Pour que l'on brise la glace (par joye)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :

Briser la glace par bongopinot


le navire détruit la glace
Pour se frayer un passage
De sa toute puissance
Il avance et se dégage
 
Ce bateau ouvre le chemin
De belles voies de navigation
Des accès comme souverain
Pour d'autres embarcations
 
De belles routes ouvertes
Pour aller vers la découverte
S'imprégnier d'images offertes
Sur des étendues désertes
 
Découvrir un autre monde
Fait de froid et de glace
D'étendues profondes
Où la vie a pris sa place
 
Prends, toi aussi, ce pouvoir
D'enfin briser la glace
Avec un simple bonsoir
Romps tout de suite ce silence
 
Et lance toi parle le premier
N'attends pas que s'installe un soupir gêné
Rétablis vite un lien d'amitié
Pour toi, pour l'autre, ne sois pas intimidé
 
Donne une chanse à l'inconnu
Affaiblis donc tes peurs
En souhaitant la bienvenue
A ton égal venu d'ailleurs
 
Prépare maintenant ton avenir
Fais tes propres expériences
Pose toi arrête de te mentir
La richesse est dans la différence.
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

Encore faut-il transformer l'essai... (Walrus)

 

Ils tiraient tous des tronches de déterrés.

J'ai bien essayé de briser la glace...

Manque de bol, ça a plutôt jeté un froid !

 

wa01

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags :

Un jeu d'enfant (MAP)

Dans la flaque d'eau gelée

à pieds joints l'enfant sauta

et voilà le résultat !

 

Casser la glace

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :


BRIS DE GLACE (Alain André)

De nombreux poncifs sont véhiculés depuis toujours par les pseudo-psychologues soi-disant spécialistes en vente, communication, entretiens d’embauche ou autres formations en relations publiques. Au mieux, je m’en amusais, au pire j’en haussais mes frêles articulations scapulo-humérales, tant la vacuité de ces absurdités me les « brisaient menu ».

Parmi ces joyeuses démonstrations, figure le fameux :

« Comment briser la glace(1) en démarrant votre intervention ! »

Suit une ribambelle de conseils antinomiques avec cette métaphore : Se présenter calmement, souriant, déterminé mais sans excès, etc.… ( Des conseils auxquels j’adhère volontiers, Mais quel rapport avec une quelconque glace qu’il nous faudrait briser ? )  Et d’abord de quelle glace s’agit-il ?

De l’atmosphère qui serait glacial à cause de leur extrême méfiance ? Balivernes ! 90% des gens qui vous reçoivent sont bienveillants et prêts à vous écouter, les 10% restants restent sans aucun intérêt.

« Briser » suppose une action relativement violente, quoique virtuelle, des outils ( un marteau, un pic à glace ) pas vraiment l’image de sérénité que vous êtes censé instaurer !

Comme le disait Al Capone : «  Si tu veux obtenir quelque chose de quelqu’un, il faut lui demander poliment, mais si tu es poli et armé, c’est beaucoup plus efficace »

Et nos « psychopapéticiens » de nous prodiguer d’autres bons vieux lieux communs : Par exemple : «  Vous n’aurez jamais une seconde chance de faire une première bonne impression » Ben oui, c’est évident ! Une première fois,  par définition ne pourra pas se faire une seconde fois ! Mais rien n’interdit de faire une bonne seconde, voire une troisième bonne impression à quelqu’un, même si la première n’était pas bonne ! Mieux vaut tard que jamais !

Et de t’énumérer les trois « trucs » (infaillibles) pour y parvenir : Les trois premières secondes, les trois premiers mots… Avez-vous remarqué l’importance du chiffre trois dans notre vie ? Incontournable, omniprésent ! Jugez-en plutôt : Signal de départ : « un deux trois, partez ! », les trois coups pour annoncer la pièce de théâtre, les trois points de suspension, ceux des francs maçons.  Notez qu’il y a souvent 3 options, 3 ingrédients indispensables (ex : le poivre, l’oignon et l’ail.) Triplettes, trios, triades, Triumvirats, que de trois ! Mais allumer trois cigarettes à la file autour de soi, ça porte malheur ( bon, de toute façon, ça donne le cancer ! ) Et le signe de croix, cher aux chrétiens : Au nom du père, du fils et du Saint-Esprit : Trois ! Curieuse énumération car la croix possède quatre branches, curieux hommage, que vient faire le Saint-Esprit avec le père et son fils… Bien sûr, sa mère compte pour du beurre, suis-je bête ! Mais…Le père non plus, n’y est pour rien, parait-il ! Bon, c’est simple, on fait un coup pour Saint, un coup pour Esprit, et ça fait quatre !

Enfin, bref, revenons en à notre bris de glace ! Ces « experts » nous assurent pouvoir briser cette fameuse glace en trois secondes et trois mots ! Pas plus, pas moins ! C’est tout à fait ridicule.

Briser la glace ! Pour ma part, j’ai souvent eu envie de casser les miroirs chez moi : Chaque fois que je passe devant, y a un vieux type qui me regarde bizarrement… Et ça m’énerve !

Non, allez, laissons les bris de glace aux assureurs, et, tiens, allons chez Octave prendre une bonne glace à la crème, que nous pourrons faire fondre avec une langue hardie.

Ou peut-être, entrons dans un bar place de Brouckère : « Garçon…Un scotch avec des glaçons, S’il vous plait! »

 

(1) : De fait, la locution semble être utilisée, rarement, en France du moins, pour « rompre sa timidité et parler en premier à une personne, à un groupe » (cf. le Littré). Ou encore : « Dénouer une ambiance tendue en lançant une discussion ou une animation collective (cf. wikitionaire) ».

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Briser la glace ! (Vanina)

 

Cette nuit-là, malgré la fièvre, je frissonnais. J'avais l'impression que mes doigts s'engourdissaient, que le sang de tout mon corps se figeait. Dans un état de somnolence, je l'aperçus : une licorne blanche et pure comme neige fraîche juste tombée du ciel. Je tendis la main vers elle. Mais lorsque je la touchais, son pelage glacial se brisa, vola en éclats, je ressentis une violente brûlure, je fermai les yeux sous l'effet de la douleur. Quand je les rouvris, la licorne était de feu et de flammes. Je m'évanouis.

Je m'éveillai au petit matin, heureusement persuadée d'avoir vécu un cauchemar. Je me souvins alors du conte vendéen de mon enfance : le cheval Mallet. Cheval à double face, beau, doux et blanc incitant le promeneur épuisé à le chevaucher, se transformant alors en un cheval noir et ténébreux menant son cavalier à une mort certaine.

Je m'empressais de dessiner la licorne de ma frileuse nuit. Son souvenir brûlant me hante encore.

va01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Rêves de plume

....

