Poursuivi (Walrus)


Oui, je vous entends : "Ta goualante est lente à venir !"

Mais bon Dieu, je suis en vacances, en Alsace de surcroît et ici, la goualante, ce serait plutôt le genre "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine". Enfin, pour celle en français, parce que celles en alsacien... Déjà, l'allemand j'ai dur malgré que je l'aie appris, mais l'alsacien, j'y entrave que dalle comme on dit à Paris.

Je dis ça parce que dans la première Winstub où nous sommes entrés cette année, la serveuse, une gamine d'un quarantaine d'années (c'est vous dire si elle a connu la guerre, moi-même j'étais à peine né, alors...) s'est épanchée sur le triste sort des Alsaciens mal considérés par le reste des Français depuis au moins la guerre de Sedan...

"Schleus qu'ils nous appellent !" se lamentait-elle auprès de mon épouse, laquelle a un chic fou pour attirer les confidences (un effet secondaire de son côté bonne-maman j'imagine).

Nous ne nous en sommes sortis que grâce à nos propres compatriotes germanophones (qu'ils en soient remerciés) qui ont connu eux aussi ces allers-retours d'un pays à l'autre.

Il était temps, ma choucroute commençait à refroidir !

 

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J'ai pô eu l'temps d'l'interpréter moi-même (Joe Krapov)

DDS 560 Goualante du pauvre jean

Dans la goualante du pauvre Jean, l’eusses-tu cru, il n’est pas question du chat de la mère Michel. On soupçonne d’ailleurs le matou d’être allé chercher fortune ailleurs que chez cette maritorne, autour du Chat noir très précisément. C’est Pierrot, écrivant au clair de la Lune, qui aurait été le dernier à le voir passer sous sa fenêtre.

Pendant ce temps le meunier dort, son moulin va trop vite, il va s’envoler. Frère Jacques lui aussi roupille déjà : il rêve qu’il se trouve dans le palais de dame Tartine ou qu’il est étendu auprès de sa blonde dans un champ de gentils coquelicots.

Tout un folklore de beautés archaïques se baigne à la claire fontaine, file la laine, danse sur le pont d’Avignon ou sur celui du Nord, trouve son mari trop petit tandis que Malbrough s’en va-t-en guerre, que trois jeunes tambours en reviennent en chantant « Le déserteur » de Boris Vian et que Monsieur Dumollet fait de beaux voyages en passant par la Lorraine.

Aux marches du palais on prétend que le roi Dagobert met sa culotte à l’envers et ne sait pas planter les choux à la mode de chez nous.

Finalement c’est Margoton la jeune bergère qui a trouvé le chat de la mère Michel : elle l’a adopté et lui donne la tétée.

Mais tout ça n’est que chansonnette. Si la goualante est une complainte plus ou moins populaire il nous faut entonner le répertoire piaffant de la môme Edith et évoquer quelques épisodes moins glorieux de la misère humaine. Ici on essuie les verres au fond du café, on essaie de voir la vie en rose avec un légionnaire de passage, un accordéoniste au coin de la rue là-bas, un pauvre clown, un Milord abandonné. Chez Cora Vaucaire on trouve des mendigotes sur la butte et chez Mouloudji les amants sont infidèles. Surtout ceux de Saint-Jean.

Dans la belle province on plume l’alouette et on fait raconter leur vie aux phoques d’Alaska. C’est vraiment n’importe quoi, la chanson francophone !


C’est pourquoi, par solidarité avec Dieu, dont je me souviens qu’il est mélophobe, je n’entamerai pas de goualante aujourd’hui !


Ca vous fera des vacances à vous aussi !
 

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Repassage (Pascal)


L’inspection du capitaine de Compagnie, c’était pour demain ; sur la grande table, à l’entrée de l’immense dortoir, chacun à notre tour, nous allions passer le fer à repasser sur nos effets. La semelle au plus près de la joue, la pattemouille humidifiée, le thermostat réglé au bon chiffre, les longs passages en douceur, les coups brefs dans les coins, le remontage régulier le long des coutures sans trop appuyer sur le fer, chacun avait sa technique.
La vareuse, la chemisette, le pantalon blanc, le col bleu, c’était notre panoplie de sortie ; les précautionneux pinaillaient, les inquiets finassaient, les autres se contentaient de laisser courir le fer, sur le tissu en prenant garde de ne jamais s’arrêter trop longtemps au même endroit, même sur les plis récalcitrants. Nos blancs, c’était une surface immaculée, et le fer tournant et retournant en circonvolutions incessantes, c’était un concours de patinage artistique…

Il en avait vu, cet outil de repassage ; depuis toutes ses années d’utilisation, combien de fois était-il tombé à terre ? La gaine en tissu des fils électriques partait en charpie, il manquait la moitié de la poignée, et l’ampoule qui disait que la température était atteinte ne fonctionnait plus depuis longtemps. On entendait seulement le cliquetis du thermostat qui arrêtait ou redémarrait le fer. On aurait dit que la semelle avait été recuite, tant s’étaient succédés des fonctionnements forcenés ; elle avait des marques, aussi, des marques de tissu fondu qui n’avait pas supporté la température d’une chaleur réclamée ou un oubli…  

La plupart d’entre nous n’avaient que des modestes rudiments de pratique, en matière de fer à repasser. Dans la main de certains, c’était même une véritable première. Ne sachant pas s’en servir, ils regardaient comment les autres procédaient et, avec plus ou moins de réussite, ils tentaient de reproduire les mêmes gestes sur leurs tenues. On passe le fer  avec les fringues à l’endroit ou à l’envers ? On fait un pli devant le genou ? Comment on repasse la vareuse ? Et le col ?... Parfois, le tissu de nos blancs était bouillant ; parfois, il jaunissait irrémédiablement ; parfois, il était tellement sec et amidonné qu’on se disait qu’on n’arriverait plus jamais à rentrer dedans…  
J’avais déjà vu ma mère au dur labeur du repassage et de ses fers qu’elle allait poser, tour à tour, sur le coin de la cuisinière à charbon, jusqu’à ce qu’ils atteignent la température voulue. Ce n’était pas une sinécure ; c’était plutôt un travail de forçat où elle n’avait pas le temps de se consacrer à autre chose qu’à son repassage ; aussi, je ne traînais pas dans son tablier avec tous ses allers et retours entre la table et le fourneau, et vice-versa…  

Collé à nos basques, le second disait de nous grouiller et cela rajoutait encore un peu plus de fébrilité à notre devoir de repassage. Maxence Éluard avait le sien : son propre fer à repasser, avec deux vitesses, des éclairages pour les coins, un jet de vapeur, un jet d’eau chaude, un jet d’eau froide, une molette de réglage pour coton, laine, synthétique, etc., un fil renforcé et une vraie rallonge facilitant son travail.
Pour être sûr de passer les inspections avec les félicitations des galonnés, il l’avait ramené de chez lui, ce fayot. Ben non, ça ne risquait pas qu’il le prête à l’un d’entre nous ; c’était sa botte secrète, sa valeur sûre, son magnificat devant toutes les auréoles de l’École.
Quand il arrivait, tout fier, à la table, avec sa belle gueule de premier de la classe, ses blancs sous le bras et le fer de compétition à la main, c’était du « Poussez-vous que je m’installe, laissez œuvrer le pro… ».
Comme pour finir en beauté, c’est toujours lui qui occupait la table, le dernier ; le second de la compagnie, qui en avait vu d’autres, le regardait pourtant avec quelques grimaces intéressées.
Forcément, avec pareil matériel, c’était un jeu d’enfant, pour lui, de repasser ses blancs ; Après la coiffe, il s’employait même à aplatir soigneusement la jugulaire de son bâchi. Son œuvre accomplie, quand il retournait vers son placard, tel un étendard de victoire, il nous les exhibait, impeccables, superbement installés sur leurs portemanteaux…

Oui, l’inspection générale, c’était pour demain. Maxence, toujours aussi rempli de suffisance, se rappliqua, grand prince, avec fer et tenue, jusqu’à la table. Nous ignorant tous, sûr de son fait et des prochaines félicitations qu’il allait naturellement engranger, il brancha son fer, attendit qu’il chauffe, vérifia le niveau d’eau dans la cuve, inspecta la propreté irréprochable de la semelle…
Tout à coup, on entendit une petite explosion ! En court-circuit, son fer à repasser venait de rendre l’âme ! Il avait fait sauter les plombs ! La moitié du dortoir se retrouva dans le noir ! Un gradé changea le fusible mais il fut interdit à Maxence de rebrancher son outil ! De toute façon, il avait grillé ! Il puait le plastique brûlé et il était noir, de la semelle à la poignée ! Dans le dortoir, il y eut un murmure général qui disait en substance : « Ha, te voilà bien dans la m…, maintenant !... Et que vas-tu faire ?... Il est revenu à égalité avec nous…

À vingt-deux heures, avec sa goualante habituelle, le second cria : « Extinction des feux !... Extinction des feux !... Tout le monde au lit !... Éluard compris !... ».

Froissés du lavage dans les lavabos, ses blancs n’étaient pas repassés et, demain, à la première heure, il faudrait enfiler les tenues de sortie. Il était bien dans la mouscaille, le Maxence ; dans la Cour d’Honneur, avec sa tenue en torchon, il aurait du mal à expliquer le pourquoi du comment, à son capitaine de compagnie. Celui-là, toujours tiré à quatre épingles, ne supporterait pas qu’on puisse galvauder notre bel uniforme, qui plus est, le jour de son inspection…  

Quand le dortoir fut éteint, quand les discussions à voix basse se tarirent, quand on commença à s’endormir ici et là, il se releva et il partit à l’aventure, avec ses effets sous le bras, jusqu’à la grande table du dortoir. Sous le regard incrédule du factionnaire, à la faible lumière d’un éclairage lointain, il se mit à l’ouvrage et il repassa sa tenue de sortie avec notre vieux fer à repasser. Ha, monsieur ne faisait pas le mariole ! Il ne se moquait plus ! Mais repasser du blanc, dans le noir, avec un antique fer à repasser qu’il ne connaissait pas, cela relevait de l’exploit. Fébrile, il apprenait l’humilité, Maxence ; avec sa pattemouille, il jouait les porteurs d’eau ; aux cliquetis du thermostat, il passait par ici et il repassait par là ; les longs passages en douceur, c’était plutôt de la crispation et de l’inquiétude…  
En catimini du dortoir, il rentra sa tenue dans son placard, puis il se coucha, tard dans la nuit. Il y avait quelques traces jaunâtres sur la vareuse, des plis malheureux sur le pantalon, et la marque de la semelle du fer irrémédiablement imprégnée sur le col ; sans doute l’avait-il laissé trop longtemps pour réduire à plat une froissure tenace. Il n’empêche, le lendemain, il passa l’inspection sans problème parce que, dans l’anonymat de toute la compagnie, il nous ressemblait…

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La Goualante du ... par bongopinot

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Écoutez donc la complainte
De mon corps à ma pointe
Sur ses lettres je glissais
Ses mots je lui arrondissais

Je lui ai écrit de si belles choses
En vers et même en prose
Je lui ai donné mon encre
le noir le bleu le vert et l’ocre

Je lui étais vraiment utile
Dans les moments difficiles
Devant sa feuille de papier
J’étais son ami son allié

Mais un jour elle m’a posé
Et m’a simplement oublié
Sur un meuble sans importance
Et depuis je suis dans la souffrance

Remplacé par un ordinateur
Elle a brisé mon cœur
Mes larmes d’encre rouge
Deviennent mon seul refuge

Écoutez au moins ma goualante
Une romance qui me hante
Je suis plein d’amertume
Oui moi le stylo à plume

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la goualante du goéland (joye)

la goualante du goeland

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LA GOUALANTE (Venise)

 

Mon coiffeur était un show Man. Il savait appliquer un vieux principe : mettre les rieurs de son côté .

Il savait s’y prendre pour tailler les costumes aux voisins du village.

Quelquefois la sonnerie de son téléphone brisait les apartés "les tontons flingueurs" envahissaient alors le salon de coiffure et nous étions tous sur nos gardes.

C’est un lundi que la semaine a mal commencé.

On jouait une goualante à la radio, une polémique autour de la dernière partie de pétanque était en train de casser l’ambiance. Cette goualante en rajoutait dans le style on ne va pas s’en sortir.

Pourtant il n’y avait pas de lien entre une coupe de cheveux et une partie de pétanque même pas l’épaisseur d’une tranche de jambon.

La discussion s’enflammait sur fond de goualante. On aurait dit un feu de pinède.

Du coup mon coiffeur a sauté comme un bouchon de champagne il a pris jules par sa tignasse et l’a expulsé du salon illico Manu militari!!

La goualante jouait toujours son air à pleurer alors que nous étions morts de rire .

Personne n’avait voulu monter à l’assaut de la polémique avec des seaux à la main . Jules maintenant pleurait sur le trottoir. on aurait dit un slip face à un tsunami .Il avait encore du savon à barbe sur le menton .

Ho là bas le bel oiseau à collerette lui cria une passante en riant. Jules avait le sens de l’humour d’une bordure de trottoir.

Il se remit à pleurer de plus belle. La radio en avait fini avec cette putain de chanson de M……qui devait être pour quelque chose dans ce satané lundi. On avait fait un peu trop de foin autour de cette pétanque.

Pour sortir de ce jardin d’enfants où on s’était tous ensablés, on s’est mis à chanter une goualante du coin dont je tairai les paroles.

 

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Goualante, la genèse. (maryline18)


La goualante se voudrait gouleyante à souhait comme un bon vin ou réconfortante,  comme un chocolat chaud, avalé face à la mer, au mois d'avril... Elle aurait dans ses couplets le récit de voyages imaginaires, ce sont les plus beaux...Oh, elle parlerait d'amour, à n'en pas douter, de celui qui fait frissonner rien que d'y penser, de celui qui vous cueille et vous emporte si loin que vous perdez tous vos repères .

La goualante se voudrait romantique, presque démodée. Elle promènerait sur de grandes phrases, des déclarations de rêve, des baisers magiques, troublant, des mots caressant la musique pendant des heures, sans se lasser. Elle prendrait son temps pour ne rien gâcher, pour faire durer le plaisir.

La goualante se voudrait sensuelle, comme un regard intercepté sur la courbe du désir, comme un doigt posé sur les lèvres d'un aveu timide, comme un slow langoureux dansé par deux amoureux enlacés, sur une piste désertée.

La goualante se voudrait inédite pour avoir tout à inventer : la musique, les paroles, les cadences...Elle serait libre. Elle serait inventive et belle, naturelle et authentique, surprenante et magnifique.

La goualante nous accompagne parfois sur mon chemin préféré, est-ce que tu l'entends ? Elle s'amuse de ton absence et t'explique mes émois. Je sais que tu l'entends parce que tu es là...tout près de moi. Elle te raconte les fleurs écloses, depuis la dernière fois, les cannetons, le bruissement des feuilles, le silence, la pluie sur mes joues. Elle te parle de moi, au rythme de mes pas.

- Est-ce que tu l'entends, dis, est-ce que tu l'entends, aussi ?

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Têtes à chapeaux (Lecrilibriste)


Dans la rue des « quatre chapeaux »
Devant sa vitrine à la mode
la chapelière aux cent chapeaux
avait payé une rhapsode
pour attirer tous les badauds

Avec son âme chansonnière
elle avait choisi là, sa manière
de faire connaître sa bannière
elle était sûre de sa méthode
en choisissant une rhapsode

Mais la rhapsode en avait gros
obligée d'pousser sa goualante
pour gagner son petit écot
n'avait dans l'cœur que tremolos
plutôt qu'entonner une andante

L'avait choisi « les roses blanches »
qui fait pleurer dans les chaumières
Toute proche était la fêt' des mères
elle pensait qu'ça ferait l'affaire
La pluie s'invita à au calvaire

La chapelière très en colère
vit se former une grande flaque
sous les badauds et sous les mioches
tirant leurs grands mouchoirs des poches
pour essuyer toutes leurs larmes
en entendant la fin du drame

Lors la modiste soprano
 saisit le taureau par les cornes
 coiffa l'bicorne à Medrano
qu'elle gardait dans son estancot
et s'mit à  chanter subito, karakoe en echo
d' Sacha Distel « Mon beau chapeau »

Sitôt le soleil fit le beau
les couples entrèrent dans la danse
et en choeur tout le monde reprit
le refrain qui les mit en transes
ils chantèrent là toute la nuit
jamais on vit pareille ambiance

La rhapsode voyant filer son écot
ravala ses chansons mélo
 et des airs entraînants glapit
des paillardes et tutti quanti
pour séduire ces têtes à chapeaux



La modiste en fut fort ravie
ses chapeaux, tout le soir,  vendit
les feutres, les melons, les casquettes
les chapeaux d'paille, en sisal, à voilette
chapeaux d'soleil, de fête et de pluie.

Il ne resta dans l'estancot
que le bicorne à Medrano
qu'elle garda comme un gri-gri
Il avait fait sa fortune
ce joli soir de clair de lune

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Complainte d'aujourd'hui (Vegas sur sarthe)

 

En haut de la rue St-Vincent
Un rimeur et une cougar
Flirtèrent l'espace d'un instant
sur le siège d'une Jaguar

 

Tête de linotte
Je sens sa menotte
Qui cherche ma main
Je sens ses roberts
et son mont pubère
j'en prends le chemin

Je sens sur sa bouche
Un fumet manouche
et de spaghetti
Et sous sa caresse
Je sens que ça presse
Que tout est parti …

L'escalator de la butte est dur aux ulcéreux
Les ailes des berlines protègent les ténébreux

 

Mais voilà qu'il flotte
mouille ma culotte
La gonzesse aussi
Sous le ciel sans lune
J'ai pris une prune
ça sent le roussi

Les policiers de la butte sont durs aux coléreux
Les gardes à vue ne protègent pas des vigoureux

 

Cette goualante il écrivit
pour qu'un Défiant assidu
Un samedi, un brin ravi
pardonne à cet individu

 

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