04 novembre 2017

Sont entrés dans le carrousel

pas cons

4792

Venise ; Laura ; Walrus ; Pascal ; Vegas sur sarthe ;

Thérèse ; Joe Krapov ; petitmoulin ; tiniak ; joye ;

bongopinot ;

 

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Le cheval de mes nuits par bongopinot

 

bo


C’est pendant la nuit
Au détour de mes rêves
Qu’il vient à ma rencontre
Moi, docile je le suis

C’est un cheval gris clair
Qui annule mes cauchemars
Même quand la lune est noire
À ces côté droite et fière

Je n’ai plus peur de rien
Personne ne peut m’atteindre
Je n’ai plus rien à craindre
Dans ce sommeil divin

Je sombre et m’envole
Sur son dos au petit trot
Parfois même au galop
Sur le sable on décolle

Au dessus les étoiles
Au dessous la mer calme
Dans mes yeux une larme
Au loin esquisses de voiles

Cheval, mon petit Lipizzan
Se transforme en pégase
Ces mots comme une rose
Marquent le temps présent

Et ce soir à la nuit tombante
Tu reviendras me chercher
Avant que l’heure de mon lever
Pour une virée enivrante

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Pour Joe, qui n'aime jamais qu'on écrive triste (joye)

wikicomment

 

pizza lipizzan

bon appétit !

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Participation de tiniak

 

Ah, le sang d'Alezan, mon Isabelle !
(fallût-il que tu fusses bien cruelle)
se répand dans le champs de nos saillies
quand tu bailles z'et répètes : "Ba'hi..."

Tu m'as offert, pour un galop, une galoche
Je t'ai rendu ma sève foutraque et fantoche
Et quand j'ai dû quitter ta croupe mécanique
Alezan a surgi, hénissant : "tu la niiiiques ?!"

Oh, c'est trop d'imbroglio, cette histoire...
Je ne suis qu'un Tornado sur fond noir
recyclé pour honorer les juments
pas pour froisser mon vieux pote, Alezan !

Nan, c'est bon ! Ne viens pas m'aguicher par ici
Ne veux plus rien cambrer de mon anatomie
avant d'avoir logé - quelque en soit l'écurie
de mes pairs, la lignée, la longe et le frichti

Eh, va-t-en, Alezan, voir Isabelle
bailler ton ratelier pour ta femelle
Mais...? Tu ne bouges pas plus qu'un I-phone !
Oh, mon pauvre coursier, tu es atone...

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Le couchant prend les rênes (petitmoulin)

 

Soudain le silence se cabre
Un galop le traverse
Venu de nulle part
Un coup de vent brutal
Secoue la crinière
Des buissons
Désarçonne le jour
Qui se retire au petit trot
Le couchant prend les rênes
Le temps d'effacer sa lumière
Tu crois voir un cheval blanc
S'éloigner dans la nuit
Tu ne sais pas
Si tu entres dans un rêve
Ou si tu en sors

 

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Chevaux de retour (Joe Krapov)

- Dans «lipizzan » il y a « pizza » !
- Dans «lipizzan » il y a « pizza » !
- Dans «lipizzan » il y a « pizza » !
- Y’a « pizza », rappelle-toi !
- Y’a « pizza », rappelle-toi Balavoine !
- Bats l’avoine !
- Bats l’avoine et fais l’âne pour avoir du son !
- Du gros son ! Comme Crazy Horse ! Le groupe de Neil Young !

Tous les vilains petits poulains du haras ne cessaient de moquer le cheval étranger. Lui ne comprenait pas l’ostracisme de ces jobastres et le hobereau se souciait de ce qui se passait dans les écuries comme de son premier kaléidoscope ! Il n’était pas du genre à murmurer à l’oreille des chevaux.

« Il advint que lassé d’être en butte aux lazzis », comme le chante Georges Brassens, le lipizzan admit qu’il devait disparaître.

C’était compter sans le général Patton !

