Balade printannière (par joye)

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Vive le printemps (MAP)

Vive le printemps quand le soleil est au rendez-vous !

Que de belles découvertes à faire

au gré des sentiers bordés de hautes herbes !

 

Ombre sur pierre :

 

L'ombre du rosier

 

Chaudes couleurs :

 

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Vision colorée par dessus les toits !

 

Au-delà des toits

 

Surprises florales :

 

Colza près du petit bois

 

Verdoyantes visions :

 

Une jolie balade

 

Présence douce des moutons :

 

Sous les arbres

 

Sympathique rencontre :

 

Yeux fermés

 ....................................

Le petit curieux

 

 

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Seize haïkus irisés (Joe Krapov)

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Dans sa robe jaune
Au rythme du vent qui souffle
La gitane danse

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Si c’était l’oiseau,
L’iris jaune, alambiqué,
Ce serait la huppe !

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Charmes du sépia
Pour fêter Maman dimanche ?
Iris délavé ?

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Bouquet incueillable
Sauf à l’irisque et péril
De mouiller ses pieds !

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De ce paysage
Quel tableau serait venu
Au Douanier Rousseau ?

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De Rosny-sous-Bois :
Des bouchons à signaler
Etang d’Apigné 

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Piscine en plein air :
Pour garder la ligne d’eau
L’iris maître-nage.

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Pas monté du col,
Le bec dans ses plumes jaunes,
Le cygne sommeille.

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 Mystère, élégance,
Un côté déchiqueté :
L’iris noir et blanc.

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 Projet irisé :
Du toboggan arc-en-ciel
Je ferai mon miel

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 L’iris, contracté,
Ou pas, ne verra jamais
De pareilles choses

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 Fleur bleu métallique ?
Explication de gravure :
Un temps d’aquatinte !

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Folie que voir là
Un tableau signé Poussin !
Mais… Combien d’oiseaux ? 

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 Fin de l’opéra.
Pour l’actrice qui salue
Un bouquet d’iris ? 

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 Le jeune Osiris,
Sa silhouette égyptienne
Devant l’étang-ciel.

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 Enfance de l’art :
Sur le tépale inférieur
Y voir un bavoir !

P.S. Ce cher oncle Walrus m'a appris que l'iris d'eau est l'emblème de la région bruxelloise. Aussi ai-je concoté un diaporama-hommage avec la série photographique complète et la musique  du groupe 't Kliekske. 

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Une balade printanière par bongopinot

Source: Externe

 
Le temps est plus clément
Pour ma balade printanière
Armée de mes pas lents
De mon sac en bandoulière

Sur ces chemins de terre
Entourés de verdure
Et d’arbres centenaires
 D’un petit soleil et d’air pur

La nature je la redécouvre
Nouveau monde sauvage
Variétés de chefs-d’œuvre
Tableaux et belles images
 

Le paysage éclate en mille couleurs
La vie reprend doucement ses droits
Arrivent les amoureux, les promeneurs
Dans les jardins, les parcs, les bois

 
Jonquilles, jacinthes et anémones
Bercées par le doux chant des oiseaux
Effacent les traces de l’hiver monotone
Adressant un bonjour aux poissons du ruisseau

Les gens se parlent et sympathisent
Les bancs sont pris d’assaut
Les pique-niques s’organisent
Au placard les gros manteaux


Le printemps et ses senteurs
Retour des oiseaux migrateurs
Dehors les enfants sont rieurs
Ce tout donne des morceaux de bonheur.

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Flânerie en image... (JAK)

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Les culottes courtes (Pascal)


L’aube printanière. Nous allions à la pêche ; je marchais dans les pas de mon père ; facilement, j’aurais pu mettre les deux pieds dans une seule de ses empreintes de botte.
J’avais le parfum de sa pipe dans les narines et quand je respirais trop fort les effluves capiteux des alentours ombreux, instinctivement, le nez en l’air, je recherchais la fumée de son tabac pour me réconforter, au milieu de cette pénombre matinale. Le petit chemin dévalait doucement jusqu’à la rivière ; elle, on l’entendait murmurer, là-bas, derrière les hautes futaies. Dans son panier de pêche tressautaient les pochettes d’hameçons, la boîte de vers de terre, les bouchons, et c’était notre volontaire cadence de marche forcée.

