20 décembre 2008

Retard du Père Noël (Violette7)

Comme je suis malade et que je dois être brève et comme j'habite à 17 kms de la maison du Père-Noël je me permets de rétablir la vraie vérité par ce SMS reçu peu avant 19 heures :

G bu 1 kou ché la R'née, mdr,g tréné, t1kiète jariv, arété l'ciné, v'zèt' tebé, grave, den 5mn j'sui OK, LOL, el'No

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Ou est le Pere Noel? (suite et fin) - Janeczka

- Ma mie! assieds-toi donc, je vais t'expliquer. Nous avons encore quelques heures devant nous.

Ils s'installerent donc tous au coin du feu et le joyeux bonhomme leur conta l'histoire suivante:

Alors qu'il faisait sa promenade annuelle rituelle dans un bois pas trop eloigne, le Pere Noel se trouva nez-a-nez avec un gros ours brun.
A ces mots, tout le monde retint sa respiration; mais, voyant qu'il ne portait pas une egratinure, ils se detendirent.
Gustav continua:

- Je n'etais pas fier face a ce grand gaillard. Son air peu commode et son physique d'armoire a glace m'ont effraye. Je n'avais jamais ete aussi pres d'un animal sauvage, j'etais sur de finir dans sa gamelle.
Puis il m'adressa la parole.

"Bonjour, Pere Noel! je te connais bien, je t'ai deja vu par ici, mais je n'ai jamais trouve le courage de t'approcher.
J'ai beaucoup entendu parler de toi, tu sais... par mon cousin Angelo... Il habite dans le sud de la France..."
Angelo! a ces mots, j'ai souri. Qui ne connait pas Angelo? cree par les petites mains habiles de Lutine Tilu! elle a toujours eu un don pour ce genre de choses... deja a l'epoque, quand elle travaillait ici!

Ce grand nounours m'a donc propose d'aller chez lui boire un the, ce que je ne pouvais refuser. Nous avons passe des heures a parler de Noel, de choses et d'autres... il m'a avoue beaucoup aime mon travail, je lui ai tout naturellement donne mon autographe. Nous n'avons pas vu le temps passer! c'est en regardant son horloge suisse que je me suis affole. Heureusement, il est ami avec un elan veloce qui m'a ramene ici en quelques secondes.
Et voila la raison de mon retard!

- Oh Gustav, dit doucement la Mere Noel, l'annee prochaine, c'est toi qui l'invite, d'accord?

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50,01 % (Papistache)

— Oncl’Papistache Twelve, s’il te plaît, raconte-moi une histoire.
— Neveu-Mon-Neveu, t’ai-je déjà dit le jourle Père Noël a cessé d’exister ?
Raconte, Oncl’12 !

Au début du XXIe siècle, quand la télévision occupait encore les soirées des gensJe t’ai déjà raconté la télévision ? — le producteur mondial des variétés avait entrepris de lancer un grand vote du public pour savoir si le Père Noël était toujours une valeur sûre.

Toutes les chaînes, de tous les pays du monde, retransmettaient la cérémonie. A l’heure dite, le score tomba : 50,01 % des habitants de la planète avaient choisi d’affirmer que le Père Noël était “has been”.

Instantanément, il cessa d’exister. Plus de Père Noël. Il restait bien des souvenirs de ses heures de gloire, mais le vote l’avait rayé du présent. Lui-même n’y avait pas résisté : il avait disparu.

Tous les continents avaient voté. Un des huissiers, retenus pour l’occasion, avait bien relevé qu’il manquait les voix de l’Antarctide. Le chef des programmes avait répondu en disant qu’en Antarctide, à part une vingtaine de scientifiques givrés, ne vivaient que des manchots. Ce continent était recouvert par les glaces, à l’époque.

Mais le petit huissier, cela le chagrinait. Il était huissier dans l’âme, ce qui veut dire qu’il avait tout fait dans son métier : des expulsions, des ventes, des constats d’adultère. Ce n’est pas qu’il y avait éprouvé du plaisir, non, il se disait que le travail devait être fait et qu’un autre que lui aurait pu s’y prendre plus mal.

L’oubli du vote de l’Antarctide le chagrinait. Il passa la nuit à s’informer. Il téléphona à d’autres petits huissiers qui téléphonèrent à d’autres. Au petit jour, un message lui parvint.

Un petit royaume du Nord de ce qui fut l’Europe, la Belgide, avait organisé un grand voyage pour des milliers d’enfants de son pays. La Belgide était un pays unique en son genre. Son roi passait l’essentiel de son temps à poser pour des dessinateurs ou graveurs afin que les timbres de son pays soient ornés de son effigie. Il le faisait très, très bien.

Les ministres de ce pays étaient les plus drôles qu’on ait jamais vus. Ils souriaient tout le temps et poussaient de grands cris de joie quand ils se rencontraient et ils s‘embrassaient sur la bouche en  claquant bien fort les lèvres. Parfois, quand l’un d’eux s’endormait au beau milieu d’un discours,  les autres ministres  baissaient la voix pour le laisser rêver en paix.

Enfin, ça, c’était plutôt les ministres du Sud. Au nord de la Belgide, les ministres étaient un peu différents. Ils avaient l’habitude de saupoudrer leurs plats de sciure de bois. Essentiellement de la sciure de manche à balai. Comme la sciure n’était pas plus digeste à cette époque qu’aujourd’hui, elle avait tendance à s’accumuler dans les intestins des hommes politiques et le manche à balai, insensiblement, se reconstituait, ce qui donnait à leur allure comme un air un peu constipé, un peu rigide.

C’est cette allure rigide qui donna l’idée aux ministres du Sud d’offrir aux enfants de leur pays un voyage en Antarctide pour y sympathiser avec les manchots. Mais, en Belgide, on n’avait pas de bateau. Les ministres qui souriaient toujours décidèrent d’en acheter un à leur voisine, la Francide.

Les Francidiens possédaient un grand porte-avions qu’ils promenaient de pays en pays dans l’espoir qu’on le leur vole parce qu’ils ne savaient plus quoi en faire. Les Belgidiens se déclarèrent prêts à l’acheter. En Francide, c’était une bonne nouvelle. Toutefois, au moment de signer, le ministre francidien, avoua que son bateau contenait des produits hautement cancérigènes à son bord et que cela coûterait très cher de le nettoyer. En Belgide, on rigola très fort. Le premier ministre, qu’on n’avait pas réveillé depuis trente-six heures, embrassa sur la bouche son homologue francidien et lui dit : Chez nous, on a voté une loi qui interdit à nos compatriotes d’attraper le cancer, alors... votre porte-avions nous convient tout à fait.

Voter une loi qui interdise d’attraper le cancer ! En Francide on s’inspira du principe, mais les Francidiens étaient moins disciplinés que les Belgidiens et l’effet ne fut pas aussi probant. On y renonça vite.

Alors, le petit huissier refit ses comptes et comme le porte-avions comptait essentiellement des enfants, le vote bascula en faveur du Père Noël. 50,01% !

Mais, Neveu-Mon-Neveu, le Père Noël avait cessé d’exister. Ce n’est pas comme s’il avait pris sa retraite. Il n’existait plus ! Alors, sans comprendre ce qu’il lui arrivait, le petit huissier devint le Père Noël. Il ne se posa pas de questions : il était le Père Noël.

Il avait eu le temps, pendant la préparation de l’émission, d’analyser les causes du vote aussi serré. Dans de nombreuses maisons, les parents des enfants, au fil des ans, avaient pris l’habitude de corriger le choix du Père Noël. Très rarement, les parents cachaient les jouets apportés par le bonhomme, en jugeant que leur garnement n’avait pas mérité de cadeau. Mais c’était très rare. Le plus souvent, les parents, complétaient, au pied du sapin, la distribution du vieillard rougeaud, et, petit à petit, ils avaient même totalement pris en charge toute la mise en scène.

Le petit huissier de Noël, donc,  décida de faire l’impasse sur toutes les maisons où les familles avaient pris sa place. Il décida de se concentrer sur les habitations qu’il connaissait bien pour y avoir procédé à des saisies, des expulsions, etc... Des maisons, où sa présence était attendue et espérée. Il savait interpréter les signes de la misère. Il l’avait si souvent côtoyée.

Il s’amusa beaucoup. Se déplacer à la vitesse de la lumière, pour apporter des cadeaux dans des foyers où il était attendu le remplissait de joie. Il lui sembla même que le gros nuage gris qu’il portait toujours au-dessus de sa tête, s’était fait un peu plus léger.

Il n’oublia, bien sûr, pas les petits Belgidiens au Pôle Sud. Il leur apporta des milliers de diodes lumineuses que les gamins entreprirent  de fixer au cou des manchots afin qu’ils illuminent la banquise. C’était, vu du ciel, un très joli spectacle.

Comme il lui restait du temps, le petit huissier de Noël entreprit de visiter des régions de la planète où son prédécesseur ne s’avisait jamais de mettre les pieds. Déposer un cadeau au pied de la couche d’un petit aborigène d’Australie, qui ne s’y attendait pas du tout, le combla de félicité. Il  apporta ainsi de petits couteaux de poche dans les forêts tropicales, des pelotes de ficelle sur les hauts plateaux andins, des loupes pour les jeunes Berbères, des perles, des coquillages, des fruits frais pour les petits Inuits. Il déposa même un immense iceberg qui dérivait dans l‘océan, au beau milieu d’un désert de sable. Les enfants des  chameliers y creusèrent des cabanes tout un mois durant.

Il choisit ses cadeaux avec beaucoup de soin et d’attention. C’était facile, il lui suffisait de se replonger dans ses souvenirs.
Une lampe de poche, un gyroscope, des osselets... tous ces cadeaux modestes qui avaient autrefois constitué les seuls présents que, le matin de Noël, il découvrait dans ses souliers.

Le petit huissier de Noël, après avoir achevé sa tournée, se posta tout en haut du firmament. Il aurait s’étonner d’y parvenir, il ne le fit pas. Il était le père Noël. Son petit cœur resserré d’huissier avait gonflé. Il sentait bien qu’il n’était pas Dieu. Juste un petit livreur d’émotions. Mais là-haut, une idée lui était venue. Il sentait que la tâche serait lourde, mais il avait l’éternité pour lui. Il se donna pour mission de tenter de rendre soluble dans l’eau le mystère du sourire béat des ministres de la Belgide du sud. Ainsi, il en ferait des cachets qu’il distribuerait à tous les ministres de la planète.

Neveu-Mon-Neveu, je cherche toujours à lire sur le visage des dirigeants de la planète si le petit huissier de Noël a réussi à fondre ses cachets. Je suis vieux et il ne me reste guère d’années à vivre, mais toi, maintenant que tu connais l’histoire, sois attentif. Tu trouveras bien un moyen de me faire savoir si le petit huissier de Noël a réussi.

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Père Noël !!! Ohhh !!! (Teb)

Mercredi 24 décembre 1998…

Il est 18 heures.

Mère Noël tourne dans son salon comme un lion en cage.

Père Noël est sorti depuis des heures.

Il livre aux Restos du Cœur les bûches fabriquées dans leur atelier.

Il devrait être là depuis longtemps.

Tout est prêt pour le départ de la tournée.

Les lutins ont fait le chargement.

Mère Noël s’est occupée de l’attelage.

Il ne manque plus que l’homme en rouge.

………………..

Qui n’arrive pas.

 

Mère Noël oscille entre inquiétude et colère.

Qu’il ne soit pas à l’heure pour la tournée est étonnant.

Ce couronnement du travail de l’année compte beaucoup pour lui.

Mais… en même temps… il a beaucoup changé, cette année.

