23 mars 2019

Ont rencontré un étranger

pas cons

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Laura ; Vegas sur sarthe ; maryline18 ; joye ;

Lecrilibriste ; Venise ; Walrus ; Pascal ;

bongopinot ; Joe Krapov ; Fu ;

 

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Demain (Fu)

 

Dans l'atelier de maintenance régnait un silence de plomb en fusion. Aussi les robots profitaient de cette courte pause pour discrètement se défouler :

- Cro-Magnon Tête de gnon !!! rigolait alors XK∇G22ψ1
- Homo-ça-pionce-ça-pionce ! ricanait W∋20059й8, oh oh oh oh oh !
- Espèce d'Erectus-débandus-débandus ! s’étouffa P௰i314₲,  uh uh uh uh ! 
- Humanisto-utopico-droitdelhommiste, toi-même ! persifla Jß⊕òó7∞, hi hi hi hi hi !
- Euuuh ! Pêcheur à la mouche, va ! AHAHAhahahahaaaaaa...

Brusquement la porte en vibranium insonorisé se déverrouilla, et le contremaître pénétra dans l’atelier avec fureur.
- Eh oh oh oh oh ! c'est pas un peu fini là, les roboïdes !!! c'est quoi cette jacquerie?
- Par-don-nou-plai-san-tions-pa-tron ! bredouilla malicieusement JSz₪BWV♫♮♭
- Monsieur l'Ingénieur !!!
- Meu-ssieu-l'in-gé-nieu !
- Reuhhh !!!
- Reu ♩
- L'entretien est terminé ! fini les bouffonneries : allez ranger les cerveaux des nouveaux arrivants dans leurs bocaux ! hémisphère par hémisphère ! Et ne me cherchez pas trop, sinon direction les pièces détachées !!! C'est bien compris ?
- Öüï... meu-ssieu-l'ingé-nieu... reu ¡ 

Ziiiiiiiii-ii (Bras et jambes télescopiques se déployant quasi-instantanément)
Bôôôôô-ùùù-öp' (Mains bio-adaptatives saisissant simultanément différents objets matricés avec une précision de moins d'un ångström)

Puis le calme revint. 
Mais persistait toujours cette entêtante odeur de roulements à billes longtemps baignés dans de précieuses fuites d'huile hyper-radio-activée. - Oh on s'y fait ! se rassura l'ingénieur en reniflant un mucus vert-jaune-orangé singulièrement gluant.

Il sortit de la salle machine, avança jusqu'à son vaisseau intergalactique. Le cockpit s'ouvrit et il s'enfonça dans le fauteuil ultra-sensoriel.
- Où va-t-on Brutus ? demanda la voix
Là-bas, derrière les portes blindées, on sentait mugir de profondes rancœurs qui, irrémédiablement, allaient s'enflammer :
- Tm9♙1cywgbGVzIFJvYm90cywgYW7DqWF♟udGlyb25zIGxhIHJhY2UgaHVtYWluZSAh♕ !!!! (*1)
- J'en ai ras les muons de ces damnés cyberks ! Et si nous changions d'exosphère, au moins pour la soirée ?
- C'est parti ! dit la voix

Une rémanence de supernova disparue depuis plus de vingt millions d'années s'afficha sur une des cartographies en relief de l'écran principal. Lumineuse. Incandescente comme aux premières lueurs de sa fragile existence. On pouvait percevoir au-delà de son voile nébuleux, une excroissance de trou noir dentelé. Le vaisseau approchait des Treize lunes d'Idolex : Empyrée de tous les Célestes Soupirs, d'où s'élevait l'âme majestueuse des prémices de l'Infinix, prolongement incommensurable des ténèbres bleu-cobalt du Premier Grand Monde.
Un chant quantique pétillait délicieusement dans le néocortex de Brutus. Il se surprit même à rêver de Champagne millésimé. L'horizon commençait à divinement s'empourprer. Allait-il encore pleuviner du silicate de cuivre ? de zincite ? ou bien de zirconium ?
- Et du 2004 ! et avec du vrai caviar ! soupira imperceptiblement l'ingénieur, sombrant dans les souvenirs heureux d'un très lointain passé.

Sur un îlot d'arrêt d'urgence, des nuées d'oiseaux primitifs déchiquetaient avidement un groupe de clandestins. Ou plutôt d'Illégaux, leur appellation dorénavant officielle. 
- Qu'est-ce qu'il peut y avoir comme Archæoptéryx ces temps-ci, s'étonna-t-il.
- Pterodactylus Macronyx ! précisa la voix
- Macronyx ? tiens ! comme quoi le passé rattrape toujours le présent ! s'esclaffa alors l'ingénieux contremaître.

