17 mars 2018

Se sont pris pour des artilleurs

pas cons

4982

Laura ; Joe Krapov ; Vegas sur sarthe ; Nana Fafo ;

Venise ; petitmoulin ; Kate ; JAK ; joye ; Cavalier ;

Adrienne ; bongopinot ; Walrus ;

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Va donc eh couillon ! (Walrus)

 

Écouvillon ! À quoi il pense ce mec !

N'a rien d'autre à faire que de se curer les oreilles ?

Si encore il l'avait mis au pluriel : écouvillons, ça aurait eu l'air d'un verbe à la première personne du pluriel de l'indicatif présent (tu parles d'un cadeau !).

Peine perdue, le verbe existe, mais c'est écouvillonnons (si, si, je suis allé vérifier à Nancy)

Il pouvait pas dire Q-tips, comme tout le monde ?

 

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L'écouvillon par bongopinot

 

Ecouvillon objet pratique
Cylindrique parfois en plastique

On l’appelle aussi goupillon
Utile pour nettoyer les biberons
Vos bouteilles propres sur l’heure
Indispensable pour les radiateurs
L’utiliser c’est l’adopter
Le concept le rend aisé à manier
Outil que j’aime bien
Nécessaire au quotidien

 

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O comme Oremus (Adrienne)

 

Ils étaient trois amis qui à seize et dix-sept ans, possédaient déjà une vaste expérience d’enfant de chœur. Ils savaient exactement jusqu’où ils pouvaient aller « trop loin » et ne s’en privaient pas : c’était même une limite qu’ils s’amusaient à transgresser de temps en temps un brin de plus. Sans rien forcer, bien sûr, pour ne pas s’aliéner la sympathie de monsieur le curé. 

La semaine pascale offrait les occasions les plus intéressantes de se divertir, en particulier la messe du samedi soir, celle où on renouvelle ses vœux de baptême. 

Parmi les préparatifs à la sacristie – le bénitier et son goupillon, la grande croix d’argent et l’encensoir – il y avait aussi ce moment où ils procédaient à un discret tirage au sort pour décider lequel des trois aurait l’immense joie – et la grande responsabilité – de tenir le seau d’eau bénite. 

Le goupillon, une énorme brosse à longs poils noirs, même trempée légèrement dans le seau, déversait une belle ondée sur les fidèles qui restaient stoïques, tête baissée. Il suffisait de peu de choses, enfoncer un peu plus le goupillon, rehausser légèrement le seau au moment du trempage, et c’était la grosse averse. 

Le plus dur alors pour nos enfants de chœur, c’était de garder leur sérieux pendant toute la promenade dans la travée centrale, quand monsieur le curé aspergeait abondamment à gauche et à droite, et que les gens lui présentaient spontanément leur dos en rentrant la tête dans les épaules. 

Après leur passage, il y avait de belles flaques par terre et les porteurs de lunettes sortaient un grand mouchoir pour essuyer leurs verres. 

Seul celui qui marchait devant avec la lourde croix d’argent ratait ce beau spectacle et se promettait que l’an prochain, ce serait son tour de rigoler. 

 

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Participation de Cavalier

Bien des personne quand on leur demande si elles écrouvrillonnent parfois, se précipitent derechef sur toutes les bouteilles vides de leur maison, et leur font un gros nettoyage de printemps à l’eau bouillante, par contre, d’autres ouatent plutôt fermement un gros coton tige et s’empressent de nettoyer allégrement en public tous leurs orifices, mais pour la plupart ici, en Top Grave Nouvelle France de Terre Adélie –  Je me re-souviens même est un mème fameux, vous le savez tous maintenant  -, bref, pour la plupart ici, au simple son du mot, d’aucuns se dépêchent d’aller impunément en rivière ou en fjord, pêcher des écrevillons, ces petits écrevisses radioactifs, dont la taille est pourtant inférieure à 50 cm. Je rappelle que c’est interdit !