Très souvent, il est rentré en retard,

A chaque fois il s’était laissé entrainer à boire plus que de raison.

 

Mais tout de même, le soir de Noël.

Elle n’y croit pas.

Fâchée, déçue, inquiète.

Elle ne sait que penser.

 

Pour en avoir le cœur net, elle décide de partir à sa recherche.

 

A quelques mètres de la maison, là… sur un banc… une forme rouge affalée.

photo1

Son cœur se serre.

Même ce jour là !

Elle s’approche.

Il dort, tête renversée… bouche ouverte.

Des ronflements sonores s’échappent de sa gorge.

 

Folle de rage et de chagrin, elle ramasse de la neige.

Et s’en vient sans bruit lui frotter le visage.

Un sursaut.

D’un bond, il est debout.

Reconnaissant Mère Noël, il réalise !

« Quelle heure est-il ??

Ma tournée !! »

 

« Tout est prêt !! Elle n’attend que toi, mécréant !!! »

Cette année, c’est le couple Noël qui distribuera les cadeaux aux enfants.

photo2

               

Mère Noël a décidé de faire la trêve… pour cette nuit.

Mais il ne perd rien pour attendre !

Dès demain, elle passe à l’attaque.

 

Cette année encore, les enfants auront leurs cadeaux…

Mais l’an prochain ???

Personne n’est à l’abri… non, personne !!!

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Comment se déplacer sans rennes ? (Tilleul)


La crise sévit partout, même en Laponie… Les rennes se sont vus refuser l’augmentation demandée au bonhomme rouge… Ils ont décidé de faire grève. La luge est prête, chargée d’une multitude de cadeaux pour tous les enfants, mais les quadrupèdes vieillissants sont entêtés et rien ni personne ne parvient à leur faire changer d’avis…

Le temps presse. Père Noël a bien une voiture munie d’un GPS, mais il n’a jamais conduit… Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas compliqué ! Dans le ciel ce soir-là, il n’y a pas grand trafic.

Vite, il accroche son traineau et le voilà parti, assis derrière le volant de son bolide.

" Tournez à droite "… il n’y prête pas attention…

" Au prochain carrefour, tournez à gauche "…

" Qui parle ? Il y a quelqu’un ? "

" Tournez à gauche "

" Puisque vous insistez, je tourne "… et voilà notre père Noël survolant la Sibérie…

" Où diable sont passées les maisons des petits Français ? "

" Tournez à droite "

" D’accord ! Mais à part toutes ces étoiles dans le ciel, je ne vois aucune lumière sur terre ! "

Après de nombreuses heures, il se décourage un peu… " Je n’arriverai jamais à l’heure "…

Sur un gros nuage, enfin, il aperçoit une habitation… c’est la demeure du grand saint Nicolas… En repos depuis trois semaines, il prête volontiers son avion ultra rapide à son confrère du Grand Nord. Mieux!  Il propose son aide à notre conducteur d’un soir…

Cette nuit-là, on a pu voir deux pères Noël sur le toit du monde, l’un, coiffé d’une mitre et l’autre, d’un bonnet…


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Little Miss Kartoffel (Joe Krapov)

