agglutinaient mercenaires et rejetons d’indésirables, chassés quelques décennies auparavant du consortium céleste. La peur m’avait collé aux basques jusqu’à ce je revienne sain et sauf, les pièces défaillantes remplacés par des neuves.

Mais j’avais pris le goût du voyage et de l’inconnu. J’y étais retourné dès que possible sans plus chercher de prétexte.

 

18 VI 2742

 

Voilà. J’ai laissé derrière moi les météorites de la Frange. Une forte luminosité m’aveugle presque. Dans quelques heures, je retrouverai la première planète sauvage habitée. Je regarderai les deux soleils s’écraser sur la ville haute et le fleuve avant de m’égarer dans un bouge souterrain pour y nocer avec méthode.

C’est drôle avec ma gueule abimée par l’âge et les voyages, je suis plus chez moi ici, parmi tous ces fracassés que sur ma Terra de naissance. Là-bas, tout est si propre est verdoyant, chacun transite sur une trajectoire de perfection, l’âme et le corps retouchés depuis l’enfance. Je suis un lépreux parmi les miens, nostalgique de planètes mortes et de villes bétonnées et métallisées.

Terra, calibrée et miraculeuse, recouverte de prés et lacs translucides. Pas un bruit trop haut, pas un geste démesuré. Je suffoque, ma Terra, dans ton oxygène purifié et mon cerveau suinte l’ennui.

Je regarde une dernière fois mon visage sur lesquels se sont incrustées les émotions charriée pandant mes voyages avant de contempler la ville blanche, son fog épais et l’étendue liquide qui la ceint. Déjà le ballet désordonné du trafic s’épaissit en un nuage de moustiques d’acier. Vrombissant. Sautillant.

Juste avant d’amorcer la descente, j’hume l’air saturé et épais comme un cadeau de bienvenue.

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Bodhgaya, Bihar Inde (Moon)

Haï-kus à l’indienne

 

 

Elle sèche la flaque de boue

Le buffle y est couché

Seule sa tête émerge.

 

 

La pluie est tombée à l’est

Le lit de la rivière est encore trop grand

Pour le peu d’eau qui gargouille.

 

 

La rivière est là pour quelques jours

L’éléphant n’est plus au bord

Il a laissé la pierre qui attachait sa patte.

 

 

Le vieux moine est courbé au dessus de sa canne

La grotte de Buddha était si basse.

 

 

La fête est de l’autre côté de la rivière

Elles remontent haut leurs saris rouges

Les villageoises.

 

 

C’est une monotone psalmodie

Du moine chinois

Qui pointe son doigt

Vers la boite à donation.

 

 

La broderie anglaise a de beaux trous

Sur la peau noire

Des pèlerines du Sri Lanka.

 

 

La feuille du figuier sacré

Est tombée dans mon cahier

J’attends l’éveil.


 

_figuier

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Journal d'une blogueuse en terre du Perche : mai 2008 (Asphodèle)

Nous avions convenu d’un rendez-vous, ici, entre les murs de la maison jaune. Elle était arrivée à l’heure dite, un peu inquiète. J’étais intimidé. Nous nous étions connus par la grâce des blogues. Une amie de blogue : belle écriture, racée, tendue, joli vibrato.
C’était l’an dernier, à peu près à cette époque. Un peu plus tôt. A peine.
Mamoune avait sorti les jolis verres. On avait parlé longtemps autour de la cheminée froide — en mai, évidemment—. Elle portait un joli prénom qui m’évoqua l’orient, des yeux de biche ; toutefois,  j’avais voulu continuer à la désigner par son pseudo de blogueuse : Asphodèle. Il lui allait bien.
Le lendemain matin, j’avais la tête un peu lourde, je m’étais couché tard, je lui avais proposé d’aller acheter les croissants. Mamoune et moi l’avons attendue en vain. Elle n’est pas revenue. Son blogue est resté muet. Elle n’a plus jamais déposé le moindre commentaire sur le mien. Asphodèle s’est mystérieusement évaporée.

