23 juillet 2016

Ont joué les lucioles

pas cons

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Tracy ; Lorraine ; bongopinot ; Pascal ; MAP ;

Alain André ; joye ; JAK ;

 

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Carte postale n 3 Mais où donc est passa mon ego (JAK)

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lucie aule (par joye)

Bonsoir, c’est moi, petit’ Lucie !

Je m’appell-e Lucie Aule.

Je me promène partout dans la nuit,

Je dans-e comme une folle.

Tu auras vu ma bell’ lumière,

Tu diras mêm-e que je brille.

Je suis une jolie coléoptère,

Une scintillant-e fille !

Je signal’ à tous les copains

Que je suis prête à faire

Des centaines de petits gamins

Qui seront vers lumières !

Lors des soirées de ton été,

N’oublie pas de sortir au noir

Je serai là, pour tout éclairer

J’illumin-e le soir.

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MIROIR INFINI (Alain André)

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"Fireflies on the water" (MAP)

 

 

Au milieu des lucioles

 

Doucement je referme la porte

de ce lieu nommé : « Infinity Mirror »

Je me retrouve seule

au milieu

de ces « Fireflies on the water » !

J'admire, je rêve, je m'émerveille

de la beauté lumineuse de ces lucioles !

Pur moment de grâce

magie de la rencontre

de la lumière et de l'eau !

Au cœur de cette œuvre étonnante

ravissante, apaisante 

le temps s'arrête

en un superbe rêve éveillé !

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Feu d’artifice (Pascal)


Je portais ma fille sur les épaules. Quand je courais quelques pas, elle m’enserrait le cou avec la jugulaire de ses petits bras en riant aux éclats du trot improvisé. J’avais pu me garer pas trop loin pour assister à cette apothéose du 14 juillet et nous descendions lentement vers la plage du Mourillon. Le crépuscule avait encore le bleuté caraïbe de l’horizon. Comme découpée, la silhouette de la ville se détachait lentement dans le paysage ; des brumes de chaleur s’élevaient au-dessus des toits et la rumeur grondante de la circulation semblait s’assourdir.

Comme si je voulais qu’elle ne rate rien du grand spectacle, j’avais accéléré ma cadence. On doublait les gens au grand plaisir de ma fille ; du haut de son promontoire, elle les regardait avec une forme de condescendance amusée ; elle se retournait même pour apprécier la distance grandissante qui nous espaçait d’eux. Prise au jeu, et nonobstant mes hennissements de fatigue, elle me criait des : « Au galop !... Au galop !... » exaltés dans les oreilles !
Enfin, nous sommes arrivés à un bel emplacement, un petit surplomb ; dans le calme relatif de l’endroit, on embrassait le paysage, le grand parking et les bateaux de l’école de plaisance de Toulon. Tout autour, c’était le défilé nerveux des voitures retardataires cherchant encore un endroit pour se garer. Sur les banquettes arrière, je pouvais traduire, sur les visages des gamins, toute leur excitation légitime et le malheur sidéral d’être encore emprisonnés dans les bouchons.
Sinon des effluves de la promiscuité, cette odeur de crème solaire, de friture, et d’accent parisien, poussés par des coups de vent du soir, il remontait de la plage des parfums de sable chaud et des refrains des doux clapots du ressac allant s’épuiser sur les galets.

Du haut-parleur de sa bouche enthousiaste, ma fille avait plein de questions ; et pourquoi ci, et pourquoi ça, et pourquoi le monsieur, et pourquoi le petit chien, etc. Posée sur son perchoir, elle reconsidérait le monde avec ses nouvelles prises de vue et ne pouvait s’empêcher de me tordre le visage pour que je regarde dans la direction de ses interrogations du moment.
Doucement la nuit s’était installée sur la grande rade du Mourillon ; au loin, on pouvait distinguer les hangars éclairés de la base aéronavale de Saint-Mandrier. Tout à côté, je devinais les grands piliers de la porte d’entrée du Groupe Ecole des Mécaniciens de la Flotte. Posés sur la brume de la mer, flottaient quelques bateaux de pêche ou de plaisance et on apercevait les fanaux verts falots ou rouges rances de leur bâbord et de leur tribord.
Le long de la montée de Cap Brun, l’enfilade des réverbères aux halos orangés semblait être un serpent gravissant lentement la colline. Bien sûr, la clarté de la ville empêchait d’apercevoir la plupart des étoiles mais on pouvait en distinguer quelques-unes, les plus tenaces, les plus blanches, les plus scintillantes, comme si elles voulaient qu’on les admire, semées sur le manteau de la nuit. La foule des badauds allait communier avec le Ciel…  
En échange des ténèbres naissantes, s’étaient immiscés des prémisses de silence ; les murmures se taisaient, les têtes se levaient, les piétinements s’apaisaient. Naturellement, des pressés sifflaient leur impatience mais leurs stridulations se perdaient dans la moiteur générale. Tout à coup, il s’éleva dans le ciel une fusée qui tut aussitôt l’assistance ! En avant le spectacle ! Lézardant la nuit, son explosion brutale retentit dans toute la ville, dans toutes les oreilles ! La cataracte de ses éclats pétillants alla miroiter dans toutes les fenêtres, dans toutes les pupilles ! Ce grandiose effervescent s’incrusta sur la peau en vibrations frissonnantes tellement paradoxales avec la lourdeur de la nuit ; c’était le signal du début des hostilités féeriques…  

C’est à peine si ma fille avait resserré les jambes contre mon cou ; avec son papa, elle n’avait peur de rien. Pourtant, j’ai senti qu’elle se bouchait les oreilles, trop surprise par tout ce tumulte d’éclairements bruyants. Convertie à la beauté de l’attraction, au bout de quelques secondes, elle se mit à applaudir avec frénésie.

Enfin, la nuit s’est illuminée. Tout là-haut, dans le jardin de l’obscurité, il se dépliait des bouquets de fleurs multicolores aux pétales brasillant ; des fusées montaient dans le ciel en tournoyant et, quand elles finissaient leur course folle, elles éclataient en mille scintillations crépitantes en éclats flavescents, en pétillements émeraude, en révélations écarlates. Ce soir, les étoiles filantes étaient or, argent, topaze, éméraldine…

Quand une gerbe de couleur s’éclatait en vert, je soufflais à ma fille : « Ho, la belle rouge… » et quand elle explosait en jaune, je disais : « Ho, la belle bleue… » et elle répétait en criant à la cantonade les couleurs que je lui avais murmurées. En souriant, les gens alentour se retournaient, plus intrigués par les véhémences enjouées de ma fille que par celles des pétarades célestes !...
Les échos des lumières fantastiques venaient se réfléchir dans la rade, si bien que l’enchantement se dédoublait devant nos yeux émerveillés.  Sur la mer, on admirait des pendentifs mordorés, des bijoux sertis de paillettes, des crépitations incessantes, des rivières de gemmes, des pétillements en infinies rangées de perles, des guirlandes éphémères, des strass et des brillants ; et tout cet étalage de diamantaire disparaissait dans des nuages de riche poussière. Au bouquet final, nous n’avions pas assez de nos yeux grands ouverts pour tout admirer. La nuit s’était embrasée ; elle forgeait en nous ses souvenirs inoubliables. Les lumières tapageuses valsaient dans le ciel et s’imprégnaient sur l’eau pendant cette fantasmagorie générale…  

Ma fille me tenait fiévreusement le cou comme pour se maintenir en équilibre devant tout cet enivrement d’enluminures. Sur le chemin du retour, elle n’avait plus de question. Tout ce qu’elle avait vu semblait avoir rempli son entendement de petite enfant. J’ai senti son étreinte se détendre ; j’ai récupéré ses deux mains ballantes ; sa tête s’est posée sur la mienne, elle s’est endormie. Il était temps parce que le cheval était… fourbu…

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Merci Madame Yoyoi Kusama par bongopinot

Miroir, miroir




À Nancy j’ai fait une très belle découverte
En allant au musée des beaux-arts place Stanislas
J’ai pu admirer l’œuvre d’une très grande artiste,
Madame Yoyoi Kusama et sa belle audace.