 
- Je ne comprends pas, Renne1 ! Qu’est-ce qu’il fout ? La mère Noël a chargé les
cadeaux dans le traîneau, on nous a attelés, la piste d’envol est dégagée, il
est 18 heures et le patron n’arrive toujours pas !
- Tu ne t’es pas arrangé, Renne2, depuis l’année dernière ! Toujours à
t’inquiéter pour un rien ! Aie confiance, ça va bien se passer !
- Et pourquoi elle pleure, d’abord, la mère Noël ?
- C’est la fin de son CDD. Ce soir il la remplace par une neuve. C’est pour ça
qu’il est absent, il est parti la chercher, en France, au Puy-du-Fou.
- La France ? Mais c’est le bout du monde !
- Il est parti avec la quatre chevaux.
- Ca ne me rassure pas plus. Il suffit qu’un Pégase perde un fer, qu’il ait
envie de lui faire le coup de la panne, à la nouvelle. Ils adorent ça, les mecs
!
- Pas lui. Et pas une quatre chevaux. Ca ne tombe jamais en panne, ces bêtes-là
!
- Et puis, pourquoi une Vendéenne ? On n’a plus de pain alors on mange de la
brioche ?
- C’est un concours national. Il en vient de toutes les régions. Des
Charolaises, des Limousines…
- Avec des bouteilles de lait sur le toit ?
-… des Vosgiennes, des Normandes, des blondes d’Aquitaine.
- Il paraît qu’elles ne sont pas futes futes celles-ci !
- Bordelais et borderline, c’est pas pareil, Renne2 !
- Pour moi, tu prêches en vain. Tout ça c’est du même tonneau. Grand cru et
petit QI.
- Sûr, il y a des Gasconnes, aussi !
- Comme la Lune d’où descend Cyrano ?
- Ah, c’est vrai que tu as des lettres, toi !
- Il va nous ramener qui, à ton avis, ce vieux cochon ? Miss Languedoc ? Miss
Midi Pis rennais ? Miss Franche-Comté ou Miss Franche Rigolade ?
- De toute façon, la pauvre fille, pour ce qu’elle aura à faire ici ! Emballer
des cadeaux toute l’année, c’est pas un cadeau pour ce genre d’emballeuse ! Et
au bout d’un an il faudra qu’elle fasse ses paquets pour laisser place à une
nouvelle !
- Attends, Renne1, c’est pas l’usine quand même ici ! Bosser dans un château,
avec plein de petit personnel…
- Des nains ! Appeler des nains, petit personnel, c’est pas politiquement
correct !
- Et puis, cette fille, ça n’est jamais qu’un clone. La vraie Miss
Poitou-Charente peut continuer à pédaler dans le yaourt sur la Terre tant
qu’elle veut !
-…
- 18 heures 10, dis donc ! Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé. T’as son numéro
de portable ? Tu peux pas l’appeler ?
- ‘Tain, c’est vrai qu’il est chiant ! Bon alors : 99 99 99 99 99. Ca sonne.
- Tu lui as mis quoi comme sonnerie sur son joujou ? Le « Petit papa Noël » de
Tino Rossi ? Minuit chrétien ? Mon beau sapin ? Jésus reviens ?
- Arrête, t’es con, me fais pas rire ! Ah, ça y est, il décroche ! Dites-donc
père Noël, c’est Renne1 et Renne2. Vous n’oubliez pas qu’on a du taf, ce soir ?
On vous attend, nous ! On piaffe ! Quoi ?
- …
- Mais fallait appuyer sur…
- …
- Mais non, fallait pas mettre en mode manuel ! Automatique, ça vous fait tout
tout seul !
- ...
- OK, OK, je me calme. Mais non, je ne m’énerve pas les nerfs, c’est Renne2
qui…A tout de suite !
- Alors ?
- Il arrive. Ca a été plus long que prévu. Reste harnaché ! Il a eu des
problèmes avec le dé cloneur.
- Ah ben ça promet pour tout à l’heure !
- Mais non, c’est juste qu’il était tellement fébrile qu’il a tourné la molette
du mode manuel sans le faire exprès. Meeeeerde ! J’étais tout beau tout propre !

La quatre chevaux lancée à vive allure vient de se vautrer dans le bonhomme de
neige construit par les nains. Cela a provoquée une énorme gerbe de neige sur
les rennes et sur le traîneau. Le père Noël, l’air fâché, tout beau tout propre
lui aussi dans son smoking à queue de pie (noire bretonne ?), s’extirpe de la
calèche, en fait le tour et va ouvrir la porte, très vieille France, donnant le
bras à sa nouvelle compagne.

