Aux noces du fond et de la forme (par joye)

Aux noces du fond et de la forme

La foule présente était énorme,

Mais peu nombreux ceux qui pouvaient

Comprendre qui se mariait...

4

Pour ceux qui étaient fatigués

(Ils avaient trop halluciné ?)

'Y avait des indices ci et là

En fréquentant les bons endroits...

aluLe marié était le fond

Et, sur la carte au grand plafond,

La mariée, son initiale,

Faisait sa joie familiale.

7Les invités dignes de ce nom

Sauront décrocher le pompon

Et trouveront la bonne réponse

À cette énigme...B'en, vas-y ! Fonce ! 

5Dès que les vides seront remplis

Faut faire motus, je t'en supplie...

À l'oasis, fais de l'espace

Et vois la chose qui t'agace.

 

Réponse : Alu + Six + Nations = M. I. R. A. G. E.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [41] - Permalien [#]
Tags :

Non mais... (Tracy)

J'aime le vent.
Le vent glacial qui te coupe les membres
Et le vent chaud qui te caresse l'intimité.
Comme une caresse d'amant dans le cou.
Un baiser rapide sur le sein.
La robe qui se soulève et le vent qui glisse,
Les cheveux en bataille.
J'aime le soleil aussi et la pluie.
J'aime quand il m'aveugle.
J'aime quand elle me brouille la vue.
Qu'elle tombe en grosses gouttes.
Plus jeune, j'allais sous la pluie.
C'était drôle.
Tout le monde se cachait sous son parapluie.
Et mes cheveux me collaient à la figure.
Ils avaient bon goûts.
J'aime aussi les oiseaux qui chantent à quatre heures du matin.
J'aime le chocolat qui brûle les lèvres et la langue
Qui me fait regretter d'être gourmande
A chaque fois je me dis que je le mérite.
Je n'avais qu'à souffler avant.
J'aime pleurer aussi.
Tous mes soucis coulent hors de mon coeur.
J'aime quand je me réveille.
Que mes pieds se frottent contre les draps.
Qu'ils sentent un coup le tissu frais,
Un coup le tissu chauffé par le soleil.

Sans titre-7

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Hallucination auditive (Joe Krapov)

J'hallucine ou quoi ? Je le croate pas, ça !!!

Voilà que je chante en serbo-croate ? en bosniaque ?  en yougoslave !

Et ces bâtiments aux formes bizarres qui m'entourent ? Où suis-je ? 

Qu'est-ce qu'on a renversé sur ma moquette ? Au secours, j'hallucine !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Rose bonbon (Sebarjo)

 

 

Rose_bonbon

 

Je baigne dans une mer d'un rose bonbon

Où les poissons sont verts aux yeux marrons

Et ont des nageoires jaune fluo

Nageant toujours entre deux eaux

 

Où les anémones sont des coquelicots

Qui s'ouvrent quand brillent la nuit

Les étoiles de mer en compagnie

Des poissons lunes alanguis

Moon fishes à l'anglaise

Tagada je reprends une fraise

 

Car je flotte sur une mer d'un rose bonbon

Où voguent de gigantesques papillons

Aux ailerons d'argent et de nylon

Où les goémons sont des lianes de réglisse

Et les salicornes des sucettes à l'anis

 

 Oui je vole sur la mer d'un rose bonbon

Où les requins ne sont que des bananes

Des roudoudou qui font des ronds

Aux fonds des eaux ultra planes

De mon monde rose bonbon

 

 Je nage dans une mer rose bonbon

Qui fond

Qui fond

Qui fond

...


Et vous pouvez entendre ci-dessous une version hallucinatoire de cette folie "pink sugar"... mais attention ce n'est qu'une esquisse...

alt : Noomiz

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :


Des lyres et des hommes (EnlumériA)

L’auberge du Palefrenier Narquois n’avait de prime abord rien d’extraordinaire. Une salle comportant une vingtaine de tables, décor de saloon mâtiné pub irlandais avec de grands posters représentant un légendaire autrefois. On entrait par un vestibule dans lequel se trouvait le vestiaire. Un vélo était appuyé sur le desk. Personne pour accueillir le client.