Je suis entrée dans son univers dans un espace clos
Une grande pièce recouverte du sol au plafond de miroirs
Des ampoules colorées reflètent sur les glaces formant des tableaux
Et nous donnent l'impression d'être entourées d'étoiles illusoires


C’est magique tous ces ballons tous ces miroirs
Dans une pièce close entourée et couverte de lumière
Qui éclaire et se reflète dans l’eau jusqu’à nous émouvoir
Un lieu chargé d’une histoire et d’éclats de vie singulière

A voir et à revoir sans modération car l’endroit est fantastique
Pour les petits et les grands pour un moment vraiment fascinant
Poussez cette porte pour passer dans un monde à part mais idyllique
Pour n’oublier ni l’artiste ni son œuvre ni son travail époustouflant
 

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FANFRELUCHE (Lorraine)


Quand je la vis pour la première fois, la  fée Fanfreluche n’était pas plus grande qu’un pois. Mais déjà je distinguai en elle ce quelque chose qui allait la différencier du monde entier.  Peut-être ce petit chapeau rouge et coquin orné d’un pois blanc ? Ou sa  jupe évasée blanche elle  aussi et pointillée de rouge ? Non, ce n’est pas suffisant. Fanfreluche me semblait prédestinée ; elle habitait une maisonnette dans la forêt où elle ne recevait que d’exceptionnels visiteurs. De ceux qui perçoivent l’insolite où il est et l’acceptent. Sans discuter. Parce que c’est. Point final.

Je fus, je crois, la seule amie de Fanfreluche pendant longtemps.  Elle avait pour la mode un goût immodéré ; je la vis mince et brune sculptée dans une robe immaculée, parsemée de points colorés, comme s’ils étaient arrivés là en coup de vent, sans ordre, se bousculant, et d’autant plus séduisants qu’on ne pouvait ni les compter ni les toucher. Elle se posait parfois sur une branche,  songeuse. Je respectais son silence. Et soudain elle chantait ; Pour elle et pour moi seule, car personne ne l’a jamais entendue. Moi, je voyais les notes s’exhaler de ses lèvres et monter comme des ballons rouges et blancs, vers l’espace, vers le ciel. Et certains soirs de lune, alors que je cherchais en vain le sommeil, sa silhouette se dessinait soudain contre la vitre, levait les bras vers l’immensité en une complainte douce et lancinante, qui me berçait. ¨Puis, ouvrant un grand manteau de velours rouge parsemé de perles noires, elle s’offrait au vent qui l’emportait, laissant un sillage de perles d’or et d’argent comme autant d’étoiles.

La fée Fanfreluche était si belle qu’un Prince de la nuit lui demanda de l’épouser. Mais elle refusa : « Je suis née pour semer l’illusion, dit-elle, à ceux qui sont aptes à la saisir. Ma tâche me suffit. Pour guérir les cœurs, il y a tant à faire » !..

Elle était donc la semeuse des pointillés, des points, des semis en une sarabande inlassable. Un jour, je cessai de la voir. Et je sus, qu’ayant épousseté ma tristesse, elle s’en était allée distraire de ses multiples  créations , la mélancolie du monde.

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Ça pétille ! (Tracy)

 

Elle avance lentement. Que sont devenus les jours où les larmes ne coulaient plus ?

Des questions incessantes qui lui engourdissent l'esprit, qui le tabassent.

Tout scintille. Tout l'aveugle. Ses yeux se plissent.

Un silence.

Il n'est pas pesant.

C'est celui de l'Univers je dirais. Celui qui nous permet de hurler sans se faire entendre.

Chut. Ecoute ce silence.

Tout scintille si fort. Ici la grande ourse, là-bas c'est Vénus et puis tout au fond, on voit Pluton.

Parfois une météorite la frôle. C'est si chaud, ça pétille. Comme la bouteille de Perrier au déjeuner.

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16 juillet 2016

Défi #412

Troisième défi photo

de l'été :

Miroir, miroir

Infinity Mirror Room de Yoyoi Kusama
Fireflies on the water
Musée des Beaux Arts de Nancy

Envoyez vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

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