Comment décrire la princesse ? Il ne faut pas demander à Renne1 et Renne2 de
nous aider à le faire : ils sont écroulés de rire. Eux qui s’attendaient à voir
débouler un canon ils voient s’avancer prudemment sur la neige une dame d’âge
canonique, maquillée comme un sapin de Noël, coiffée d’un chapeau ridicule et
vêtue de fringues BCBG d’un autre âge.

Le père Noël la fait entrer dans le château puis il revient quelques minutes
après, paré de son costume traditionnel et portant sa hotte chargée de joujoux.
Il s’installe sur le siège du conducteur et ordonne d’emblée :
- Taisez-vous ! Ou plutôt non, dites ce que vous avez à dire ! Vos sarcasmes
rennais, je veux bien les entendre maintenant que vous êtes deux. Après le
décollage-déclonage vous serez douze milliards et ça je ne supporterai pas,
alors autant qu’on règle tout entre hommes tout de suite. Oui mon dé cloneur à
décoclonné, oui j’aurais pu ramener Miss Mayotte, Miss Antilles, Miss Corse, la
belle Otéro ou la belle de Cadix. Mais quand la technique se met contre vous,
elle se met contre vous ! Cette fichue machine ne s’est remise à marcher qu’une
fois orientée vers Miss Mamie Fontenay-le-Comte qui présidait le jury. Allez
riez encore tout votre soûl de la belle de Fontenay, bande de patates, et puis
après, en route ! Moi je ne suis pas là pour rigoler. Je suis là pour faire le
job, je fais le job.
- Oh mon pauvre ! lâche encore Renne2
- Joyeux Noël quand même, père Noël !
- Et bonne année, Grand-mère !

Noël ne fut jamais aussi joyeux, partout sur la Terre, que cette année-là.
Pourquoi ? Nul ne le sait. Miss Terre et pot de yaourt, comme on dit en Iowa
quand on n’a plus de boule de gomme.

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Compte à rebours (rsylvie)

compte à rebour.....C'est ce soir !!!!

-"beausoir, je suis Léo rédacteur en chef

de « la banquise »,

le célèbre quotidien qui vous a bien des fois

rapporté les aventures

de ces illustres aventuriers des temps moderne

Hors il est dix-huit heures et le Père Noël est introuvable 

depuis qu’il est parti préparer son attelage.

-Car en fait, on chercheR0dolphe…. T’es où ?

-qu’est-ce que tu faison a du travail.               
-Comment ça 
tu ne veux pas venir !
-sans toi
comment
faire ma tournée ?

-Bon bon bon je saistu es copié de toute part

-Oui certain ferait bien de s'abstenir

-Pales imitations aux multiplescouleurs

-MAIS OUI c’est toujours toi le plus beau 
-OUI tu es le préféré des enfants

-Allé gentil renne, on y va ?
                                                

                                                    
-C’était Léo en direct de la banquise

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Ou est le Pere Noel? - Janeczka

As-tu vu
Le petit bonhomme
Au chapeau pointu?

... gloups!
Il est 18h en Laponie
Et l'homme a l'habit rouge
N'est nulle part.
Les lutins se mettent
A le chercher
Frenetiquement.

Il n'est pas devant la tele
      ... pas en train de faire une sieste
      ... pas non plus en train de troner
      ... pas en train de couper du bois
      ... pas en train de faire la cuisine
      ... pas en train de prendre un bain
La vaisselle est faite, le linge repasse; les derniers cadeaux sont en train d'etre emballes, les dernieres verifications faites - traineau, rennes...
Alors ou est le barbu au ventre rond??

Tout le monde s'affole, le cherche fievreusement, sort, appelle son nom. Mme Noel se fait un sang d'encre, prie tous ses saints pour que rien ne lui soit arrive. Sera-t-il la a minuit pile (heure de la Laponie)?

Vers 21 h, desesperes, certains de ne jamais le revoir, les lutins et la Mere virent arriver M. Noel.

- Gustav! que t'est-il arrive?...

