25 octobre 2014

Ne se sont pas montrés manchots

Flash

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Walrus ; Venise ; trainmusical ; Lorraine ; Vegas sur

sarthe ; tiniak ; Fairywen ; EnlumériA ; MAP ;

bongopinot ; joye ;

 

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Étonnement (par joye)

 

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Ce qui m'étonne par bongopinot

 

Ce qui m’étonne :

La méchanceté

Et elle raisonne

Dans le monde entier

 

Ce qui m'étonne,

Et me révolte

Et qui foisonnent

C'est les insultes

 

Ce qui m'étonne

C'est cette haine

Et elle sonne

Et fait de la peine

 

Ce qui m'étonne

Dialogue de sourd

qui chiffonne

le temps si lourd

 

Ce qui m'étonne

L'intolérance

Et elle tonne

Ça me dépasse

 

Ce qui m'étonne

tant de racisme

Qui empoisonne

Mon optimisme

 

ce qui m'étonne :

C'est que la vérité

toujours étonne

de l'automne à l'été.

 

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Mimétisme (MAP)

Quand l'ami Pierrot

m'a prêté sa plume

pour écrire un mot

comment deviner

que bien d'autres plumes

se rassembleraient

se transformeraient

pour être au plus près

de la blanche plume

d'une aile d'oiseau !

Mimétisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Qu’on se le dise (EnlumériA)

Alors, le sujet du jour c’est de raconter ce qui nous étonne. J’ai réfléchi dans ma tête comme disent les personnes pléonastiques. J’ai creusé, fouillé, trifouillé dans mes souvenirs et je n’ai pas trouvé grand-chose d’étonnant. Alors, je me suis rabattu sur des souvenirs plus généraux, plus universels ; et voici ce qui m’est venu à l’esprit. La chose la plus étonnante à laquelle on puisse penser n’est-elle pas la création du monde ? À notre époque obsédée par des fins du monde à n’en plus finir, le sujet me semblait intéressant.

Donc, au commencement des temps, il y avait ceux qui savaient et ceux qui ne savaient pas. Ceux qui savaient s’appelaient les Prêtres. Les Prêtres avaient une réponse toute prête pour chaque question. Ainsi, ils prônaient une création divine en six jours tapants. Rien que ça. Un être hypothétique que nous appellerons Dieu pour les besoins de l’histoire entreprit un jour de créer le monde. Il lui fallut en tout et pour tout six jours de labeur et comme il était fatigué — Ce qui est déjà étonnant pour un être tout puissant — Il se reposa le septième jour. Incroyable, n’est-ce pas ? Six jours pour fabriquer tout ça. La plupart des gens y croyait. Normal ! Quand quelqu’un dit : « Moi, Personnellement, Je sais ! » Quel que soit les sornettes qu’il raconte, tout le monde y croit. C’est ce qu’on appelle le principe d’autorité.

Or, il advint que les Prêtres se démodèrent. Ils furent remplacés par les Scientifiques. Vous, vous ne savez rien, mais les Scientifiques, eux, savent tout. C’est pourquoi ces derniers, tout pleins de morgue et d’arrogance proclamèrent haut et fort que cette histoire de création du monde en six jours n’était ni plus ni moins qu’un conte de fée.
Alors, de par le monde, les Scientifiques, confits de suffisance et de fatuité, proclamèrent d’une seule voix : « Nous, Personnellement, Nous savons ! »
Et les foules entendirent à leur grande stupéfaction que le monde avait été créé par un non-être que pour les besoins de l’histoire nous nommerons Hasard et qu’un jour, il y eut dans le grand nulle part, une particule un millier de fois plus petite qu’une tête d’épingle qui explosa et que cela s’appelait le Big Bang. 

Époustouflant, non ? Pour autant et selon le principe d’autorité, le bon peuple se mit à croire que l’ensemble de la matière composant l’univers infini – savoir les milliards de galaxies, quasars, nébuleuses, planètes et comètes, sans compter la garde-robe de votre belle-mère et le camion de pompier de mon gendre – était originairement compressé dans ce qui équivalait à l’époque à un millionième de grain de riz. Tout ce merdier rangé dans si peu de place ? Stupéfiant, n’est-ce pas ?

Voilà ! Tout ça pour dire que moi, ce qui m’étonne en ce bas-monde, c’est qu’une bande d’olibrius Je-sais-tout remplacent un conte de fée par une fable à dormir debout et que personne n’y trouve à redire.

Alors, vous, je ne sais pas, mais Moi, Personnellement, J’ai horreur qu’on me prenne pour un… qu’on se le dise.

 

Évreux, le 21 octobre 2014

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Le monde (Fairywen)

 

Le monde.

 

Comme c’est grand, le monde… Je n’en reviens pas ! Et comme c’est amusant… Il y a des tas de petites choses qui courent et qui volent, et d’autres qui ne bougent pas, mais ça fait quand même des tas de jouets partout. Et c’est doux, cette chose verte qui bouge avec le vent. Oh oui, vraiment, c’est amusant, le monde !! Je suis bien content d’avoir réussi à me glisser dehors, il y a tellement de choses à faire, dans ce monde si étonnant…

 

Oh mais pourquoi est-ce que tout à coup il fait gris ? Où est parti le soleil ? Et le vent, pourquoi est-ce qu’il devient méchant et froid ? Et qu’est-ce qui me mouille, comme ça ? J’ai froid, je veux rentrer ! Maman ! Maman, où es-tu ? Maman !

 

Je suis perdu, il est trop grand, ce monde, et moi je suis tout petit… J’ai froid, j’ai faim, je suis mouillé. Je pleure, j’appelle Maman, mais elle ne m’entend pas… Maman, où es-tu ? Maman… ! Je suis tout seul, j’ai peur… Maman !

 

Et ça, qu’est-ce que c’est ? C’est immense, ça vient vers moi… Je crache pour impressionner la chose, mais je suis si petit, et j’ai si froid… La chose se penche vers moi, elle va me faire du mal, j’ai peur, je tremble… Elle me prend, je ferme les yeux, je vais mourir sans revoir ma Maman…

La chose me ramène contre elle, et tout d’un coup, je sens l’odeur de Maman. Oui, là, sur la chose, l’odeur de Maman… Et l’odeur de la chose, je la connais aussi… Maman la porte sur elle, c’est celle de l’humaine qui la caresse et lui donne à manger… Je me mets à ronronner et me serre contre la fourrure toute douce avec l’odeur de Maman. On m’enveloppe doucement dans quelque chose qui sent Maman, je me réchauffe, je suis bien, et mes petites pattes se mettent à piétiner ce nid si doux. Je me sens emporté, mais je n’ai pas peur. Je sais que je vais retourner chez moi, maintenant.

 

Et tout à coup, ça y est, on est dedans, à l’abri du monde. Je reconnais les odeurs, c’est ma maison. Et j’entends Maman, elle me cherche. L’humaine s’assoit par terre, Maman saute sur ses genoux et commence à me lécher à grands coups de langue. Puis elle s’installe et moi je me mets contre elle et commence à téter. On est bien, là, avec Maman, à l’abri chez nos humains, au coin du feu. Je m’endors doucement, bercé par les ronronnements de Maman et les douces caresses de notre humaine.

 

Je n’ai pas besoin du monde.

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Participation de tiniak

Quand, énorme, vient la surprise
- qu'on se le dise et c'est tout vu !
un vent me prend par le joufflu

Il me massacre l'intérieur
pour y attiser des ardeurs
que je ne savais pas nourrir
sur le brasier de mes désirs

Tout oublié, mon nom, mon âge
m'emplis, me gonfle d'un orage
et fourbis un lent grondement
où s'accroît mon étonnement
de n'en pas maîtriser la cause

Maintenant, voici que j'explose
masquant mon trouble d'un éclat
de rire fou d'être encor là
la joue rougie d'inexpertise :
une fille m'a fait la bise !!


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Willy et John (Vegas sur sarthe)

Sa mère l'avait prévenu : “Ne t'étonnes pas s'il t'arrive des bricoles à force de t'éloigner de nous”.
Willy - bébé manchot royal - resta interdit devant les énormes traces.
Depuis sa naissance, c'est à dire depuis peu, Willy s'étonnait constamment.
Le vieux manchot de la colonie lui avait répété: “Le sage est celui qui s'étonne de tout, le stupide est celui qui s'étonne de tout aussi”... alors où était la logique là-dedans?
Etait-il né stupide ou sage? Et comment devenait-on blasé? Fallait-il passer un examen, une épreuve quelconque?
Willy s'étonnait même de se poser toutes ces questions à l'âge où tout ne devrait être qu'insouciance.
Epaté, il l'était depuis le premier jour avec ses courtes pattes palmées qui lui donnaient cette démarche presque humaine.
A en juger par la taille des traces dans la neige, cet oiseau rare devait bien faire cinq mètres de haut et pondre un oeuf d'au moins cent kilos!

Blasé, John l'était depuis bien des années, à force de travailler dans cette station polaire Concordia en terre Adélie.
S'il avait été dérouté au début par l'immensité glacée, les températures extrêmes, les micro-météorites, tous ces équipements hautement sophistiqués et tant d'autres bizarreries des lieux, il avait acquis une sagesse à toute épreuve.
Pourtant quand il croisa l'étrange trace, il en fut tout estomaqué.
En tant d'années il n'avait jamais rien vu de tel: une trace unique et titubante d'une créature unijambiste qui se perdait au loin... comme... des points de suspension!
Oh! My God!!”
Ses épais sourcils s'étaient haussés malgré la gangue de glace qui les emprisonnait et il sentit son coeur bondir dans sa poitrine.
Les animaux fantastiques de J.K. Rowling n'étaient rien face à ce qu'il imaginait de LA bête!
Son talkie-walkie grésilla:”Ca va, John?”
Il rassembla ses forces:”Faut que vous voyiez ça, les mecs...”

A trois cent mètres de là, Willy regagnait la colonie en jabotant et à cloche-patte...


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Participation de Lorraine


CA ALORS !

Ca alors ! C’est bien toi ?
Ces yeux bleus, ce chapeau, toujours cette dégaine
Cet air de bon aloi
Qui affrontait le temps…Tu m’appelais « Ma reine » !…

Ne dis rien. Tu es là
Le hasard, le chemin qui nous pousse ou nous traîne
T’ont ramené vers moi
Ce n’est plus le printemps…Tu me disais « Je t’aime »

Je vais bien. A part ça ?
Rien. Non. Ou presque rien, tu connais la rengaine
On croit qu’on n’oublie pas
On pleure un peu. Beaucoup. Ça n’en vaut pas la peine..

Et puis – ça va de soi –
On rencontre Kevin, Loïc ou bien Eugène
J’ai rencontré François
J’ai deux enfants mignons. Mais oui, je suis sereine !

Nous revoir ? Et pourquoi ?
Je n’ai pas de regret, pas d’envie ni de gène
Adieu ! Ne reviens pas.
Je veux vivre et chanter sans regret et sans haine

…Même si quelquefois un sanglot se déchaîne…

LORRAINE !

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L'écriture maudite ? (trainmusical)

L'écriture maudite -trainmusical-

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