09 avril 2016

Un petit moulin par bongopinot

 

bo

 

C’était un petit moulin
Qu’on voyait le matin
Flirter avec le vent
Et tournait tant et tant

Broyant les céréales
Que c’était admirable
Pour faire de la farine
Toute belle et toute fine

Du lundi au samedi
En danseur d’après-midi
Au soleil ou à l’ombre
De janvier à décembre

Pendant de belles années
Joliment il se dressait
Fournissant les chaumières
Il avait de quoi être fier

Oui mais par un beau matin
A neuf heures il s’est éteint
Tristesse et chagrin
Et drôle de destin

Pour ce ravissant moulin
Qui connut cette fin
Abandonné au vent
Oublié par les gens

Et sous cette douce bruine
Un petit moulin en ruine
Vestige d’un temps passé
Mais pas encore effacé

 

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05 décembre 2015

S'en sont fait une belle jambe

Flash

379

Fairywen ; Walrus ; Vegas sur sarthe ; Lorraine ;

Emma ; Venise ; Laura ; MAP ; Marco Québec ;

bongopinot ; joye ; EnlumériA ; JAK ;

 

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Participation de JAK

 

ja01

 

 

ja02

 

Je ne doute pas que vous puissiez traduire aisément

Si non

  Traduction clic ici

 

 

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Le diable ou la raison (EnlumériA)

Lorsque Léon Delagrive entra dans le petit appartement, il se sentit, comme d’habitude, envahi d’un intense sentiment de sécurité. Tout en ce lieu évoquait de lointains souvenirs d’enfance et d’insouciance. Un parfum de cire et de miel vous accueillait, puis venant en arrière-garde, une senteur d’eau de Cologne chatouillait votre nez comme un animal timide. Ce jour-là, un soleil vespéral de fin d’automne traversait les rideaux avec autorité, affolant dans ses rayons de minuscules particules argentées. L’austère mobilier siégeait avec déférence, assisté dans ses fonctions par de charmants tableaux champêtres. Au-dessus de la cheminée, une vanité semblait veiller à ce que tout reste en ordre. Parfois, selon son heure de visite, une bonne odeur de pot-au-feu réveillait les papilles de Léon Delagrive, médecin de son état. Aujourd’hui, c’était une odeur de café.

Lorsqu’il entrait dans le salon, sa patiente levait les yeux de son ouvrage et accueillait le médecin d’un : « Bonjour docteur ! Comment allons-nous aujourd’hui ? »

Léon Delagrive posait sa trousse sur la table et répondait invariablement que ce genre de question, c’était à lui de les poser. Alors, la charmante vieille dame se moquait du bon docteur, de son air bourru et de sa manière un peu démodée de se vêtir. Invariablement, il haussait les épaules et commençait son auscultation, sérieux comme un pape et attentif comme un hibou.

— Alors, ma bonne Jeanne, quoi de neuf aujourd’hui ? J’ai entendu dire que votre fils était revenu de son expédition. Nous a-t-il rapporté quelque curiosité ?

La vieille dame scruta le médecin d’un air malicieux. Sa prunelle pétillait. Elle haussa et les épaules et répondit :

— Mon Jean-François ? Je crois bien qu’il nous a ramené les fièvres.

— Les fièvres ? Diantre.

La vieille dame se pencha en avant et sur le ton de celle qui souffle à sa voisine un secret inavouable, elle chuchota :

— Il a un drôle de comportement.

— Tiens donc.

— Il a rapporté des dessins. Des drôles de dessins. L’œuvre du diable, c’est moi qui vous le dis. Que peut-on rapporté d’autres de chez les païens ? Je vous le demande.

Le médecin, rangeant son attirail et sortant un petit pot de pommade, émit un gloussement ironique.

— Oh ! Moi, vous savez, toutes ces superstitions, je n’y crois guère. Je suis un homme de science. Seule la raison m’intéresse. Au diable le diable et son train.

La vieille dame se rencogna dans son fauteuil.

— Oh ! Mais vous pouvez ricaner, monsieur l’esprit fort. Mon Jean-François, il m’en a montré des reproductions de ces gribouillages. Et quand je vous dis que ça n’a aucun sens, croyez-en mes vieilles prunelles auxquelles je tiens tant. Ça n’a aucun sens.

Le docteur s’apprêtait à prendre congé et fit mine de saluer la vieille dame. D’un signe autoritaire cette dernière le retint encore un instant.

— Figurez-vous que ce fada croit que c’est une sorte d’écriture, quelque chose qui raconterait des choses. Vous pouvez me dire ce que vous voudrez, ce ne sont pas des usages de chrétiens, ce qu’il m’a montré. Et ce jobastre y passe tout son temps. Il ferait mieux de se trouver une belle et bonne épouse qui lui pondrait de beaux enfants.

Le docteur tenait déjà la poignée de la porte.

— Bon, mes patients m’attendent, inutile d’abuser de leur patience.

— Au revoir docteur. Fermez bien la porte derrière vous. Le diable, je vous dis.

Le docteur s’esclaffa du bon gros rire de celui à qui on ne la fait pas.

— Allez, ne vous inquiétez pas, Madame Champollion, ça lui passera comme jeunesse se passe. À la semaine prochaine.

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Champollion avait 500 soldats (par joye)

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Hiéroglyphes par bongopinot

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Des tranches de vies

Histoire en paragraphe

Drôles de hiéroglyphes

Dessins que l'on suit

 

Début d'une énigme

Exprimant une idée

Pour donner et partager

Des instants mis en forme

 

Écriture de l'antiquité

Aux caractères sacrés

Aux signes gravés

Impressionnant de beauté

 

motifs parfois simplistes

Avec l'élégance d'un geste

A la lueur d'un feu céleste

Chef-d’œuvres réalistes

 

Ont laissé une trace

Un beau témoignage

Comme un héritage

Beau et efficace

 

Alors je grave des symboles

Sur mon mur de pensée

Pour ne jamais oublier

 Mes journées frivoles

 

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Hiéroglyphes du 3e millénaire (Marco Québec)

ma01

 

Nous ne disons pas « Allô »
Mais nous « likons » nos photos

Nous ne nous chuchotons pas « Je t’aime »
Mais tout au long du jour, nous cliquons « J’aime »

Nous nous fermons à la tendresse
Mais nous nous envoyons des SMS

Nous ne touchons plus au réel
Nos vies sont virtuelles

Nous sommes tout seuls ensemble
Il faudrait, il me semble
Pour retrouver notre chemin
Rendre la liberté à nos mains

 

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Photo empruntée (MAP)

 Je vous propose une image que je viens de découvrir

 sur le site de photos : Flickr !

Elle m'a paru répondre exactement au thème : "Hiéroglyphes" !

J'ai demandé à l'auteur de cette prise de vue

la permission de vous la présenter

ce qu'il m'a gentiment accordé !

Voilà, Je vous laisse juge :

Photo de François Ribeaudeau

L'auteur : François Ribeaudeau se décrit lui-même ainsi sur son blog-photos :

"Braconnier d'images, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique"

Ses photos animalières sont superbes !

Mais avez-vous une idée de ce que sont ces signes

si bien dessinés ?

................................

Eh bien pour ceux et celles qui n'auraient pas trouvé

voici la réponse :

 "Une suture osseuse sur les os d'un crâne de brocard"

.............................

Etonnant non !!!

 

 

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Vive les hiéroglyphes (Laura)

Au risque de passer pour une vieille « conne » rétrograde, je l’affirme sans honte, je déteste les SMS.
Bien-sûr, comme tout le monde(ou presque), j’utilise les SMS  en envoi et en réception. Je trouve même ça très pratique, rapide et moins invasif qu’un appel. Parfois même, je l’avoue, je me livre à un échange saccadé de sms. Ceci dit, j’essaie de ne pas abuser du langage sms qui tronçonne les mots sans justification ni gain du temps ou de place. Quand je reçois un SMS  où les abréviations tendent plus vers les fautes de langue que vers la praticité, les poils de mes bras se hérissent et encore je suis polie !
Au SMS, quand je veux avoir un vrai dialogue avec quelqu’un, je préfère le courriel qui prête moins à la partie de ping-pong langagière.
J’ai finalement et à contrecœur décidé d’arrêter le courrier papier qui indispose maintenant presque tout le monde comme si une carte ou une lettre impliquait une réponse sur le même support : un peu tout de même. Mais à l’heure des commentaires de tout et de rien (je mets de côté les ateliers d’écriture), il semble qu’il soit de bon ton de ne pas répondre à un courrier qu’il soit papier ou virtuel. Est-il si compliqué ou si long de répondre tout simplement : bien reçu  ou merci.
En amoureuse du papier et de son charme suranné, je continue à m’infliger mes hiéroglyphes, qui même une semaine après leur écriture me paraissent illisibles sans pierre de Rosette. Mais le souvenir de Champollion me poursuit depuis mes prises de cours rapides avec de vraies abréviations logiques, teintés de la sténo de ma mère.

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Participation de Venise


C'est si beau ce qui revient  du passé ,
quelques mots sur des briques, comme une porte ouverte sur le temps.
il n'a pas été longtemps épais ce silence des lettres.

Un noisetier l'avait bien compris , ces yeux ouverts dans la nuit il a lu tous ces poèmes empêchés.

Ces tablettes ondulaient sous mes yeux et je ne peux toujours pas me résoudre à n'y voir que vos yeux vides momifiés  par le temps .

J'arrive à presque tourner la porte secrète des mots qui nous séparent alors qu'en écrivant vous pensiez à vos bêtes sans doute et à l'eau qu'il fallait aller chercher.

C'est ici je crois que j'échoue à vous traduire , car derrière le paravent de mes techniques de déchiffrage reste le paravent des gouttes d'eau qui freine ma lecture comme la main d'un enfant qui ne voudrait pas de moi dans sa chambre.

CHAMPOLLION .

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