La suite... a 12h (heure de Paris)

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MERE NOELLE A LA RESCOUSSE (Martine27)

La Mère Noëlle fulmine (oui Mère Noëlle j'ai bien le droit de féminiser le nom me semble-t-il).

Où peut bien être passé son zigoto de mari.

En paréo, elle sort de la paillote pour le chercher.

(Pardon ? Ah vous, vous interrogez, la Mère Noëlle en paréo, dans une paillote, depuis quand fait-il si chaud au Pôle Nord. Non en fait, les Noël se sont délocalisés, ils en avaient marre de la neige et du froid, ils ont donc acheté une île des Mers du Sud. Bon au début, les lutins ont un peu récriminé, faisait trop chaud, les ours polaires allaient s'ennuyer d'eux, etc, etc… Mais depuis un an qu'ils sont arrivés tout va pour le mieux.)

A part, à part qu'il est 18 h 30 et que le Père Noël manque à l'appel alors qu'il est censé partir au boulot dans quelques heures.

Confiant le chargement des derniers paquets aux lutins, Mère Noëlle s'enroule plus étroitement dans son paréo et part à la recherche du déserteur. Sa disparition est d'autant plus étonnante que son costume a également disparu, or, il ne le met qu'au dernier moment.

Mère Noëlle file vers la plage où Père Noël aime à se délasser.

Et là sur le sable humide, elle découvre des traces de bottes, des bottes grande taille, celles de son époux pas de doute là dessus.

Seulement voilà ce qui est inquiétant c'est que ces traces se dirigent droit vers la mer, pas normal, pas normal du tout !!!

Mère Noëlle repart vers sa paillote et troque le paréo contre une tenue de plongée et la voilà qui s'en va barboter dans l'eau bleue.

Très curieusement et pas du tout naturellement, les traces de bottes continuent sous l'eau.

Notre courageuse Mère Noëlle les suit.

Bientôt les traces plongent plus profondément et la lumière diminue un peu.

Mère Noëlle s'interroge de plus en plus. Que peut-il bien se passer ? Pourquoi le Père Noël marche-t-il ainsi au fond de l'eau et sans que cela lui pose le moindre problème de respiration semble-t-il bien.

Après quelques minutes de nage intensive, Mère Noëlle arrive devant un grand rocher devant lequel les traces s'arrêtent, le Père Noël aurait-il été absorbé par ce roc ?

Mère Noëlle tapote dans tous les coins, rien. Alors furieuse (oui pour tout vous dire Mère Noëlle est un peu soupe au lait) elle saisit un caillou qui passait bêtement à proximité et se met à taper comme une dingue contre le mur de pierre qui la sépare de son cher et tendre.

Ce déchaînement de furie porte ses fruits car brusquement une porte s'ouvre.

Mère Noëlle pénètre dans la grotte qui vient de s'ouvrir et là, stupéfaction !

Devant elle se dresse un superbe palais sous-marin (bon histoire de faire court et de faire travailler votre imagination, je vous laisse vous faire votre propre image du-dit palais) autour duquel nagent poissons (normal), dauphins (normal), tritons et sirènes (beaucoup plus bizarre encore que Mère Noëlle vivant au milieu de lutins ne devrait s'étonner de rien).

L'une de ses jeunes péronnelles s'approche de Mère Noëlle et lui fait signe de la suivre. A la voir onduler devant elle, Mère Noëlle se retient de lui envoyer un bon coup de palme dans le croupion, si elle a osé faire ça devant Père Noël elle va la faire cuire au court-bouillon (on peut être Mère Noëlle et être jalouse non mais).

L'une suivant l'autre, elles pénètrent dans le superbe palais sous-marin (voir parenthèse ci-dessus mais pour l'intérieur cette fois-ci).

Elles arrivent dans la grande salle du trône où siègent le Roi et la Reine de la Mer et à côté d'eux, dans un état second se tient Père Noël.

Le sang de Mère Noëlle ne fait qu'un tour, et le couteau à poisson entre les dents (au figuré bien sûr), elle attaque.

