04 avril 2015

Comme Spoleto, ils ont mis leur cadran à l'ombre

Flash

Spoleto-0032

Walrus ; Vegas sur sarthe ; Venise ; joye ; Emma ;

Fairywen ; MAP ; bongopinot ; Joe Krapov ;

 

Posté par Walrus à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Changement d'heure et de bonheur (Joe Krapov)

Le cadran solaire désespère
L’encadreur qui s’arrête un quart d’heure,
le cadreur qu’on ne voit pas sur l’écran,
Le cardeur qui a pété un cardan,
Le coiffeur emprisonné dans son carcan
Pour avoir profané avec ardeur
A l’épiphanie, quelle horreur, 
L’épi fané de Fanny Ardant.

Le cadran solaire désespère
De nous voir jouer les pervers
Avec le temps deux fois par an :
Samedi dernier encore nous l’avons arrêté,
Tous ont perdu une heure
De sommeil et de rêve,
De repos du guerrier,
De trêve
De confiseur.

C’était au soir de ce concert
Donné dans une boucherie
Nous y avons bien ri
Et mangé du dessert ;
Mais plus tard dans la nuit
Nous avons suivi le bœuf
Des technocrates à crâne d’œuf
Qui passent à la moulinette
La Nature et nos amourettes
Et à l’heure d’hiver ou d’été
Le troupeau des moutons bêlants
A qui on vole le printemps
Et les ors de l’automne
Sans faire de quartiers.

Seule à coincer la bulle
Sans se soucier de l’heure
Lina la somnambule
Faisait notre bonheur
Faisait notre bonne heure
D’une chanson de Gainsbourg :

 


Le cadran solaire désespère :

Pendant six mois il a tout faux
Alors qu’il a toujours raison :

"L’une sera notre dernière",
Elle éclipsera le soleil
Derrière un nuage de brume
Et nos costumes
Et nos coutumes
Seront posthumes.

Le cadran solaire désespère
Lorsque tout gris passent les jours
De notre comique trip,
De notre comic strip,
De notre débandade,
De notre destinée,
De notre prébende décimée.

Le cadran solaire désespère :
Avec le nez toujours en l’air
Jamais il ne verra,
A lui tourner autour,
La petite trotteuse
Aguicheuse
Des montres, toquantes toquées
Des orfèvres du Quai.

Jamais il n'entendra
Le petit tralala

D’une Suzy Delair,
Le quart ou demi-tour
D’une fille d’amour,
D’une petite reine
Qui ne lui ferait compter que les heures sereines,
D'une brave Mar-gnoMonique embobineuse
Qui rendrait sa vie lumineuse ! 

DDS 344 103110124

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

Cadran solaire par bongopinot

bo01


Le cadran solaire un bel objet qui mesure l'écoulement du temps
Inventé et utilisé  par l'homme sur les allées du temps qui passe
Que tu ne peux retenir même en courant après l'ombre vent
Mais que tu peux ne pas perdre en allant vers l'avenir sans paresse.

Mais "la nuit, le saviez-vous, les cadrans solaires sont gris,
Étourdis sans doute d'avoir tourné encore et encore
Une journée entière et la tête au soleil jaune canari
Mais lorsqu'ils sont endormis, le temps s'arrête et ignore

Que tous les hommes en profitent pour refaire le monde
Pour rêver qu'ils ont cessé de vieillir" ou qu'ils rajeunissent
Tout en imaginant une vie d'amour que le soleil inonde
Et c'est pour cela que le soir heureux ils applaudissent

Mais dès le lever du jour ils reprennent leur vie monotone et triste
En ne pensant qu'à la tombée de la nuit mais en l'attendant
Ils avancent gérés par le tic-tac incessant des horloges égoïstes
Et le temps passe encore et toujours au rythme du vivant

Et quand la nuit redescend ils revivent leurs bons moments du jour
Ou ils s'inventent sans honte un paradis déchirant leurs malheurs
Ces nuits enfin ils oublient le temps qui passe, cet ennemi si lourd
Et les insomniaques eux voient passer les minutes sans cœur  



*(Extrait de "Pour tout l'or des mots" de Claude Gagnière)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Berceuse (MAP)

Cadran 1

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Fairywen

Rêve d’éternité.

Immortalité

Rêve d’éternité

Chimère pourchassée

Par l’humanité

Qui existe pourtant

A travers nos enfants…

Illustration défi 344 du samedi 28 mars 2015

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :


quelques billevesées autour du cadran solaire... (Emma)

"La nuit, le saviez-vous, les cadrans solaires sont gris, étourdis sans doute d'avoir tourné, une journée entière et la tête au soleil. Lorsqu'ils sont endormis, le temps s'arrête  et les hommes en profitent  pour rêver qu'ils ont cessé de vieillir[1].

Les copains grattent autour de moi,
c'est foutu, le bac, j'l'aurai pas.
J' vais rendre copie blanche, à moins qu'on me laisse quelques années pour l'épreuve.

em01Je suis sûre que les esprits doctes ou mystiques vont parler du temps qui fuit, convoquer les philosophes 
Fugit irreparabile tempus. Sum si sol si [2]

Les plumes élégantes, ô temps, suspends ton vol[3] évoqueront l'amour à l'épreuve du temps, les vieux amants, l'amour plus fort que la mort.

"Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre, que cette heure arrêtée au cadran de la montre[4]"

"Tu vas avoir 82 ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable[5]"

 

Les esprits concrets aborderont la gnomonique  qui consiste à se baser sur le fait que le style se trouve dans un plan vertical nord-sud et l'angle qu'il fait avec le plan horizontal est égal à la latitude du lieu[6]

Je ne suis pas philosophe,
(catastrophe catastrophe)
ni poète
(je suis bête je suis bête),
ni savante
(j'suis navrante j'suis navrante)[7],

 

 Je sèche, me reviennent seulement en vrac des anecdotes incongrues :

Je me souviens que mon petit garçon, vers ses quatre ans, luttait contre le sommeil, parce qu'il voulait savoir si la nuit les arbres se couchent pour dormir…

On dit qu'après avoir planté un bâton dans le sable, Robinson fut pris de désespoir et se jeta dans le lagon, parce qu'il était incapable de retrouver le nom "gnomon" (du moins c'est ce que prétendit Vendredi lorsqu'il fut interrogé à Guantanamo) 

De la bouillie pour les chats… qui la nuit sont gris, comme on sait…

En fait, le soleil ne se couche jamais ni sur les terres de Charles Quint ni sur la planète, et  je me souviens d'une publicité merveilleuse qui le prouve, vous en rappelez-vous ? Ne vaut-elle pas tous les films du monde ?

 

 

 

_______________________

1 C. Gagnière
2 Le temps, irréparable, fuit. Je ne suis que si le soleil y est
3 Le bonjour d'Alphonse
4 Aragon
5 André Gorz, lettre à D
6 Le web
7 Pardon, Marie Paule   https://www.youtube.com/watch?v=_VUKKsJnl7Y

 Photo : couple néolithique de Mantoue

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Pour remettre les pendules à l'heure (par joye)

Si j'avais cessé de vieillir, 

tic tac
je ne t'aurais pas connu.
tic tac

Si je ne t'avais pas connu, 

tic tac
je serais morte.
tic tac

Si j'étais morte,

tic tac
j'aurais cessé de vieillir.
tic tac

Si j'avais cessé de vieillir, 

tic tac
je serais morte.
tic tac

Alors, cadran, non merci !

tic tac
je choisis de vivre.
tic tac

Je choisis ma vie.

tic tac
tic tac
tic tac

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Venise

Dans la pliure de l’espace temps au creux d’une mémoire dilatée, au nez et à la barbe d’éminents physiciens, le temps s’est arrêté.

La centrale des songes en panne, mon âme flottait entre l’éternité, l’océan, et le vide.

À la manière d’une navigatrice juvénile encline à braconner le temps j’appris  très vite que je ne changerais pas la mer.

Tout implique la mort  et même le retour à mes premiers instants sonne l’heure des  fatales aiguilles de l’écriture des heures.

En resquilleuse d’autres heures et métamorphosée en Andalouse  au sexe brûlant et aux pieds d’or, je danse un dernier tango  âpre et violent.

Couchée nue près du cadran solaire les battements de mes cils simulent le tremblement des aiguilles.

Sous mes paupières, je garde la solitude d’un sablier qu’on jette contre un mur..

Empêchée de passer le temps, étourdie de cette absence, je plonge dans les limbes de cette barque pourrie et cueille des rendez-vous manqués faute d’heures.

Dans ce bannissement nocturne pantois d’angoisse mes ennuis cardiaques reprennent.

Je lutte contre les ravages du non-temps et recluse dans ce monastère bleui par ces vents solaires, une grande poupée de chiffon dans les bras,j’empoigne les rames du temps et sonne l’heure.

ve01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

Ultimam time (Vegas sur sarthe)

Quand les ombres du style eurent quitté la table
que le dernier rayon du brillant Apollon
sur la pierre eut jeté son ultime jalon
il fallut accepter, subir l'inévitable.

La table refroidie - métronome des jours -
de l'équation du temps avait brouillé le jeu,
du combat Jour et Nuit on consentit l'enjeu
Hypnos avait sur nous posé son abat-jour.

Fixant de l'instrument, l'inutile gnomon
comme le naufragé son futile timon
on se prit à rêver de l'éternelle vie.

Mais en regardant mieux avec horreur on vit
qu'un esprit pernicieux - frénésie meurtrière -
y avait apposé au bas “Crains la dernière!”  

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

C'était écrit ! (Walrus)

Aldeburgh-371(Je ne compte que les heures sans nuages)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :