Dunes (par joye)

La nuit dernière, j’ai rêvé de ma mère. Cela ne m’arrive pas souvent. Parfois, je l’entends prononcer mon nom juste avant de m’endormir, mais je ne la revois que rarement dans mes rêves.

Tout de même, cette nuit, je l’ai revue. Elle portait sa vieille blouse délavée par le soleil et son short denim qu’elle mettait pour aller traire les vaches dans la chaleur estivale quand j’étais enfant.

J’ai remarqué ses vieux tennis sales et troués, j’ai vu encore son petit orteil qui y jouait cache-cache, et puis Maman m’a dit qu’elle avait mal aux pieds, qu’il y avait quelque chose là-dedans qui l’embêtait.

- Assieds-toi, je te les ôterai, lui ai-je dit, et Maman s’est donc assise sur mon lit.

J’ai beau la regarder, je n’ai pas pu voir son visage, mais c’est souvent comme ça dans les rêves, je sais.

Et pourtant, j’ai entendu sa voix et j’avoue que cela m’a rendu très heureuse.

Je m’occupais donc à lui délacer ses chaussures et puis les enlever. Eh oui, elles étaient remplies de sable.

- Maman, où tu as été ? ai-je dit, surprise. Dans le désert ?

- Non, bien sûr que non, répondit-elle. Je marchais aux bords du fleuve Little Cedar.

- Oui ? Et que faisais-tu là ?   De la pêche ? Tu cherchais des agates ?  Est-ce que tu y étais avec Papa ? Je m’attendais à ce qu’elle me tende ses mains remplies de ces pierres rayées.

Mais Maman ne m’a pas répondu, et quand je regardais bien mon lit où elle s’était assise, il n’y avait personne. D’un coup, je me suis réveillée.

Franchement, je n’aime pas quand la tristesse me guette mesquinement au moment du réveil. C’est cruel, parce que je dois alors boire mon café et regarder l’aube glorieuse et insouciante sans pouvoir sourire. Pire, je n’aime pas traîner quand je suis de mauvaise humeur.

J’ai alors pris mon balai pour aller nettoyer le foyer, et là, j’ai pu éclater– enfin – de rire en voyant tout un tas de grains de sable sur le plancher devant ma porte.

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Une ville fantôme par bongopinot

Abandon

 

Un village en plein désert

Bâti par des mains silencieuses

Pour des pierres précieuses

Prisées par des experts

 

 Et maintenant plus personne

Dans cet endroit mystérieux

Loin de ses moments glorieux

Elle sombre et déraisonne

 

Cette ville devenue fantôme

Abandonnée au sable

Qui efface les traces

Et empreintes de l'homme

 

 La nature reprend sa place

Doucement grain à grain

Sous un vent de chagrin

Qui tournoie et qui danse

 

 La cité a perdu sa course

Sous une nuit qui brille

Depuis elle sommeille

Et le temps la traverse

 

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DESERT DE SABLE (Alain André)

 

C’est un mystère, d’où vient tout ce sable, dans certains déserts ?

 Tous les déserts n’ont pas de sable, loin de là ! Pour qu’il y ait du sable, il faut que des roches soient érodées par de l’eau,  fleuves ou rivières,  mer, océan. Puis le vent soulève  ces grains de sable fouettant d’autres roches, les érodant à la suite, créant du sable, encore du sable, encore des vents de sable… Un processus à l’œuvre depuis des milliers d’années comme en Namibie.

Le sable se vit différemment selon qu’il est contemplé par un scientifique ou par un littéraire.

Le scientifique y verra du silicium et rêvera de milliards de téléphones mobiles, le poète trouvera certainement la fleur de sable, le cheminement délicat du lézard regagnant sa demeure. Le philosophe, lui, verra peut être un aspect de l’infinitude. Tous pourtant sont fascinés par ces dunes de sable, magnifiques, mouvantes, vivantes presque, aux couleurs changeantes.

Le savant, constatera que, minéral, végétal ou animal, tout est constitué des mêmes éléments de base : Des atomes, et pour construire ces atomes les mêmes particules : Protons, neutrons, électrons. Chaque grain de sable, chaque molécule, chaque brin d’herbe, chaque cellule sont faits des mêmes ingrédients ! Ces particules, (ou ondes, pour certaines, ou les deux !) construisent des molécules aux propriétés physiques incroyablement différentes : de la douceur du sucre aux radiations mortelles du tritium, des douces courbes de la chair féminine au cuir du crocodile, tout est fait du même matériau, protons, neutrons, électrons !