"Qu'avez-vous fait à mon mari ? Pourquoi est-il là ? Vous vous rendez compte que vous êtes en train de saboter Noël ?". (Oui elle a enlevé le détendeur de sa bouteille d'oxygène et elle peut respirer sous l'eau c'est comme ça, ne cherchez pas à comprendre, c'est un conte de Noël oui ou non ?)

Le Roi lève une main pacificatrice "Une question à la fois, Chère Madame. Votre mari a juste un petit peu de mal à se remettre du chant de nos sirènes qui est, vous le savez, très persuasif mais parfois un peu hypnotisant. Ensuite s'il est là c'est parce que nos enfants le réclament. Parce que permettez moi de vous le dire, mais depuis qu'il fait sa tournée, pas une fois, mais pas une seule fois, il ne s'est préoccupé de nos petits bigorneaux d'amour. Donc pour une fois, sa tournée il la fera sous l'eau et par sur terre"

"Mais c'est hors de question, les enfants humains l'attendent avec impatience"

"Et nos crevettes à nous vous croyez qu'ils ne méritent pas de cadeaux ?"

"Si certainement, mais vous n'avez qu'à désigner un Triton de Noël et qu'on en parle plus, chacun son élément"

"Eh bien, justement Chère Madame (le roi est très poli, logique, c'est un roi) votre époux ne parait pas du tout dans son élément parmi nous. Vous en revanche, passez mon l'expression, vous semblez comme un poisson dans l'eau".

Et effectivement Mère Noëlle se comporte au fond de l'eau comme si elle était en plein air. Elle voit avec inquiétude un fin sourire entendu se dessiner sur les lèvres du Roi.

"Mais la voilà la solution, je suis sûre qu'elle vous agréera très Chère Madame".

Et nous voilà arrivé à 11 h 55.

Le Père Noël fin prêt, tout beau dans son costume, tient fermement en main les rênes de ses rennes (désolée je n'y suis pour rien si ces mots se prononcent pareil). Il s'est parfaitement remis de son incursion sous-marine et debout dans son traîneau il s'apprête à démarrer sa tournée.

La Mère Noëlle fin prête, toute belle dans son costume de sirène, tient fermement les rênes de ses hippocampes géants (dont l'un a un museau un peu rouge). Elle s'est parfaitement mise d'accord avec le Roi et la Reine des mers, et debout dans sa conque marine, elle s'apprête à démarrer sa première tournée de distribution de cadeaux sous les mers.

 

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AU SECOURS DU PÈRE NOËL (Joye)

C'était la veille, celle de Noël
À dix-huit heures, c'était formel,
Mais le bonhomme était nulle part
Et c'était l'heure de son départ !

Où il était ?! Noël, le père,
A pris, à tort, un somnifère
Pensant que c'était antalgique
Et lui en manque de viatique !

Or,  il dormait déjà son plein
Couché par terre, sous le sapin.
Au Pôle Nord régnait la panique.
Que ferait-on sans vieux "St. Nick" ?

Les rennes attendaient patiemment,
(Les lutins juraient bruyamment)
Mais moi, sa femme, m'y connaissais
Alors, très vite, je les rassurais !

J'ai jeté une sceau d'eau bien froide
À sa figure, et puis l'escouade
De lutins chantaient « Tintez cloches » !
Mais lui flanquait de grosses taloches

Et même Rodolphe a pris une claque
Car Papa N. était patraque
Et commençait à ronfler dur
Sous le sapin, parti, pour sûr.

Alors, j'ai eu la bonne idée
De mettr' ses robes, et, malmenée,
J'ai crié en partant « Motus ! ».
Avant que sonne l'angélus

Du matin du vingt-cinq décembre
(Car j'étais la tout' premièr' membre
Du club qui aide le Père Noël
Une fois par an dans son bordel).

Oui, ça m'est arrivé depuis
De rappeler à l'epoux exquis
À qui il doit sa renommée ?
À sa douce et tendre. Assommée.

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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