Soudain une aile volante non identifiable frôla l'appareil.
On entendit une voix en réalité augmentée gronder de l'engin furtif :
- VmEgZG9u⌘YywgZWggTWFydGllbiAh♡ !!! (*2)
- Tu quoque mi fili !!! trancha le brutal Brutus, je suis ici chez moi !!!
- Tous des "hum-hum" ! renchérit la voix...

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
h9ǝsɐꓭ-sᴉɐçuɐɹꓞ uoᴉʇɔnpɐɹꓕ
¡¡¡ uǝᴉʇɹɐW ɥǝ ʻɔuop ɐꓥ : ς*
¡¡¡¡ ǝuᴉɐɯnɥ ǝɔɐɹ ɐๅ suoɹᴉʇuɐǝuɐ ʻsʇoqoꓤ sǝๅ ʻsnoN : Ɩ*
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Freine, camarade Skizov, freine ! (Joe Krapov)

Madame Jeanne-Emmanuelle Hutin
Journal Ouest-France
38, rue du Pré Botté
35000 Rennes

Chère Madame

Moi aussi je veux bien descendre dans la rue manifester pour le climat et la biodiversité. Mais quand même ! Il y a des limites !

113838301Prenez les étrangers qui vivent dans mon quartier, par exemple. Un samedi sur deux ils organisent leur cérémonie religieuse sous mes fenêtres ! En pleine rue ! On arrête même la circulation afin qu’ils puissent procéder en paix à leurs rites si particuliers ! Ils déferlent par milliers, en hordes plus ou moins barbares, toutes et tous habillé.e.s de rouge et noir, excités comme des poux ou des crevettes, la canette de bière à la main car il leur est interdit de boire dans leur église.

103035439On leur empêche surtout de jeter des bouteilles ou d’autres projectiles sur les officiants ! C’est dire à quel point ces gens-là sont des sauvages !

Ce qui me gêne le plus chez ces pratiquants du culte du Bal Honron, c’est leur régime alimentaire.

Avant d’entrer communier, que la messe ait lieu à 15 heures, 17 heures ou 20 heures 30, ils s’agglutinent devant des roulottes malodorantes d’où s’échappe une épaisse fumée. Les plus mercantiles et les moins dégoûtés d’entre eux ont en effet fait griller des saucisses, cuire dans de l’huile bouillante de pauvres pommes de terre découpées en bâtonnets et confectionné des galettes de blé noir sur des plaques chauffantes circulaires appelées billigs.

113838355Ces voisins indélicats se nourrissent de ce qu’ils appellent la galette-saucisse : la viande de porc grillée est enveloppée dans la galette avec du ketchup, de la moutarde ou des oignons puis dans une serviette en papier qu’ils ne mangent pas, Dieu merci, c’est juste pour s’essuyer les doigts après. Une hostie, au moins, c’est du pain azyme, c’est léger et pas salissant.

A quel stade est-on rendus avec ces gens-là ! Il faut entendre la muzak qu’ils vous bombardent avec leur infâme cornemuse et leurs tambours, leur « Bro Gozh ma Zadou » qu’ils ont d’ailleurs piqué à une autre tribu nordique, leur « Galette-saucisse je t’aime » d’une pauvreté mélodique lamentable.


Sevenadur 5 réduit

 

 

On en croise partout en ville toute la semaine. Ils ont pignon sur rue. Plutôt que d’adorer notre belle république, son bon président Emmanuel, sa première dame Brigitte et notre beau drapeau bleu blanc rouge ils préfèrent promener l’emblème noir et blanc de leur pays d’origine qu’ils déclinent sur toutes sortes de supports : parapluie, caddies ®, sacs ou étendards. C’est de la provocation pure et simple.

 

116439810

Le pire de tout c’est la complaisance des autorités municipales vis-à-vis de cette sous-catégorie de la population. On leur donne le droit d’exister sur la place public lors de manifestation appelées Yaouank (fête de la jeunesse), Sevenadur (rencontres interculturelles), fest-noz (fête de nuit) et fest-deiz (fête de jour). Je ne vous parlerai pas de leur langue, un baragouin qu’ils semblent prononcer la bouche pleine de pain et de beurre (ou de kouign-amann pour les plus aisés) parce qu’il ne se pratique ici qu’un patois nommé « gallo » qui s’appelle ainsi à cause de la marée montante sous les jambes des chevaux dans la baie du Mont-Saint-Michel. Les édiles ont cependant jugé bon de leur concéder une signalisation bilingue sur les plaques de nos belles rues rennaise.

Il faut du cosmopolitisme, certes, mais point trop n’en faut ! Et puis pourquoi eux et pas d’autres dans ce cas ? Pourquoi ne pas sous-titrer le mail François Mitterrand « Vilain’sky prospekt » ou la rue des Portes mordelaises « Strasse der Mordelles Türen » ?

Sevenadur 4 réduit

118658309Je ne parlerai pas non plus de leurs danses à se péter le genou, à se déboiter l’auriculaire ou à coucher dehors après une ingurgitation de palanquées de « coups d’cid’ » ! Elles s’appellent gavotte, laridé, rond de Saint-Vincent, scottish, kost ar c’hoat, avant-deux de travers…

Oui, tout va de travers dans notre beau royaume, je vous le dis, sœur Jeanne-Emmanuelle ! Les bons Français en ont plus que marre de ces gens-là et je vous pose la question qui fâche : quand va-t-on se décider à les renvoyer dans leur pays, ces faillis Bretons ?

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments exacerbés.

Signé : Irène Skizov,
136, route de Lorient
35000 RENNES

Sevenadur 3 réduit

 

 

N.B.Ces petites figurines sont extraites du programme du festival Sevenadur. Je n'ai pas trouvé le nom de leur auteur mais je lui dis ici que j'ai bien aimé son travail en ligne claire !

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Un gnome de nos jours par bongopinot

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Je suis un grand homme
J’ai beaucoup de défauts
Mais je ne parle pas faux
Je suis le jeune gnome

Je déteste, je hais
Les palabres inutiles
Les personnes viles
Du plus mauvais effet

Et sans aucun amorti
Je les réinitialise
Décapsulant leur crâne
Et leur cerveau refleurit

Mais je ne pourrai pas
Anéantir du globe
Tous les xénophobes
Leur bêtise et leur pas

Alors assis sur une sculpture
je ne peux que constater
Les murmures d’une société
Et en prendre toute la mesure

 

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Les bedeaux (Pascal)


Plus que les autres équipes de la poule, à Guillermoz, quand Aubenas et les ardéchois viennent en découdre avec nos rugbymen romanais, nous, les vrais partisans, nous devenons tous des furieux nationalistes !... Oui, je sais : c’est du parti pris, c’est ancestral ; on ne sait même plus pourquoi nous avons tant d’animosité envers eux ; au Moyen Âge, ils nous ont peut-être piqué une princesse ou bien, ils nous ont refilé la peste ou même, pire, ils étaient protestants et, nous, catholiques, ou bien le contraire. Pour nous, la guerre de Cent Ans n’est pas terminée…

Alors, le derby annuel, en terres drômoises, remplit toujours tous les gradins ; pluie, neige, vent ou soleil, on joue à guichet fermé ! Ha, ha !... Les bedeaux, comme on les surnomme ! C’est peut-être à cause de leur esprit de clocher !... On est leur bête noire, ils sont l’équipe à battre !...
Dans les tribunes, ils viennent en meute serrée soutenir leur équipe ; avec leur accent de froidure, ils nous chambrent à chacun de leurs faits d’armes, par leurs joueurs interposés ! Ils peuvent bien sortir leurs vieilles bannières, tous ces cagots, nous aussi, on a notre panoplie en couleur et nos répliques belliqueuses !...
On leur tire dessus à boulets rouges ! On a plein de noms d’oiseaux à faire voler au-dessus de leurs têtes !... On gueule « Ici, ici, c’est Romans !... ». Bousculés par le vent du Nord, dépliés en grand, nos drapeaux à damiers leur répondent en claquant des salves d’injures !... Notre fanfare éteint leurs encouragements, et nos applaudissements les renfrognent et les enfoncent au fond de leurs sièges !...

Chez eux, sur leurs plateaux, tout là-haut, il ne pousse que des cailloux !... Et quand ce n’est pas le vent qui hurle, ce sont les loups !... Il n’y a rien à bouffer chez eux !... Ils sont ravitaillés par les corbeaux !... Ils n’ont qu’à tous crever la gueule ouverte !... Ha, ha !... Chez ces attardés, il paraît que c’était le dernier département, en France, à avoir encore trois chiffres à leurs plaques numérologiques !...