C’est Jean-François, de la compagnie des Eaux qui m’a remis ce carnet rongé de moisissures. Je connais bien Jean-François, je faisais du vélo avec son père : il me coiffait toujours au sommet de la côte du Liberot, un fameux grimpeur. Jean-François n’est pas tenu de soulever la plaque qui protège le compteur :
— Laissez, Papi, me dit-il à chaque fois. J’ai l’habitude. Et il soulève délicatement la lourde dalle de ciment, relève la consommation d’eau au compteur et me salue en claquant les doigts. Son père faisait ça aussi.
— Tiens, qu’est-ce que c’est ? a-t-il  lâché lundi en ouvrant le citerneau.
Il m’a tendu le carnet broché gonflé d’humidité. J’ai reconnu l’écriture, nous avions échangé quelques lettres via la poste : Asphodèle. Elle avait dû poser l’objet sur le muret, un coup de vent ou le passage d’un chat l’aura précipité au fond du trou : la dalle joint mal par endroits.

Certaines pages sont illisibles. Les dernières sont vierges. Je vais tenter de recopier au propre les moins abimées, ce sera ma participation au défi lancé par Valérie : Le récit du voyage d'Asphodèle la blogueuse en terre percheronne, en mai 2008.

 

Lundi 22 mai 2008

 

 

 

6 h 35 : Le jour est levé. Papistache et Mamoune dorment encore. Je suis sous le charme. Je pensais bien qu’il n’était pas devant son écran pour son billet de 6 h 01. Il triche. Il poste son billet la veille au soir. Coquetterie de vieillard. J’ai relu mes notes d’hier soir quand je décris mes impressions. La nuit n’a pas modifié mon sentiment.

 

 

 

asphoplan7 h 12 : Mamoune est venue frapper à la porte de la chambre rose. Son époux est fatigué. Elle me propose d’aller acheter le pain et les croissants pour que nous déjeunions ensemble. Je n’ose accepter. Quel honneur ! Elle me griffonne un plan “... pour éviter que tu ne te perdes...”. Je refuse le billet qu’elle me glisse entre les doigts. Elle insiste. Je cède.

 

 

 

8 h 59 : Je quitte à l’instant l’angle que forme  la rue Léon avec celle des Docteurs Piqûre. Il faut que je note pour ne pas oublier. Un choc. Aasphoplaqueu milieu de la route, un blason de fonte. Je l’ai dessiné du mieux que j’ai pu. Une évidence s’est faite. Ce blason, c’est lui qui l’a posé là, jadis. Je l’ai débarrassé des cailloux qui obstruaient le relief de dessin. De ma lime à ongles, j’ai ôté le goudron qui s’était infiltré dans les rainures fines. Une voiture vert improbable a failli me renverser quand, à quatre pattes, je recopiais la devise en lettres majuscules. Le chauffeur m’a indiqué la direction du ciel de son majeur tendu. Il était serein, bleu, exempt de nuages. Je me dépêche.

 

 

 

asphopavot9 h 36 : J’achève de dessiner ce coquelicot qui a poussé au pied d’un mur de silex, exposé plein sud. Dans la rue, nulle autre végétation que ce coquelicot à la tige grêle. Le Papistache, à chacun de ses passages ne peut manquer d’en suivre la croissance. Si l’espèce n’était pas déjà répertoriée, je l’aurais baptisée papistachlicot. Mamoune a noté un point de vue exceptionnel sur son plan. Je vais m’y rendre.

 

 

 

11 h 12 : Quelle émotion !  Ni Klee, ni Kandinsky, jamais, n’auraient rêvé plus belle composition. Le buveur de thé en jouit tous les jours. Mon croquis est immonde, tant pis, la beauté du lieu me trouble.

 

asphoklee

 

 

 

12 h 29 : Au carrefour, je n’ai pas hésité. Le grand disque barré de blanc me sert de guide. Merci Mamoune. Je grave mon cerveau de tous les repères que je prends pour mon retour.asphosens

 

 

 

13 h 44 : Dans la rue déserte, un étrange animal m’est apparu. Sans les longs poils ondoyants on aurait pu penser à un chat. A mon approche, il s’est glissé sous une voiture en stationnement ornée d’une représentation stylisée de lion se cabrant fièrement. Se pourrait-il que Papistache caresse la bête lors des courses matutinales* (* je lui emprunte son mot fétiche).
J’ai tenté d’amadouer  l’esprit sauvage de la petite bête. J’ai éc 
ho. Le soleil a tourné et a éclairé le bitume sous la voiture ; j’ai constaté que l’esprit s’était enfui. Je me dépêche.

 

 

 

15 h 01 : Une trouvaille. Dans le caniveau,  à côté de petits cylindres fibrasphoballoneux couverts de papier jaunâtre, trois ballons de baudruche dégonflés, noués d’une même ficelle à rôti blanche. Vestiges d’une fête anniversaire. Papistache aurait su tirer un conte de la présence de ces reliques abandonnées. Je lui en lui offrirai le dessin. Il y puisera matière à un billet dont il a le secret.

 

 

 


 

16 h 45 : J’ai un peu tourné en rond. Mamoune m’indique deux boulangeries. Elle a oublié de me dire derrière quel comptoir officiait Mme Patapin. Finalement, j’ai opté pour la plus lointaine, puis me suis ravisée, me suis dirigée vers l’autre, ai regretté, suis revenue sur mes pas, me suis assise sur une marche d’immeuble, ai attendu un signe. C’est une tourterelle qui m’a décidée. Je l’ai suivie.

 

 

 

asphobag16 h 59 : Le véhicule du boulanger est rangé dans la rue. J’approche du lieu saint. Je griffonne son enseigne. Ma main tremble.

 

 

 

18 h 01 : Je m’amuse de la coïncidence. 18 h 01 ! Le billet de Papistache est paru depuis douze heures et je ne l’ai pas encore lu. J’avise un troquet : peut-être a-t-il un accès internet ? Je traverse la rue.

 

 

 

19 h 27 : Je sors du cyber café que le patron du troquet a bien voulu m’indiquer. Il était à l’autre bout de la ville. J’ai mal aux pieds. Quel billet ! Papistache s’est surpassé. Ma visite a dû le dynamiser hier soir. Je dois arriver à la boulangerie avant  l’heure de fermeture. Pourvu que je ne m’égare pas dans le dédale des rues désertes.

 

 

 

20 h 01 : La boulangerie était bien ouverte. Hélas, il n’y a qu’en province qu’on voit des échoppes aussi désespérément  dépouillées, plus une viennoiserie, plus une miette de pain. Mme Patapin me déçoit un peu. Elle est boudinée dans son tablier, pâle et semble bien fatiguée.

 

 

 

22 h 38 : J’ai fait tous les magasins du bourg et n’ai pas trouvé une demi-baguette à rapporter. Je suis mortifiée. Comment vais-je être reçue ?

 

 

 

23 h 17 : La lumière vient de s’éteindre derrière les volets clos de la maison jaune. Ils ont cessé de m’attendre. La lune jette une ombre lourde de sens sur le sol de la rue Léon. asphoombreJe la reporte vivement sur une page blanche. Je vais déposer, en guise d’adieu, mon carnet et le billet de vingt euros sur le muret — la fente de la boîte aux lettres est trop étroite —Papistache les découvrira, il comprendra que je ne pouvais dignement me présenter à ses yeux. Quand il m’aura pardonné, il me fera signe.

 

 

 

Asphodèle, je vous en prie, revenez. J’ai acheté une machine à pain !

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Les voyages ne forment pas que la jeunesse (Pandora)

J’étais d’abord emballée à l’idée de partager une anecdote de voyage mais bien vite, je me suis trouvée à hésiter, laquelle choisir ?  Il me revenait tant de souvenirs.

Me fallait-il parler de Madagascar, cette ile merveilleuse qui m’a donné le goût des voyages et des destinations lointaines ? Aurais-je fait les mêmes choix de vie si je ne les avais pas décidés là-bas ?

Me fallait-il parler des émotions vécues lors des séjours dans la brousse africaine, quand je m’enrichissais paradoxalement au contact de la pauvreté et de la maladie. On croit partir pour aider l’Autre, on en reçoit énormément.

Me fallait-il parler du Kilimandjaro et du défi que je relevais ? De ce message que j’adressai à mon intruse en montant assister au lever du soleil depuis le sommet de l’Afrique.

Me fallait-il parler du pouvoir des voyages quand pour la première fois, lors de la grande traversée du Zanskar, je racontai mes petites histoires à la veillée et parlai de mon intruse, sans écran interposé ?

Me fallait-il parler des sourires de ces gosses des rues et des campagnes, ces enfants qui jouent avec un ballon fait de tissus et de sacs plastiques quand nous voulons toujours plus ?

Me fallait-il parler de la paix retrouvée lors du Tour des Annapurnas ? Au-delà des paysages magnifiques, la dimension philosophique et spirituelle de ce voyage m’a ouvert des perspectives inespérées.

Tellement de pages remplies de souvenirs et toutes celles, encore vierges, à vivre et à écrire pour mon plus grand bonheur. Les voyages ne forment pas que la jeunesse.

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04 juin 2009

carnet de voyage (rsylvie)

« une petite trace »


Quand pierre dit à alice. « on part demain pour la mer », c’était certainement fort tôt dans la matinée. Pourquoi, me direz-vous ? et bien parc’qu’il avait du y réfléchir depuis pas mal de temps. Et que la nuit porte conseil !

à partir de ce lundi, la France ne sera plus jamais tout à fait la même. … nous ne sommes pas encore aux 35 heures et leurs RTT, mais commence l’époque du temps soustrait aux chronométreurs.

On est le 3 aout 1936, et mes parents partaient ensemble découvrir le monde dans la 403 de la petite entreprise familiale… (vous savez celle qui ne connaît pas la crise !)

oups pardon ! j’m’égare » !

voilà que défilent sur nos routes, les premiers camping car…poursuivis au loin par quantité de vélos, ou simples randonneurs.

De cette époque, je n’ai qu’une photo et les souvenirs de Jean Pierre. Heureux neveu qui avait accompagné le couple incapable de concevoir l'idée de partir en vacances sans les rires joyeux de l’enfant qui se faisait attendre. Alors à tour de rôle, en respectant le droit d’ainesse et les priorités des filleul(es) au détriment de l’envi… mes parents ont visité la France entière avec mes nombreux cousins et cousines. Jusqu’au jour, où la santé de Pierre s’étant aggravée...( Charpentier de métier, il n’avait su préserver la sienne)...il lui fut proposé d’aller….. en cure en Algérie, là où le climat est sec et chaud. (Là où il avait un pied à terre d’amis de la famille).

-« Ne me demandez pas plus d’explications, je n’en ai pas. Mais j’ai en souvenir, quelques lettres envoyées à la famille restait au pays »... qui me font comprendre, que j’ai bien failli ne jamais accoster Hoguet ! mais à Alger… oups pardon ! j’mégare » 

Alice se complait parmi les épices et couleurs chaudes de l’afrique du nord.

Pierre va mieux… Mais la révolution gronde, soudain les barricades…

En catastrophe, il faut rentrer au pays… reprendre le cours de la vie, et retrouver sa place dans le monde du travail qui n’a de cesse d’en demander encore et encore, plus et toujours plus. Alors pierre et alice partent moins.

beaucoup moins loin et j’exagère à peine.

Puisqu’avec eux je n’ai jamais dépassé....la pointe sud du 61.

Bien sur j’ai été dans le nord… du 61. Et meme que des fois, nous allions rendre visite à un oncle perdu dans le grand ouest…. Du 61.

imaginez ma joie quand une année, papa (plein d’humour ou d’humeur joyeuse) m’annonça que nous allions en vacances aux iles ! Et moi de perdre le sourire, quand à 25 km de la maison, nous franchissions la pancarte du tout petit village normand appelé Bardel, traversé par un minuscule ruisseau parsemé d’imposants rochers appelés les « iles bardel » !!!

m’Ouarfffff, j’en ris maintenant, mais à l’époque pas tant » !

bien sur, ceci n’était qu’une étape avant de franchir tant bien que mal, l’unique chemin (arpenté matin et soir par les vaches des paysans voisins), nous menant à ce qui sera pendant plus d’une 15zaine d’années, notre destination de villégiature estivale. J’ai nommée sylvia des ch^nes, l’humble baraque en bois perdue dans les sapins de papa…. avec sa Cabanne au fond du jardin !!!

oups pardon, j’m’agare car c’est une autre histoire,

VOuiiii.... une très longue, 0tre histoire !

Depuis, beaucoup d’eau est passée sous le pond de mes souvenirs. Dans des cartons j’ai découvert (délicatement rangés) précieux carnets de voyages, et négatifs, faits par mes parents lors de leurs différents voyages . Le temps d’une lecture, j’ai partagé leur enthousiasme ou tristesse. Le temps d’un regard sur une photo, j’étais avec eux, parmi eux. 

Dans ma quête de souvenir, est devenue comme une évidence, l'importance de laisser une trace, si petite, rouge noire ou bleue soit-elle,

manuscrite ou photogénique,
encre ou aquarelle soit-elle.

C’est pourquoi l’an dernier, lors de mon périple à travers la méditerranée
, moi qui écrit aussi mal de la main droite que de la gauche,
j’ai esquissé quelques traces que l’eau
est venue délicatement animer sur le papier. 
Peut-être qu’un jour, à travers ces couleurs,
des yeux rieurs et curieux voudront à leur tour faire visite ?

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