La question qui s’impose est : Pourquoi ? La science explique comment, jamais pourquoi. Parce que c’est inconnaissable. Parce que « pourquoi » n’est pas une question scientifique. Métaphysique ? Philosophique ? Le philosophe invente les réponses aux « pourquois »,  invente des Dieux, des théories absconses… parce que le philosophe ne s’enferme pas dans la rigueur ;  Le scientifique invente des hypothèses  fondées sur des théorèmes et des équations. Le poète s’en moque totalement, lui, voit seulement la beauté des choses. Mais les réponses de la science et de la philosophie sont tout autant provisoires : Une vérité est détrônée par une hypothèse nouvelle, qui est remise en question par une nouvelle équation, tout cela  en attente de preuves qui n’arrivent jamais…

 Et nos grains de sable, dans tout ça ?

Et bien, prenez un rocher de granit (ou de feldspath, ou de grès etc.), vous le broyez, ou vous l’abrasez, vous obtenez une matière pulvérulente : du sable, composé de silice et de divers déchets. Bon, ces grains de sable, qu’est-ce qui en assurait la cohésion pour en faire de la pierre compacte et solide ?... Nul ne le sait ! Vous ne pouvez pas reconstituer de la pierre avec le tas de sable qui en est issu ! Impossible ! Sauf à ajouter un liant ( colle, ciment ) qui n’était pas présent à l’origine. Par contre, si vous le chauffez ( à 2000°) vous obtenez du verre, c’est la silice  sous forme d’oxyde qui devient transparente ( SiO2 ). Chauffez le encore plus, vous obtenez du silicium poly cristallin, puis, en « cueillant » le cristal à la surface du creuset, du silicium mono cristallin ; D’aspect métallique et opaque, le silicium est employé pour fabriquer des micro-processeurs ou des cellules photo-électriques ! Etonnant, non ? Mais le plus extravagant, c’est qu’avec un procédé complexe, on est capable de transformer ce silicium en silicone: matière élastique, neutre, isolante, pratiquement inusable et insensible à la chaleur ! Vos moules à gâteaux souples et pratiques, saviez-vous, mesdames,  qu’ils proviennent du sable ?

Bon, moi, c’est plutôt les courbes et les bosses délicates  des dunes de sable qui me font rêver !   

 

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Désastre (MAP)

Incroyable !

INCROYABLE !!

INCROYABLE !!!

 

Sablier

Mon sablier a une fuite !!!

Quel désastre !!!

Abandon

MAIS :

heureusement que ce n'était pas une

CLEPSYDRE !

Clepsydre

Je n'sais pas NAGER !!!!!!

 

Bébé

Hé !!!!!

Chat rieur

 

 

 

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Merlimont-plage... (Vanina)


Comment vous raconter un souvenir qui ne m'appartient pas ? Vous n'imaginez pas comme je rage d'avoir trop peu de mémoire. Comment vous conter cette image qui m'a traversée l'esprit à la vue de la photo du défi #390 ?
C'est après ses 80 ans que Papa a commencé à raconter ses souvenirs. Tout au long de sa vie, seul le moment présent comptait ; une façon de ne pas revivre des moments insupportables auxquels il a du faire face dans sa jeunesse.
Là, il s'agit d'un souvenir amusé de sa petit enfance. Il allait avec sa tante ou sa grand-mère, je ne saurais le dire, en vacances à Merlimont-plage. Sur la dune, devant la porte de la petite maison aux volets sûrement verts ou bleus, l'hiver accumulait du sable. Ainsi, lorsqu'ils arrivaient aux beaux jours, il fallait désensabler la porte avant de pouvoir entrer.
Faute d'un cliché, j'essaie parfois d'imaginer ce paysage dunaire avec ses dénivelés, sa flore du littoral et, tenant contre vents et marées, en son cœur, cette petite maison en partie ensablée.

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Participation de Rêves de plume

 

Aline posa son balai en soupirant.
Son enthousiasme devant cette belle location de plage s'émoussait au fil du ménage imposé par ce sable collant et envahissant.
Un petit grain de sable ... Comme ce jour où Robert lui avait menti pour la première fois ... Puis de grain en poignée, de poignée en dune, il avait fallu admettre que ce couple était bâti sur des sables ... mouvants.
Elle et Robert ne se parlaient plus qu'entre deux portes.
Ses rêves n'étaient plus que châteaux de sable écroulés et les portes de ses illusions se refermaient l'une après l'autre.

Aline entendit Robert revenir de la pêche.
Lave ton seau et tes bottes, lui cria-t-elle.
C'est fait , répondit-il en entrant dans le salon.
Les yeux d'Aline se figèrent sur l'eau dégoulinant du seau et des bottes sur le sol propre et elle éclata de rire.
Alors que , ploc, ploc, chaque goutte faisait déborder le vase

 

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Désert (Électre)

 

La nuit, on entendait siffler le vent à travers les portes dégondées. Il
sifflait de plus en plus fort, et l'on se barricadait derrière les rares
portes restées accrochées - ou à peu près - à leur cadre. Il fallait se
serrer les uns contre les autres pour échapper au froid. Le jour, le
soleil perçait à travers le plafond et éclairait le désert entré dans le
vestibule. Puis ce furent la cuisine ; le salon ; nous nous retranchions
de plus en plus loin pour échapper à l'assaut de la dune ; mais le vent
ouvrait grand les portes, infiltrait sa poussière grain à grain dans les
interstices. Bientôt on put voir en enfilade la dune entrer chez nous,
le désert s'immiscer où avaient eu lieu nos jeux, où nous avions mangé,
dormi, parlé. Avec pour barricades des portes arrachées nous nous
retranchions dans les coins, en changeant de place la nuit pour ne pas
être submergés. Tout le village subissait la même débâcle. Des voisins
étaient partis aux premiers assauts du vent. D'autres, qui avaient
attendu dans l'espoir que le déchaînement du monstre de sable soit
passager, finirent par s'en aller aussi. Il ne resta bientôt plus de
familles : seulement des esseulés, les éternels entêtés. Nous nous
regroupâmes alors dans l'habitation la moins dégradée de toutes. En
entrant, c'est la porte que nous vîmes d'abord : elle n'avait pas été
arrachée, rare vestige, mais elle était bloquée ouverte au milieu de la
maison. Jusqu'à quelle pression tiendrait-elle ? Le sable n'avait pas
encore rempli toute la hauteur des pièces comme c'était le cas ailleurs.
Il faisait un doux tapis qui invitait au repos. La peinture des murs
n'avait pas été limée par le sable, et irradiait un doux bleu qui
ressemblait au dehors, en plus calme. Le plafond était évidemment
endommagé, mais pas dans toutes les pièces : nous pourrions nous établir
ici pour quelques jours au moins. Quelques semaines, peut-être. Jusqu'à
ce que le désert nous chasse.

ll ne resterait alors que le village englouti, Atlantide terrestre, et
notre file d'Atlantes, titubant jusqu'au prochain village épargné.
Jusqu'à ce que ça recommence et malgré les digues toujours recommencées
de ce Pacifique terrestre. Un jour aussi le ciel s'arrêterait de
souffler ; mais il serait trop tard, enfuis les habitants, recouverts
les puits, et personne n'oserait s'installer dans ces lieux maudits :
qui braverait la volonté du désert ?

Seul peut-être, un photographe s'arrêterait sur le seuil de nos demeures
enfuies pour saisir un rayon de jour et la vision fantastique de ce
naufrage immobile. Mais qui pourra dire la violence de ces vagues de
sable et de vent, l'aveuglement et les corps serrés, emmitouflés dans
des turbans pour échapper à l'étouffement, devenus muets de fermer la
bouche de toutes leurs forces ? Nous serons tous déjà partis, ou enfouis
sous cette mer jaune qui dévorera nos corps comme son sifflement est en
train de dévorer nos âmes.

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On a marché sur la dune (Pascal)


Les fenêtres descendues, les narines frémissantes, l’air marin nous avait emporté jusqu’à notre petite location du bout de l’île ; guidés par je ne sais quel instinct, c’est comme si on savait à l’avance où nous allions. Enfin, nous sommes arrivés. C’était le premier jour des vacances ; nous n’avions pas sorti les bagages de la voiture que j’étais déjà en train d’investir la plage !

Jamais je n’avais vu l’océan ! Imaginez ! La mer à perte de vue ! Posées dessus, c’était plein de scintillations aurifères ! C’est comme si le soleil s’était saupoudré sur les vagues ; facétieux, il devait jouer sur leurs dos ou il baignait ses lumières ou bien, il tentait d’autres enluminures plus éblouissantes, plus abracadabrantes, plus sensationnelles ; j’étais son meilleur spectateur. J’aurais pu remplir mon seau en puisant tout cet or liquide ! Moi qui ne suis jamais allé plus loin que le fond du petit jardin de mon papy, j’avais l’horizon pour seul grillage…  

Armé de ma pelle et de mon seau, je partis à l’assaut du rivage. Cette immensité avait quelque chose d’extraordinaire ; je connaissais le ciel, ses nuages, ses avions et ses oiseaux mais… cette plage ?... Il me semblait courir dans l’azur, et toutes les pépites de sel, autour de moi, c’était des étoiles brillantes posées sur mon chemin ! Je chassais les mouettes mais, pour me narguer, elles se posaient toujours un peu plus loin ! Je pouvais foncer jusqu’à l’horizon de la plage ! Mes parents étaient devenus minuscules ! J’étais fatigué sans avoir encore exploré tous ces mirages lointains qui m’appelaient ! Je courais à perdre haleine ; le vent de ma course remplissait mes poumons avec un air aussi brûlant qu’enivrant. Je voulais tout prendre, tout m’accaparer, tout dévorer du paysage ; c’était plus grandiose que toute mon imagination d’enfant. Quand je m’arrêtais, les battements de mon cœur allaient beaucoup plus vite que les vagues…  
Ici, c’était une épave de vaisseau, avec ses quelques bouts de bois blancs enchevêtrés. Là, échouée sur le rocher, c’était une méduse toute gélatineuse avec des tentacules pendouillant. Ces quatre planches à moitié ensablées ? A coup sûr, c’était un coffre à bijoux de pirate ! Cette île, c’était  mon île au trésor !... Une concrétion de galets me fit penser à une sirène paresseusement allongée ; j’écoutais ses chansons troublantes avec tous les rus des flaques de mer qui ruisselaient autour de son corps. Les dunes étaient ondulées comme si le vent y avait laissé ses empreintes de frissons ; tel un petit conquérant, je marchais dessus pour mettre les miennes à sa place…
Puis ce fut l’heure de rentrer parce que le soleil commençait à se baigner avec l’horizon. Quand il a pénétré dans l’eau, il s’est mis à rougir et tous les détails de la plage, de la minuscule brindille au dernier galet, se sont enflammés, le temps brumeux d’un effarouchement de pudeur. Les derniers fantômes de bateaux s’étiolaient lentement dans le panorama troublé…

Loin de notre appartement propret de banlieue, mon père m’avait grondé parce que j’avais ramené « tout le sable de la plage » quand j’avais enlevé mes souliers. Avec ses dires de sermonnaire inquiétant, à cause de moi, on serait bientôt ensevelis… Jusqu’à mon lit, il avait suivi les traces de mes pas en balayant la pièce, pour justifier ses prédictions…  
Derrière les volets de notre petite location, on entendait les bousculades de la marée montante. Méthodiquement, les vagues s’abattaient sur la plage avec des lourds grondements de cataracte ; le ressac parachevait notre ambiance d’îliens en modulant les éclatements incessants avec des friselis de pétillements bouillonnants. Quelques secondes après, tout recommençait. J’avais le goût du sel sur les lèvres, du sable sous les ongles et des futurs plans de château-fort plein la tête. Ivre de la journée, de fatigue et d’air iodé, je m’endormais…

Collés sur les murs, il y avait des étoiles de mer baladeuses, des coquillages agrippés, des touffes d’algues aux chevelures bigarrées… C’était une nouvelle tapisserie posée dans ma chambre ? J’étais tombé dans les douves d’une de mes constructions médiévales, dans l’aquarium géant de chez Gamm Vert ?...
Comme s’il était invité, « tout le sable de la plage » s’installait implacablement dans la maison. Derrière la porte, mon père s’évertuait à balayer comme un forcené ; désespéré, il remplissait sa pelle et ses raclements sur le sol me faisaient terriblement mal aux dents. Sa figure était plus rouge que le soleil de l’horizon. Notre maison se remplissait comme un sablier renversé et j’étais prisonnier à l’intérieur. Le sable a commencé à dégouliner par la fenêtre ; il a violemment bousculé la porte et il a pénétré sans façon dans la pièce ! A force de réclamer le marchand de sable pour que je m’endorme, mon père ne pouvait plus refermer la porte ! Le niveau montait et les mouettes se moquaient de nous ! Les empreintes du vent étaient comme les côtes d’un affreux squelette qu’il aurait mis au jour ! C’était la marée montante le long des murs ; plus rien ne pouvait arrêter ce désastre ! Mon petit lit s’était mis à tanguer ! Au secours ! Je ne sais pas nager dans le sable des cauchemars ! J’écopais avec mon seau ! Je ramais avec mon râteau !...

Tout à coup, venue des profondeurs de la nuit, la méchante méduse a voulu m’attraper sur mon radeau ! Je sentais ses ventouses se coller sur mes épaules ; elle voulait m’enfermer entre les quatre planches, avec le trésor ! Elle me touchait le front et caressait ma joue pour savoir si j’étais appétissant ! Elle m’avait pris entre ses bras : j’étais perdu ! Comme la sirène alanguie des galets, elle s’était mise à chanter une chanson d’école et je la connaissais !... C’était maman, j’étais sauvé… Sur le pas de la porte, p’pa raclait sa pelle comme s’il avait fait le ménage toute la nuit… A travers la fenêtre, il faisait soleil, un grand soleil de petit vacancier…  

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Désert (petitmoulin)


Reste-t-il un rêve
Dépris de son diamant
Dans l'abîme béant
Du désert
Reste-t-il une ombre
Un souvenir
Les franges d'une histoire
Reste-t-il un mirage
Penché sur le silence
Des cendres dépeuplées
Reste-t-il une image
L'écho d'une présence
Un mot miraculé
Reste-t-il une porte à ouvrir
Au luisant du désir  
Quand la nuit parle bas
Reste-t-il une porte à fermer
Au dernier abandon
Qui voûte le néant

 

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