09 mai 2009

Expo en plein air (MAP)

HOP___HOP__

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :


Les oiseaux de nuit (Laura)

Les oiseaux de nuit ne trouvent plus d’appui
Pour distinguer hier, demain et aujourd’hui
Ils n’attendent plus grand-chose d’autrui
Leurs rêves et leurs désirs se sont enfuis
Ils boivent seulement pour noyer leur ennui.
Les oiseaux de nuit ne trouvent plus l’étui
Qui contient leurs lunettes de pluie.
L’alcool a nui et tout le plaisir a fui.
Si le bar a un instant relui
Il ne reflète même plus celui

Qui confond le jour et la nuit.


Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Une nuit à tuer (shivaya-warduspor)

Encore une nuit à tuer. Et toujours chez Charlie’s. 'Faudrait pas que je m'éternise, mais j'aime encore mieux être ici. Pas mal servi. Et puis c’est calme, au moins… la bière est fraîche, la musique d’ambiance discrète. Dur de se fondre dans la foule, sûr, mais on n’a rien sans rien.

Bon, c'est pas les tourtereaux en fin de parcours qui vont parasiter mon Chet Baker... ça rigole plus depuis combien, pour eux ? Allez, six mois. Encore deux, et y en a un des deux qui déjuque... si c'est pas déjà en cours.

Je leur dirais bien de pas insister et de laisser pisser, que ça sera pas pire, mais vu sa tête, elle, elle doit pas être prête à entendre ce genre de vérité. Puis lui il a pas l’air tellement à l’aise non plus, en fait… et ça me regarde pas.

Si on était venu nous dire quoi que ce soit à Mag' et moi, surtout dans les moments de grogne, pas sûr qu'on aurait rien voulu entendre. Le secret de notre longévité, sans doute : aveugles et sourds à tout ce qui nous entoure.

 

 

- Je vous le chauffe le lait, m'sieu ?

Il boit du lait ? En pleine nuit, sapé comme un milord avec sa femme habillée en vamp ? Du lait ?

 

 

- Oui, mais juste tiède s’il vous plaît.

- Tu vois, c’est ça aussi qui m’agace. Toujours à faire ton précieux, là…

Allez, c'est parti. Ils vont réussir à me la gâcher ma nuit, ces deux-là. Qu'on leur file un mouchoir, et ciao bambini ! allez donc voir ailleurs s'il y fait toujours nuit.

En même temps, qu’est-ce que ça peut lui foutre, aussi, qu’il le boive tiède, son lait ? Ah les bonnes femmes… ça me rappelle quand Mag’ me faisait suer parce que je buvais mon bourbon avec deux glaçons… Bien sûr que ça changeait quelque chose si y en avait trois !

 

 

- Tu veux du feu ?

Elle t'a rien demandé, couillon !

 

 

- Est-ce que je t'ai demandé quelque chose ?

- Non, bien sûr. Mais tu as sorti cette cigarette depuis...

- Oui, eh ben non. Je m'occupe les doigts, c'est tout.

Et voilà… il est pourtant pas si jeune, pour s’y prendre aussi mal… tu vas voir qu’il va lui demander…

 

 

- Tu es nerveuse ma chérie ?

Ah le con !

 

 

- D'après toi ? Tu crois quoi, sans blague ? ...

Et bla et bla et bla, cette fois, mon vieux tu vas en prendre pour ton grade - vu comment elle est lancée, la vache !... J'ai laissé la fenêtre ouverte ou fermée, tiens, au fait ? Sais plus. C'est pas qu'on craigne la pluie, ces temps-ci, mais bon... pas malin-malin.

 

 

- Arrête, je t'en prie, arrête-toi. On finit et on remettra tout ça au clair de retour à l'appart', tu veux bien ?

Cela dit, il peut bien s’échapper, le nouveau, Mag’ en ferait pas une maladie… elle a pas l’air d’y être très attachée… Quant à moi, c’est la chasse que je préfère, alors plus vite on s’en débarrasse…

 

 

- Des clous ! J'en reprends une autre tasse.

