28 mars 2009

DIVAN DEVIANT (tiniak)

Avant-propos :

 

Dans mon sous-marin sous les toits

y pas d' divan, y a un sofa !

Entrez, pensées me demander :

- vasistas, mon vieux ?

Je réponds d’eux

- pas mieux…

 

J'y vais naviguant à loisir

entre l'un ou l'autre, délires

où je me vautre en mien plaisir avéré

 

Dans mon sous-marin sous les toits

il y a de quoi embrasser

des ciels de nuit aux vents légers ;

les nuages sont des îlots

qui me font signe de là-haut, à la surface

que je soupçonne dégueulasse

 

J'y entreprends un lent voyage

cherchant un continent perdu

sur l'océan, vers les rivages de Mû

 

Dans mon sous-marin sous les toits

œuvre un équipage fidèle

qui sait démêler les ficelles

des ces ablutions oniriques

amarrées à mes dialectiques fantasques

mariant Thésée à la Tarasque

 

J'y ramènerai la sirène

dont le chant courant par le monde

guide et vient calmer sur les ondes ma peine

 

Dans mon sous-marin sous les toits

baignés d'une lumière orange

flottent des appétits étranges

qui se nourrissent peu à peu

au rythme libre et hasardeux de mon dit

célébrant le bel aujourd'hui

 

J'y épouserai de mes yeux

tes yeux amoureux, ma sirène

et nous ferons de notre haleine un feu de dieu !

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :


On a tous nos petits soucis (Poupoune)

« Finalement, j'aimais assez bien la cave. C'est vrai qu'il y faisait froid et humide. Et parfois j'y restais presque deux jours sans manger. Et puis y avait les rats, qui me faisaient peur, surtout au début quand je savais pas trop ce que c'était. Mais finalement... j'étais tranquille, à la cave. Il y traînait plein de trucs avec lesquels j'arrivais toujours bien à m'amuser. Bon, la nuit, il faisait trop sombre, mais la journée ça allait, le soleil passait un peu par le soupirail. Et comme c'était à la cave que Papa enterrait les femmes qui voulaient partir, y avait toujours de la terre fraîchement retournée et je faisais des châteaux et des tas de trucs chouettes. D'ailleurs j'ai toujours le goût pour le travail de la terre. Y a pas de mystère, hein, ça vient de là mes sculptures en argile. Et puis pendant que j'étais à la cave, je l'entendais pas crier. Enfin si, je l'entendais un peu, quand même, mais c'était pas après moi, alors j'arrivais à faire comme si je l'entendais pas. En plus, j'ai toujours pensé qu'elle était probablement là aussi, ma mère. Y avait pas de raison qu'elle y soit pas. Elle avait sûrement dû vouloir partir, elle aussi. Forcément. Alors elle devait bien être là aussi... Du coup, quand il me mettait à la cave, ben j'en profitais pour lui parler, à ma mère. C'était obligé qu'elle soit là. Elle aurait pas pu me laisser avec lui. Non. Elle aurait pas pu. Quand j'ai commencé à grandir, à... changer, il a commencé à moins me faire descendre. Et puis y a eu cette femme, là, qu'a pas duré longtemps, et puis plus rien. De moins en moins de bonne terre à la cave. Au début, j'ai cru que c'était une bonne chose. J'avais pas trop l'habitude des relations normales entre un père et une fille, hein, alors je savais pas trop quoi penser, non plus. Maintenant, je me rends bien compte que j'aurais pu comprendre plus tôt, mais après coup c'est toujours plus facile, n'est-ce pas? C'est étrange, mais vous savez, il m'arrive parfois encore aujourd'hui de la regretter, la cave. Finalement, j'y ai passé les moments paisibles de mon enfance. Et puis ma sortie de l'enfance a été un peu brutale, pour le coup, alors tout ce qui me rappelle avant... Oui, non, je sais, c'est stupide. Je me dis parfois que s'il n'avait jamais voulu me toucher j'y serais peut-être encore, dans cette cave. Avec toutes ces femmes, celles d'alors, celles qui auraient suivi, ma mère, peut-être. Sans doute. Mais il a voulu me toucher. C'est étonnant comme je l'ai laissé me frapper des années sans opposer la moindre résistance, et à la première caresse... Un coup. Un seul. J'étais pas encore bien épaisse, mais la rage... Les ciseaux. Dans son oeil. Je l'ai regardé mourir et vous savez quoi? Je n'ai strictement rien éprouvé du tout. Et je suis descendue attendre à la cave. Mais bon: le passé c'est le passé, hein? Assez parlé de ça. Comme je vous disais, j'ai donc aménagé la cave en salle de sport, j'ai pris un coach, une diététicienne, mais ce foutu régime, je crois bien que j'y arriverai jamais sans un bon suivi psychologique, docteur. »

 

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Chez le psy, cette semaine ! (Walrus)

psywal

Malgré des recherches discrètes, bien qu'approfondies, je n'ai pas réussi à identifier l'auteur de cette consigne, mise en ligne par la pétulante Janeczka (voir photo ci-dessus).

Je ne remercierai jamais assez cette personne, car elle m'a vachement mâché le travail. Jugez plutôt...

Installez-vous sur le divan, confortablement.
Vous y êtes à l'aise ? Bien calé ?
...
Respirez un grand coup...
Encore plus profondément....
Fermez les yeux...
Complètement...
Parfait...


C'est là que je me suis endormi, d'un sommeil sans rêves.
Quand je me suis réveillé sous le regard ahuri du psy, je lui ai déclaré :
"Il y avait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi !"

J'ai même pas regretté le prix de la consultation, c'est vous dire...

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :

Chez le psy (Plume Dame)

Regarder et retourner en arrière
Essayer de se souvenir de son passé
La mémoire de vieille sorcière
Retrouve ses émotions malaxées
 

Lentement décrire ses émotions
Dans l’attente d’une édition
Pour avancer, affirmer son avenir
Parler du passé sans trop le ternir
 

Se lover au fond d’un divan
Décrire les mots dans un volcan
Des pleurs, des rires, des cris
C’était juste une séance chez le psy

 

Plume Dame

 

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

psy-o-logis (Zigmund)

«le psy : -Vous avez rendez vous ?

Moi : -Oui bien sûr

Le psy : -Alors entrez c’est votre tour. »

Le cabinet du psy est un véritable paradis. Situé au cœur de l’ancienne cité, non loin du centre ville dans une petite rue pavée. Je suis d’abord assis face à lui, c’est un homme âgé, digne, ni chaleureux, ni glacial, plutôt bienveillant ;  mon regard balaye la pièce : derrière lui une grande baie vitrée triangulaire permet de voir, luxe* inoui en centre ville, un jardin. Dans le fond du jardin, on devine la maison d’habitation, de bonne taille mais sans prétention. Mais surtout, il y a cette bibliothèque, sur deux des murs de la salle, les livres couvrent les murs, et montent jusqu’au plafond, une échelle-escalier, permet d’atteindre les ouvrages haut placés.

Le divan c’est pas mon truc, je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir trouver pour prolonger   mon incursion dans cette pièce.

L’idéal serait d’obtenir du psy qu’il aille me chercher un rafraichissement, style cocktail coloré avec plein de fruits en déco, j’incline à ce que ce divan le soit – inclinable- (ce  sera mieux pour déguster le cocktail), le regret c’est que ce psy vieux jeu n’aie pas équipé ce fauteuil d’un système de massage du dos  comme on en trouve chez les coiffeurs…

-dites docteur, pendant que vous allez me préparer un drink,  je peux jeter un coup d’œil aux livres, allez soyez chic dites oui ! vous ne seriez pas assez cruel pour me laisser plus de dix minutes dans une telle bibliothèque et me refuser de feuilleter, de toucher, de caresser les ouvrages ?

 Maintenant que je suis dans la place, je dois  trouver le moyen de m’y incruster. Avant de venir, j’ai bien révisé mes vieux cours de psychiatrie, pour lui mijoter aux petits oignons un beau syndrome qui le questionne, pour qu’il me laisse plonger dans son univers de livres bien rangés. Eviter aussi bien sûr de trop bien faire, ce serait l’internement garanti et  la bibliothèque de l’HP **est consternante  (la collection harlequin ou les SAS sont ce qu’ils ont de plus intello, c’est vous dire !).

 Long silence

Je suis sur le divan

 Il attend

Alors je décide la franchise, je lui avoue que mon seul but en prenant rendez vous avec lui, c’est de me prélasser dans son divan, en feuilletant quelques livres de sa bibliothèque, dans ce bureau éclairé en sirotant un énorme verre de  jus de fruit avec ou sans alcool… que je veux bien payer pour çà…

Ah ! pour la musique, si ce n’est pas abuser,  ma version préférée de la flûte enchantée c’est celle de Nikolaus Harnoncourt de 1987.

Merci à tout à l’heure…  

Zigmund

 

   *luxe : ceux qui ont ajouté mentalement Skywalker sont aussi gravement atteints que moi

**HP = hôpital psychiatrique

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

22 mars 2009

Se sont allongés sur le divan

psyZigmund ; Plume Dame ; Walrus; Poupoune ; tiniak ; Vegas sur sarthe ; Joye ; shivaya-warduspor ; Kloelle ; MAP ; Tiphaine ; Val ; Virgibri ; Papistache ; Laura ; Sebarjo ; Captaine Lili ; rsylvie ; Tilu ; Joe Krapov ; Caro Carito; Alice ; Cartoonita ;

Posté par Walrus à 09:01 - - Commentaires [33] - Permalien [#]
Tags :

Consigne #53

Chez le psy, cette semaine!

Installez vous sur le divan, confortablement.
Vous y êtes à l'aise ? Bien calé(e)s ?
...
Respirez un grand coup...
Encore plus profondément....
Fermez les yeux...
Complètement...
Parfait...
Vous êtes dans un endroit agréable, où ce qui se passe est bon. C'est sans doute hier, la semaine dernière, il y a 3 mois, 2 ans, 20 ans... Vous vous en souvenez....
Où êtes-vous?
Décrivez le lieu, l'entourage ce que vous y faites...

Bonne détente!

Et toujours:

divo

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :