24 octobre 2015

Se sont D brouillés

Flash

373

Vegas sur sarthe ; Fairywen ; Marco Québec ;

Prunelles ; Venise ; Laura ; Pascal ; JAK ;

bongopinot ; joye ; EnlumériA ; Joe Krapov ;

 

 

Posté par Walrus à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


99 dragons : exercices de style. 31, Quasi-tautogramme en D (Joe Krapov)

Diable de Didier ! Dédaigneux de dormir en ce dimanche 12 décembre 2002, Didier danse avec son doudou une java démentiellement déchaînée. Il se démène comme un démon au lieu de défaillir doucement dans les bras doucereux du débonnaire Morphée.

Cela désespère Deborah sa maman mais Daniel, son daddy, a dégoté parmi ses nombreux systèmes D le dérivatif qui va déstresser Didier, dire la fin de la danse, détendre l’atmosphère en douceur et diriger le diablotin vers un sommeil délicieusement réparateur.

Il lui déclame le « Dit du Duché de Damas » où jadis un dragon fut par Dgeorges décapité.
- Dgeorges le découpeur ? J’aimerais davantage Djack l’éventreur ! dit Didier à demi convaincu.
- C’était un drôle de duché que ce duché de Damas, ne se démonte pas Daddy Daniel. Son drapeau était à damier et on y dénombrait dix dominos, deux dadas et un dé. A l’époque de Dioclétien, le fleuve Danube n’y déversait pas encore en un delta sublime les eaux bleues de sa danse à trois temps. Après non plus d’ailleurs. Le Dit du duché de Damas débute quand un dragon nommé Dudule débarque des contrées désertiques et dicte ses desiderata dingos aux dirigeants de ce djebel :
- Petit déjeuner : deux dragons dodus dont dina dit-on Didon
- Déjeuner : deux doux agneaux. Bénédictine en digestif
- Dîner : délicieux desserts décorés de fraises tagada tagada voilà les Dalton il n’y a plus personne.

De fait, face à ce dévoreur peu démocratique, la résistance fait défaut. Du duc lui-même, disons qu’il est dégarni du dessus, décati du dedans et déglingué du dehors. Il descend de Dagobert en débardeur et Deschanel en robe de chambre tombés de charrette et de wagon réunis. Diminué par des dorsalgies, le débris déprimé dilate sa déshérence en débagoulant des fadaises. Il n’a à déballer pour nourrir le débat que des déplorations désolantes. Contre Dudule le dragon, la défense n’existe pas. Tout est à découvert. Le désarmé est désarmant.


Disons à sa décharge que les hauts dignitaires du duché nous désemparent de même : la diaspora des chevaliers à la Du Guesclin, ici, à Damas, c’est que dalle, ça ne xiste pas. On distingue dans ce dancing des dragueurs de drugstore, des damoiseaux doucereux devisant du dodécaphonisme à venir dans les œuvres pour darbuka de Debussy et Vincent D’Indy, des dilet-tantes, des disséqueurs de didascalies, des doux dingues de Freddy Mercury, des drag-queens, des discoureurs délabrés mais pas de duellistes, de doubles-mètres, de durs-à-cuire. Dès qu’il est question de défier Dudule, tous ces demi-sel se débinent.

- De l’audace, de l’audace ! réclame le duc tel Danton avant l’heure.
- Déblaie tes dialogues décadents de dessus le dallage, lui répond-on. Prends donc un drink !

Ces soudards sont si déshydratés qu’ils boivent pour oublier le dilemme et ne dessoulent plus de la journée. Ils ont si peu de détermination qu’à aucun l’idée n’est venue qu’il pouvait profiter du dawa pour devenir despote à la place du despote ! Aucune dextérité, aucune déloyauté, juste du delirium tremens, tout dans la devanture ! On devine dès lors que cette dichotomie va engendrer un drame et surtout un grand deuil. Car, déplorable destin, la déroute est en route ! Pour un peu, cette démonétisation de la chevalerie déboucherait chez moi sur une dermatite au derrière tant ça me troue le derche, des déserteurs pareils ! Désespérant, non ? aurait demandé Desproges.


L’effet domino est tel qu’il faut désormais céder aux dernières lubies du dragon Dudule. Le diplodocus a dicté sa dernière volonté. Il souhaite dévorer la diaphane dauphine.


La descendante du daron ne dépare pas dans le paysage deltaïque. La donzelle Daisy est une décolorée qui joue les divas en discothèque en se déhanchant sur le Darla dirla dada de Dalida. C’est une dissolue dont le dressing dément contient douze cent djellabas brodées, des dizaines de diadèmes, des tonnes de bagouzes en diamant pour les doigts boudinées de la déraisonnable dépensière. Que celui qui n’a jamais déché lui jette la première pierre ! C’est fou comme on dit « lapide » et comme on dilapide dans ce détroit des Dardanelles.


150723 B 098

Evidemment tout cela est dommageables, dostoïevskien, douloureux. Mais on ne va pas en faire un drachme, comme disent les dramaturges Grecs, les trois demi-frères dyslexiques Démocrite, Démocrate et Démacrote. Ne sortons pas encore l’endeuillé dulcimer : je déteste quand cet instrument discordant déblatère en do dièse comme un dromadaire du Dombass.

De toute façon, face à la débandade de cette dynastie, il est temps d’introduire le dynamique Saint Dgeorge, notre David Douillet de Lydda, druide drapé dans sa droiture et dans un duffle-coat duveteux. Le Crocodile Dundee qui va tenir la dragée haute au dragon est dressé sur un destrier diligent et discipliné. Une épée damasquinée donne l’allure d’un Don Juan dionysiaque à ce don quichottesque héros natif du deuxième décan des poissons, ascendant daphnies séchées.

Après, c’est un dézingage démentiel qui débute. Et vas-y que je te défouraille, que je te débroussaille, que je te dégomme à coups de balles dum-dum dans le duodénum, que je te dézingue en trois dimensions. C’est doublé de découpage par Durandal sans discussion de bouts de gras double, de transformation en dolmen du pays de Dol, de déploiement de deltoïdes, de décapitation dinosaurienne et de division par dix-sept du dineur dionysiaque. Bientôt le dragon Dudule douille dur, dur, dodeline, dégouline, dégobille, se dévide, se détricote, dégueule ses tripes puis décède. De profundis ! Deo Gratias !

Et le vrai vainqueur, dans tout ça ce n’est pas la foi du vengeur : c’est la malignité du papa qui grâce à son système D a accompli son dessein dortoiresque. Drôlement efficace le daudogramme : Didier dort à point final fermé !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Six thèmes D ! Et bien plus en corps. (EnlumériA enfin D-masqué)

         Sacré D-fi pour cette semaine ! Vraiment. Système D, système D-brouille ? C’est ça ? Pour l’heure, c’est surtout : « Sauve qui peut, chacun se D-merde comme y peut ! » Aucune idée sous le chapeau, rien sous le manteau et nada sous la couette. Remarquez que ça fait belle lurette que sous la couette, il ne se passe plus tripette. Je vous épargne les D-tails, ce serait D-placé. Bref ! Revenons à ce fameux système D. Essayons donc de D-busquer quelques i-D. S’agirait-il de :

 

  • D-virer
  • D-visser
  • D-vergonder
  • D-valoriser
  • D-trôner
  • D-trousser
  • D-traquer
  • D-tracter
  • D-tester
  • D-serter
  • D-synchroniser
  • D-sunir
  • D-structurer
  • D-foncer
  • D-rouiller
  • D-zinguer
  • D-sosser
  • D-soler
  • D-sobliger
  • D-sintégrer
  • D-daigner
  • D-former
  • D-shumaniser

 

D-sastreuse, cette liste, non ? Que des verbes D-solants. Je suis D-sarçonné. Allez ! Inutile de D-blatérer. On se D-tend, on se D-saltère et on se D-siste. D-cidément, trop difficile, le thème de cette semaine. Je D-missionne, j’ai trop peur de la D-bâcle et aucune envie de subir une « D-fête ». Par la suite, certains pourraient me D-nigrer voire D-tecter une certaine D-sinvolture chez votre D-voué serviteur. Perspectif D-mentielle que je me refuse à D-couvrir.

 

Votre D-janté EnlumériA

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

Petit lexique systématique (par joye)

système A : Action consistant à enlever les chaussures à la fin de la journée

système B : Action consistant à ouvrir la bouche très grand

système C : Action consistant à savoir personnellement

système D : Action consistant à agir avec les moyens du bord, par la débrouille

système E : Action de prononcer un mot pendant qu’on réfléchit

système F : Action de noter les paresseux en Amérique

système G : Action consistant à avoir personnellement

système H : Action consistant à couper la viande, le bois, et les victimes

système I : Marque déposée chez Apple,  action globalement très vendeuse

système J : Action consistant à se reposer éternellement (cf ici J)

système K : Action consistant à classer les gens, la plupart étant C-1

système L : Action consistant à s’envoler

système M : Action consistant à begayer

système N : Action consistant à voter Front National

système O : Action consistant à écrire des histoires absurdement pornographiques

système P : Veuillez consulter le bulletin

système Q : Action consistant à attirer le public vers une œuvre (livre, film…)

système R : Action consistant à être libre comme

système S : Action consistant à parler comme un serpent

système T : Action consistant à prendre son quatre heures comme un Anglais

système U : Action consistant à mettre son resto à la disposition des étudiants

système V : Action consistant à aller personnellement

système W : Ne fonctionne sans système C

système X : Action consistant à se promener incognito

système Y : Action consistant à aller se faire voir ailleurs

système Z : Action consistant à terminer une consigne chez les Défiants

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

Une vie de quartier par bongopinot

 

bo01

 

Je vis dans un quartier

Parfois très animé

Où l’on aime pratiquer

Notre système D

 

Échange de services

Et on est tous complice

Et pas besoin de notice

Pour une vie plus propice

 

 Les amis du jardinage

Les cours de bricolage

Et l’aide au repassage

Et puis le gardiennage

 

 On offre nos compétences

Tout est question de confiance

L’entraide, une évidence

Et c’est bon pour nos finances

 

 Notre système D

En toute simplicité

Dans notre beau quartier

Parfois très animé

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,


Participation de JAK

 

Le roi de la débrouille

 

 

homme multi deux masque

 

 

 

On l’appelle le roi de la  débrouille ; il peut tout vous rabibocher, rabobiner, raccommoder, raccoutrer radouber, rafistoler, rafraîchir, ragréer, rajuster, rapetasser, rapiéceter, ravauder, recoudre, recrépir, redresser,  réfectionner, régénérer, remanier, remodeler, remonter, rempailler,  rénover, rentoiler, réparer, replâtrer, repriser, ressemeler, restaurer, rétablir, retaper, revigorer, réviser,

Et c’est un comble, il est capable remettre à neuf  un ennéagone.

 

Et avec tous ses r, même si il n’en n’a pas l’air,

Il peut même vous réconforter

Et remédier à vos nombreux problèmes existentiaux de déglinguage   en raccoutrant   votre moral.

Et après tout ça si Madame n’est  pas contente il peut lui susurrer

-va ’t faire  rhabiller……

 

Serait-ce  l’homme idéal dont rêve la ménagère ?

Oui mais …

 

Comme  il est encombrant avec ses encombrants, ces ca-peu-servir, ses pointes, son cambouis…

Et….

 

A tout prendre  elle le laissera  sur son chantier car avec lui c’est risqué,  la chute est assurée.

 

 

Clic ….le roi de la débrouille

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

Le Lépine (Pascal)

Nous, les inventeurs, notre mission terrestre, c’est d’adoucir l’Humanité en simplifiant son labeur. Notre tâche est immense. J’ai déposé mille brevets ! Plus que la fortune, la reconnaissance, la gloire, on cherche tous le Saint Graal en matière d’innovation. Notre imagination est sans borne. Avec quelques statues de square, quelques boulevards de banlieue, quelques livres savants, on espère quand même notre nom dans un coin de Postérité ; c’est notre visa sur l’Avenir…

C’est fou. On se rappelle toujours de ceux qui ont tué, de tous ces initiateurs d’holocauste, de ces assassins légendaires, de ces despotes massacreurs, et on a oublié le nom de l’inventeur du cheval à bascule, du découvreur des crayons de couleur, du créateur du toboggan, du train électrique et des patins à roulettes !

Aussi, en ce moment, je travaille à la Guerre ; j’en améliore chacun des instruments…  Je prépare des stocks de balles joyeuses, des grenades à fleurs, des bombes à émerveillements, des mines parfumées !... Sur le front, on dira : « Armez vos fusils avec les baïonnettes à sucre d’orge, les mitrailleuses avec les confettis multicolores, les canons avec les meilleurs feux d’artifice ! On va les distraire, ceux d’en face ! On attend un bombardement de gaz hilarants, de pommes d’amour et de barbes à papa ! On vaincra ceux d’en face avec des crises de foie, des ballonnements, des aigreurs et des éternuements !... »

Mais, *Edward Bloom, c’est notre père à tous !...

Tenez, il n’y a pas si longtemps, j’étais dans ma période musicale ! La guitare à vent, le basson aphone, le piano à queue coupée, le violon sans selle, l’accordéon rance, la petite caisse, le « bédur », le diapason à deux cordes, la flûte sans trou, l’harmonica à deux vitesses, le cor au pied, c’est moi !...
J’ai eu ma période « cuisine ». Ma femme voulait tel et tel instrument pour se simplifier la vie. La centrifugeuse à opercules, le trifouilleur à trois doigts (à usages multiples), l’extracteur de jus de cuisson, la cintreuse de bananes, le décortiqueur de noix, l’éplucheur de clémentines, l’épépineuse de mûres, le fameux décapsuleur rotatif à ondes courtes !... J’ai inventé la pompe à huîtres, le défibrillateur de cœurs de salade, des lunettes pour les yeux des pommes de terre, un peigne pour les cheveux sur la soupe, la trieuse de lentilles !

Et ma période bricolage ! La lampe-sérénité, le marteau à bomber le verre, le clou du spectacle, la massue en caoutchouc, le radiateur à bain de pieds !...
Sans parler de ma période écolo. J’ai travaillé dans le recyclage des frites en milieu urbain, j’ai développé le mâchouilleur de papiers gras, j’ai pensé au dentifrice pour nettoyer les bouches d’égout, le platane à la feuille vivace !...
Ma période mystique ! La perceuse à vitrail, le bénitier à remplissage automatique, le cierge à flamme perpétuelle, les bancs silencieux, les courants d’air chauds, c’est moi !...

Nous autres, on a la passion de l’Invention ; c’est l’essence même de notre imagination. Notre monde est un monde de défis et nous en sommes les apôtres avertis. Avec les nouveaux instruments sur le marché, on crée de nouveaux outils ; c’est sans fin. L’essentiel est à venir avant qu’il ne soit obsolète. On a nos marottes, nos pulsions, nos idées fixes ; le choix des trouvailles évolue sans cesse avec le temps.
C’est comme la peinture ; on a notre période impressionniste, coloriste, pointilliste, expressionniste, surréaliste, etc.

Récemment, j’ai fait l’acquisition d’un poulailler ; nuit et jour, je travaille à l’élaboration des œufs carrés. Imaginez les nouveaux emballages, le gain de place à l’exportation, la révolution dans le monde des omelettes ! Les poêles à frire rondes auront vécu ! Le plus dur, à ce jour, c’est de convaincre les poules…

Ma femme me le dit toujours : « Tu es le Géo Trouvetou de la planète, le père du modernisme, le producteur d’une nouvelle ère, le lauréat du futur Lépine !... » Même l’Inutile a ses lettres de noblesse dans le monde des Trouvailles. On se veut le pacificateur de la Vie ; on veut l’accompagner avec la kyrielle de nos objets les plus indispensables. Mon rêve, c’est de rendre les gestes quotidiens, confortables. Plus besoin de forcer, de se plaindre, de se blesser, d’électricité, pour déboucher, décortiquer, découper, piquer, désosser !... J’ai plein de projets, de plans, de maquettes, d’idées, en suspens. Ça bouillonne, là-dedans !...