"Une cuillière pour tonton
Une cuillère pour mamy"
Amélie soupire. Bébé Gaby lui donne bien du souci.
Pas toujours facile d'être maman quand on a 3 ans.
Pourtant la poupée Gaby reste souriante malgré son visage barbouillé de soupe au sable et ses cheveux tailladés.
" Je vais te laver dans la cuisine " décide Amélie. "Ah tu aurais besoin d'un bon shampoing mais Maman ne veut plus que je joue à la coiffeuse ."
Amélie soupire encore, elle était si contente de la nouvelle coupe de sa poupée ... Mais il paraît qu'elle n'avait pas le droit de toucher aux grands ciseaux. D'ailleurs tonton Georges s'est fait rouspéter pour les avoir oubliés ...Alors que ... Mais personne n'a imaginé qu'Amélie ait pu , toute seule, ouvrir la boîte verte posée sur l'établi.
.........
Dans le salon, Amélie entend Maman discuter avec Papa.
"Jean et Suzanne sont à la montagne, Hervé et Julie en Islande ... Qui va-t-on inviter pour ton anniversaire ma chérie ."
" Et pourquoi pas les voisins ? Ce serait l'occasion de briser la glace !"
Briser la glace ... Voilà qui intéresse Amélie.
Elle a déjà vu tonton Georges briser la glace de la mare avec une grosse barre de fer . Mais c'était en hiver et là, au mois de juillet
Elle se souvient aussi d'une bonne glace à la framboise oubliée au congélateur qu'il a fallu casser avec un pic .
Mais Maman a toujours un gros gâteau pour son anniversaire, avec une seule bougie.
Briser la glace, bah on verra samedi !
.......
Le temps a semblé long à Amélie . Enfin Maman ouvre ses cadeaux .
Amélie adore le bouquet de fleurs, respire avec délice le parfum, caresse le foulard de soie et offre un joli dessin.
Puis Papa arrive avec un paquet bien emballé.
"Oh , dit Maman à Papa, tu l'as trouvé".
"Quel joli miroir vénitien", s'émerveille le voisin connaisseur.
"Merci mon chéri, s'émeut Maman. Passons à table !"
......
On s'installe, Amélie traîne un peu.
Crac !
La tablée sursaute et se précipite dans le salon.
Amélie, marteau à la main, contemple, satisfaite, son oeuvre.
"Maman , tu avais oublié de briser la glace !! "

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Le secret brisé (Clémence)


J'étais jeune et je venais de rejoindre la prestigieuse équipe de tournage de Luchino. Et j'éprouvais une fierté sans limite.
Je dus quelque peu déchanter  lorsque nous arrivâmes sur le lieu du tournage après un voyage particulièrement difficile.
Le paysage était d'une beauté à couper le souffle, mais je ressentis une sombre frayeur.
L'équipe très unie, ne voyait pas d'un très bon œil l'intrusion du nouveau que j'étais.

Nous partîmes en repérage dès le matin.
Le site était magnifique et étourdissant à la fois. A la hauteur de la folie de son créateur.
Mon malaise ne parvenait pas à s'effacer pour autant.

Le soir, je proposai à l'équipe de nous retrouver dans une brasserie de la ville la plus proche.
L'idée de « briser la glace » fut accueillie avec une joie discrète.
Au petites heures, j'en fus convaincus, j'étais des leurs.

Le lendemain après-midi, nous étions prêts pour tourner les scènes dans la salle à manger.
Celle-ci était éblouissante par ses rouges et ors, invraisemblable par son rococo délirant.
L'espace était assez restreint et lors d'une manipulation hasardeuse, la perche heurta le miroir.
Une gigantesque étoile le zébra, mais il tint bon dans son cadre d'or.

Les négociations furent interminables et houleuses entre tous les intervenants.
Finalement, il fut décidé de laisser le miroir en état.
Cet incident ferait partie de la légende du château de Linderhof.

* Luchino Visconti. Ludwig, le crépuscule des dieux . 1972.

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Briser la glace (Marco Québec)

 

Je m’étais installé, il y a quelques années déjà, à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Il s’agit d’une petite municipalité du Québec, située sur la rive nord du Saint-Laurent.

La Pérade est surtout connue pour la pêche sur la glace en hiver. Quand ce dernier a transformé en glace les eaux de la rivière Sainte-Anne, on y construit un village temporaire constitué de cabanes de pêcheurs. Une cabane peut accueillir quelques pêcheurs qui tentent d’y attraper le poulamon, espèce de petite morue, au moyen d’un fil et d’un hameçon qu’on met à l’eau à travers un trou pratiqué dans la glace.

Je menais à La Pérade une vie de solitaire. Je n’avais jamais été attiré par cette activité de pêche sur la glace, prisée par les résidents, ainsi que par de nombreux touristes, selon ce que j’avais entendu. C’est en allant cueillir mon courrier au bureau de poste que l’idée a commencé à germer dans mon esprit. Des affiches placées dans les vitrines des quelques commerces concentrés au centre du village annonçaient l’ouverture de la saison de la pêche. Celle-ci avait eu lieu la fin de semaine dernière. Même si j’étais porté à penser que j’étais trop vieux pour m’initier à cette activité, une partie de moi avait le goût d’un peu de nouveauté dans ma vie qui se déroulait comme un long fleuve un peu trop tranquille.

Le dimanche suivant, je me suis donc présenté au kiosque d’accueil où l’on m’a donné les informations d’usage et dirigé vers la cabane portant le numéro 12. Quand j’y suis entré, il y avait un homme qui était assis sur une planche qui lui servait de banc. La cabane comportait deux bancs qui se faisaient face et pouvait contenir au plus quatre pêcheurs. Je me suis assis face à cet inconnu et j’ai engagé la conversation.

-        Bonjour monsieur.
-        Bonjour. Est-ce que cela vous dérange que je fume? Je peux éteindre ma cigarette si vous préférez.
-        Non. Je fume moi aussi. Je vais en profiter pour m’en allumer une.
Je cherchais mes cigarettes dans mes poches. Comme je ne les trouvais pas, je dis :
-        Il semble bien que je les ai oubliées à la maison.
-        Tenez, prenez-en une.
-        Non merci. Je ne veux pas avoir l’air de celui qui fait semblant d’avoir oublié ses cigarettes pour en quête une.
-        Allez, prenez-en une. Ça me fait plaisir.
-        Alors d’accord. Je vous remercie. Je m’appelle Gustave Labbé.
-        Vous habitez à La Pérade?
-        Oui, depuis quelques années, lui répondis-je.
-        Et vous, êtes-vous un touriste?
-        Non, j’habite à La Pérade moi aussi.
-        Je ne me rappelle pas vous avoir déjà croisé.
-        Par contre, mon nom devrait vous dire quelque chose. Je m’appelle Delphis Moreau.
-        Delphis Moreau. Ah! Vous êtes le père du…
-        Oui, c’était mon fils.
-        … du double meurtre.
-        C’est bien cela.
-        Je suis désolé, lui dis-je.
-        Vous n’avez pas à être désolé.
-        Je ne savais pas que vous viviez toujours au village.
-        Oui, c’est ici que je suis né. C’est ici que je veux mourir.
-        Je vous trouve bien courageux.
-        Je ne sais pas si c’est du courage ou de l’entêtement, me répondit-il.
-        Et la mère de, du, votre femme?
-        Jeannine ne s’est jamais remise des événements. Elle s’est laissée mourir.
-        Est-ce que vous avez refait votre vie?, lui demandai-je.
-        Refaire sa vie. Quelle expression! Quelle illusion surtout!
-        En fait je me demandais si vous viviez seul.
-        J’avais compris. Oui je vis seul. Mes enfants ont tous quitté le village et n’y ont jamais remis les pieds.
-        C’est bien triste tout cela.
-        En effet, ça l’est. Mais parlez-moi de vous. J’espère que votre histoire est moins triste que la mienne.
-        Moins triste, c’est certain. Je suis veuf. Je n’ai pas eu d’enfant. La solitude finit par peser.
-        Vous pêchez souvent le poulamon?, me demanda-t-il.
-        Non c’est la première fois.
-        Moi c’est la première fois depuis nombre d’années. Il faut briser la glace, me dit-il.
-        N’est-ce pas ce qu’on vient de faire?
-        Pardon?
-        C’est ce qu’on vient de faire, non, briser la glace. Deux inconnus qui font connaissance, qui se révèlent.
-        Oui, vous avez raison, sûrement. Mais je parlais plutôt du trou dans la glace… Si l’on veut pêcher. Le trou s’est refermé.

Nous avons eu alors un grand éclat de rire qui scella notre complicité qui dure encore aujourd’hui.

ma01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :