Enlisement sévère (Joe Krapov)

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Derrière la vitre un bateau
Qui ne verra jamais la mer.

Combien donnerait-il au bas mot
Pour quitter son quadrilatère ?

La croisée des chemins,
La croisée des fenêtres...

L’ambiguïté des voies d’eau
Qui ressemblent à des miroirs,
Les canaux en longs dévidoirs
Où sombrèrent les amiraux,

Et les rimes croisées
Et les crimes rusés…

Les péniches, maisons jointes
Au long du canal, contrepoids
Aux légèretés de Lapointe
Qui nous mettent toujours en joie,
Je les ai croisées à Toulouse ;
Elles m’ont plu comme, autrefois,
Celles qui transportaient un blues
Simenonien, de bon aloi.

Sur le canal du Nord
Et celui du Midi
Tout un monde s’endort.
Mon poème est fini.

 

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Les voiles latines (Clémence)


En ce jeudi d'avril, le ciel était d'un bleu splendide et la mer quelque peu agitée. Les plages et les rues bandolaises  étaient désertes.  
Nous allâmes directement au restaurant, dans une rue parallèle au Quai.

Il s'assit en face de moi. Il leva son verre de vin. Rouge. Il  regarda droit dans mes yeux. Bleus. Il me dit :
- Je viens de recevoir le bulletin d'inscription pour les Régates.

Je le regardai droit dans ses yeux. Bruns. Je ne répondis pas, mais je me saisis de mon arme de choc : mon sourire.
Je l'avoue sans pudeur, j'aime la Méditerranée. Bleue. Elle est notre mer à tous. Mais je  reconnais humblement que je suis une  terrienne invétérée. Pour cette raison, des nœuds d'appréhension envahirent immédiatement mon ventre. L'an dernier, j'avais  vécu deux expériences mémorables: une panne de moteur sur une mer déchaînée et une chute non moins spectaculaire dans l'eau du port due à deux pare-battages récalcitrants.

Des amis entrèrent et nous rejoignirent à table. Les conversations convergèrent vers les bateaux et leur carénage. Je me régalais des mots qui chantaient comme dans un livre d'images : voile latine, plat bord, bordage, capian, calfatage, membrure, jambette, safran….
L'ambiance était chaleureuse et je me risquai à les faire virer de bord avec une question impertinente :
- Quels sont vos plus fameux souvenirs ?

Gérard commença à narrer un voyage vers la Corse et la tempête qui se leva en pleine nuit. J'étais toute ouïe. Je frémissais et grelottais de froid avec son équipage. Je vivais avec eux ces heures  interminables. Je soupirai d'aise lorsqu'il décrivit  la mer d'huile au petit matin.
Il enchaîna avec sa chute dans le port en pleine nuit de février. Chute qui aurait pu lui être fatale. Mais, finalement, il ne s'en est pas tiré trop mal puisqu'il est aujourd'hui avec nous, à table.

Jean-François raconta à son tour son périple et ses avaries près des Iles Baléares. Tempête et tourmente. Bateau retourné. Moteur en panne. Il raconta son arrivée dans un petit port espagnol, l'aide qu'il avait sollicitée auprès d'un pêcheur et l'ingratitude de celui-ci. Il termina son récit par le départ presque rocambolesque, le lendemain au petit matin.

J'en conclus que la Méditerranée n'était pas une mer à prendre à la légère. Presque fermée et sans marées spectaculaires, elle peut se déchaîner avec une vitesse et une violence fulgurantes.

Le repas touchait à sa fin. Nous nous séparâmes avec la promesse de nous revoir bientôt.
Nous partîmes vers le quai. Avec malice, j'imaginais la Méditerranée se venger de notre médisance en me privant d'une sortie  en pointu jusqu'à l'Ile de Bendor.

Il repoussa  une mèche de cheveux collée sur mes yeux et me demanda :
- Qu'est-ce que je réponds pour les Régates ?
-  Euh….la Baie est-elle … très …. profonde ?


Avec toute ma sympathie pour Gérard, Jean-François, Sophie, Jean et tous les amoureux de la mer et des Pointus.

