Vers de mirliteuton (Joe Krapov)

180504 Nikon 105

J’viendrais bien faire le mirlifore
Mirlitontaine, mirlitonton,
Avec mes vers de mirliton
Pour chanter la faune et la flore
Et les charm’s du pays teuton !

Je ne ferais pas de manières
Pour vous jouer un ou deux airs
Avec mon petit mirliton
Et vous dir’ comment, sans façons,
Je me suis prom’né en Bavière.

 

Mais au kazoo vous l’sauriez pas
De cet instrument de carton
Ne sort pas le son de la voix,
Juste un bruit de vol du bourdon !
Pour s’exprimer, c’ n’est pas coton !

Et pour vos oreilles c’est rosse :
Le son est un poil casse-couilles !
Cet instrument est pour les gosses !
C’est la cinquième Ruhr du carrosse,
Ca n’vaut pas La Mirlitantouille !

 

180504 Nikon 052

Alors du coup je passe la main !
Alors du coup je passe le Main !
Tant pis ! Ce sera sans musique
Que je commencerai demain
Le récit quasi mirifique

De mon voyage magnifique
De Marktheidenfeld à Munich
Via le château de Nymphenburg
Et l’alte Brücke de Würzburg
Où l’on boit du vin en public.

 

180504 Nikon 037 B

Finalement ça vaut mieux pour vous !
Quand je turlute dans mon kazoo
Tous les mirlitaires tombent à terre
En criant « Dieu, épargnez-nous !
Ce Breton est un vrai calvaire !».

Aussi pour que grand bien vous fasse
Je passe mon tour, je laisse ma place
A ces chanteuses sympathiques
De la Kantorei germanique
Devant qui, humblement, j’m’efface !

 

 

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Ô Kazoo (Walrus)

 

J'ai beau choisir les mots-sujets moi-même et en établir à l'avance toute une liste, ça ne m'aide pas quand il s'agit de pondre ma propre participation. Faut dire que côté anticipation, c'est pas gagné d'avance : une fois sur deux, au moment de rédiger la consigne, je remplace le mot que j'avais choisi par un autre sorti de je ne sais où (et qui ne m'aidera d'ailleurs pas plus côté rédaction).

Comment ?

Quel rapport avec le mirliton ?

Très bonne question !

J'essaie autant que faire se peut d'être original et c'est bien là que gît le problème :

  • proposer mirliton après lombric c'est pas malin, les vers de mirliton vont faire florès
  • proposer un mot qui commence par mi et finit en (boite de) ton va générer inmanquablement du Marlborough mironton mirontaine, du bœuf miroton (que même les Belges connaissent même s'ils ignorent la recette), du miston pour les Provençaux (comment, on n'en a pas ?).
  • on n'évitera pas la petite pâtisserie portant ce joli nom

Bref, essayer d'être original, autant souffler dans un mirliton !

Car vous êtes bien sûr au courant : souffler dans un mirliton ne sert à rien, il faut gringotter là-dedans pour en tirer un son.

À bon entendeur...

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de petits Mirlitons par bongopinot

bo


Un instrument populaire ou enfantin
De bonnes pâtisseries de Rouen
Des panneaux pour conducteurs de train
Et des vers faciles et chantants

Ce sont tous des mirlitons
Associés à ma petite poésie
En voix en flute en signalisation
Des syllabes en bouchées de paradis

Utiles pratiques ou de bon goût
Et moi j'aime les petits gâteaux
Tout ronds et tout doux
Et leur odeur comme des signaux

Arrivant comme un parfum d’autant
Et je danse et je chante
Au son du sifflet de l’enfant
Comme une saveur de mots et de rime

Cette musique nous ouvre la voie
Du chemin de la gastronomie
Nous offrant ainsi la joie
Sur un lit de poésie
 

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À Paul, l'inerme (joye)

Sous le pont Audemer coule la cène
Et nos ripailles
Faut-il encore un jeu de tire-pailles
La joie venait toujours même à la horsaine

Vienne l’entrée sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Les mirlitons dans les mains et nous bouche à bouche
Tandis que dans
L’assiette où la faim brasse
Des éternels regards au repas si farouche

Vienne le plat principal sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

La bouffe s’en va comme cette eau courante
La bouffe s’en va
Comme la serveuse est lente
Et comme l’Indigestion est violente

Vienne le fromage sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

On mange des jours et boit des semaines
Ni le sel passé
Ni le pain ne reviennent
Sous le pont Mirliton coule la cène

Vienne le dessert sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Mirliton-de-Pont-Audemer

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Mitonner (Nana Fafo)

Livre II : en quête de sleep ...

 

Pingouinnot sans slip

 

Episode 01 : Mitonner

Au Mont Brequin, Pingouinnot avait trouvé le résultat de l’énigme du Livre I.

Mais à quoi ce nombre allait-il lui servir ?

 

Il espérait que toute cette histoire n’était pas du pipo, parce qu’il n’aimait pas trop qu’on lui joue de la flûte, encore moins du mirliton.

Tous ces vents sont disgracieux et assourdissants.

Déjà, qu’il n’y voyait pas très clair dans cette mission,

si en plus, il fallait ne plus rien entendre, que pourrait-il attendre ?

 

Il faut croire que le gars aux brodequins vraiment rouges avait le sens l’humour,

un petit farceur qui avait mitonné cette première épreuve aux petits oignons.

 

Après s’être farcis de nombreux déplacements aux 4 coins de la terre, le voilà revenu au point de départ…

Revenir pour mieux repartir !

 

Qu’est-ce que JP allait lui annoncer lors de leur petit tête à tête ?

 

Mitonner

 

Avant de se séparer, JP remit à Pingouinnot, un compte crypté ...

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 506 - Mirliton- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

*** Tous mes remerciements à Masyl pour cette idée de BD, le thème était de circonstance ***

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Les cymbales à coulisse (Pascal)

 

Adam Delay était troisième mirliton, au grand orchestre des Eaux et Forêts, entre Maurice, le détenteur des cymbales à coulisse, et mademoiselle Lucie, l’émérite joueuse du triangle à percussion. Ha, cette Lucie, il n’avait d’yeux que pour elle mais que pouvait envisager un simple mirliton dans cette chorale instrumentale ? Un solo ? Une composition pour bigophone ? Il vibrait pour elle ! Il avait beau suffoquer tout ce qu’il pouvait, notre mirliton, elle l’ignorait avec tous ses « ding ding » ! Quand elle le regardait, ce n’était que pour lui signifier qu’il avait soufflé de travers…  

 

Vint se joindre, au grand orchestre, Huguette, une joueuse de Daxophone ; elle avait sa façon d’enflammer ses notes et de captiver l’ambiance avec ses mélodies extraordinaires ! Il n’en fallait pas plus à notre Adam pour tomber sous le charme d’Huguette et de son idiophone ! Lucie, n’étant plus l’objet de toutes ses attentions, devint jalouse… Mais, les avances d’un mirliton, elle n’en avait cure, la belle Huguette ! Seules comptaient ses compositions ! Elle n’avait que du dédain pour le troisième mirliton ! Quand elle le montrait du nez, ce n’était que pour le rabaisser…

Monsieur Dupupitre, le chef d’orchestre de la formation, s’enquit d’une harpiste, miss Emilie ; avec sa lyre en bandoulière, elle arrivait tout droit des US. Il fallait voir comme ses mains caressaient les cordes ! Ce n’était que vibrations, enchantements, mélopées envoûtantes ! Imaginez notre Adam ! La tête dans les étoiles, il était dans tous ses états ! (cinquante) Il était le plus fervent « mirlitant » du jeu de mains de Miss Emilie ! Mais que pouvait-il espérer ? Ses trémolos énamourés n’étaient que des mauvaises notes sur le registre de la belle américaine. Huguette, la daxophoniste, n’étant plus l’égérie de son intérêt devint jalouse à son tour…

Le temps d’une tournée, on embaucha Nathalie, une joueuse de piano ; virtuose, elle travaillait au café Pouchkine quand on fit appel à elle. Sur son clavier, à tous les temps et sans nulle xénophobie, Nathalie conjuguait les noires et les blanches à la perfection, avec une maestria digne d’une soliste remarquable. Immanquablement, notre troisième mirliton tomba sous le charme. Mais comment une joueuse de piano pouvait-elle remarquer un simple souffleur de flûtiau ? Il multiplia ses avances, jouant même les intros avant le piano ! Mais qui était cet Adam qui plombait la scission ?!... C’est Miss Emilie, qui n’apprécia guère de n’être plus sous les feux de l’Amour du troisième mirliton ; la harpiste éconduite devint jalouse à son tour…

Arriva Adèle, une altiste venue des Alpes, qui avait profité d’une halte sur son répertoire pour intégrer l’orchestre de monsieur Dupupitre. Son jeu ? C’était une symphonie d’accordances sublimes ! Elle jonglait avec les dièses, les bémols, les majeures et les diminuées ! Les soupirs ? Ils étaient tous du fait de notre Adam ! Il haletait, notre mirliton ! Ses coups d’archet étaient autant de flèches plantées dans son cœur ! Chaque geste de l’instrumentiste, ses bouclettes lancées dans le vent moqueur de la partition, sa gestuelle en un manège éthéré, ses œillades manigancées, c’était son hypnotisation générale !
Allez souffler dans un galoubet après de telles chaleurs !... Mais qui était cet agaçant mirliton, avec ses notes d’oisillon, pour venir l’importuner ?! Il y avait tant d’écart entre ces deux instruments que ce serait comme accorder une biche avec un moustique !... 
C’est Nathalie, la piano-girl, qui encaissa mal l’évincement spirituel ; n’étant plus l’indispensable d’Adam, elle devint jalouse à son tour…

Il y eut Martine et son hautbois, Josiane et ses tambours, Françoise et sa guitare et notre insatiable Adam tomba sous le charme des (h)anches des instruments de toutes ces dames. Chacune à leur tour, elles devinrent jalouses des musiciennes les précédant sur l’autel de l’Amour de notre pauvre cœur d’artichaut…  

Un jour de répétition, alors que la reprise battait son plein, on entendit une petite musiquette s’élever dans la salle de concert. Un grand frisson parcourut l’assistance ; il était le fil tendu de la grande Vibration… C’était si léger, si aérien, si séraphique ! Ecoutez cette musicalité extraordinaire, appréciez cette tessiture digne d’entrevoir le paradis et sa cohorte d’anges ! Tout le monde regardait le ciel comme si Dieu avait entrouvert le plafond de l’auditorium. Une « mirlitonne !... »
Facétieux, monsieur Dupupitre avait recruté Eve dans la plus grande discrétion. A la rime, Adam reprit le couplet ! Ils soufflaient à l’unisson ! Ecoutez ! C’est si rare, deux gazouillis de mirliton au même diapason !... Fa, mi, sol ! On dirait deux papillons posés sur la gamme !... Do, ré, la ! Adam et Eve au nirvana ! Ils croquent la pomme !...

En quelques notes, Eve se posa sur la branche fleurie d’Adam Delay en pleine pâmoison. Leur façon d’interpréter leur petit extrait de partition laissa bouche bée tout l’auditoire ! Surtout les disgraciées ! Pour montrer tout leur courroux et leur délaissement, les Lucie, Huguette, Emilie, Adèle, Nathalie, Martine, Josiane, Françoise et consort, jouèrent monstrueusement faux ! Il n’en fallut pas plus à monsieur Dupupitre, qui fait tourner son orchestre à la baguette, pour virer tout ce personnel tellement disgracieux !...

C’est ainsi qu’au grand orchestre des Eaux et Forêts, nous n’entendons plus que trois musiciens : Eve, la fabuleuse mirlitonne, notre Adam, mirliton heureux  et, naturellement, Maurice, le détenteur des cymbales à coulisse…

 

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M comme mirliton (participation d'Adrienne)


Mirliton? se dit l’Adrienne en découvrant le mot de la semaine, qu’est-ce que c’est que ça?

La photo ne l’aide pas trop et le mot la fait penser à Mironton mironton mirontaine…

et surtout à des vers de mirliton.

Parce que là, elle est dans son domaine.

Les vers, puisque pour elle lombric rime avec sympathique.

Et de mirliton, comme ceux à six pieds qu’elle a pondus pour le défi précédent puis oublié d’envoyer et qui se résumaient à ce message-ci:

Entreprise homérique:
Sauvons tous les lombrics!

Parce que ceux qui connaissent l'Adrienne savent que

Les sauver du trafic
La rend tout euphorique.

Alors ne lui dites pas que c'est chimérique :-)

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Cricri, (maryline18)

 

C'est en déjouant l'attention de Léontine, en ce beau dimanche de mai, qu'elle l'avait apperçu pour la toute première fois. Elle s'était éloignée du chemin devenu trop coutumier pour subtiliser quelques clochettes violettes au pied d'un noisetier. Depuis que la maladie tenait alitée sa pauvre mère, elle n'aurait manqué pour rien au monde cette récréation hebdomadaire qui lui était "prescrite" par monsieur Legrand, le médecin de la famille Duchène, depuis toujours. Son teint pâle, presque tranlucide par endroit, laissait apparaître, partants du front jusqu'aux tampes, deux veines bleues. Au grand air, celles-ci s'estompaient, et ses joues  prenaient alors de jolies nuances roses. Elle ressemblait à ces poupées de porcelaine que l'on dépose délicatement sur le lit des jeunes filles. Comme elle aurait aimé porter des vêtements plus pratiques que ses robes de petite fille modèle, qu'elle devait faire attention de ne pas salir et qui risquaient de s'abîmer à la première chute.

Léontine, au service de la famille depuis les plus vieux souvenirs d'Alice, l'avait appelé plusieurs fois, avec très vite une pointe d'agacement dans la voix.

_"Alice ! Alice! Si vous ne revenez pas vous serez punie, vous ne goûterez pas les mirlitons que je vous ai préparé ce matin ! Et cette foi je tiendrai parole, je vous l'assure !

Alice, je vous ordonne de venir tout de suite me donner la main ou je rendre seule ! Votre mère sera très déçue par votre comportement ! "

 La petite fille ne répondit pas bien qu'elle connaissait les conséquences de son mutisme ; Le retour à l'imposante et belle propriété : "Les beaux vergers", se ferait sous les reproches de l'employée acariatre et vieillissante qui n'arrivait plus à la suivre.  Alice, d'un caractère pourtant calme la plus part du temps, subissait le mème envoûtement chaque dimanche. La forêt, tantôt sombre et mystérieuse, ou enchanteresse et percée ici et là par les raillons lumineux d'un soleil sublimant leur promenade, n'en finissait pas d'éveiller les sens de la mignone. Cette Normandie aux milles tableaux, leur offrait une nature encore préservée. Vagabondant ainsi chaque semaine, dès le printemps venu, Alice agrandissait petit à petit le périmêtre de son formidable terrain de découverte.

Son pelage roux avait attiré l'oeil curieux de la fillette. Semblant entammer une partie de cache-cache, l'animal bondissait de fougères en buissons. Elle avançait à pas feutrés pour ne pas l'effrayer. Il se dégageait de ses déplacements, une forte odeur d'humus qu'elle respirait avec bonheur. Elle aurait voulu suspendre le temps pour toujours tant elle se sentait en harmonie avec cette nature qui la métamorphosait. Ses troubles anémiques qui causaient tant d'inquiétude à tout son entourage, n'étaient plus qu'un mauvais souvenir quand elle suivait le chemin des fourmis travailleuses jusqu'à leur nouvelle trouvaille ou qu'elle confectionnait un bouquet de branches embaumantes d'épicéas.

Alice retenait sa respiration, la gorge sèche, accroupie derrière un vieux chêne magestueux. Il ne falait pas parler mais l'approcher sans en avoir l'air...Elle retroussa sa belle robe d'organdi rose jusqu'au dessus des genoux et se laissa tombée au sol pour l'amadouer.

-"Pssit, pssit ! osa t-elle...

Pouvait-elle avoir un écureuil comme ami ? En aurait-elle le droit? Léontine ne serait certainement pas d'accord...et après ! Son coeur s'accéléra quand il s'approcha. Elle réussit presque à le caresser quand elle sursauta :

-"Alice ! Mais que faites-vous ainsi au sol !? Levez vous, regardez votre robe, mais enfin, pourquoi ne me répondez vous pas quand je vous appelle ?

 -"Oh non ! vous l'avez fait sauver Léontine ! J'avais trouvé un petit écureuil orphelin et vous lui avez fait peur...!"

-"Allons, ne dites pas de bétise, ses parents ne sont sûrement pas loin et nous, nous sommes bien loin du chemin, il nous faut rentrer, vos parents vont s'inquiéter !"

-"Oh mais j'aimerait tellement avoir un petit animal à m'occuper ! comme il avait l'air gentil, il me regardait avec ses yeux noir et semblait vouloir jouer !"

-"Ce genre d'animal ne peut vivre qu'en forêt Alice, je vous promet que nous reviendrons dimanche et il saura vous retrouver, ces bestioles ont une intelligence qui pourrait vous surprendre, vous verrez !"

_"Bon d'accord mais ne me privez pas de gateaux Léontine, s'il vous plait, rien qu'a imaginer les amandes, j'en ai l'eau à la bouche, vous êtes la reine des mirlitons !"

-"Oh petite flateuse ! je ne peux vraiment pas vous en vouloir très longtemps ! Donnez moi la main à présent et rentrons ! Prenez ces clochettes pour votre mère !"

_"Merci Léontine, vous êtes trop gentille...Mais moi quand je serez grande j'aurais un écureuil rien que pour moi !"

Sur le chemin du retour, Alice jouait à essayer de piétiner les ombres filiformes qui s'étiraient de plus en plus devant elles et qui les devançaient toujours...Une odeur de pins les accompagnait. Non loin d'eux, un pivert tapait frénétiquement le tronc d'un arbre, des pinsons se renvoyaient des messages, une corneille semblait vouloir prendre part à la conversation. Elles aimaient cette agitation, laissant de longs silences que la nature comblait merveilleusement.

Quand la nuit eût rempli tout l'espace de la grande chambre de la petite fille, elle ferma ses grands yeux noisettes et rêva de son nouvel ami. Il se laissa cueillir au pied du chêne et le serrant sur sa poitrine, elle perçut le battement de son coeur. Le dimanche suivant elle enmena des friandises pour régaler celui qu'elle nomma Cricri.

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Mirliton (Laura)

 

Je me souviens qu’en 1978, nous avions joué du kazou (qui ressemble au mirliton) pour la fête de mon école sur une chanson d’Annie Cordy[1].

A ce moment, on n’avait pas retrouvé « Le mirliton » de Louis Anquetin[2]. Je ne sais pas s’il chantait ou déclamait des vers de mauvaise qualité[3].

Personnellement au Nouvel An, je  préfère danser que me déchaîner sur le mirliton, objet de farce et attrape.

En amoureuse des trains et d’un mari qui les aime e encore plus, je préfère penser au mirliton[4], signal d’avertissement utilisé par la SNCF et le métro de Paris.

Je ne peux terminer que par « Le mirliton » de Tristan Corbière[5].



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