Ronchonchon il aime pas les doigts dans le nez (Nana Fafo)

Sans nom 1

Vendredi soir.

Ecroulement d’un corps de la tête aux pieds : plus de jus l’cochon !

Un vrai mollusque !

 

C’est un pied de nez que voici

inspiré par ce pied porteur

 

Ronchonchon a-t-il joué comme un pied ? ou finger in the noze ?

Notre pied-cialiste Walrus nous le dira !

 Sans nom 1

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

DEFI  548 - UNIJAMBISTE (et pourquoi pas Walriste ?

 

http://samedidefi.canalblog.com/

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Participation d'Adrienne

 

"Op één been kan je niet staan! " (1) disait le père de l'ami Luc VDK.
Or, il avait une jambe de bois.
Adolescent à l'arrivée des Allemands en mai 1940, il avait eu une jambe arrachée par une des rares bombes tombées sur notre petite ville.
Comme on voit, c'était un homme qui avait de l'humour.
Sa femme aussi, d'ailleurs, sans le vouloir.
Quand on sonnait à sa porte trop tard à son goût, elle disait, en parlant de son mari:
" Désolée, il est déjà démonté " (2)
 
(1) comme l'explique Walrus, en Belgique "pour vous convaincre de prendre un deuxième verre, on vous dira : On ne va pas sur une jambe !"
(2) "Hij ligt gedemonteerd"

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Fait-divers (joye)

L’horrible scène, cher lecteur, chère lectrice, a lieu dans le métro crade et répugnant d’une ville connue non pas pour sa saleté ni pour sa répugnance, mais plutôt pour sa lumière ravissante. On supprimera sa vraie identité pour protéger les gentils aveuglés qui y vivent et qui visitent.

Chaque jour un monsieur – on peut l’appeler peut-être un monsieur, bien qu’il n’y ait aucune trace de noblesse ni dans son allure ni dans ses actes – y porte dans ses bras sa belle-mère, une vieille dame habillée de haillons douteux et la pose, sans un mot, contre un mur dans un des couloirs caverneux avant de disparaître vers le carré de clarté en haut de l’escalateur.

Munie seulement d’une paume vide et maculée pour faire son boulot, cette momie vivante y passe silencieusement de longues journées pendant que tous les pieds du monde trottinent devant sa tête baissée. Ses oreilles retentissent des échos creux des voix parlant toutes les langues indistinctes de l’univers.  Elle ne boit ni ne mange ni ne parle.  

Pleurez-vous déjà ? Non ?  Bon, je continue.

Si je vous disais qu’une bonne journée pour elle est de recevoir une pièce qu’elle fourre sur-le-champ dans ses loques puantes avant que quelqu’un ne vienne la lui voler ?

Qu’une telle pièce se fait de plus en plus rare ces jours-ci, et que la chance veut trop souvent que ce qu’on lui jette est un mégot encore tout chaud qui la brûle ?

Non ? Pas de larmes ?

Qu’on lui hurle souvent des injures salaces ?  Non ? Qu’on aime de plus en plus souvent la frapper avec un parapluie, ou qu’une bande de loubards qui passent régulièrement la prend parfois pour un ballon de foot destiné aux coups de pied experts ?

Non ? Rien ?

Si je vous disais qu’avant la Révolution, elle était danseuse, qu’elle perdit une jambe lors une des centaines et centaines des bombardements qui ont lieu tous les jours dans les pays comme le sien ? 

Non ? Rien ?

Saviez-vous que dans la langue de chez elle, quand elle était jeune et belle, on l’appelait « Fleur » ?

Non ?  Bon.

Si je vous disais que dans le squat où son beau-fils la ramène le soir, elle mange dernière, bien après l’homme et ses enfants et sa fille et la tante et même le chien ?  Non ?

Alors, que faudrait-il pour que les larmes viennent à vos yeux ?  Dois-je la tuer ?  Non ? La torturer avant ? Non ? La faire violer ?

Ou, faut-il que je vous dise que cette ancienne Fleur n’était pas, après tout, une vieille dame ?

Que c’était un petit chaton égaré, un tout petit tigré qui miaule de faim ?

Ah, voilà.

Enfin. 

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Un, deux, trois...(maryline18)

Un, deux, trois, soleil !

 

En équilibre, sur une jambe, elle attend qu'il se retourne, pour rire, sauter, bouger, vivre, aimer, vibrer...

Ne plus avoir qu'une jambe au sol, devrait lui apporter de la souplesse à l'envol ! Lui viennent des idées...

Le regard qu'il pose sur elle, sur le monde, le déshumanise...

Sa jambe, l'unique lien qui la rattache à lui, à la terre, s'ankylose mais elle tient bon, immobile. C'est la règle du jeu.

Elle se prend pour une élolienne. De ses yeux brillants, elle regarde passer les nuages et imagine des voyages. Voilà un grand oiseau migrateur qui la frôle.

Elle entend le froissement de son aile, douce comme de la soie. Elle se déploie pour la faire monter à son bord. Elle se cache dans ses plumes pour se protéger du vent. Il a mille odeurs nouvelles à lui faire découvrir.

Il l'emmène et elle plane, comme dans ses rêves...Ils survolent les océans, s'approchent, et y goûtent l'écume. Elle est douce, crémeuse...Elle a la saveur de la liberté, des grandes marches sur la plage les soirs d'été, des silences, des mots doux des amoureux.

Ils survolent des montagnes, des forêts de sapins et lui revient des souvenirs de vacances : une randonnée, un pique-nique, une soirée arrosée...des rires, un baiser...

 

Un, deux, trois, soleil !

 

Elle voudrait s'évaporer, brulante comme une goutte de désir en ébullition, ou se dissoudre, comme une pincée de sel dans une mer d'amertume.

Il se retourne et elle est toujours là, elle a juste changé de pose, en appui sur l'autre jambe.

 

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L'unijambiste (Joe Krapov)

Am stram gram pic et pic et calligramme !
Voici mon humble contribution, plus inspirée par Apollinaire que par Rimbaud, pour illustrer le mot «unijambiste» :

DDS 548 verre à pied

 

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Le danseur par bongopinot


Un réveil à l’aube
Le jour de tes sept ans
Après cet accident
Où tu perdis ta jambe

Petit unijambiste
Tu crois en ton rêve
Et il te soulève
Tu montes sur la piste

Et devenu danseur
Avec tes béquilles
Et tes yeux qui brillent
Tu es le meilleur

Véritable artiste
Tu danses et virevoltes
Et les notes flottent
Devant l’acrobate

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Neuf Haïkus pour une Jambe en l'Air (Fu)

 


Haïku 1 : Naturel

Mauvaise mine
- Alors, bois ou kevlar ? - Bois !
c'est mieux en forêt !

~~~~

Haïku 2 : Elle sentait si bon

- Vous dansez mam'zelle ?
- Oui, mais uniquement les slows !
- Ah, ça tombe bien !

~~~~

Haïku 3 : Après on s'étonne

Tire-au-cul ! feignant !
encore un supbpterfuge
pour pas travailler !

~~~~

Haïku 4 : Toujours les mêmes !

Un fauteuil roulant ?
mais il vous reste une jambe !
P'têt pas abusééér !!!

~~~~

Haïku 5 : Rééducation

- J'ai si peur maman !
- Ils sont tous comme toi ici
Courage, ma chérie !

~~~~

Haïku 6 : Colère

- Et tu fais comment
pour danser le French Cancan ?
- Avec ma jambe dans tes joyeuses, ducon !!!

~~~~

Haïku 7 : Ouf !

Quel drôle de rêve
j'avais trois jambes et trois bras
J'suis mieux comme je suis !

~~~~

Haïku long 8 : Récompenses

Géniale invention
La jambe qui marche toute seule !
Au nom de la science :
Merci
Merci
Et encore merci

Tu vas venir ici oui ?