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Sa décision par bongopinot

Source: Externe

 

La maquette d'un beau voilier
Sur une étagère sous une fenêtre
Dans son bureau il rêve de voyage
Un jour il partira peut-être,

Loin de ces murs gris et froids
Vers des contrées lointaines.
Il entend un appel une voix
Et sonne la fin de la semaine

Deux jours pour préparer un départ
Depuis longtemps il y pense
Partir de la ville voir les phares
Voguer sur les mers qui dansent

Ça y est il n’ira plus travailler
Une décision murement réfléchie
Il l’a prise ce jour de juillet
Un soir morne et sans vie

Lundi huit heures trente
Dans sa voiture il se lance
Vers le port qui le hante
Celui de sa douce enfance

Et il monte sur un voilier
Pareil à la maquette de son bureau
Sous un ciel ensoleillé
Pour jouer l’aventurier le héros

Fini le costume sombre, la cravate
Le mal-être, les sourires forcés
Les rendez-vous, l’alcool, le bicarbonate
La vie dissolue et tout ce temps gâché

Il a décidé de prendre sa vie en main
Et veut maintenant réaliser son rêve
Un tour du monde avec des copains
Avant que son existence ne s’achève

 

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Participation de JAK

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-acrostiche-

 

Etrangement il rêve là,  derrière ces barreaux qui le brisent

 

Vision irréelle d’un autre côté pour lui  abstrait

 

A qui il essaie d’octroyer   des ailes irréelles

 

Son imagination fertile l’attire sans cesse

 

Instinctivement dans le giron de la mer

 

Où seules les vagues et les algues le transformeront en

 

Nouveau-né  tout  neuf  dans un océan de paix

 

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À l'eau, c'est moi...je prends les voiles par joye

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PROCESSUS (EnlumériA)

 

      Lorsque j’ai vu la photo du nouveau défi, de prime abord, je me suis interrogé sur ce que j’allais bien pouvoir en tirer.  Alors, je me suis posé et j’ai observé l’image.

      J’ai observé l’image et je me suis demandé ce que je voyais.

      Une façade orangée avec une fenêtre ; visiblement une bâtisse contemporaine, une de ces horreurs lecorbusiennes qui rendent les paysages pénibles. Au centre, un voilier blanc.

      Ensuite, je me suis demandé ce que je ne voyais pas.

      À la barre, un escogriffe au nez démesuré, aux yeux si perçants qu’une lunette d’approche lui aurait été superflue. Il porte une vareuse verte avec une rose à la boutonnière. Il est coiffé d’un bicorne cocardé de bleu. C’est le capitaine du navire, le pacha de son propre Passeur d’Aurore*, un homme autoritaire et digne, un homme doté d’un cœur téméraire mais cependant guère dénué de raison.

      Vers où navigue-t-il, ce grand échalas tombé de la lune ? Que cherche-t-il ? Qui chérit-t-il ? Avec quel sombre ennemi est-il en guerre ? De quel nouveau monde rêve-t-il ? Le sait-il lui-même ? Il s’en moque. Accompagné de son équipage, de rudes marauds aux armes fourbies, il écume les océans. Les enfants du capitaine Grant ont grandi puis vieilli.

      Entre vous et moi, je n’en ai que faire de ces historiettes hollywoodiennes aux héros adolescents avec qui ceux de ma génération ne s’identifient plus.  

      Bien ! Quoi d’autre encore ? Je laisse divaguer mon esprit un instant, le temps pour la lune de se sentir plus légère – Hé oui ! Souvenez-vous, l’homme tombé de la lune au précédent paragraphe – et soudain… une épiphanie.

      Le capitaine donne un ordre, les matelots s’activent comme des termites sur une souche. À bâbord toute, cap à l’Ouest. Filons plein vent ! Naviguons vers les noces de Moby Dick et du Kraken.

      Je pose ma plume. Voilà ! Je tiens enfin mon sujet. Au travail !

 

      * L’Odyssée du Passeur d’Aurore (Le monde de Narnia) C.S. Lewis.

 

      Évreux, le 14 avril 2016

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Carolina (Pascal)


Pendant l’escale à Wilmington, nous eûmes, comme à Salvador de Bahia, beaucoup de succès. Vitrine du beau Pays de France, le sourire de faconde toujours de sortie, notre fameux pompon rouge que ces demoiselles se pressaient de toucher, le prestige de l’uniforme, étaient nos meilleurs atouts auprès de cette gent féminine. Sur la plage arrière, le grand pavillon tricolore battait notre éternelle chamade…  

A l’heure de la sortie, une lente file de voitures attendait les permissionnaires. A la queue leu leu, devant la coupée du bord, elles nous cueillaient par un ou par deux, nous autres, jeunes ambassadeurs de notre métropole dès qu’on mettait un pied sur le quai. Invités dans des familles de la ville et des alentours, nous contribuions avec bonheur au prestige de notre pays. C’est vrai qu’il y a quarante ans, nous autres, les marins français, dans tous les ports de tous les continents, nous avions une aura de belle réputation mondiale.  A Sébastopol, on avait signé des autographes ; dans les Iles du Vent, on nous avait décorés avec des colliers de fleurs ; en Amérique, même en goguette, nous étions reçus comme des LaFayette…  

C’est ce qui était arrivé à un de nos collègues du poste des mécanos ; happé à la sortie du bateau par un somptueux carrosse digne d’un conte de fées, il s’était retrouvé dans un enchantement, un rêve, une autre dimension. Avec force détails, il nous avait expliqué la véritable réception qui avait eu lieu en son honneur, dans une de ces vieilles maisons à l’architecture « antebellum » ; ces maisons conservées et entretenues dans leur cachet d’avant guerre. Pour nous faire baver de jalousie, il n’avait rien omis de sa jeune vingtenaire et beaucoup rajouté, sans doute…
D’abord, elle l’avait emmené jusque dans un magasin branché de la ville ; il y avait acheté quelques souvenirs et l’incontournable drapeau des Confédérés. Ensuite, ils allèrent chez elle, enfin, chez ses parents. Main dans la main, ce fut la promenade dans le parc, la tonnelle, la boisson rafraîchissante, le coucher de soleil, le french kiss, le lustre immense dans le salon, les tapis, plus grands que des terrains de foot, le repas aux chandelles servi par des loufiats noirs, les mille desserts sur des plateaux d’argent ! Il ne manquait plus que le feu d’artifice au fond du jardin et la poignée de main du gouverneur de Caroline du Nord…

Un peu avant les couleurs du matin, il avait créé un attroupement envieux dans l’avant  poste ; à ses dires d’argonaute, Il avait passé une soirée torride avec son autochtone.
Inoubliable, exceptionnelle, grandiose et à cours de superlatifs, il ne tarissait pas d’éloges chaque seconde passée en sa si charmante compagnie. Lui, avec son talent de marionnettiste, il lui avait expliqué ses galons rouges de jeune quartier-maître sur les manches de sa vareuse, l’hélice et la roue dentée, preuve de son appartenance au Corps d’Elite des Mécaniciens, la légende du La Bourdonnais, les aventures de son bateau dans le triangle des Bermudes et plein de prouesses fantastiques que lui seul était capable de raconter dans la confidence d’une oreille attentive…  
Lui, le timide chti, dévolu sueur et âme à la pression de la TPH (Turbo Pompe à Huile) de la machine arrière, il avait à lui tout seul conquis les States. Avec ses yeux bleus, son teint blanc, son accent du nord et son anglais petit nègre, on l’imaginait bien en train de vendre ses chicons à sa miss América de la grande maison à colonnes. Du petit nègre chez les sudistes, la partie n’était pas gagnée… Indéboulonnable, il bousculait nos rires et nos sarcasmes avec des revers de soupirs désabusés en nous considérant comme des indécrottables incultes…  
Mais oui, il lui avait laissé un souvenir plus qu’impérissable ! Mais oui, elle allait le récupérer à la coupée, ce soir même, quand l’heure de la sortie sonnerait ! On n’avait qu’à venir voir ! Entre deux baisers, elle lui avait promis, cette mignonne friquée…  

Selon ses traductions approximatives, les aïeux de la fille étaient des générations de propriétaires d’immenses champs de coton et, à cause de ces cons de l’Union, avec Lincoln à leur tête, et leurs idées d’abolitionnisme, ils avaient perdu tous leurs escl… ouvriers, avec la guerre de Sécession…
Pas démonté, il avait passé la soirée, avec son « Stainless banner » posé sur les épaules, pour preuve qu’avant la fille, il avait déjà épousé la cause des Confédérés…
Il se voyait bien reprendre l’exploitation, mon pote de la TPH. Ni une ni deux, il se mariait avec la fille, il foutait les beaux-parents à la retraite et il plantait des champs de betteraves pour ne pas avoir d’emmerdes avec les flics de l’immigration…

A une heure du matin, elle l’avait ramené à bord de sa bagnole : une flambante Ford Mustang cabriolet, rouge brique. Il se souvient encore de la musique country qui dégoulinait en arpèges doucereux par tous les haut-parleurs de la belle voiture… De chti, il était passé sudiste, le crabe de la machine arrière ; il prévoyait sans doute de se faire bientôt naturaliser américain. …

Dix-sept heures, l’heure des permissionnaires. Sur le pont, yankee en diable, il sifflait « Dixie », mon pote, pour se donner du courage en attendant sa promise. Nous autres, planqués sur le roof, on suivait son manège de près ; on voulait voir sa belle sécessionniste, au volant de son attelage rouge brique et dans une romantique robe… de coton…

Les gars de sortie se pressaient à la coupée ; les voitures défilaient en aspirant les matelots qui débarquaient. Tout à coup, la belle bagnole, la flambante Ford Mustang cabriolée de chez « My dad is rich » a déboulé jusque devant la coupée ! La fille a parlementé cinq secondes avec le taf qui attendait son tour puis, sans façon, elle l’a invité à prendre place à côté d’elle ; c’était Max, un pote électricien parisien. Notre chti national s’était fait voler la vedette par un vulgaire Brevet Elémentaire, de quoi bouffer sa bâche…
Philosophe, et plus pragmatique que romantique, il s’était consolé en allant visiter un truc dément, un truc à l’américaine : c’était l’USS North Carolina, un cuirassé de la deuxième guerre mondiale, un héros de la guerre du Pacifique, baignant comme musée flottant dans un bassin de visitation.

Le lendemain, à dix-sept heures, la Carolina est revenue avec sa belle bagnole ; ce coup-ci (si je puis dire), elle a emballé un brave artilleur de Metz avec ses sourires de fédérée à la ouate… C’était devenu un rituel ; le lendemain, c’est un second, un marseillais fringant, à la langue bien pendue, qui eut l’heur de la sortie en décapotable. Le lendemain, on était partis. C’est qu’elle aurait pu facilement embarquer notre vieux pacha, il était breton, et l’emprisonner avec ses ficelles de casquette, cette dévoreuse de petits français !...

Après, on dira que c’est nous qui faisions du tourisme sexuel…   

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LE NAVIRE (Lorraine)

 

      Le navire somnole dans le crépuscule ; demain c’est son dernier voyage. Cesseront enfin les hasards du départ, le remue-ménage des hommes dont la fougue le fatigue si souvent, les musiques éclaboussant la nuit, les rires ou les pleurs qui depuis longtemps l’indiffèrent.

      Il pourra retourner à ses rêves. Des rêves fous de pirogues balancées par les vagues, de galères primitives mais déjà efficaces  ou de bateaux viking aux figures de proue sculpturales.  Mais son rêve le plus beau, celui qui le berce comme la vague légère du soir tombant, c’est la jonque  chinoise, petite, irrésistiblement  évocatrice des chaudes soirées , des fines silhouettes en kimonos de soie, d’ombrelles et de paravents  ouvragés qui dessinent un monde qu’il aime évoquer, quand la fatigue  le terrasse.

     Il est blasé des voyages, il a tout vu, il est temps pour lui d’arrêter le temps. Et de poursuivre, immobile, ce songe qui le poursuit : un soleil déclinant dans un ciel aux chaudes odeurs d’épices, et une jonque aux lampions allumés, bercée par l’étrange chanson d’un musicien invisible.

 

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Du vent dans les voiles (Walrus)


À première vue j'ai pensé :

 

les vitraux d'aujourd'hui...

Source: Externe

 

... ne sont plus ce qu'ils étaient !

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Puis j'ai pensé à cette pub

Avec le cache-sexe Petit Bateau,
la vertu flotte
mais ne coule pas !

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Ou à celle-ci :

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Mais au bout du compte, je préfère vous narrer une aventure de Célestine, un temps maître d'équipage à bord du Blogborygmus.

 

Un beau matin, Célestine annonce un événement à sa classe :

- Les enfants, aujourd'hui, nous allons avoir la visite de Monsieur l'inspecteur.
- C'est quoi, Maîcresse, un inspecteur ?
- Ce serait comme un grand méchant loup qui boulotte les institutrices et les petits enfants.
- C'est pas vrai, hein Maîcresse ?
- Mais non, mes chéris, vous savez bien que j'aime vous faire rire. C'est un brave homme qui vient voir si nous travaillons bien tous ensemble.
- Oh, ben il va être content alors, Maîcresse !
- Certainement, il va sans doute vous poser quelques questions auxquelles vous répondrez gentiment  et poliment, comme vous le faites toujours.
- Oui Maîcresse !

Débarque l'inspecteur qui, comme prévu se met à dialoguer avec les élèves. Il arrive chez Jules :

- Comment t'appeles-tu ?
- Jules, Monsieur !
- Dis-moi, dans ce que vous avez fait hier, qu'as-tu le mieux aimé ?
- Quand on a chanté avec Maîcresse qui jouait de la guitare.
- Très bien ! Et qu'avez-vous chanté ?
- Les tétons !
- Tu veux bien répéter, je crois que j'ai mal entendu...
- Les tétons !
- Tu dois te tromper, jamais Madame Célestine ne vous aurait appris une chanson sur les tétons, voyons !
- Si, si ! Les tétons, les tétons !
- Bon, cela m'étonne mais enfin, tu peux la chanter ? Tu t'en souviens ?
- Oui : "Et les tétons petit navire, et les tétons petit navire qui n'avait ja ja ja..."

 

Ouais, excusez-moi, elle date et est idiote,
mais elle me fait toujours rire.

Comment ça, je suis bien le seul ?

 

De toute façon, j'avais autre chose à
quoi penser aujourd'hui :

 

Heureux anniversaire
MAP !

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