13 juin 2015

Se sont pris pour Émile à jarres

Flash

354-2

Fairywen ; Walrus ; Emma ; Vegas sur sarthe ;

JAK ; Lorraine ; EVP ; Venise ; EnlumériA ; MAP ;

joye ; bongopinot ;

 

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une drôle de Jarre par bongopinot

bo01

 

Monsieur Édouard

Découvre par hasard

Dans un petit placard

Une drôle de jarre

 

 Cet homme plein de tristesse

Prend cette jarre avec délicatesse

Et la dépose dans une caisse

Puis l’installe dans sa Mercédès

 

 Il monte dans sa voiture et démarre

Mais arrivé sur le boulevard

Il se sent franchement bizarre

Alors il s’arrête et se gare

 

 Il se réveille sous un jour plein de promesse

Dans ses yeux brille l'allégresse

Il sent en lui monter la joie, l'ivresse

Et dans son cœur s’estompent ses cicatrices

 

 Il a envie de prendre un nouveau départ

Tout son être sonne la fanfare

Il brise tous ses remparts

Il se sent enfin heureux et se marre

 

 Que s'est-il passé pendant cette absence

Cette nuit où il s'est endormi sur cette place

Il repense à sa découverte rangée dans une caisse

Il la cherche, mais elle s'est volatilisée avec élégance

 

Mais maintenant il sait, il a percé le mystère

le beau secret de cette drôle de jarre

Qu'il avait découverte un jour par hasard,

Tout au fond d'un tout petit placard.

 

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Ismee Djara... (par joye)

ismee djara

الجرّة

viens écouter mes secrets

je suis née dans l’argile de l’antiquité

la terre cuite est mon héritage

depuis des millénaires

je prends forme

sous les mains de l’homme

je lui sers

je porte ses essences et ses vivres

son eau, son huile, ses graines

l’homme aime mes rondeurs

ma beauté,  mon utilité, mes mystères

mes ancêtres sont prisées

recherchées, vendues, gardées

mes contemporaines sont jetées

brisées, abandonnées, méprisées

moi, je m’appelle djara

et mes secrets sont

les tiens

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Une belle réussite (MAP)

Madame JARRE à découvert le secret de la réussite.

 Maman sans emploi mais très douée pour la peinture

et adorant s'occuper de son jardin

elle eut l'idée de créer ce qu'elle appelle :

une JARRE-dinière d'enfants !

Les commandes affluèrent  bien vite !

Voici un extrait de son catalogue :

 

Jarre 2

 

Jarre 3

 

Jarre 4

 

Jarre 6

 

Jarre 7

Alors :

BRAVO

P.S. J'ai découvert ces jarres décorées

au Jardin Botanique du Montet à Villers-les-Nancy

quelques jours après avoir lancé ce défi .....

Un coup de pot quoi !!!  :-)

(J'ignore cependant le vrai nom de l'artiste

qui a réalisé ces portraits originaux

mais je lui tire mon chapeau !)

 

 

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LA JARRE (EnlumériA)

Ce matin-là, Lord était dans tous ses états. Comme s’il avait passé la nuit sur un nid de frelons. Lui, d’habitude si pondéré, avait même failli me renverser une tasse de thé sur les genoux.

Lord m’avait convoqué – oui, c’était bien le mot, convoqué. Son ton comminatoire, la veille au téléphone, résonnait encore dans ma tête comme un ordre et non une invitation — Lord m’avait convoqué, disais-je, à la première heure. Sans faute ! Je sonnai chez lui à huit heures précises. Il me reçut échevelé, la chemise débraillée, les yeux divaguant en tous sens. C’était la première fois que je le voyais dans cet état. Il me fit entrer rapidement, non sans avoir jeté un regard inquiet dans la rue où seule une paisible vieille dame promenait son chien.

— On ne t’a pas suivi ?