— Vous savez que les règles du savoir-vivre disent que c’est à l’homme d’entrer le premier dans un restaurant ? expliqua Damien.

Kaelia émit un petit rire moqueur qui exprimait pleinement son mépris des convenances. Elle s’avança de quelques pas dans la salle à la recherche d’une table bien placée.

Au bar, trois matelots encourageaient bruyamment deux colosses qui bras-de-ferisaient sous le regard paternaliste du barman. Sur la gauche, un vieux couple se chamaillait gentiment à propos du menu tandis que la serveuse patientait en levant les yeux au ciel. Attablé au fond, un homme à la barbe fleurie consultait un carnet en sirotant une bière. Trois musiciens qui tentaient de s’installer au mieux sur une scène minuscule provoquaient un remue-ménage légèrement irritant. Le contrebassiste, un géant, s’efforçait de caser sa large carcasse entre le rideau et son instrument sans se préoccuper des ricanements du saxophoniste ni des conseils fantaisistes du guitariste.

La serveuse, une rouquine coiffée choucroute, profita de leur arrivée pour laissait choir son couple d’indécis. Damien ne se gêna pas pour admirer la superbe plastique de la jeune femme. Petite robe de satin noire ultra moulante et jambes interminables montées sur escarpins dorés. Un fantasme sur pattes. Sur son chemisier un badge proclamait en lettres capitales que cette charmante créature se nommait Démétria.

— Bonsoir ! Deux personnes ? Je vois que notre table d’honneur est libre. Venez les amoureux. C’est votre jour de chance. On dit que cette table porte bonheur.

— Pourquoi ? demanda Damien.

— C’est à cette table que Tonton Macroûte, en personne, a déjeuné un certain 32 juillet. Regardez ! Il y a une plaque qui le confirme.

— Le 32 juillet ?

Démétria  expliqua que le graveur avait fait une faute de frappe suite à l’absorption d’une pinte d’hydromel superflue.

— En vérité, l’évènement s’est passé un 23 juillet. Voici la carte. Je vous recommande notre gombo de renard de mer. Une recette de Tonton Macroûte. Pour vous faire patienter, je vous apporte notre apéritif maison, à base d’hydromel. En attendant, installez-vous confortablement.

Kaelia remarqua que le regard que Damien posait sur Démétria ressemblait à celui du fameux loup de Tex Avery.

— Ne vous gênez pas, dit-elle d’un ton acide.

— Pardon ?

— Non, rien. Laissez tomber.

Démétria était de retour avec deux verres remplis d’un liquide ambré agrémentés de bouées de sauvetage. Elle les posa sur la table avec une coupelle de graines à l’aspect caoutchouteux. Elle remarqua les mines stupéfaites des deux convives.

— On en avait marre des ombrelles.

— Ah ! Il est comment votre gombo de renard de mer ?

— Je reviens dans un instant et je vous explique. On dirait que les foldingues se sont décidés.

Elle fila aussitôt vers l’autre table.

— Bon allez, on trinque, dit Damien. Vous avez vu ces graines. Bizarres, non ?

— Oh ! Moi, vous savez, au point où en est.

Aussitôt Kaelia picora dans la coupelle. L’apéritif maison avait un fort goût de miel avec un je-ne-sais-quoi en plus comme un parfum de rose cannelle mais pas vraiment.

— Il y a un truc en plus, marmonna Kaelia, la bouche pleine de graines. Du pain d’épices à la cardamome ?

— Je pencherai plutôt pour du cactus vanillé, objecta Damien.

Il avala son verre cul sec. Cela lui fit un peu comme… il ne savait pas trop, en fait. Kaelia poussa ses graines d’une large rasade. Elle demeura impassible l’espace de quoi, une demi-minute, et puis éclata de rire à la manière d’une baudruche qu’on dégonfle à grands coups de manivelle.

— Nom de Dieu ! s’écria Damien, mais où avez-vous appris à faire ça ?