Mais ceci est une autre histoire. Elle est ici. Je n’ai pas le temps de vous la raconter car, contournant l’obstacle, je saute sur mon propre lipizzan et pars au galop ce mercredi chercher d’autres trésors en Trégor.

Jouez bien aux petits chevaux sans moi !

161231 265 035

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Cheval, Rêve d'enfance (Thérèse)


Ta puissance n'a d'égal que ta beauté sauvage.
Respecté par les indiens d'Amérique,
utilisé par d'autres à de multiples besognes,
toujours tu as été aux côtés des humains.
Fidèle compagnon d'armes,
tu as gagné des batailles sous le joug des guerriers.
Sous la coupe de l'homme, tu fus bête de somme,
travaillant la terre au temps des durs labours.
Dans un autre siècle,
Tu promenais les dames dans de belles calèches.
Tour à tour impassible ou piaffant d'impatience,
tu fais briller de joie les yeux des jeunes enfants
car tu sais si bien comprendre leur innocence.
Permets aujourd'hui que je te rende grâce
en hommages sincères à tes lointains ancêtres
qui vivaient fiers et libres dans les vastes prairies.
Qui n'a posé sa main sur le velours de tes naseaux
ne connaît pas cette émotion,
ne sait pas cette communion,
symbiose de deux âmes qui se reconnaissent.
Crinière qui vole au vent,
tes sabots qui m'emportent,
tu as conquis nos cœurs.
Et si mes yeux transpirent une furtive rosée
c'est qu'un songe à nouveau me transporte.
Rêve d'enfance…

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Le lipizzan pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


Certains essaieront de vous persuader que le lipizzan comme d'autres médicaments en zan (Guronzan, Parmezan, Anabolizan) permettent d'aller facilement à la selle... il n'en est rien.

Le lipizzan est un cheval singulier; au pluriel on dit chevaux car il y a plusieurs chevals comme sur la pièce slovène de vingt centimes d'euro.
On dit aussi que c'est un equus ferus caballus mais c'est plus chiant à dire.
L'appellation Lipizzan est apparue en 1860; auparavant on les appelait par le nom de Pferde der Karster Rasse Lippizaner Zucht mais ils ne répondaient pas et on le comprend.
D'origine autrichienne le lipizzan doit son nom au village de Lipizza qui n'est pas situé en Italie malgré son nom mais en Slovénie.
On le trouve donc dans les haras slovènes et aussi sur les pièces slovènes de vingt centimes d'euro.
On le trouve aussi en 1976 aux côtés de Paul Newman dans Buffalo Bill et les indiens mais pas sur le billet de un dollar.

Cheval de Haute Ecole il peut mesurer jusqu'à 1,65m sauf sur les pièces slovènes de vingt centimes d'euro.
Son ancêtre, étalon fondateur né en 1765 s'appelait Pluto et donnera des lignées de lipizzan et plus tard un chien – fidèle compagnon de Mickey – mais hors sujet.
C'est un cheval massif tout comme la pièce slovène de vingt centimes d'euro en alliage de cuivre.
Sa robe est grise – couleur préférée de la famille impériale autrichienne – et non pas blanche; méfiez-vous des contrefaçons.
Il est heureux pour le lipizzan que l'empereur n'ait pas préféré le mauve ou l'écossais.
Le lipizzan est énergique, endurant, intelligent, doux, patient, obéissant et plus si affinités.
Si affinités, le lipizzan mâle fait l'objet d'un contrat de saillie qui consiste à remplir la jument; dans ce cas, le lipizzan mâle est énergique, endurant, intelligent et tout le reste.
Pour être éduqué le lipizzan est scolarisé à l'Ecole espagnole de Vienne en Autriche dont la cour de récréation dispose d'un manège.
Le lipizzan apprend alors la Remontenschule, la Campagneschule et plein de trucs en schule comme la pirouetteschule ou la cabrioleschule.
En 1945 les lipizzan seront sauvés par les Américains avant que les soviétiques les prenant pour des chevaux à viande ne tentent de les bouffer.

On ne peut clore ce sujet sans évoquer la célèbre phrase de l'acte V scène 4 de Richard III "Un lipizzan! Un lipizzan! Mon Royaume pour un lipizzan!", une phrase qui fait toujours son petit effet dans les réunions mondaines lorsqu'on n'a pas grand chose à dire.

A suivre: La pétasse en Louboutin pour les Nuls

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Zébulon (Pascal)

 

Loin des grands axes et au hasard d’une de nos sorties dominicales en moto, du côté de Saint-Tropez, Nanou et moi étions passés devant un centre équestre et nous avions décidé d’une promenade impromptue à cheval. C’est quand les choses ne sont pas prévues à l’avance qu’elles sont les plus exaltantes ; elles deviennent alors des souvenirs inaltérables. Chaque image a son charme, chaque détail son parfum, chaque ombre est le négatif précieux dans l’album des photos sensationnelles.

Incorrigible couturier, l’automne dans les arbres avait sa façon d’embellir les décors. D’une branche à l’autre, c’était des confettis d’or, des guirlandes topaze, des bouquets sertis aux intenses tonalités jade et rubis ; des bousculades de vent emportaient les feuilles dans des ouragans multicolores ; les entrées des sous-bois pastel, illuminées de grenat et d’ocre, avaient des reflets éblouissants, chamarrés, pétillants ; des effluves entêtants d’eucalyptus et d’encens saupoudraient l’ambiance en nous soûlant de campagne…  

Passionnée, devant les écuries, tu rayonnais comme si tu avais retrouvé ton élément ! Tu as toujours aimé les chevaux, l’atmosphère qui plane dans les manèges, les enclos, les hennissements, les odeurs fortes de paille et de foin ; tu sais leur parler à l’oreille, les gâter avec des friandises, les caresser longuement, flatter leur croupe, et toutes ces choses rapprochantes qui font cette connivence magique entre l’animal et l’humain.
Puisque tu connaissais parfaitement le « maniement » des chevaux, on te prêta une monture en rapport avec tes qualités de cavalière. On me refila un gentil canasson, nommé Zébulon, parfaitement amorphe et digne de mes compétences de néophyte. Passer d’une Kawasaki Z1000, avec ses quatre-vingt-trois chevaux, à un seul, monté sur ses quatre pattes, n’était pas pour moi une sinécure ; grimper dessus, fut toute une aventure… 
Bon an, mal an, pas franchement rassuré, je suivis l’équipée, le temps de cette balade bucolique. Au pas, tout allait bien ; au trot, j’avais mal aux fesses d’être tamponné sur la selle. Ce qui était un plaisir pour toi devenait un supplice pour ma colonne vertébrale.
Malgré le début de fraîcheur automnale, pas très à l’aise, je transpirais sous mon blouson de cuir…

Incommodé par ma lenteur, notre jeune guide-accompagnateur m’avait cassé une petite branche pour que je puisse de temps en temps fouetter la croupe de mon canasson. 
A cause de toi, peut-être, il faisait le beau, ce jockey de carnaval ! Ici ou là, il cabrait sa monture ! Fringante, la bête donnait des antérieurs comme si elle boxait l’invisible !
Moi aussi, sur ma bécane, je savais faire des roues arrière !...
Son cheval était flamboyant ; on aurait dit qu’ils étaient faits l’un pour l’autre ; à la moindre sollicitation, à la moindre pression sur les rênes, l’animal répondait à la requête de son picador avec une grande application. Pire, ils étaient beaux… 
Ton cheval piaffait d’impatience ; pour un peu, vous seriez partis tous les deux en caracolant dans la garrigue, en m’abandonnant lâchement avec ma Rossinante !...