 

*Le papa de William dans : The Big Fish

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

Système D (Laura)

Je ne peux pas faire preuve d'inventivité pour parler de cette photo(dont je ne peux donner l'explication) car elle me donne  plutôt envie de rendre hommage  aux Casouis (habitants de Casablanca, Maroc) que j'ai vu faire preuve d'inventivité (en utilisant  parfois des systèmes D comme celui de la photo) pendant trois ans que nous vivions et travaillions là-bas. Quand mon mari est arrivé pour prendre la direction (et démarrer la production) d'une usine de textile, au lieu d'un bâtiment qu'on lui avait annoncé, un sol uniquement mais il a tout de même fallu faire vite et bien: embaucher des ouvriers, diriger les travaux tout en découvrant un nouveau pays et une nouvelle ville. Heureusement(comme mon mari d'ailleurs) les nouveaux ouvriers se sont révélés volontaires, courageux et inventifs avec des moyens techniques qui ne sont pas ceux de la France. Quand ils faisaient chaud- comme ça arrive fréquemment là-bas les employés avaient des trucs pour se désaltérer et se rafraîchir, y compris pendant le temps du Ramadan où ils n'avaient pas le droit de boire.  Quand nous voyions les étals colorés, fournis et variés des marchés, nous nous demandions comment cela était possible avec le peu d'eau qu'il pleuvait là-bas. Nous apprîmes que le système d'irrigation était d'une ingéniosité que les agriculteurs français devraient s'inspirer. Je pourrais aussi du dépannage de tout, des petits métiers, des quincailleries qui vous trouvent tout ce dont vous avez besoin et en petite quantité sans vous faire payer le prix fort. Avant de vous avoir convaincu, je revois en avril dernier les triporteurs(qui sont encore fabriqués à Casablanca) qui sont très souples et pratiques. Les ânes et les charrettes à chevaux se sont fait plus rares dans la mégapole mais ils sont encore très présents dans la campagne entre l'aéroport et la capitale économique.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation de Venise

TONY semblait décidé a rester planté là , au bout du milieu de la fenêtre .
Sans se demander s’il était bien raisonnable de suspendre au bout d’une corde le piano de la comtesse.
Tout ce que je voulais c’est qu’il se déplace de quelques centimètres sur la droite afin que je puisse libérer ma jambe coincée dans le cordage .
 
Comment faire comprendre à ce vieil abruti déménageur novice de surcroît que je ne voulais plus pendouiller à la fenêtre comme un cierge.

Alors j’improvisai.
Son oreille gauche était la seule partie de son anatomie que je pouvais attaquer .
Je la mordis l’effet secondaire fut spectaculaire bien que point souhaitable .

Il bondit Dieu soit loué sur la droite tout en lâchant la corde .Alors le piano atterrit brutalement dans le parterre des Lantaniers .

C’était le milieu de l’après midi , il faisait chaud .
Je commençais à préparer les anecdotes juteuses à raconter lors de mes rencontres avec mes amis.
Quand je vis TONY revenir avec le COMBI .
Le piano solidement arrimé à la corde , il planta un coup d’accélérateur .
Le piano n’avait pas bougé d’un poil.
La corde était tendue comme une barre de fer entre le combi et le piano.
Mais rien ne se passait .

Va chercher une tronçonneuse cria TONY
Qu’est ce que tu vas faire couinai-je ?
Je vais couper ces lantanier !!

Ne t’inquiètes pas .
Je suis mort de trouille !!.

Je sombrai dans un silence contrarié et commençai à tirer la corde frénétiquement  alors que TONY  abattait les arbres un à un.

C’est à la tête de la comtesse que nous avons mesuré que notre entreprise de déménagement allait prendre cher !!.

je vous envoie la photo de notre entreprise délocalisée et écologique à souhait !!

ve01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

DIALOGUE (Prunelles)

"Oh là là !!! C'est compliqué !

 

essais d'écriture :

 

ü Essai 1:

" Encore ? Attends, je me cale parce que là, yen a encore pour un moment ! Déjà hier, une heure avec le bras en l'air, j'en ai encore des crampes !...  ... Dis donc, je ne sais pas quel moteur c'est, mais ça carbure chez toi ! T'en fais quoi ? Du café ?

ü Essai 2 :

"C'est pour ...ratures ...  ma limousine.                        

ü Essai 3 :

"Imagine un véhicule sans carburant.

Imagine un véhicule sans pédales,   sans moteur."

...

ü Essai 4 :

"débrouille", synonymes : maestria, adresse, habileté, brio, finesse, subtilité, savoir-faire, doigté, virtuosité, dextérité, souplesse, entregent, prestesse, ruse, escamotage, ingéniosité, talent, discernement

 http://dictionnaire.reverso.net/francais-synonymes/d%C3%A9brouille

...

Individu n° 1 :

"Mes doigts sont en or, aucune distance entre les mains et le cerveau. Je suis le roi de la reprise et du raccommodage mais pas que, puisque je crée ce que je veux à partir de ce que j'ai récupéré, stocké, accumulé, organisé, étiqueté et bichonné.

Grâce à ma passion, je confectionne beaucoup de choses avec mon véritable savoir-faire."   

Individu n° 2 :

"Je fais toujours "avec". Je suis un magicien : chez moi toute infortune est transformée, que dis-je ? Est toute retournée ! Je suis le roi du rire et je connais bien la recette du bonheur. Je suis bien disposé car je n'ai pas besoin de lui courir après (le bonheur, tu avais compris bien sûr ?).  J'ai un petit côté baroque et je dévie l'absurde.

Je me relève sans cesse, avec dextérité, de l'infortune."

Individu n°3 :

"J'ai à peine de quoi vivre. J'essaie de "bidouiller" ce dont j'ai besoin avec ce que je trouve. C'est toujours mieux que rien. On s'arrange parfois avec les voisins, pour faire mieux. L'entraide, il n'y a que ça de vrai.

Face aux vicissitudes de la vie, nous nous en sortons souvent avec talent."

Individu n°4 :

"Je suis riche. Je pétille. Chez moi rien n'est gaspillé. Surtout pas le sourire attendri devant le tout petit ni la modeste politesse du matin. Mes ressources semblent inépuisables. J'apprécie tout ce qui est bon, du plus humble au plus élaboré."

Bienveillance et entregent sont naturels chez moi. "

Individu n° 5 :

"Je suis très réservé. Point de mots inutiles, point d'activités frivoles. J'observe, j'écoute. Je maîtrise pensées, sentiments et parfois écriture ou talent souvent cachés. Je suis toujours égal à moi-même, avec autrui, et dans mes nombreuses retraites. Sobriété et frugalité me définissent.

J'essaie de vivre avec discernement."

Individu n° 6 :

"Je suis double, avec une belle façade blanche. Toujours une réserve de charme adaptée à la circonstance. J'ai parfois le bras long et je le soigne bien : ça sert toujours. Ma devise : peu importe le chemin pour arriver au but, toute occasion est bonne. Je fais flèche de tout bois.

Face à la société, je m'en sors toujours avec ruse."

Individu n° 7 :

"Je pirouette. C'est ma seconde nature. Je peux entourlouper aussi à mes heures, mais toujours gentiment. Mon pas léger et sautillant m'emmène au gré du vent.

Ma vie n'est qu'une grande anecdote, que je traverse avec souplesse."

...

 

- C'est du n'importe quoi ! On ne peut pas dire que tu t'en tires avec élégance !

 

- "Ne doivent point prétendre à l'élégance absolue : l'homme né bouffon, l'homme troubadour."

Eugène Chapus ; Manuel de l'homme et de la femme (1855)

http://www.mon-poeme.fr/citations-elegance/#tTbTvzJBwGwCABX4.99

Je suis un peu des deux.

J'ai l'impression de m'en tirer... C'est déjà ça.  "

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,