C’est le Rhône qui sépare nos deux départements mais c’est encore trop près ! Sur nos permis de pêche, ils n’accordent pas la réciprocité, ces protectionnistes ! Ils sont pires que nous !... Ils sont racistes !... Ha, ha !... Ces gueux, ils ne parlent que patois, leurs galoches sont toujours crottées de merde ; ils sont tellement près de leurs sous, ces ardéchois, qu’ils viennent au stade avec leurs sandwichs, leurs fromages de bique et leur pinard à neuf degrés !...

De part et d’autre des balustrades, quand les esprits s’échauffent, il y a quelques accrochages et quelques coups de poing comme des châtaignes et des marrons chauds de pays !... Et si c’est la bagarre générale sur le pré, en échos sonores et entre supporters avinés, on va tous se foutre sur la gueule !... Ils ne s’en laissent pas compter, ces culs-terreux ; comme ceux de chez nous, c’est du lourd : ils sont durs au mal. S’ils sont bedeaux, ils n’envoient pas leurs enfants de chœur à la castagne…

C’est comme cela chaque année ; viriles et incorrectes, les retrouvailles sont musclées mais c’est l’usage quand nos deux équipes s’affrontent. Jalousie, haine, ou défouloir, il faudra encore des années et des derbys pour éteindre tout ce chauvinisme aiguisé par nos rumeurs et nos légendes immémoriales…

 

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Néologisme (Walrus)

 
Si l'attitude xénophobe est universelle dans l'espace et le temps (elle doit être née en même temps que notre race) le mot, lui, est récent. On l'attribue généralement à Anatole France qui, à l'occasion de l'affaire Dreyfus, aurait formé ce néologisme à partir des racines grecques xénos (étranger) et phobos (peur).

Du coup, au petit jeu des étymologies simplistes, je me demande si Xénophon était un mec qui parlait étranger, du même xénos et de phôné (son ou voix), un interprète en quelque sorte...

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XENOPHOBE VOUS AVEZ DIT ? (Venise)

 

Quand je rencontre un xénophobe je sors mon arme fatale

 

Mouloudji et sa chanson /L’AMOUR, L’AMOUR, L’AMOUR

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Xenophobe ? Oui, mais ... (Lecrilibriste)


Que reste-t-il en héritage
de ces pages d'histoire
métissées par le temps ?

Sous les paupières closes
s'agitent encore souvent
des paniques vandales
des désirs conquérants
des allures guerrières
des randonnées nomades
le goût des grands espaces
la peur de l'invasion
des saveurs épicées
et des parfums sauvages...

Empreintes du passé
déposées par le temps

Là-bas on dit "ola
ici on dit "allo"
tout près on dit "ave"
ailleurs on dit "ciao
rien que ces petits mots
qualifient c'est étrange
un pays étranger
d 'un même continent
chez qui s'ancre pourtant
un esprit de clocher
quelques relents chauvins
tenaces et bien vissés
au cerveau reptilien

C'est la gastronomie
noble idéologie
qui gomme les frontières
qui se répand plastique
comme l'eau des rivières

Sans xenos phobos attitude
partout on se régale
ici, l'café liegeois
et là, d'la moussaka
quenelles ou saucisson
aux traboules de Lyon
pizza ou paëlla
quand on descend plus bas
les papilles en fête
crient alors "c'est trop bon
donnez-moi la recette !"
Cliquons sur Marmiton !

Du Champagne à l'Asti
de la bière à l'Ouzo
un doigt de Génépi
ou un verre de Porto
d' la clairette de Die
la cuvée du Château
et quand on fait la fête
et qu'on est tous pompettes
Mongol Franc ou Romain
tu sais plus où t' habites
et tu noies les frontières
dans les bulles à gogo

Bouffe,Ô noble héritage
de ces pages d'hitoire
métissées par le temps

 

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Eh, vrille des pie-poules (joye)

coucou les xénophobes

on vous emmerde

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La vie en rose...(maryline18)

 

Vivre ou ne pas vivre...

 

Dans un monde qui me blesse, jour après jour,

Se révolte et régresse,...Si peu d'amour !

En errance littéraire, je suis ma voie ;

Mon exil immobile, me sauve, cette fois...

 

Dans ce monde qui m'agresse, vous restez sourds,

Pour témoin la rudesse de vos dicours.

Réfugiée dans mes livres, drapée de soie,

Je réinvente ma vie, côtoie les rois.

 

Sur les pages imprimées, pour déprimer,

L'actualité apparaît sans plus d'effets...

Là, un tueur a encore tué,

Là, des casseurs ont bien sur tous cassé.

 

Les xénophobes et les bourreaux d'enfants,

Je les renvoie à l'histoire en un instant.

Je les aplatis du plat de la main,

Je ferme mon livre, je poursuis mon chemin.

 

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