— Vous savez à quoi ça ressemble ce truc. À un écoulement de guimauve frangipanée dans l’oreille d’un orque de Barbarie.

Damien s’ébroua, fit un signe au barman pour réclamer la même chose et se laissa aller en arrière, la mine déconfite.

— J’ai l’impression être le rejeton d’un vieux pneu et d’une méduse étoilée.

Encore ce rire incohérent de Kaelia. Sur ce, le barman, une sorte de lièvre géant à moustache en poignées de porte apporta la seconde tournée.

— C’est pour môaaa, dit-il en grinçant de toutes ces dents en bois. Démétriaaaaa ne va taaaaaaaaardeye. Vous aimez l’âmusique ? L’orchestre vaaaa… comment c’est ?

— C’est pas mauvais, cornecliqua Damien en s’essuyant les sourcils d’un geste caverneux – Grimace de dégoût du narrateur. Puis, il trinqua avec Kaelia en cors et en corps. Ces sacrés verres paraissaient inépuisables. Damien hoqueta de rire à son tour.

— Tu peux te foutre de moi, railla Kaelia d’une horrible voix de rogomme. Ton rire, on dirait une flaque d’eau sous la palme d’un phoque.

— C’est académique ça, tiens ! Mais attends, on dirait que l’orchestre commence à jouer.

Sur la scène, transformée pour l’occasion en coquille Saint-Jacques à défibrillateur bio-nucléique, les trois musiciens costumés en tringles à rideau accordaient leurs lyres.

— Ce sont des lyres Sterling d’excellente facture, constata Damien en ramassant son sourcil tombé à terre. T’a vu les costards ? Une seule rayure. Comment qu’y font pour rentrer là-dedans et jouer aussi bien de leurs instruments ?

— Parce que ce sont des lyres d’hommes très minces, coupa Démétria revenue de ces indécises aventures. Je vois que vous appréciez notre apéritif maison. Et nos cakes à couettes aussi. Alors, décidés à goûter au gombo ?

— Je meurs de faim. Va pour deux gombos ! proclama Damien à la cantonade tandis que Kaelia était plongée dans la contemplation désabusée du barbu du fond qui prenait des notes, impassible comme une pierre tombale sous une pluie d’équinoxe. 

Démétria claqua dans ses mains. Cela fit un bruit de jupette froissée sous la dent d’un rhinocéros hellotridécatabulophobe*.

Aussitôt, deux renards bleus travestis en loups de mer déboulèrent sous les acclamations des matelots vêtus pour l’occasion de justaucorps en pâte feuilletée. Ils tenaient à bout de pattes un large calice dans lequel six langoustes en tutu virevoltaient une gavotte parsemée de vestigiaux effluves parmesans. Un poivron rouge visiblement éméché tentez de tailler une bavette avec le poivron vert qui s’époustouflait dans un trombone à tige filetée. Un essaim de gousses d’ail tournicotait allègrement autour d’un citron vert en crinoline en poussant des cris de clés à molette sous la mitraille.

Damien, qui s’écroulait de rire en fragments parcellaires, s’évertuait à réunir les morceaux en dépit du bon sens sous les huées de pangolins bariolés taillés comme des linottes sans têtes.  

Les renards déposèrent enfin le calice sur la table qui, prise de panique, prit ses jambes à son cou et fila vers les cuisines en passant par un chemin de table nouvellement promu au rang de sentier lumineux.

— Sandinista ! beugla soudain Damien sans trop savoir pourquoi sous les yeux vitrifiés aux beurre de yak d’une Démétria confite en dévotion.

C’en était trop pour Kaelia. Elle se leva d’un bon et se dirigea en toute hâte vers le barbu du fond qui, enfilant un manteau en peau d’ours, s’apprêtait visiblement à prendre congé.

— Hé ! Vous, là ! Oui, vous. Où vous croyez aller comme ça ?

Au comble de la surprise, le vieux type se retourna vers la jeune femme. Vu de près, il ressemblait assez à l’idée qu’on se fait d’un vieux beatnik embourgeoisé.

— Vous… Vous pouvez me voir ?

— Et bien sûr que je peux vous voir. Je vous observe depuis tout à l’heure. Vous êtes le seul, dans ce pandémonium, à ne pas avoir bronché. Regardez les champions de bras de fer, au bar. Ça ne vous parait pas bizarre que leurs bras repoussent chaque fois qu’ils s’en arrachent un. Et les renards, vous les avez vus, les renards ? On dirait de grosses mites endimanchées à la foire au foin. Je ne vous parle même pas de mon copain qui… Mais nom de Dieu ! C’est la lingerie de la serveuse qu’il mange en sandwich nappés de sauce aux doryphores ? Mais pourquoi je dis ça, moi ?

— Bon allez, calmez-vous, madame, conseilla le barbu. Ce n’est pas si grave. Il ne savait pas qu’il faut toujours manger un nombre impair de cakes à couettes avec l’apéritif maison. Dans une heure, il sera frais comme un gardon. Bon ! C’est pas tout, mais il faut que j’y aille, moi. On joue Les Triplettes de Belleville, ce soir au Lutétia. Mon vélo n’aimerait pas manquer le début. C’est son film préféré.

— Vous n’avez pas répondu à ma question, insista Kaelia. Vous êtes qui, au juste ?

— Moi ? Mais je ne suis que le narrateur, madame. Bien le bonjour chez vous.

Sur ce, le vieux bonhomme s’éclipsa en chantonnant une petite chanson.

À la table de Tonton Macroûte, Damien continuait de faire le singe avec cet air niais qu’affichent parfois les fumeurs de banane plantain. Kaelia se laissa tomber sur une chaise, épuisée, lorsqu’un vacarme semblable à une débaroulade de couscoussières dans une bétonneuse trois-pièces-cuisine la fit sursauter.

 

* Crainte exagérée d'être treize à table.  

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

Mes hallucinations (Prudence Petitpas)

pr01Dessin que j’ai fait à 12 ans, sans doute pour apprivoiser les premiers personnages de mes hallucinations…

Je ne sais pas vous, mais lorsque je ferme les yeux, tout un monde magique apparait entre mes pupilles et mes paupières…Ce sont plutôt des visages qui prennent forme et se succèdent sans forcément d’ordre. Parfois j’en retiens un, comme une image, elle fait le tour de mon cerveau, et me revient à chaque fois transformée, avec un chapeau en plus, ou un sourire de travers, souvent avec une grimace qui du coup m’effraie et je la chasse de ma tête. Aussitôt remplacée par une autre, et encore une autre… Toutes ces images sortent de mon imaginaire, je ne reconnais jamais quelqu’un que j’ai croisé dans ma vraie vie, ou alors je ne me rappelle plus vraiment de lui. J’appelle cela mes hallucinations et j’en joue le soir lorsque je cherche le sommeil. On pourrait croire que ce jeu est puéril, oui, il est vrai que depuis toute petite, je vois des formes partout… dans les nuages, dans les tapisseries aux traits bizarres qui s’entrelacent jusqu’à ce que mes yeux y trouvent l’aspect qui m’attire et me laisse partir dans mes délires. Délires qui durent encore maintenant, mais je n’en parle à personne, j’ai peur qu’on me prenne pour une folle. Je suppose que les hôpitaux psychiatriques sont remplis de ces gens qui voient toutes sortes de choses étranges et qui le disent tout haut. Non, cela reste mon secret, cela reste mon terrain de jeu imaginaire et j’y suis parfois si bien que le sommeil tarde à venir. Avec le temps, j’ai même réussi à contrôler le jeu, je le commence et l’arrête quand je veux, je fais circuler les silhouettes derrière mes paupières à l’allure qui me plait. Parfois rapide, parfois lentement, cela me permet de les détailler, de les rhabiller, de les colorer… La seule difficulté serait de les attraper pour qu’elles restent plus longtemps ou de les faire revenir. Non, ça rien à faire, elles changent constamment d’allures et me narguent parfois tranquillement, d’autres fois plus sournoisement, particulièrement  lorsque je suis malade. La fièvre les fait apparaitre sans plus aucun contrôle, des milliers de visages me tombent dessus, comme de gros coussins qui dégringolent sur ma tête. Ce jeu là, ne m’amuse plus du tout et je crains devenir vraiment folle, là, il faut que ça s’arrête. Heureusement, je reste le plus souvent en bonne santé et peut continuer à loisir de faire aller et venir derrière mes yeux fermés, ce petit monde qui envahit mon esprit… A vous je vous en parle, mais ne le dites à personne…. Est-ce grave docteur ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [29] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Nhand