~~~~

Haïku 9 : Le long chemin

Jambe en l'air
dans le ciel comme sur terre
trottine à grand pas
...

 

 

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Le tonton Henri (Pascal)


Il faut que je vous parle de mon oncle : le tonton Henri. Dans une fratrie de dix enfants, il était l’un des frères aînés de mon père. Une page ne suffirait pas pour expliquer ce fascinant personnage ; aussi, le temps de son écriture, je tremperai ma plume dans l’encrier des couleurs pour habiller son fantôme dans le plus bel habit du dimanche…  

Né en 1907, enfant de la campagne, inculte aux choses de l’école, réfractaire à tout commandement, il passait le plus clair de son temps dans les champs. Dans sa musette, avec un quignon de pain et un bout de tomme, il disparaissait de la ferme familiale, la journée entière. Le plus souvent nu-pieds, il gardait les chèvres, il jouait avec son ombre, il dénichait les oiseaux, il étudiait la course du vent et son implication avec les nuages passagers.
L’âge aidant, gavroche des champs, un bout d’herbe dans la bouche, fin limier dans le paysage, il pouvait suivre les traces d’un lièvre, lever un faisan, apercevoir une biche au coin d’un bois, raconter à la veillée qu’il avait vu le loup famélique traîner dans un vallon.
Adolescent, toujours aussi buissonnier, inlassablement, il parcourait la campagne, les chemins de traverse, toujours en quête de tout ce qu’elle pouvait lui apprendre, de tout ce qu’elle pouvait lui donner.
Les jonquilles sauvages, les asperges timides, le muguet parfumé, les champignons fragiles, les truffes si chères, les châtaignes craquantes, c’était ses amuse-gueules qui déroulaient les saisons à son emploi du temps d’écumeur de Nature. Il savait piéger les lapins, attraper les truites à la main, prendre les faisans dans ses collets. Grandissant, il était devenu une fine gâchette ; bécasses, perdreaux, cailles, lièvres, chevreuils, c’était ses habituels tableaux de chasse.
Homme à tout faire, il allait travailler au battage dans une ferme, engranger les balles de foin, ramasser les pommes de terre, traire les vaches, mener les bœufs au travail des champs. Connu comme le loup blanc, toujours par monts et par vaux, il allait couper du bois chez l’un, il refaisait la clôture chez l’autre ; il avait même travaillé un moment chez un patron plombier mais, intenable et sauvage, insoumis aux horaires et inapte à la ville, il préférait le grand air et l’aventure.
Aussi, il ramassait la ferraille, il alimentait les restaurants avec son braconnage, il troquait, il combinait, il marchandait. Une souche à arracher de la terre, un rocher à chasser d’un champ, un mauvais chemin à empierrer, un arbre à tomber, une fosse septique à vider, un puits à curer, on faisait appel à lui.
Avec les quelques sous récoltés, il allait voir les filles à la ville, et il revenait toujours un peu éméché. Plus tard, s’il avait des maîtresses esseulées, il était resté un célibataire endurci ; et son amour, et ses confidences, et ses sentiments, il les réservait à son chien et aux choses de la Nature…  

Réformé en 40, il était le seul garçon resté à la ferme. Entre les travaux des champs, avec son père, on dit qu’il planquait des armes, qu’il alimentait le maquis, qu’il allumait les feux pour les parachutages, qu’il avait saboté quelques ponts. Dénoncé, il avait disparu pendant des mois.
À la libération, il avait repris ses activités illicites de piégeage. Un peu voleur de poules, un peu maquignon, un peu vétérinaire, un peu castreur, un peu accoucheur, il plantait ses cordeaux dans les trous d’eau des rivières, il chassait pendant la fermeture. Sa tête était mise à prix ; les pandores étaient sur sa trace, espérant le flagrant délit…  
Mon oncle, il ne savait pas lire et pas écrire, alors, toutes leurs injonctions de carabiniers, leurs convocations pressantes, leurs ultimatums pompeux, cela lui passait au-dessus de la tête. Il n’empêche, une nuit de pleine lune, alors qu’il était en train de remonter quelques truites du torrent, il y eut quand même quelques balles d’argousins qui lui sifflèrent dans les oreilles. Mais comme il approvisionnait aussi la femme du maire de la ville, l’affaire s’était tassée.
Cela l’avait calmé, mon oncle ; et puis, il avait vieilli, il ne courait plus aussi vite ; il avait passé l’âge de toutes ces activités délictueuses. Il retourna à ses travaux de valet de ferme jusqu’à ce jour fatidique…  

Un après-midi d’été orageux, dans un champ difficile, la charrue tractée par un attelage de quatre chevaux, il était occupé à peigner la terre ; tout à coup, soubresaut d’un animal piqué par un taon, déblocage soudain de l’outil, inadvertance, ou un peu les trois, un des socs vint se planter dans sa jambe, arrachant des lambeaux de chair. Bien sûr, trop fier pour se plaindre, il garrotta sa vilaine plaie avec son mouchoir, but un canon de vin, travailla jusqu’au soir, et c’est à peine s’il boitait quand il rentra chez lui. Quelque temps plus tard, la gangrène ayant fait son travail de nécrose, on lui coupa la jambe…  

C’est là que j’arrive dans l’histoire ; pour lui rendre visite, mon père m’avait emmené avec lui, j’avais six ou sept ans. Au dispensaire, allongé sur son lit, le corps caché par le drap, il était étrangement propre ; à la bise du bonjour, imaginez mon inquiétude. Il piquait, il sentait le tilleul, il avait des grands yeux bleus, il avait l’haleine du vent du Nord, il me souriait avec ses dents qui auraient pu facilement me croquer…  
Moitié en patois, moitié en argot, il parla avec mon père de choses que je ne comprenais pas, de choses de la guerre, des boches, de ces secrets qu’on n’arrive pas à enterrer au plus profond de sa conscience. Je le compris plus tard : il se confessait, il justifiait ses actes passés, et mon père acquiesçait comme s’il lui donnait naturellement l’absolution.
À la forme du drap, j’essayais de deviner cette jambe qui manquait. Mais comment allait-il tenir debout, maintenant ?...  Comment ferait-il pour marcher ?... Derrière lui, contre le mur, il y avait des antiques béquilles, et je n’arrivais pas à faire la relation entre mon oncle et cette paire d’échasses…  

Tout à coup, mon père avait réclamé les WC ; ben non, je ne pouvais pas aller avec lui ; il disparut dans le grand couloir. Mon oncle me demanda de m’approcher ; il avait quelque chose à me dire, je n’étais pas rassuré…  
Ses grands yeux ronds étaient comme deux aimants envoûtants, il avait un accent de cigale et les fossettes de ses sourires ensorceleurs harmonisaient son visage avenant…
« Tu travailles bien, à l’école ?... » Mes furieux et sincères hochements de tête le convainquirent de toute mon assiduité scolaire… « Tu sais, j’ai mal à la jambe que je n’ai plus… » Mais comment pouvait-on avoir mal à la jambe qu’on n’avait plus ?... Devant mes yeux écarquillés par toute mon incompréhension, tous les points d’interrogation qui devaient pousser sur ma tête, il éclata de rire et les autres bonshommes de la chambrée firent de même…

Que pouvait devenir cet estropié, cet inconditionnel amoureux de la Nature, cloué avec cet irréparable handicap d’unijambiste ? Une de ses sœurs le récupéra et le garda dans sa grande maison, à la campagne. Tous les jours, il réclamait son fusil, son chapeau, et qu’on le laisse assis au coin d’un champ de vigne ; tous les jours, elle mettait un quignon de pain dans sa musette, une bonne bouteille de vin, un bout de saucisson et une ou deux tommes de chèvre. Il tirait sur les grives, il siestait, il guettait les premières hirondelles, il regardait les nuages passagers du ciel et, jaloux, il suivait leurs ombres clandestines quand elles enjambaient les vignes alentour. Quelque temps plus tard, on le retrouva mort au coin du champ, le sourire aux lèvres…  

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Wolfgang (Lecrilibriste)


Comme chaque soir, depuis que nous sommes revenus dans le village de son père, Bernard est allé fermer l'église, sise juste en face de chez nous et qu'il ouvre tous les  matins. Nous habitons maintenant pile sur le chemin de Compostelle qui va de Genève au Puy en Velay et  les Pèlerins et Pèlerines qui passent de mars à  octobre longent la maison et font souvent une halte dans l'église pour se reposer un peu, se recueillir ou laisser un mot sur le livre d'or.  

Or, Bernard est allé deux fois à Compostelle à pieds, une fois par Le Puy en Velay, une fois par le chemin d' Arles et lorsqu'il est revenu, il s'est investi corps et âme dans l'association des Amis de St  Jacques pour baliser et nettoyer les chemins en Isère, trouver des familles d'accueil dans les  villages d'étape  et renseigner les pèlerins de passage, à tel point que les gens l'ont surnommé "La coquille" (puisque la balise est une coquille St Jacques ) et nous  envoient tous les pèlerins paumés.

Ce soir là,  un pèlerin est couché sur les marches du porche de l'église sur une espèce de bache. Il est là pour passer la nuit.  Bernard lui dit qu'il ne peut pas rester là, lui demande s'il n'a pas trouvé de lieu d'accueil et le Pèlerin se lève, vacille un peu sur son baton de pèlerin en se relevant et, Bernard,  à sa grande stupéfaction voit que cet homme n'a qu'une jambe. Il le questionne un peu et l'amène à la maison pour passer la nuit.  Je fais cuire une platée de pâtes, avec quelques tranches de saucisson, ça fait toujours l'affaire et la dose de sucres lents, en cas d'urgence !

Il se nomme Wolfgang , il est grand et mince, les cheveux grisonnnants, il fait très aristocrate ...  ou prédicateur ascète et jésuite  (si tant est qu'il y ait un look spécial pour ce genre de personnage).. . Avec une grande pudeur, il nous explique un tout petit peu de sa vie. Sa femme est décédée, emportée par un cancer. Lui-même en est atteint et on a dû l'amputer d'une jambe. N'ayant plus rien à perdre,  il a décidé d'aller à Compostelle avec ses béquilles.
Il est parti de chez lui à Nuremberg le 25 Juillet 2007, sac au dos avec un grand courage et la volonté inébranlable d'aller jusqu'au bout.  Il fait une dizaine de kilomètres par jour  avec ses béquilles, et ce n'est pas des pieds dont il souffre mais de ses bras qui fatiguent et de ses aisselles sur lesquelles forcent les béquilles qui portent son poids et celui de son sac. Mais il n'aime pas que l'on s'appitoie et que l'on parle de son handicap, ça le gêne.  Il est,  et veut être,  comme les autres. Il nous demande simplement d'envoyer un message à sa soeur pour lui dire qu'il va bien.

Après la pause d'une nuit, Wolfgang est reparti avec son courage et sa volonté inébranlables. Le "téléphone arabe" de l'Isère l'a accompagné et a bien fonctionné tout le long pour l'accueillir, et sans doute plus loin car son passage et son personnage marquaient intensément tous ceux qu'il rencontrait.

Il pensait arriver aux alentours de Noël 2007 à Santiago mais il a dû s'arrêter à Burgos le 24 novembre, ses bras n'en pouvaient plus. Il a été hospitalisé.  Son état s'est rapidement dégradé.
Il a rejoint les étoiles le 12 janvier 2008, laissant à tous ceux qui l'ont rencontré un souvenrir impérissable de force, de foi en la vie, de libre arbitre, de courage et de détermination.

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