Je haussai les épaules. Pourquoi diable m’aurait-on suivi ? Alors qu’il s’affairait dans la cuisine à préparer cette fameuse tasse de thé, je m’installai sur le sofa – mon fauteuil habituel étant hélas encombré de mystérieux documents jetés en vrac, d’une grosse loupe et d’un pied-de-biche.

Lord revint de la cuisine, trébucha, rattrapa de justesse la tasse de thé et me demanda de m’asseoir. C’était déjà fait. Il regardait sans cesse la pendule sur la cheminée. Plus le temps passait, et plus il faisait montre d’agitation. Je bus mon thé à petites gorgées en attendant une accalmie. Au bout de cinq interminables minutes, je lui demandai enfin les raisons de tout ce cirque.

— J’attends un colis.

— Tu attends un colis. Soit. Et alors ?

Lord se laissa tomber à côté de moi, croisa les jambes, les décroisa, renifla, s’éclaircit la voix, agita les mains devant son visage comme si les mots qui se bousculaient dans sa gorge avaient décidé de se précipiter tous en même temps vers la sortie.

— Oui ?

— J’attends…

— Un colis. Je sais, tu me l’as déjà dit. Je te signale qu’il est à peine neuf heures du matin et qu’aujourd’hui, c’est dimanche. Je doute que le facteur travaille le jour du Seigneur. Et tu m’as tiré du lit à sept heures, un dimanche, pour m’interpréter je ne sais quelle danse de saint Guy. J’attends des explications !

Lord prit une profonde inspiration.

— En fait, il ne s’agit pas d’un colis postal. C’est… disons… un arrivage clandestin. Par une société privée et confidentielle, si tu vois ce que je veux dire.

— Non. Pas vraiment.

Lord attrapa un des documents qui trainaient sur mon fauteuil habituel. Un cahier assez épais et jaunâtre dont les pages avaient été cornées jusqu’à l’épuisement. Il l’ouvrit. Les pages étaient couvertes d’une écriture cursive, serrée et nerveuse, illustrées çà et là de croquis à l’encre sépia. On discernait des plans, des schémas couverts de chiffres et de flèches et en page centrale une amphore de forme étrange. Le doigt nerveux de Lord se pointa sur le dessin. Je remarquais l’ongle en deuil. Décidément, cela n’allait pas bien chez mon ami ce matin-là.

— Regarde cette…

On frappa à la porte d’entrée. Cinq coups secs façon Gestapo. Lord bondit.

— Les voilà !

Quelques secondes plus tard, deux armoires à glace vêtues de noir pénétrèrent dans le salon. Leur mine peu engageante dénotait un total manque d’humour. Ils charriaient une imposante caisse de sapin marquée d’une série d’inscriptions en arabe. Lord leur demanda de poser la caisse près de la cheminée. Le plus grand des hommes sortit un document de sa poche sans dire un mot. Lord signa et les deux lascars prirent congé sans cérémonie. Je lançai un au-revoir ironique qui ne fit rire que moi. Pendant ce temps, Lord déclouait la caisse avec le pied-de biche.

— Viens voir. Tu vas comprendre, dit-il dans un jaillissement de paille.

De plus en plus intrigué, je m’approchai. Dans la caisse, une grosse jarre émaillée luisait doucement. De la même forme étrange que le dessin du cahier. Le col était obturé par un bouchon de cire noire. Des symboles chaldéens couraient en spirale autour du ventre de l’objet. Lord le souleva doucement et le déposa sur la table non sans prendre la précaution de le bloquer avec deux gros livres ; pour l’empêcher de rouler.

Je m’impatientai.

— Mais à la fin, vas-tu m’expliquer ?

Lord m’imposa le silence en posant son index sur ses lèvres. Il chuchota :

— Te rappelles-tu le voyage que j’ai fait à Noël dernier au Proche Orient.

— Oui, bien sûr. Tu es allé rejoindre des amis à Tel Aviv, mais…

— Je ne suis pas resté en Israël.

— Ah !

— Je me suis rendu en Syrie, dans la région de Palmyre, plus exactement. Oui, je sais, par les temps qui courent, ce n’est guère prudent, mais écoute. Tu connais ma fascination pour les anciennes légendes. Or, il se trouve qu’à l’automne dernier, j’ai découvert tout à fait par hasard, ce vieux manuscrit dans les affaires de cet oncle qui venait de décéder, souviens-toi.

L’affaire prenait un tour inattendu. Je m’approchai du bar et j’attrapai la bouteille de scotch et servit deux verres. Il était tôt mais une fois n’est pas coutume. Je bus l’alcool cul sec et attendis la suite du récit tout en inspectant avec attention la jarre sous ses moindres détails.

Lord délaissa le verre que j’avais posé près de lui.

— As-tu entendu parler de la pile électrique de Bagdad ? Dans les années 1930, un archéologue autrichien du nom de Wilhelm König a découvert une poterie assez étrange. Une vieille chose qui daterait de l’empire des Sassanides.

— Les Sassanides. Tu m’en diras tant.

C’est à cet instant précis que je retins avec peine un fou rire qui n’échappa pas à Lord.

— Oh ! Mais tu peux te marrer. C’est tout à fait sérieux, monsieur le cartésien. C’était un dispositif fermé par un bouchon en bitume. – il me désigna la jarre – un peu comme celui-ci. À l’intérieur, on a retrouvé une tige de fer entourée d'un cylindre de cuivre. Ces deux éléments étaient isolés par un tampon de bitume. Le cylindre était soudé en son fond par un alliage de plomb et d'étain. Une sorte de pile en quelque sorte. Voilà sa petite sœur. C’est un dissident djihadiste plutôt dégoûté qui me l’a vendue pour un aller simple au Brésil. Comme je ne pouvais faire entrer cet objet en France par les voies officielles, j’ai eu recours à un prestataire de service.

— Et qu’est-ce que tu comptes faire de cette… pile ? Alimenter ton congélateur ? Un conseil, fais-toi équiper de panneaux solaires.

Lord affichait la mine dépitée des grands jours.

— Tu ne crois pas un traître mot de ce que je te raconte. Mais comprends-tu vraiment les enjeux de cette découverte ?

Sans écouter plus que ça ses lamentables explications, je m’emparai de la grosse loupe qui attendait sur le fauteuil.

— Viens voir. Regarde là. Juste sous cette drôle d’inscription. Tu vois ?

Lord se pencha et regarda à travers la loupe que je maintenais sous son nez. Son nez qui s’allongeait, qui s’allongeait encore.

— Je crois, mon vieil ami, que ton dissident djihadiste t’a pris pour un jambon.

Sous la loupe, on distinguait distinctement l’inscription : « Made in China ».

 

Évreux, le 11 juin 2015

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Participation de Venise

ve01

 

            Dans ma jarre il y a toute la colère du capitaine haddock

                ECOUTEZ !!

      Bachi-bouzouk

Mille millions de mille sabords

BOUGRES De FAUX JETONS à LA SAUCE TARTARE.

COLOQUINTE à  la GRAISSE De HÉRISSON

ESPÈCE DE MÉRINOS MAL PEIGNES

ZOUAVE INTERPLANÉTAIRE

ECTOPLASME à ROULETTE.

JUS DE POUBELLE.

LOUP GAROU à LA GRAISSE DE RENONCULE.

AMIRAL DE BATEAU LAVOIR

BOUGRES D’EXTRAIT DE CRETINS DES ALPES.

CONCENTRE DE MOULES à GAUFRE.

BON Là je remets le couvercle !!!

Vous en voulez encore ?

ASTRONAUTE D’EAU DOUCE. GARDES COTES à  la MIE DE PAIN

Je garde précieusement cette jarre  aux milles éclats avec tendresse car elle a enchanté mon enfance.

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La jarre (EVP)


J’ai mis dans la jarre.
Tous les mots qui ne devaient pas être dit.
Les petites mesquineries et les grosses jalousies.
J’en avais sans doute marre,
Des couardes hypocrisies, des maousses flagorneries.
Mais d’une sincérité urticante, le commun a frémi.

J’ai rempli la jarre.
Des gaudrioles en sempiternelles litanies.
D’urgences en pisse-copies, le vide est si vite rempli,
La règle neuve est à part.
Alors qu’on ne veut que le moyen, l’ordinaire, le petit,
Tenant l’emmerderesse pour prétention bouffie.

J’ai bien enterré la jarre.
Pour oublier vite, tous ces tristes faux-amis,
Sous le sable ocre d’un très lointain et lumineux pays.
A présent c’est bizarre,
Qu’on veuille ressortir ce qui est enfoui.
Parce qu’on découvre que le silence est bavard aussi ?

J’ai retrouvé la jarre.
Elle était pleine de temps passé, chiffonné, blessé.
Elle était pleine de cette pulvérulence toute rose-doré.
Il était bien trop tard,
Il n’y avait rien d’autre que du vent léger, léger.
Et les friselis de l’inconséquence d’une fragile humanité.

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LE SECRET DE LA JARRE (Lorraine)


Dans ma jarre il y a

- des pinceaux de couleur pour reverdir l’hiver, dessiner un ciel bleu, et semer partout dans les prés le coquelicot rouge  éphémère ;
-
- Gagné à je ne sais quelle loterie -un billet d’avion pour l’Espagne, jamais utilisé et gardé comme un dérisoire porte-bonheur ;

- le murmure de la mer ;

- des souhaits de bonheur et d’anniversaire, pleins de l’amour maladroit
 d’enfants  devenus depuis des hommes et des femmes, qui envoient désormais des mails mais plus les « Je t’aime » d’autrefois ;

- Dans ma jarre, il y a aussi des souvenirs, des chagrins, des joies ailées, des visages disparus, des aveux d’hier, une rose au corsage, un baiser dans les cheveux, une éphémère bouderie, l’immense soulagement des réconciliations, l’immense désespoir du deuil, et la vie qui continue.

- Dans ma jarre il y a l’adieu. Le mien. Celui qu’ils trouveront quand je ne serai plus.

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Participation de JAK

ILS ONT DECOUVERT UN TRESOR DANS LEUR JARDIN

 

                  Extrait…   lire l’article en page 20

 

ja01

 

Reportage en direct by Jak descendante de rois fainéants

Pour le défi du samedi #354 le mystère de la jarre

 

Vu sur

http://www.savoirs.essonne.fr/sections/histoires/ils-ont-decouvert-un-tresor-dans-leur-jardin/

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La jarre à tête de pacha (Vegas sur sarthe)

Oncle Hubert gardait jalousement à la cave un grand vase de terre cuite au contenu mystérieux.

Chez nous l'importance des mystères se mesurait à la taille de la frottée qu'on nous promettait si on y risquait une main ou même un oeil!

La jarre était si ventrue qu'en la qualifiant d'engrossée, nononque s'était enorgueilli d'une métamphore (comme il disait) en partant d'un énorme rire qui le secoua des pieds à la tête.

J'appris plus tard que ce qu'on appelait en fait métaphore - une figure de style substituant un mot par un autre - n'avait rien à voir avec les vases étrusques.

On eut beau lui demander si ça se mingeait, si ça se picolait ou si ça protégeait du mildiou ou de la Mélusine, jamais Oncle Hubert ne lâcha le moindre indice sur son contenu.

Jamais il n'en retira quelque chose et jamais il n'y jeta la moindre chose ce qui faisait pourtant grossir le mystère jour après jour.

Nous montions la garde à tour de rôle mes cousins et moi, reluquant par la borgnotte à chaque fois qu'Oncle Hubert descendait à la cave c'est à dire trois à six fois par jour selon le degré d'évaporation des fillettes d'aligoté.

Par contre il nous confia qu'il la tenait d'un soldat inconnu qui l'avait arrachée en 1683 sous les murs de Vienne au grand vizir Kara Mustapha en personne, juste avant sa décapitation par le sultan Mehmed IV... ce que personne ne crut puisqu'il nous avait déjà fait ce coup-là trois ans plus tôt avec son gri-gri! (http://vegas-sur-sarthe.blogspot.fr/2012/12/amulette-de-surete.html)

On en vint à dire que la jarre était vide et que nononque nous avait entubés.

Il était grand temps de lever le doute et de confondre l'imposteur aux yeux de tous y compris de tante Anastazia qui ne manquerait pas de lui chanter Ramona en polonais!

 

Petit Paul qui était petit à cause de son nom n'eut aucun mal à passer par la borgnotte à l'heure bénie de la sieste et les ronflements continus de nononque étaient là pour nous rassurer sur notre entreprise.

Après avoir rebeuillé autour de la jarre, Petit Pierre pinçant son nez entre deux doigts nous assura que ça viaunait pire qu'à la décharge et qu'il lui fallait remonter fissa.

Le virot l'avait rendu pâle comme un mort et on eut un mal de tous les diables à sortir l'aventurier de son trou.

Y'a un cadavre, là-d'dans!” cracha t'il en vomissant son repas sur nos sandalettes “c'est p't'être bien la tête du grand vizir Mustapha”

Je lui répondis pertinemment que depuis 1683 les restes du vizir ne risquaient pas de viauner quoi que ce soit et comme il tombait d'accord avec moi, je le persuadai d'y retourner.

Equipé d'une pince à linge sur le nez et requinqué d'un galopin de sirop de cassis, Petit Pierre retourna dans l'enfer putride de l'antre au secret.

On pu alors le voir découvrir la jarre, y plonger un pochon qui traînait là, tartouiller, nadouiller puis remonter une sorte de liquide verdâtre et visqueux qui tenait plus de la morve que d'un divin nectar.

Alors on entendit Petit Pierre pousser un horrible cri tandis qu'il jetait le pochon dans la jarre et la refermait vivement; déjà il tendait les bras vers nous, plus pâle qu'au départ.

 

On l'assit doucement contre un mur, suspendus à ses lèvres exsangues dans l'attente d'une révélation.

Il m'a regardé” parvint-il à prononcer “j'ai vu ses yeux, les deux!”

Dans un sens Petit Pierre nous rassurait car nous n'avions pas affaire à un cyclope mais à une créature munie de deux yeux comme nous.

Le “comme nous” est l'expression la plus rassurante pour les êtres munis de deux yeux... restait à savoir qui possédait deux yeux dans un pochon de matière visqueuse?

Parle, Vindiou!” réclamait notre petit groupe. On n'est jamais trop nombreux pour faire parler un mort vivant.

Il m'a fait les gros yeux” bafouilla Petit Pierre “et en plus il louche!”

Cette information acheva de nous horrifier. On peut combattre un adversaire au regard droit mais pas un esprit faux qui vous regarde de travers et vous jette sournoisement quelque diablerie...

Petit Pierre revenait à lui mais ne put donner plus de détails sinon qu'il avait bel et bien croisé au fond d'une louche le regard du grand vizir Kara Mustapha en personne, pourtant décapité par le sultan Mehmed IV en 1683.

Ainsi nononque avait-il hérité en même temps que la jarre d'une tête de pacha!

A ce jour nous n'avons jamais évoqué le sujet avec Oncle Hubert ni pu dire comment avait disparu ce satané pochon.

 

 

borgnotte: petite fenêtre

fillette: demi-bouteille

galopin: verre

nadouiller: jouer avec du liquide

nononque: Oncle

pochon: louche

rebeuiller: fouiller

tartouiller: tripoter

viauner: sentir mauvais

virot: mal au coeur

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