Le péril nous guette (Walrus)

 

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Plus je regarde l'image ornant la consigne, plus un doute me travaille. Vous n'avez pas l'impression qu'elle penche vers le vide cette échauguette ? J'espère que son constructeur après l'avoir achevée ne s'est pas exclamé, à l'instar de Shakespeare pour son cinquante-cinquième sonnet : "Exegi monumentum aere perennius", phrase que je ne vous traduirai pas, vous connaissez l'anglais aussi bien que moi.

Donc, un petit conseil :

Si un jour en goguette, au sortir des guinguettes,
Pris d'un besoin subit tu ouvres ta braguette,
Ne le fais surtout pas juste sous l'échauguette :
C'est là que la mort guette et boum, adieu Huguette !

 

Ouais, je sais :

  1. j'aurais pu faire un peu plus long, mais j'étais à court de rimes riches
  2. vous auriez préféré Germaine, mais vous savez où ça mène...

 

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Le château de Virieu (Lecrilibriste)


A l’abri des remparts bien gardés
Derrière la lourde porte aux clous forgés
Tout en haut de la tour ronde
la jeune châtelaine s’ennuie
Délaissant sa tapisserie
elle s’élance dans les courtines
et court sur le chemin de ronde
vers l’échauguette où le jeune archer veille
Il la connait, ils sont amis
Il aime son indépendance,
l’échappée de ses boucles blondes
son envie enragée de liberté
son désir effréné de voir le monde

Comme elle, avec elle,
il voudrait découvrir le monde
Et puis s’en aller à la guerre
au-delà des créneaux,
des jardins du château
des murailles de pierre
Il voudrait enfin Vivre,
S’illustrer… Revenir Chevalier…
Car il est le meilleur des archers
Hardi, habile et téméraire

Mais ce château n’est pas de sable
qu’efface la marée
Ni un château de cartes
par le vent dispersé
C’est une forteresse à protéger
Chaque jour … il veille
sans que rien ne se passe
chaque nuit et chaque jour
Il rêve de bravoure
Il n’en peut plus de guetter l’horizon

Le murmure incessant du jet d’eau
chuinte la mémoire du château    
susurre les intrigues du temps
les luttes, les canons, les guerres
qui l’ont chevillé à sa terre
La musique, les festivités
avec  le chant des ménestrels
qui vantent les prouesses
les amours et les belles
les pays de l'ailleurs, le lointain
et la  marche du temps

Par la lucarne de l'échauguette
Leurs regards glissent parallèles
vers le chemin qui se perd
aux confins de l'horizon
Main dans la main
Ils attendent l’instant
espèrent le hasard
et guettent l'aventure
qui les liberera de ce présent qui pèse
et comblera les attentes de leur jeunesse

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Sus à la tour ! (Vegas sur sarthe)


Dame Jeanne aime les saillies
excroissances, encorbellements
guérites où viennent ses amants
en absence de son bailli

Elle a la passion meurtrière
croque guetteurs et sentinelles
c'est secret de polichinelle
en cul-de-lampe et poivrière

D'embrasure en mâchicoulis
elle s'offre au premier venu
à la pudeur nul n'est tenu

pour faire le guet elle embauche
des diplômés de la débauche
qui lui sonneront l'hallali

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Eugénie (maryline18)

m18

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L'échauguette (Venise)


L’échauguette c’est l’angle mort de notre rêverie.  Elle
N’enjolive pas le monde, comme un ornement sans conséquence, elle l’intensifie ; elle ne le mutile pas, elle en creuse l’énigme et l’éclat.

L’architecture peut former et exercer notre capacité à pleurer pour tous ceux qui ne sont pas nous, ou qui ne sont pas des nôtres.

Oui Messieurs Mesdames devant une échauguette je pleure. je me vautre dans l’impudeur à cet instant ; mon cœur est à nu devant ce signe que nous fait le temps .

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours senti ce besoin, l’appel de l’architecture. Plus exactement : c’est venu à l’adolescence, et ça ne m’a plus quitté depuis (contrairement à mon intérêt pour le football, par exemple, apparu plus tôt mais dont il ne me reste presque rien).

Certains disent : » tout fout le camp. Ça fout les jetons. On se demande s’il y a eu un temps où ce n’était pas le cas. Où foutre le camp ne résumait pas le tout du peu que nous sommes, que tout est.

Bref tant qu’on trouvera sur notre chemin des échauguettes je serai bouleversée.

Je pensais donc l’autre soir, et puis j’ai pensé à autre chose : la pensée est elle-même sujette à foutre le camp ; du moins la mienne, si tant est qu’en la matière on puisse s’arroger un titre de propriété. Bon.
Je pensais disais je à obtenir un titre de propriété d’une échauguette.

Car qu’est ce qui va rester quand tout aura foutu le camp !!

Je ressens une réticence, le sentiment que quelque chose, de quelque ordre que ce soit, est appelé à demeurer, à ne pas foutre le camp.

Oui sauvons les échauguettes, la dignité d’un être humain indocile aux formatages, consiste à persister à penser à ce genre de questions sans âge, dont la solution est hors de notre portée. Et de ne pas s’en priver, sous peine de se transformer en petit compteur Geiger ou bien en formateur en new public management. Voilà ce que je dis, ici, maintenant, confiant dans nos capacités de résistance. Puisque vous lisez ce défi, vous ne pouvez pas ne pas m’approuver, et cela me procure un sentiment d’affinité. Et me voilà emportée par une impression exaltante : ce qui demeure, ne fout pas le camp, en dépit parfois des apparences.

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Mes paysages de châteaux (Laura)

 

Grâce ou à cause du défi du samedi, il va falloir que je revisite mes châteaux à pied, en imagination, en lisant ou en tableau, pour savoir s'ils ont ou non une échauguette.

 

Du château réel de Brienne où dormit Napoléon qui a donné son nom au musée de la ville qui va rouvrir[1] à celui de  la « Fantaisie[2] » nervalienne que je récite pour me rassurer pendant les IRM.

Du château de la Motte-Tilly[3], visité en famille ou avec l’école, au Château du Jarez[4] découvert avec toi, un château du présent.

Du château vu à Auvers-sur-Oise[5], ville peinte par Van Gogh et Daubigny au château noir peint par Cézanne[6], vu en peinture, en vrai puis à nouveau en tableau.

Des « Petits châteaux de Bohême[7] » de Nerval aux châteaux du « Voyage en Espagne » de son ami Gautier, les construire est inutile, puisqu’ils sont comme tous les châteaux de papier et de toile, à portée quotidienne de mes yeux fatigués et secs et de mes mains folles.

 

 


[7] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2011/03/09/gerard-de-nerval-petits-chateaux-de-boheme.html

 

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offre promotionnelle (joye)

funny

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04 mai 2019

Consigne #558


J'avais pensé à "Ergastule"
(attention, c'et masculin)
Mais Fairywen voudrait du moyenâgeux,
alors disons...

Échauguette

 

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