De chaque côté du chemin, les grands arbres célébraient le petit jour. Leurs troncs effilés et rudes se fondaient dans la sombreur, comme pendant un jeu de cache-cache nocturne. Leurs robes de feuilles se tournaient et se retournaient à l’envi du vent ; tantôt vert tendre, tantôt vert presque brillant, elles frissonnaient pendant une musique inaudible à mes oreilles attentives. Je me disais que le vent était un sacré galant pour valser avec toutes ces frondaisons en même temps. Il pouvait soulever les robes, les plisser, les étirer, les raccourcir, du côté d’un champ et les ébouriffer, les repasser, les envoler, les aplatir, dans un autre.
A leurs cimes, les hautes branches guerroyaient entre elles dans l’étrange craquement  des bois frottant leur écorce. Peut-être qu’elles s’aiguisaient pour recevoir au mieux les futurs petits oiseaux de la journée ; peut-être que c’était leurs discussions matinales pour parler de la nuit, du hibou bavard ou de l’averse nocturne ; peut-être que c’était pour signaler à la nature environnante la présence de deux intrus. Comme mon père n’avait pas l’air intéressé par ce chahut d’altitude, je pouvais investir ma curiosité vers d’autres sujets de découverte. Il s’enquerrait seulement de la bonne fermeture de mon manteau et du cache-nez bien remonté sur mon nez. Aujourd’hui, en y repensant, c’était amusant puisque j’étais… en culottes courtes.

Les ornières laissaient présager toutes sortes de carrioles passant par là ; aussi, je me disais qu’il faudrait qu’on se fasse bien petits si un tracteur déboulait à l’orée du chemin. Et si c’était un troupeau de vaches affamées allant paître dans ce champ ? Et si c’était un cheptel de moutons, toute sonnaille dehors, qui allait débouler dans l’encoignure de notre sentier ? Et si c’était une paire de bœufs, joue contre joug, tirant un énorme chariot de paille ? Je restais au plus près de mon père car il saurait prendre la mesure de tous les dangers pouvant surgir de derrière cet ombrage inquiétant.
Parfois, il me montrait des crottes de lapins, des petits tunnels de brindilles qu’ils devaient emprunter, de l’herbe fraîchement tassée au milieu de la rosée, comme s’ils avaient fait la nouba pendant toute la nuit. Peut-être qu’ils dansaient au rythme des coups de vent, eux aussi. Comme s’ils nous attendaient, sur la pointe des pieds, j’essayais d’apercevoir ces culs blancs tellement baladeurs à l’orée des champs et sous les premiers feuillages.

Sur les barbelés rouillés, emprisonnant la prairie que nous longions, il y avait des toiles d’araignées accrochées un peu partout. D’habitude si invisibles, si fragiles, si aériennes, ici, comme des parures de riches princesses, elles étaient constellées de mille perles transparentes ; leurs fils étaient distendus sous tant de poids. Je me disais que la Nature était bien faite ; la nuit, elles faisaient le plein d’eau et le jour, le plein d’insectes. La brise matinale semblait les essorer en les secouant et quand une goutte se désamarrait, son fil vibrait d’une note subtile que je n’entendais pas ; rapportée à toutes les toiles d’araignées séchant sur la gamme des fils de fer barbelés, ce devait être une sacrée symphonie ; sans doute la même que celle des arbres, me disais-je. Le vent avait décidément plein de pouvoirs sur la campagne ; il faisait danser les arbres et les lapins, essorer les toiles d’araignées, et chanter les premiers oiseaux dans les environs. Au loin, j’aperçus deux ou trois vaches en train de brouter allègrement l’herbe mouillée de leur pré ; leurs queues battaient l’air autour de leur croupe et je me dis que c’était elles qui donnaient la cadence au vent joueur.  

Dans les champs, c’était plein de petites fleurs écloses dont la couleur n’était pas encore à l’ordre du jour, malgré ce soleil affûtant ses rayons sur la colline en face de nous.
Parfois, avec mon nez toujours en l’air, je trébuchais sur une motte d’herbe, un terril de taupe ou bien, mon pied roulait sur les pierres du chemin ; le sourcil froncé, mon père se retournait gravement comme si j’allais faire fuir tous les poissons de la rivière, maintenant proche. Il était soucieux, mon papa ; il avait l’air tourmenté de celui qui doit absolument ramener quelque chose à manger pour midi ; il était là, un peu pour sa gloire et beaucoup pour son exemple de père devant son gamin. Mine de rien, il me surveillait de près. J’avais droit à toutes ses recommandations en boucle ; je devais faire attention à ne pas glisser, à ne pas m’enrhumer et où je posais la main, à cause des serpents bronzant sur les rochers. (Je n’en ai jamais vu à la pêche)  

Tout à coup, la clairière s’est éclairée du soleil, enfin vainqueur de la cime des arbres. Ensemble, tous les boutons d’or se sont allumés, tous les coquelicots se sont embrasés, tous les bleuets devinrent indigo ! C’était un tumulte de couleurs chatoyantes ! Un foisonnement d’impressions bariolées ! Un feu d’artifice de lumières ! La prairie fumait ! Comme débusqués, les parfums de la Nature, du chardon à la saponaire, ont répandu leurs frais effluves dans le vent frisquet. Même nos ombres se sont allongées sur le chemin ; on ne serait pas trop de quatre pour rapporter tous nos beaux poissons jusqu’à la maison…

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Participation d'Alain André


SIX VUES DIFFERENTES DU PRINTEMPS


Et une Ballade enregistrée vite fait par votre humble serviteur :


MUSIQUE : Blue Moon. Texte, guitare et chant : Alain ANDRE, Photo :  MAP !
Mise en page : WALRUS !


1)     En Mai fais ce qui te plait, en fait, mets ce qui te plait et puis mets du rouge à tes joues en les gorgeant de soleil,  Du grand blond soleil du printemps nouveau au ciel si bleu ! Du rouge-gorge, du rouge de baisers, du rouge  de plaisirs ! En Mai fais toi plaisir, offre toi du bon rouge, du rouge qui tache !

2)    J’entends Merlou , le merle qui chaque matin, sur l’arbre du jardin, siffle sa sérénade aux merlettes enamourées : « Suis ici, les fifilles, suis ici, si, si, vous rrriez ? Si j’ vous suis vous fuirez, si  j’ vous fuie, vous m’ suivrez ! »

3)     J’aurais aimé être ton ami, Merlou ;  Perché sur mon épaule, tu aurais sifflé tes trilles aux filles ! Les filles à la vanille et moi sans chocolat, un garçon si tendre, vraiment si tendre au printemps…du côté de chez Swann…

4)    Le printemps a chassé l’hiver. Bientôt l’été, bientôt l’automne, bientôt l’hiver sale, peur de tout ce qui m’attend de tout ce rien qui m’attend, au printemps ! Du rien, du rien ne m’attend … Rien.  Ah ! Que jamais ne viennent encore les jours de fiel mais pour toujours des jours de miel…

5)    Tiens vl’là l’printemps, va falloir retourner la terre, vain Dieu, c’est pas par miracle qu’y va pousser, l’maïs ! Faut pas s’attendre à s’amuser, bibiche. Tiens y’a ce con de merle qui trille encore ! ben porte-moi don l’fusil ! …faute de grive…


6)    Ben, tu parles d’une balade ! T’as les yeux, on dirait un lapin russe, t’éternues toutes les cinq minutes ! Pour une réussite, c’est une réussite ! Moi qui me faisais une joie de te culbuter dans les foins pour te faire rire et voilà que le foin te fait pleurer!

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J'aime pas qu'on me balade (Walrus)

Source: Externe

 

Promenade printanière !

Tu parles,

Charles...

Des ornières,

Des fondrières...

De la vase, de la gadoue

Qui collent aux bottes en caoutchouc

De la pauvre Jane Birkin.

Le printemps, il m'enquiquine !

 

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Partout des paysages (Laura)

 

Où que je vive
Où que je me pose
Où que je travaille
Où que je voyage
 
Je pars à la découverte
Des paysages qui m’entourent
Campagne ou ville
Arbres et rivières
 
Partout des paysages
M’attirent vers eux
Et m’enchantent
Loin des humains qui me hantent
 
Je marche vers l’inconnu
A aimer, à comprendre
Une curiosité à connaître
Tout ce qui m’échappe
 
Où que je marche
Où que je respire
Où que je souffre
Où que j’aime
 
Partout des paysages
Comme des ancrages
Dans une tempête infinie
Qui harcèle mon âme.

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