Hé hé… pour ce qui est de la chasse… si ces deux-là sont pas trop cons, ils vont pas rentrer ensemble et j’ai une nouvelle proie toute trouvée, moi ! Je devrais p’t’être appeler Mag’, lui dire de laisser partir l’autre, des fois qu’il se serait pas barré tout seul…

 

 

- Et vous, m'sieu, je vous en sers aussi une autre ? Pareil, avec du lait tiède ?

- Moui ben, non, tenez. Mettez-moi plutôt un double.

- Bourbon ? Scotch ? Glenn ?

- Tu vas pas reprendre un scotch, après tout ce que tu t'es déjà enfilé chez eux ?

- ... Glenn... sans glace, merci.

- Bien, ms'ieu

- T'es gonflé !

 

Ah tiens… Finalement l’est peut-être pas si couillon… elle va se barrer. Il va siroter son verre peinard. Et dès qu’il sort… C’est Mag’ qui va être contente. Bien son type.

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Lille : Eurostar que jamais (Zigmund)

Oiseaux_de_nuit

Papistache : je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on aurait pu choisir un endroit plus fun pour ce rendez vous avec Janeczka.

Walrus : c’est pas une raison pour bouder tout seul dans votre coin, rapprochez vous de nous !

Papistache : Je ne boude pas, je réfléchis, j’essaie de  noter quelques idées pour les prochaines consignes et, dois-je vous le rappeler, pour la consigne #100  où nous devrons nous surpasser ;  les défiants seront sans pitié si nous leur livrons une consignette comme çà à la va vite, c’est d’ailleurs pour mettre au point tout çà que nous sommes réunis, IRL…enfin quand l’Eurostar daignera nous amener  notre Janeczka.

Valecrit : à propos d’Eurostar je crains que Zigmund ne fasse encore des calembours, reconnaissez que le mot s’y prête, il va carrément se lâcher, s’il a vent de cette rencontre, quant à Joe Krapov et Joye Dieu sait de quoi ils sont capables…

Papistache : nous sommes là pour discuter des consignes à venir, plusieurs à la suite jusqu’à la #100, histoire de prendre de l’avance et de se reposer un peu pendant qu’ils planchent. C’est vrai que Lille c’était central –je note (néanmoins) que Walrus est légèrement avantagé…

Walrus : Vous auriez préféré gare du nord ou l’aéroport de Beauvais ?

Papistache : ne le prenez pas mal, mais ce décor sinistre me file le bourdon, par contre le foyer où vous nous avez retenu des chambres est bien sympa et j’y ai repéré une petite salle de réunion fort  agréable. Nous y serons bien pour travailler.

Valecrit : les buffets de gare, tard la nuit, ne sont pas des endroits drôles, mais nous ne voulions pas rater Janeczka. C’est sinistre et il fait froid.

Le garçon de café : dites là, les oiseaux de nuit, c’est pas un peu fini ces critiques ?  vous vous attendiez à quoi si tard, encore heureux que le train fasse un arrêt pour déposer votre copine…

Walrus : puisque nous sommes les seuls clients soyez chic, mettez nous une musique sympa et gaie qui nous remonte à tous le moral…et faites nous du café avant d’éteindre le percolateur.

Le garçon de café : est ce que ceci vous conviendra messires pour accompagner vos « croque » ?

http://www.deezer.com/track/1622391

Valecrit : avec ce genre d’intervention, je vous verrais bien comme défiant… mais il était question de café…

Le garçon de café : d’accord ! mais d’abord  reculez tous au fond de la salle car ce percolateur tousse et crache, le patron est fumace, il se l’est fait refiler par une certaine dame Tilleul qui lui a assuré qu’il était « comme neuf ». 

Valecrit : Regardez, Janeczka là bas, (au garçon) SVP, continuez dans ce style de  musique pour l’accueillir, elle va adorer …

http://www.deezer.com/track/1668768

PS   sur la photo vous reconnaitrez aisément et de gauche à droite Janeczka (qui va bientôt arriver mais je sais pas photographier quelqu’un qui va arriver alors je la mets quand même sur la photo), Papistache,Walrus, Valecrit, le garçon de café, et le percolateur.

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :

Alone in the dark (Walrus)

Quelle coïncidence pour ce cinquante-neuvième défi : la cinquième séquence du jeu culte mentionné dans le titre se passe dans la 59ème rue, laquelle traverse Manhattan. Cette rue aboutit sur le pont de Queensboro bien connu des fans de Spiderman.

Queensboro

La peinture de Hopper, exécutée en 1942, représente un restaurant. Les européens que nous sommes en majorité y verraient plutôt un bar, mais il s'agit bien d'un restaurant aujourd'hui disparu, situé sur Greenwich Avenue, également à Manhattan. Voilà pourquoi je parlais de coïncidence. Coïncidence toute relative, Greenwich Avenue se situe quand-même à environ quatre kilomètres à vol d'oiseau (de nuit) de la cinquante-neuvième laquelle ferme le côté sud de Central Park. Elle s'intitule (la peinture, pas la cinquante-neuvième) "Les oiseaux de nuit" traduction approximative du titre anglais (ou américain, c'est comme il vous plaira) "Nighthawks" et est actuellement la propriété du Art Institute of Chicago.

Nighthawks

Tout cela, bien entendu, vous laisse froids. Moi aussi ! Mais c'est pas moi qui dis souvent que je devrais faire plus long, hein ! Et de toute manière, je devais placer la phrase de Janeczka. Je sais, je sais, je n'ai pas, jusqu'à présent, spécialement brillé par le respect des consignes, mais il faut un début à tout.

Revenons donc à ce que m'inspire la toile proposée par l'administratrice de blogs la plus déjantée de la blogosphère.

Tout ce que je hais est dans cette toile : le contraste violent entre les ténèbres extérieures et la lumière crue de ces endroits qui se veulent "clean", comme on dit là-bas. Ombres tranchées, pas de relief, pas de chaleur, pas d'intimité. Chaque personnage est bien distinct, séparé comme à la hache de son voisin. Comme par ces frontières rectilignes des états de l'Union.

Seuls ! Ils sont seuls. "Alone in the dark", malgré la lumière éblouissante de ce froid décor de série noire. Ces oiseaux de nuit, de nuit intérieure où ils sombrent, sombres.

Vous savez à quoi ça me fait penser (outre à Philip Marlowe) ? À ces paroles du grand Jacques :

On est deux à vieillir
Contre le temps qui cogne
Mais lorsqu'on voit venir
En riant la charogne
On se retrouve seul.


Voilà pourquoi je préfère Brassens.

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

(Edward si tu m'entends, Pardon de t'avoir laissé traiter de barbouilleur) Vegas sur sarthe

"T'es certain qu'il sera là ce soir ?"
"J'vous l'ai dit miss... y vient toujours à minuit l'samedi"
"En tout cas, il a intérêt à venir avec sa palette de couleurs; je ne supporterai pas plus longtemps cette robe rouge!"
"Nous casse pas les burnes Maguy! T'es qu'un modèle, alors fais l'modèle et arrête de tripoter ce bifeton; si tu crois qu'ça m'amuse de porter une cravate... et pourtant j'la ramène pas moi, je sais respecter l'artiste, surtout quand il est généreux"
"Murphy, me dis pas que pour un dollar j'peux pas échanger ce Martini de m.... contre un baby-on-the-rocks ?"
"Oh! Je sens que j'vais m'la faire, la miss Maguy! Mais déloque toi! ça doit pas te déranger beaucoup et ça f'ra p't'être bouger l'Autre avec son costard à trente cents".
L'Autre n'a  toujours pas bougé mais à voir son regard perdu dans le décolleté de la rousse, on sent bien qu'il est partant pour un strip-tease gratos.
"Shit! shit!" Le barman en échappant son shaker vient de prendre un ton verdâtre du plus bel effet, déclenchant successivement le rire de crécelle de miss Maguy, le sursaut du décolleté et l'irritation ophtalmique de l'Autre.
"Hé ben! Y viendra pas pour rien, le barbouilleur" ricane la crécelle qui finit par s'arrêter dans un hoquet vertigineux alors que le barman croyant réparer les dégâts, étale largement son Mojito en vagues poisseuses.
"Si j'peux m'permettre, mademoiselle, j'vous offre un baby..."; l'Autre a réussi à ouvrir la bouche en plus des yeux. Incroyable! Miss Maguy en avale son MAC carmin... Plutôt téméraire, le défraîchi!
On voit bien qu'il connait pas Murphy, et à voir Maguy se reculer le valseur on sent bien que ça va barder.
Le teint de Murphy a viré au sombre, comme son costard et comme le cendrier où son mégot rend brutalement le dernier soupir... L'Autre ravalerait bien ce qu'il a osé dire mais c'est trop tard; le gorille endimanché est sur lui, les naseaux encore fumants et avant que le coup ne parte, l'Autre perçoit déjà le goût de sang dans sa bouche... ça va pisser vermillon, c'est toujours comme ça la loi de Murphy.
"Qu'est ce que c'est que ce b.....? Je peux pas laisser le travail une journée sans devoir réparer les dégâts?". IL est entré, sa petite mallette à la main et balaie le tableau.
Les quatre modèles se sont figés aussi raides que les aiguilles à minuit, grotesques et décolorés sous l'oeil furibard du maitre.
"M'en fiche... Vous s'rez pas payés! C'est pas les oiseaux de nuit qui manquent dans Manhattan"

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Les Oiseaux du nuit (Joye)

Les Oiseaux du nuit

 

clip_image002

Lui : T’as eu quand même dix com’s.

 

Elle : Oui, mais t’as pas vu tous les autres qui en ont eu davantage ?

 

Lui : Quelle importance ?

 

Elle : T’as raison, cela ne veut rien dire.

 

Lui : Wala.

 

Elle : Et puis si tu n’en avais que dix ?

 

Lui : Dix ? Dix] quoi ?

 

Elle : Dix com’s ?

 

Lui : Quelle importance ?

 

Elle : T’as raison, cela ne veut rien dire.

 

Lui : Parfaitement. Mais puisque tu demandes…dix-sept.

 

Elle : Dix-sept quoi ?

 

Lui : Dix-sept com’s. J’en ai eu dix-sept.

 

E lle : Non, vraiment ?

 

Lui : Vraiment.

 

Elle : Je veux plus te voir !!!

 

Lui : Hein ?

 

Elle : Non ! Même pas en peinture !!!

 

Lui : Tu rigoles, oui ?

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

05 mai 2009

Ont déjà Hoppéré

Hopper_EdwardJoye ; Vegas sur sarthe ; Walrus ; Zigmund ; shivaya-warduspor ; Laura ; MAP (2x) ; Teb ; Virgibri ; Sebarjo ; Berthoise ; Poupoune ; Martine27 ; rsylvie ; Tiniak ; Pandora ; Val  ; Tiphaine ; Joe Krapov ; Tilleul ; Papistache ;


Posté par Walrus à 08:15 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

02 mai 2009

Consigne #59

Consigne picturale, cette semaine!
Cette fois-ci, il faut s'inspirer d'un tableau d'Edward Hopper:

edward

Laissez aller votre imagination... vous pouvez detourner le tableau en couverture de livre, vous mettre a la place d'un des personnages, faire mention de la scene en passant, bref  les possibilites restent ouvertes, du moment que l'on retrouve la scene, meme de maniere fugace.

La seule contrainte: utiliser au moins une fois le titre: 'Les Oiseaux de Nuit'.

Envoyez vos oeuvres comme d'hab a
Frame

ou nous nous ferons un plaisir de les accrocher.

Posté par Janeczka à 13:33 - - Commentaires [42] - Permalien [#]
Tags :