Il est navrant de constater combien le mot « écrouvrillon » est si mal interprété dans toute notre Top Grave Nouvelle Belle Province. Je retracerai ici donc l’histoire et donnerai la définition réelle de ce mot.

Écrouvrillon :

Milieu du siècle, expressions françaises : écranlefiond, fiond d’écran, écran-fyont. Suite à de nombreux différents d’un ancien ministre candidat en Grave Vieille ex-France et à la réitération d’autres délits impliquant ses deux chats Siamois, puis son Labrador – employés comme « animaux de compagnie »  – sont passées dans le langage courant et ont pris le même sens qu’esbroufeur en rideaux de fumée.

Ont pris donc le même sens que magouilleur : «  Quel écran-fyont celui-là !  » (Phrase commune)  

Ensuite, comme beaucoup d’autres mots dans certains groupes consonantiques, la consonne intervocalique «  F » s’est mutée en «  V ». (écranFiont -> écranVillon). De plus, comme souvent en français, il s’est produit la perte de la dernière consonne muette en syllabe de fin.

Le mot a fini par être troublé par deux altérations analogiques et un rapprochement morphosémantique (attraction paronymique) avec les mots « Vrille » - qui vissée a aussi son écrou - et «  Écouvillon », justement. Pratiquement en presque fin de siècle, seuls les musiciens de la puissante et riche mafia du Groenland l’utilisaient encore dans leurs magouilles : « Il n’y a que les écrouvrillons pour encore jouer du saxophone dans les bars. » (Commissaire Leblanc)

Fin de siècle, écrouvrillon : nom masculin. Personne méprisable, indigne de considération : «  Quand une femme s’affiche, ce n’est jamais pour un homme honnête, c’est pour un écrouvrillon.  » (Raymond)

Au pluriel : grandes démonstrations de train de vie. «  Ils étalent des écrouvrillons somptueux : mais du reste, ils n’ont ni déjeuners, ni dîners, pas de dépenses ménagères.  » (Carole Henny)

Extraits tirés du dictionnaire de l’histoire des significations du français, Paul Gerbault, Edition Labrune, août 2299  

 

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C'est du propre ! Une ballade d'après François Écou-Villon (joye)

Outils à manche, qui après nous cirez,
N'ayez les touffes contre nous endurcies,
Car, si pitié de goupillons avez,
On peut enlever tous les beaux gâchis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Tant de brosses à mains, qui trop avons poli,
Serons bientôt encore et beaucoup salies,
Oui, nous, outils, balayons cendre et poudre.
De notre tâche personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Si l’hygiène vous échappe, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par la tâche. Toutefois, vous savez
Que chaque demeure n'a pas d’outils rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Anticipant l’arrivée des invités mal choisis,
Que les godasses ne soient pour nous salies,
Nous poussant toujours vers l’infernale poudre.
Nous sommes là pour, personne ne nous harie,
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Les bonnes nous ont déboués et lavés,
Leur huile de coude a toujours bien servi.
L’écouvillon a la cuvette raclé,
Et enlevé la honte et les soucis.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le boulot varie
Au bon ménage, sans cesser nous manie,
Et tout fulgure comme un coup de foudre.
Ne restez donc dans ce qu’on a sali ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

Bon ménager, qui sur tous a maistrie,
Garde que la crasse n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que frotter ce que soudre.
Défi, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tout va se dissoudre !

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Participation de JAK

j01

 


Ce matin grand ramdam dans le landerneau
On en cause même aux télé-journaux

Biscotto le boulanger a disparu.
Nul sur la place ne l’a aperçu
Les commères s’attroupent et piaillent
Emettant des hypothèses sans faille
Avec l’épicière il serait parti
Mais non d’une pipe sapristi
Tiens la voila l’épicière
Qui passe droite et très fière
Ce n’est donc pas la raison
Pour laquelle il a laissé seul son mitron.
Non la raison est bien plus simple
Ce matin se servant de son écouvillon
Fait d’un linge attaché à un long bâton,
Il a nettoyé son four en faisant de grands tourbillons
Mais le feu a pris au fournil où il avait entreposé des brindilles
De châtaigniers et de pins pour parfumer ses pains ronds
Qui font considérablement son renom aux alentours du canton.

Hélas la fournée surprise par tant de chaleur, a brûlé
Et notre boulanger dépité
Honteux et déshonoré, tout comme Vattel
De remord s’est fait sauter la cervelle.

 

*
Ecouvillon Vieilli, BOULANGERIE. , Vieux linge attaché à un long bâton, avec lequel on nettoie le four [chauffé au bois], lorsqu'on veut enfourner le pain`` (Ac. 1835-1932)

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Escoveillon belle équation (Kate)

 

En effet, belle équation : Bâton + Linge = Ecouvillon !

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"Bâton", vers 1100, bastun "long morceau de bois servant à frapper, se déplacer..." (Chanson de Roland...)

+ "linge", 1er quart XIIème s., "voile de lin, morceau de toile"

= écouvillon très utile car sans chercher, j'en ai trouvé plusieurs...

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 On remonte au Moyen Age et j'aime ça... si loin, si proche !

"Li escoveillons a un fornier" : nous voilà donc à la boulangerie !

Celle-ci dont le nom m'intrigue ?

Unknown 

Le sieur Gaffiot (en ligne, s'il vous plaît !) nous en indique ses belles origines latines...

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 Déjà des "forniers" avec une organisation du travail bien "huilée" : les uns pilant dans un mortier et les autres vannant (travail de meunerie). Sans doute devaient-ils aussi avoir le bâton entouré d'un chiffon afin de nettoyer le four qu'on appelait au Moyen-Age "escoveillon" puisque ce mot vient du latin classique "scōpa" (balai)...

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Absence (petitmoulin)


Il ne reste à la nuit
Que ses insomnies
Et l'écouvillon de l'absence
Qui gratte jusqu'au sang
Les souvenirs
Restés collés
Sur les parois de la mémoire
Le corps se dissout
Dans sa brûlure
La pensée divague
Jusqu'au vertige de sa douleur
Combien de temps
Faudra-t-il à la rose
Pour oser sa fragilité

 

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Participation de Venise

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 Au dos de cette carte postale oubliée au grenier j’ai retrouvé les traces de mon grand pére .

 

 La guerre de 14/18 avait fait de lui un militaire, et tout ce qui avait de féminin en lui hurlait de désespoir d’être déguisé en homme sanguinaire.

 Voici un extrait de sa lettre adressée à ma grand-mère /

 

Portes tu toujours les gossard des G7 en maille fine brillant translucide et nacrée. Ici on se gèle le cul

 Et on a aucune chance de voir une fille qui en porte sous son cache cœur.

J’aurai dû sauter par la fenêtre de ce train qui nous conduisait dans l’enfer de Verdun.

On est au cœur de l’épicentre d’un volcan, la terre tremble ici tous les jours.

Une femme qui dort en soutien-gorge quoi de plus fabuleux ?

J’ai acheté un gros bouquet de roses rouges hier et je les ai offertes à une vielle femme en noir.

Quand je rentrerai je n’aurai plus un radis j’aurai appris à manier l’écouvillon dans les chiots !!

Quand on est piégé à Verdun c’est rare qu’on y échappe alors ces roses elle ira les déposer sur mon cadavre .

Ton père avait un ami au ministère des armées . On pourrait tenter de me faire réformer . J’avais les mains tremblantes l’autre jour quand j’ai ouvert la petite enveloppe bleue lavande . ta petite écriture  penchée est tellement penchée que je risque à chaque fois de perdre l’équilibre .

Je garde encore l’odeur de la banquette de veau , le papier peint coquille d’oeuf de notre chambre. Les rideaux étaient fermés pour que les ennemis ne nous voient pas.

Ici je vis à ciel ouvert et les bombes pleuvent. .

Je crois que ton soutien-gorge ça ne soutient pas que tes seins mais ça soutien mon moral en ce moment.

TON LOUIS

 

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