Zébulon s’endormait et ça m’arrangeait ! Le fouetter ? Jamais ! Je ne voulais surtout pas le réveiller ! Je lui souhaitais même des rêves sans ruade avec d’immenses prés de marguerites, une écurie remplie de fourrage frais des alpages, des juments pas trop regardantes et des saillies d’anthologie ! Les branches me giflaient la figure, j’avais mal au dos et de la sueur d’inquiétude collait dans mes mains…

Zorro,  l’écuyer-randonneur, sûr de son effet, nous avait emmenés à travers les chemins tortueux, jusque sur les hauteurs de la colline. Du haut de nos montures, au loin, on pouvait apercevoir le Golfe de Saint-Tropez, ses falbalas bleutés et la brume dentelée que le soleil s’évertuait à peindre en isatis. Comme des cerfs-volants libres dans l’azur, des bateaux dessinaient des arabesques sur l’onde céruléenne ; leurs voiles brûlaient en lavande, en parme, en lilas indigo…

Aussi, je n’aimais pas la houle que la démarche de mon cheval créait en avançant ; cela me donnait le mal de mer, au milieu de la poussière du chemin. Parfois, un de ses sabots glissait sur une pierre et j’avais toujours l’impression que j’allais me casser la gueule au milieu du sentier ! Brusquement, il donnait des coups d’encolure pour chasser les mouches avec sa crinière ! Par jeu ou par dépit, souvent, il pinçait les fesses du cheval le précédant avec des coups de dents adroits ! J’avais la hantise d’un taon belliqueux, d’une épine acérée ou de quelque objet hétéroclite qui déclenche sa peur...
Tout à coup, à la vue d’une petite clairière et sans que je n’esquisse le moindre petit geste, ma monture se mit à galoper ! Tétanisé, droit comme un i, je me sentis glisser inexorablement de la selle ! Au secours !... Mon cheval s’est emballé ! Il va me désarçonner !  J’allais droit à la gamelle !  J’aurais dû garder mon casque de moto ! Le cheval : la plus belle conquête de l’homme ? Tu parles ! Moi, j’adore le cheval ! Surtout dans l’assiette, en steak tartare !...
Enfin, heureuse de galoper, tu chevauchais bride abattue comme si tu voulais gagner une course de tiercé ! Le cavalier-cosaque-outsider t’avait emboîté le… sabot, trop content de se débarrasser de ma charge !...

Nanou !... Nanou !... Où est le bouton marche-arrêt sur ce p… de bourrin ?!... Il est monté sur ressort, ce Zébulon ! Allez, déconne pas, cheval ! Repasse en mode léthargie ! Promis, je ne mangerai plus jamais un de tes semblables !...
Au bout de la clairière, l’animal était redevenu calme et il avait repris sa somnolence de vieille carne, seulement agitée par ses coups de queue sporadiques.
Je ne sais pas comment je n’étais pas tombé ; j’avais les mains crispées sur les rênes, chaud dans les bottes et des grands soupirs de forçat…
Souriante, tu m’attendais à l’entrée du chemin du retour ; aussi, je me redressai sur ma selle comme un cavalier émérite quand il a réussi son difficile parcours de sauts d’obstacles… 

 

A cheval2

 

 

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T'en foutrai du Lipizzan, moi ! (Walrus)

 

Mais où diable ai-je pu aller pêcher cette idée stupide ?!?

Eh bien, je vais vous le dire :

Initialement, j'avais pensé proposer "liposuccion" mais je n'ai pu repousser un frémissement à l'idée de ce qu'auraient pu faire de ce sujet éminemment sympathique mon neveu Joe et quelques uns de ses amis du genre Vegas. Et comme j'en étais à Lip, Lipizzan m'est tout naturellement venu à l'esprit.

Mal m'en a pris, le seul cheval que j'aie jamais monté n'avait rien d'un Lipizzan, je vous le garantis !

Que faire dès lors pour honorer le sujet que je nous ai moi-même jeté en pâture ?

Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai de la ressource (si j'ose dire) !

J'ai un souvenir, douloureux, avec les Lipizzans :

C'est moi qui ai payé les billets quand mon épouse et mes petites-filles sont allées voir l'exhibition de l'École d'Équitation Espagnole de Vienne au palais du Heysel de ma bonne ville.

 

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