HORS-SUJET

 

N’ayant comme vous abusé
Des paradis artificiels,
Je me pensais assez rusé
Pour trouver dans les logiciels
De ma lente imagination
Les mots qui vous auraient narré
Une belle hallucination,
Et me voici désemparé ;

Les muses que j’ai rencontrées
Me parlaient de tout autre chose,
De situations empêtrées
(Loin d’agir pour la bonne cause)
Dans un réel trop terre-à-terre
Et ne suggéraient à ma plume
Que de refaire l’inventaire
D’un monde enclin à l’amertume.

Alors, navré de vous servir
Ces quelques rimes hors-sujet
Qui me vont peut-être à ravir
Mais qui n’ont pour unique objet
Que d’offrir une explication
A mon défaut d’inspiration.

 

Nhand

 

PS : si vous estimez, ami(e)s défiant(e)s, que vous avez perdu votre temps à lire cette non-hallucination, autorisez-vous à me tirer les cheveux (qui me font, eux aussi, de plus en plus défaut).

Note à l'intention des maîtresses : je refuse, cependant, de recopier 500 fois Je me dois de traiter le sujet demandé, de n'en dévier sous aucun prétexte.

Je préfère encore aller au piquet.

Et si je suis privé de récréation, pourrai-je quand même manger mon pain au chocolat dans la salle de classe ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [49] - Permalien [#]
Tags :

Etonnement (MAP)

J'aurais dû m'étonner quand j'ai vu cette poule couver des petits cailloux :

DSCF5899

mais plus encore quand une jeune femme s'est transformée en arbre :

Expo en plein air

ou qu'une forêt entière s'est subitement miniaturisée !

Mini-forêt

Quand les toits se sont dédoublés :

Les deux toits et le mur

des mini-fenêtres percèrent le mur bleu !

DSCF5839

Un masque plus qu'étrange fit son apparition  !

DSCF5846

Un monstre jaillit de la pierre !

Monstre de pierre

Hallucinations ??????????

?

Non ....

tout simplement un petit voyage

dans une belle région :

Bretzel

*

Décor alsacien

Bonjour chez vous !  :-)

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [29] - Permalien [#]
Tags :

Mes Hallucinations par bongopinot

bo01

Je vois un beau cerisier en fleurs

Et  nous sommes en hiver

Sur un arbre au visage enjôleur

Je cueille mes pommes de terre

 

Je glisse sur la glace

Sous un soleil d'été

Sur La neige bien grasse

Je surfe sur une vague salée

 

Je joue au tennis

Au fond d'une piscine

Avec un gant d'anis

Et ma fée Célestine

 

Je vois un oiseau d'or

Sur une branche joyeuse

Je vois un toréador

Dans son habit de danseuse

 

Ici les fusils envoient des mots d'amitié

le canon lance un feu d'artifice splendide

les missiles jettent des tentes pour s'abriter

Et nos cœurs arrosent les sols arides

 

De mes douces apparitions

Et mes biens beaux mirages

De toutes ces divagations

Sans barrière et sans âge

 

Où l'on a banni famine et  guerre immondes

Où l'on se lance tous dans une belle ronde

Où le mauvais fuit en quelques secondes

Je vous dis Bienvenue dans mon monde

 

Où l'on aime les hallucinations

Les perceptions illusoires

Et les douces visions

Le matin, le midi et le soir .

 

Cette vie-là m'ensorcelle

M'entoure de belles dentelles

* "L'illusion du vers bon ou mauvais est telle

     Qu'à travers un sonnet la vie est toujours belle"

 

 

* Maurice Chapelan

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :