Vers l'horizon (MAP)

 

 

Lune

 

Un secret marchait sur la route

à pas feutrés, tête baissée

le silence l’accompagnait

à pas menus, bouche cousue.

Un chien muet les rattrapa

puis un chat sourd, tout noir velours.

 

Dans le ciel, la lune en quartier

observait derrière un nuage …

Une étoile fila sans bruit

flèche de feu, griffant la nuit …

… juste le temps d’émettre un vœu.

 

Sans s’arrêter les compagnons

se dirigeaient vers l’horizon

là où tous les rêves s’enfuient

dans l’espoir d’un bel infini.

 

Ils étaient étrangers au monde

une brume les entourait

-voile très fin mêlant leurs ombres-

d’un pas égal ils avançaient …

 

Aux premières lueurs de l’aube

très loin là-bas : un petit point

se fondit en un grand mystère

et … il n’y eut aucun témoin.

 

 

* * *

 

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À la recherche du temps disparu (par joye)

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Comme c'est singulier ! (Walrus)

Quoi donc, me direz-vous ?

Eh bien, le titre de ce trois-cent-quatre-vingt-cinquième sujet : "Étrange disparition".

Je l'aurais bien mis au pluriel, moi, parce que sur ce blog, les disparitions , c'est pas ça qui manque ! Et ça, c'est pas étrange, non?

Lorsque l'on* consulte les statistiques de participation, on en vient vite à se poser des questions.

Sur un blog où le nombre des participations hebdomadaires tourne autour de la dizaine et sont le fait d'une vingtaine d'individus à tout casser, où donc sont disparus ces personnages, au demeurant fort sympathiques, qui ont alimenté ce blog par le passé, puisque la colonne de droite n'en répertorie pas moins de cent-soixante-trois ?

Même nos mères fondatrices ont disparu (pas pour tout le monde : il y en a une qui élève des enfants dans le Perche et l'autre file le parfait amour dans la capitale du Cambodge).

On pourrait saisir l'occasion pour donner une petite leçon de statistiques, mais on découvrirait une fois de plus qu'elles sont trompeuses. Déjà, la distribution du nombre de participations par semaine n'est pas gaussienne, même en éliminant les deux points anormaux de 144 et 200 résultant d'une modification temporaire de la règle du jeu.

gauss

 

Et de toute manière, elles ne nous aideront pas à retrouver tous ces amis disparus, certains après une unique participation d'autres après de bien plus nombreuses, la détentrice du record à cette extrémité des comptages étant KatyL disparue (momentanément nous l'espérons) au bout de 143 participations.

J'adresse une pensée émue à ces chers disparus et leur offre une petite chanson...

 

*La tournure est un peu "empruntée", mais c'est pour éviter "lorsqu'on con..."

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Disparue (Laura)

 

Les nuits à lire sous les draps
Les leçons de danse  avec ma grand-mère
Le catéchisme, la messe, les alléluias
Sont devenus des souvenirs amers
 
J’ai aimé être sage et bien travailler à l’école
Je désirais même devenir une sainte
Où est passée mon auréole ?
Tout ça s’est mué en contraintes.

J’ai voulu toujours me tenir droite, 
Et sourire quand j’étais blessée.
Une posture de timide maladroite
Qu’on se plaisait à harceler.
Je suis tombée de haut
Et j’en ai gardé des traces  
Quand j’ai vu tous les défauts 
Cachés sous la surface. 

Disparue, tu as disparue. 
Disparue, tu as disparue 

Au coin de ta rue. 
Je t´ai jamais revue. 
 
On me disait coupable
Et j’ai cru que c’était de ma faute
J’étais vraiment trop influençable
Leur amour était de la camelote.
 
Comme une victime consentante
J’ai cherché à leur plaire
Puis je suis devenue méchante
Tout pour leur déplaire

J’ai perdu mon innocence
N’était-elle en fait que péchés ?
J’ai perdu mon enfance
A-t-elle jamais existé ?

Disparue, tu as disparue, 
Disparue, au coin de ta rue. 
Disparue, tu as disparue, 
Disparue, au coin de ta rue. 
Je t´ai jamais revue.

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Mes amis disparus (Marco Québec)

Ferré a chanté
Que sont mes amis devenus
D’après un texte de Rutebeuf

À mon tour de parler
Des gens de ma vie disparus
Avec des mots qui ne sont pas neufs

Où es-tu toi, sœur Sainte-Élizabeth
Souriante sous ta cornette
Tu m’as fait la première année
Tu as surtout su me rassurer
Pour apprendre à lire
À compter, à écrire

Où es-tu toi, le grand Mathieu
Tu étais toujours sérieux
Mon seul ami du secondaire
Ta présence me fut salutaire
Dommage qu’on se soit brouillé
Pour des motifs que j’ai oubliés

Où es-tu toi, monsieur Garneau
Tu avais quitté l’Église
Pour rejoindre ton Éloïse
Tu étais mon prof de philo
Tu avais percé ma carapace
M’avais dit à mon tour capable d’audace

Où es-tu toi, ma belle amie
Sache que tu manques à ma vie
Tu m’avais un jour déclaré
Souhaiter plus que l’amitié
Tu as épousé un Jéhovah
Et depuis l’on ne se voit pas

Où es-tu, toi mon premier amour
Notre voyage fut bien court
Je descendis à la première station
En raison de ta mère qui bouchait l’horizon

Où es-tu, toi qui m’as fait rêver
Pendant tant d’années
Je ne t’ai jamais raconté
Le désert que j’ai traversé

Nos chemins se sont croisés
Puis se sont éloignés
Toutes et tous, vous avez disparu
Et appartenez à un passé révolu

 

Pour votre plaisir : La chanson de Léo Ferré chantée par Claude Dubois, artiste québécois
https://www.youtube.com/watch?v=Epdrf2zXXGE

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99 dragons : exercices de style. 32, Genre "Après la bataille" mais sur les traces de Pérec (Joe Krapov)

REMY SANZEAU, BIENFAITEUR DE L’HUMANITE SAUF SI ELLE EST VEGETARIENNE

La bête était gigantesque, effrayante, dangereuse mais le petit gars, Rémy Sanzeau, avait réussi à l’exterminer. Sa lance avait transpercé la carapace, sa Durandal à lui, épée bénie des dieux, ancêtre d’autres Excalibur à venir avait tailladé dans le gras, les pustules, le ventre et les membres du bestiau, avait fait jaillir le sang sur le tablier blanc du dépeceur. Et c’est bien ce que Rémy était en train de faire, se payer sur la bête, tel que cela avait été établi préalablement avec le chef des tribus libyennes, Hafez Keujdi Ibn Paskeujfez qui avait fait appel à lui et à d’autres, plus pleutres, qui s’étaient esbignés devant la rude tâche. Lui n’avait pas fui et avait vaincu.

- Si je te débarrasse de cette enflure-là qui sème la terreur et la calamité dans tes terres, avale sans leur enlever la laine les brebis de tes paysans, réclame en guise de cerise sur le gâteau la chair de ta chair, la main et le reste de ta fille chérie, autant dire le beurre et l’argent du beurre de la crémière ; si je te libère de cet empêcheur de vivre libre et heureux, je ne te demanderai qu’un seul avantage en échange de ce service. Je désire m’établir marchand de viande en tes terres. J’ai les crédits nécessaires qui me viennent d’un héritage familial, les certificats vétérinaires du cheptel et les diplômes nécessaires que j’ai acquis après cinq années d’études à l’Université de Rennes 3.
- Kèkséksa, Rennes 3 ? avait tiqué Hafez Keujdi.
- C’est une université étrangère dans un pays qui s’appelle la Gaule et s’appellera plus tard la France mais avant ça il y aura en icelle le duché de Bretagne. C’est là qu’est-Rennes.

Epaté par tant de science, d’aisance et aussi par le peu de salaire qui lui était demandé, le chef de tribu un peu pingre avait accepté le deal. C’était, avait-il dit au grand vizir Itiz Verybad, du gagnant-gagnant à 100%.

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***

Et maintenant le magasin, que dis-je, la chaîne de magasins RSC, « Rémy Sanzeau Charcutaille » était installée dans chaque village de Libye, fréquentée par les ménagères avec leur petit panier et appréciée de leurs maris avec leurs grands appétits. Plus aucune nécessité d’aller chasser et tuer les animaux en vue d’assurer la subsistance de la famille. Rémy Sanzeau et ses équipes assuraient l’emplissage rapide des caddies ® et ensuite celui des ventres, travaillant ainsi au bien-être suprême de chacun. Ses chasseurs tuaient les bêtes sauvages, ses éleveurs abattaient les animaux dans les fermes, ses vendeurs débitaient la marchandise et des salamalecs du genre « il y en a un peu plus je le laisse ? » aux clientes béates.

« Maintenant, est-il écrit dans le dernier bulletin mensuel de la start-up, le secteur tertiaire peut prendre de l’ampleur et la Libye devenir une puissance de premier plan en marchant à pas de géant (« walk like a giant » in the british language) vers un futur aussi bien garni qu’un filet gagné à la kermesse miraculeuse de Dargif-Al-Sur-Yvette. Car derrière chacune des vitrines d’RSC, à l’arrière de chaque tête de veau garnie de persil dans les narines, c’est carrément Byzance ».

Et cela est bien vrai. Dès que la cliente a pénétré dans l’établissement elle peut admirer des quartiers entiers d’une viande luisante, dégraissée, apprêtée, appétissante, suspendue à des esses rutilantes : des chapelets de saucisses, du salami venu du Danemark, de la hampe, de l’araignée, de l’échine, du jarret, du gîte, de la perdrix, de la caille, du faisan, de la biche, du chevreuil ; et, parce que RSC est aussi très vite devenu traiteur et vend des plats préparés, de l’aiguillette de sanglier, de la vraie daube qui n’est pas « de la daube », du pâté de marcassin, du filet de rumsteck au vinaigre de cidre, des paupiette de la reine Paulette, du magret de canard, des travers, des pieds panés, de la queue aux herbes, du petit salé aux lentilles, du speck à l’Appensell, du civet de lièvre, des grives au genièvre, des gésiers, du saupiquet nivernais, du ris de veau à l’ancienne, de l’aillade, du fricandeau, des tripes, de la pissaladière au lard et aux graine de carvi…

Et dans les chaumières, les cuisines et les salles à manger, quelle activité ! C’est sûr, ça y va de la fricassée, de la quiche, du pâté de tête, du parfait au Muscat de Rivesaltes, de la caillette, de la langue, de la crépinette de pieds, du cake charcutier, de la terrine au piment d’Espelette, de la palette fraîche au lait, du carré au cidre, de la ventrêche, des petits farcis, de l’échine à la bière de garde, du curry d’agneau, de la blanquette arrière, du cabri au lait…

Et vas-y que je te barbecute au crépuscule d’été ! Que je te pause sandwich aux rillettes dûment préparées, que je te fais le lit de verdure au carré d’agneau, que je te me repaye une tranche, que je te tartine à l’envi, que je te tajine de pintade aux mirabelles, que je te sers la pastilla aux épices, que je te gave de hamburgers…

Seuls les végétariens crachent sur cette réussite parce qu’elle ne va pas dans leur sens. « C’est cinq fruits et légumes, pas cinq cent grammes de steak haché par tête de pipe et par repas, bande d’adipeux et de gras du bide ! ». Sachant que le grincheux traverse les siècles, le fait qu’ils étaient déjà là en ces temps anciens n’a rien de surprenant.

Ce qui reste inexplicable cependant et d’une injustice flagrante, c’est que Rémy Sanzeau a disparu des tablettes. Aucun livre, aucune revue, aucun article, aucun universitaire ne fait état dans ses travaux de l’existence, grâce à lui, d’une ère bénie de la Libye débarrassée d’un tyran aussi légendaire qu’animal par un petit apprenti en chemise bleue à petits carreaux, tablier blanc et petit chapeau carré, blanc lui aussi, sur le chef.

Il faudra attendre les années 1940 et 1950 et même plus si affinités. Le célèbre dessinateur Hergé, auteur des « Aventures de Tintin » a repris vraiment très brièvement dans les cases de sa bande dessinée ce que je viens de narrer en détail à mes lecteurs et lectrices chéri(e)s. Il en a fait un gag très récurrent dans lequel un marin barbu en retraite qui habite un ersatz du château de Cheverny est sans cesse dérangé par des appels mal dirigés par la dame du « Fil qui chante » (j’ai aussi lu Lucky Luke et dans le même genre, il y avait également le gag du 22 à Asnières de Fernand Raynaud).

Qui plus est, Hergé s’est quelque peu planté dans la graphie en transcrivant « Sanzeau ». Ce malentendu vaudevillesque est parfaitement injuste, gars Rémy, mais c’est la vie. Heureusement que je suis là et que je peux, si ça aide, rétablir la vérité des faits !

DDS 385 Boucherie Sanzot

 P.S. Ami lecteur, amie lectrice, tu l’auras peut-être remarqué ? Dans ce texte à la Pérec n’apparaît jamais la quinzième lettre de l’alphabet, ce qui, en un sens, ne manque pas de sel !

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La disparition de Rêves de plume

 

L'avis de la voisine, curieuse de la vie

Un gentil monsieur ! Mais depuis que sa femme était partie dans le sud, il était un peu à l'ouest.
Et rencontrer une fille de l'est lui avait fait plutôt perdre le nord.
Il était déboussolé, un peu dépressif quoi !


L'avis du père  Sévère, peintre de lavis

Un brave gars mais pas du coin !
Je le voyais passer faire son jogging, courant ventre à terre comme s'il avait eu le feu au derrière, suant sang et eau.
Ah il avait souvent un drôle d'air, plutôt fait pour la ville ...
Pas dans son élément quoi !

L'avis du garde champêtre, avis à la population

Ah ça !! Venu se mettre au vert, on ne peut pas dire que le pays lui ait porté chance.
Un vrai chat noir ! Collectionneur de bleus malencontreux qui lui faisaient voir rouge ou rire jaune !
Il en aura vu de toutes les couleurs, il en a eu assez et il est parti !

Mais tout en haut de la colline, dans la cabane perchée qu'il a aménagée, il regarde les petites fourmis s'agiter.
Va-t-il les écraser, les ignorer ?
Il attend l'avis de cette folledingue de Rêves de plume !

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Une disparition inquiétante par bongopinot

 

bo01

 

Sur une route toute droite et bordée d'arbres

Un vendredi calme, bien agréable et doux

Il roulait depuis le matin il se rendait en Anjou

Où tout le monde l'attendait en ce jour de décembre

 

Toutes les deux ou trois heures il donnait des nouvelles

Il riait nous disant qu'enfin bientôt il serait parmi nous

Qu'il était pressé de nous embrasser sous le houx

Et de nous raconter toutes ses aventures providentielles

 

Toutes ces années passées loin des siens l'avaient changé

Mais maintenant il avait un besoin viscéral de tous nous revoir

Bien de l'eau avait coulé sous les ponts depuis son départ

Il avait envie de se détendre et d'enfin se poser

 

Son dernier appel fût bref car, disait-il, il captait mal

Et voilà deux jours que nous sommes sans nouvelles

Il est depuis introuvable il s'est volatilisé en ce jour de noël

tout cela est vraiment trop bizarre voire anormal

 

Il s'est évanoui ne laissant aucune trace

Sur cette route toute droite bordées d'arbres

Un vendredi de décembre

Il s'est envolé et depuis personne ne le remplace

 

Et, nous on attend un signe et les années passent

Reviendra-t-il un vendredi de décembre

Disparition volontaire ou autre

Et, nous on attend un signe et les années passent

 

 Le monde regorge d’histoires de disparitions

Ces affaires sont troublantes car rarement élucidées

Elles continueront encore à hanter et à intriguer.

Ne trouvant comme solution qu'hypothèses et spéculations.

 

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Participation de Fairywen

Le canyon

 

— Je vous jure qu’elle était là, monsieur, je vous le jure… insistait le malheureux agent. Et puis tout d’un coup, hop, elle a disparu !

— On la tenait presque, monsieur… Regardez, il n’y a que le ravin derrière ! Ce n’est pas possible qu’elle se soit échappée !

— Elle doit encore être là, ce n’est pas possible autrement… gémit un troisième policier en regardant frénétiquement autour de lui.

Le Chasseur ne répondit pas. Seul le tic nerveux qui agitait un muscle de sa mâchoire trahissait son agacement et sa frustration. Elle s’était échappée encore une fois, chacune des cellules de son corps le savait aussi clairement que s’il avait assisté à la scène. Pourtant, à priori, c’était du tout cuit… Pour une fois, elle n’avait pas eu de chance. Les forces de l’ordre l’avaient repéré, et s’étaient lancées à sa poursuite alors qu’elle sortait de la taverne où elle venait de dîner. Elle était rapide, mais le chemin qu’elle avait choisi menait vers les falaises, où elle allait inévitablement se retrouver face au large et profond canyon qui les coupait. Même elle ne pouvait espérer franchir une telle distance en sautant.

Et pourtant, alors qu’elle s’était retrouvée acculée au vide, elle avait disparu. Comme ça. D’un seul coup, sans que les agents lancés à sa poursuite ne comprennent comment.

Mais lui, lui, il savait. Oh oui, il savait…

 

Indifférent aux excuses que continuaient à lui bredouiller ses subordonnés terrifiés – il était connu pour son intransigeance et ses colères dévastatrices, le Chasseur s’avança au bord du vide et plongea ses yeux dans les profondeurs obscures du canyon.

Et il la vit qui sautait souplement d’un rocher à l’autre, descendant par bonds réguliers vers le fond du ravin. Les coussinets feutrés de ses pattes ne faisaient aucun bruit et ne dérangeaient pas le moindre petit caillou tandis qu’elle leur échappait une fois de plus. Comme si elle était consciente de sa présence, elle se retourna brièvement pour plonger son regard félin dans le sien, et il fut presque sûr de la voir rire. Puis la panthère noire se détourna à nouveau et sa silhouette devenue ombre parmi les ombres s’évanouit dans l’obscurité du canyon.

Bien sûr, il aurait pu parler, mais à quoi bon ? Bien qu’il soit le Chasseur, personne ne l’aurait cru s’il avait dit que l’Ombre était à la fois femme et panthère…

Illustration ici

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