Tout est sous contrôle (Célestine)

Bottes rouges

-Désolé, Célestine, j’ai été choisi pour le défi, mais ce n’est vraiment pas de mon fait. Je t’assure ! Tu crois que je n’aurais pas préféré courir en liberté plutôt que d’être affublé de ces bottes idiotes …

-Mais qui me parle ?

-Remarque, elles me sont bien utiles ces bottes, il fait vraiment un temps d’homme aujourd’hui! J’ai la goutte au groin et la chair de truie.

-Maîtresse, maîtresse ! Dans la cour, là ! Regardez !

-Je ne vois rien…

-Mais si, là, sous le banc …dans la flaque, regardez, maîtresse, un cochon ! Avec des bottes, rouges en plus !

Ce doit être le surmenage de fin de trimestre.  Je ne verrais même pas une aiguille dans une botte de groin…euh…de foin... Alors un cochon avec des bottes… Pourquoi pas une araignée dans un grenier ou un limaçon avec une culotte, tant qu’on y est ?

Il faudrait peut-être que je consulte…Le défi du samedi a gravement envahi ma vie depuis quelque temps. Je me retourne: mais non,  mes élèves sont sages, ils s’appliquent sur leurs copies, la langue en tire-bouchon. Sur mon bureau, mon petit Walrus en peluche clignote doucement. Mon porte-clé Map en plastique de Carrare double face est suspendu à la clé de l’armoire. Tout a l’air sous contrôle.

D'où me vient cette désagréable impression de partir en saucisse ?

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Cochons la bonne case ! (Joe Krapov)

Comment ? 23 lignes pour faire le tour de cet animal qui se vautre dans la fange comme Christine, Frigide et Ludovine dans la Manif pour tous ? Mais c’est ridicule ! Pire, c’est un tour de cochon qu’on me joue là !

Impose-t-on la même limite à ce mammifère omnivore de Philippe Meyer ? Et en plus, cette semaine, il faut faire rire les petits mômes ! Mais enfin ! Jamais aucun(e) de vos porcelets de petits-enfants barbouillés de Nutella ne sourira jamais à l’énoncé « Qui vivra verrat » sur lequel je ne saurais faire l’impasse ni à ce petit jeu des suppositions que j’adore : suppose que tu t’appelles A et que tu veuilles importer dans la Sarthe les méthodes d’élevage du Périgord. Alors je te dirai : « Ne fais pas, A, aux truies ce que tu n’aurais pas voulu qu’on fît d’oie ! ». Caca boudin !

Du coup je suis à peu près sûr que même à Pau ce défi gave ! Caca boudin !

Le cochon est un animal qui pond des œufs quand on tire sur sa queue. Encore faut-il qu’auparavant on ait pris soin de le suspendre au plafond. Les œufs du cochon ont ceci de particulier qu’une fois cassés dans votre poêle ils se transforment en omelette aux lardons. Caca boudin !

Le cochon est tellement synonyme de richesse que les Italiens ont toujours placé en lui leur confiance et leurs économies : en italien, cochon se disait autrefois « tire-lires ». L’usage s’en est répandu jusqu’en Bretagne où le summum du luxe est de passer ses vacances en compagnie de Peggy la cochonne à la pointe du Grouin ou à Porc-Navalho. Caca boudin !

Je connais au moins trois chansons consacrées aux cochons : « Piggies » des Beatles, « Tout est bon dans le cochon » de Juliette et « Pork’n’roll » des Nonnes troppo. Je ne sais pas encore laquelle des trois je vais interpréter en complément de programme de ce billet. J’ai lu « La Stratégie pour deux jambons » de Raymond Cousse mais ça non plus, ça ne fera pas rire autant les enfants que la formule ajoutée depuis quatre paragraphes à la phrase de fin de ceux-ci.

Bon j’aurais pu chanter aussi, c’est vrai, « un été de porcelet-ne » de Mort Shuman. Sans compter que je suis aussi l’auteur de ce couplet détourné et ajouté au chef d’œuvre des Charlots :

« On a parlé d'amour et de violettes,
Mais jamais d'amour et de rillettes
Pourtant je connais tout près d’Allonnes
Un hidalgo qui chante à sa bonne,
Tous les jours à l'heure du dîner
Ce chant d'amour bien tartiné :

Paulette, Paulette tu es la reine des rillettes
Notre amour ne serait pas si grand
Si je n’aimais pas les rillettes
Les rillettes du Mans ! »

S’il y a un Edmond le cochon en bande dessinée (Veyron/Rochette) et si Obélix tombe sur ceux de son temps sanglier gare, nous avons à Rennes un Léon le cochon qui est un restaurant non-végétarien dans lequel je n’ai jamais les pieds, fussent-ils panés ou pas !

Au cinéma il y a bien sûr « Le porc de l’angoisse », « Babe », les aventures de Lemmy Cochon avec Eddy Constantine, « POUR qui CEAUnne le glas » d’après Hemingway et, paradoxalement, « La guerre des moutons » pour sa célèbre réplique « Si goret su j’aurais pas venu ».

Avant que nous ne parvenions à la vingt-troisième ligne de cette chronique ou peu de temps après l’avoir dépassée, afin de vous éviter à vous aussi de prononcer cette dernière phrase, je crois qu’il est temps que je m’arrête. C’est vrai qu’une réponse négative à la question « Cela sert-il à quelque chose que je m’échine ? » me resterait en travers (de porc) de la gorge. Et je protesterais alors : Caca boudin !

Aussi évitons de pousser des cris d’Hugues orfraie, l’heure est venue de nous saigner d’une petite chanson. Sortez vos tire-bouchons !

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Pippa Porcelet et les bottes rouges (par joye)

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Un tour de (p'tit) cochon (MAP)

Et vous n'voyez pas

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Et un tour de cochon

Photos en provenance d'INTERNET

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CASTING (Epamine)

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Je m'en doutais... Je n'aurais jamais dû venir!

En entrant tout à l'heure dans l'immense salle, je me suis dit: "Mon pov' Riri, t'es grillé!" Et pour un petit cochon, être grillé, c'est pas bon du tout!...

Mais tant pis! Je suis là et je ne vais pas repartir sans avoir tenté ma chance! Je m'installe donc sur un des sièges encore libres et après avoir enfilé sur mes soies le dossard numéro 100 que l'on m'a remis à l'entrée (qui se trouvait être le dernier!!!!), j'attends mon tour en observant les autres.

Barbe-BleueAppelés par haut-parleur numéro après numéro, tous, sans exception, se présentent fébrilement devant une petite porte rouge située dans un angle de la salle. Au bout de quelques minutes, tous ressortent totalement anéantis, le visage décomposé, les yeux remplis de larmes: la frêle et pâle dame qui tenait le grand portrait d'un homme à la barbe bleue et qui ne cessait de répéter à sa voisine "Anne, ma soeur Anne"; la mystérieuse fille qui planquait sa sublime robe de gala sertie de cristaux Vazyenski sous une minable peau de bête grise sans fourrure; les trois gorets plus ou moins bien fagotés qui faisaient les andouilles; l'espèce de lolita, habillée comme une princesse, guindée dans ses atours amidonnés, qui lorgnait sans ciller le petit pois posé sur l'énorme coussin rouge qu'elle tenait sur ses genoux;  la pauvre gosse en guenilles qui ne portait qu'une seule Louboutin... en verre (ou en vair, j'ai pas bien vu!) et qui roulait une énorme citrouille; la 62, la belle endormie qui a traversé la salle comme une somnambule en tenant du bout des doigts, j'vous l'donne en un mot comme en cent: un fuseau vieux d'au moins cent ans!

snow_white_appleEliminée, la pauvre 68, la jolie brunette au panier de pommes rouges, accompagnée de sept lutins de jardin dont les sourires ont fondu comme neige au soleil à leur retour! Fini pour la gamine blonde et bouclée, la 73, pleurant comme une madeleine dans ses trois bols et pareil pour les deux amoureux éconduits réglant "leur conte" à grands coups de hérisson et de houlette! Idem pour la 82, une petite chipie habillée en rouge de pied en cap(e) et de colère qui s'empiffrait de petit beurre et de galette! Et que dire du majestueux cygne, le pauvre 88, qui hurla en sortant "Ils n'ont pas voulu me croire, boooouuuuhhhh, quand je leur ai dit que j'étais un vilain petit canard..."

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Et je n'en crois pas mes yeux : voilà le numéro 99, le gros matou, le maître chat, le fier félin botté tel un mousquetaire, qui ressort tout penaud, la queue entre les pattes et la moustache plate!

Tous sont éliminés!

"LE NUMERO 100 EST ATTENDU PRES DE LA PETITE PORTE ROUGE. MERCI!"

C'est mon tour... J'ai mon petit baluchon, ma queue en tire-bouchon, mon dossard, du lard mais pas de fard... J'entre par la petite porte rouge...

"Bonjour, présentez-vous!

- Bonjour! J'me présente, je m'appelle Henri, je suis tout petit et j'ai plutôt bon caractère.

- Racontez-nous votre histoire, petit Henri! Nous espérons qu'elle sera plus authentique que les contes à dormir debout des 99 candidats précédents...

- Bon, ben voilà! Il y a quelques semaines, j'étais le gros lot d'une tombola. Pour attirer les foules, à défaut de bottes de paille, on m'a affublé de quatre bottes rouges en caoutchouc pour cacher mes pieds de cochon...Voyez vous-mêmes..." Je sors mes petites bottes de mon baluchon et les enfile sous les yeux étonnés des membres du jury.

"Le gagnant de la tombola a demandé à l'organisateur d'où je venais et, depuis cet instant, je ne sais pas pourquoi, on me craint, on me respecte, on est copain comme cochon avec moi, on me fiche une paix royale. Mon propriétaire m'a finalement appelé Henri. Au début, il pensait à Saint-Antoine mais ça faisait trop cloporte... Il invente et colporte des histoires invraisemblables sur moi et lorsque l'on lui demande s'il compte bientôt me faire griller, il s'offusque, flanque les indélicats à la porte avec fermeté en leur reprochant de ne pas savoir de qui ils parlent puis il vient me cajoler en me disant: "On va en gagner des sous tous les deux, mon petit Henri, c'est moi qui te le dis!" Voilà, c'est tout!"

- Et d'où venez-vous, Henri ?

- De Nevers! Oh! Zut, j'ai mis mes bottes à l'envers!

- De Nevers! Et comment s'appelle votre propriétaire ?

- Monsieur Lagardère!"

Les membres du jury semblent d'abord médusés, me regardent un instant de travers (sans caramel!) puis se regardent amusés, enjoués, réjouis...

" Vous êtes donc une fine lame, Monsieur !

- Vous faites erreur, je ne suis point Monsieur! Je suis Henri, le cochon DE Monsieur Lagardère! Quant à être fine lame, je suis plutôt banal tire-bouchon...

- Sachez Henri, que dans certains cantons, il est mal venu d'appeler un cochon par son nom. On vous donne du Moussu ou du Ministre et on vous considère souvent comme un noble, un vêtu de soie...  Vous avez gagné! Votre histoire nous plaît! Le mystère des quatre bottes de Nevers de Monsieur Henri de Lagardère va faire le tour de la Terre! Et on ne vous fait là aucun tour de cochon..."

Je ne sais si c'est de l'art ou du cochon et je m'en fiche. Une chose est sûre: j'ai la queue qui tire-bouchonne! Et j'espère qu'avant le début du tournage du film, quelqu'un m'expliquera enfin cette histoire de "bottes de Nevers"...

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Participation de bongopinot

C’est Maxou le petit cochon

Il est content et fait des bonds

Fou de joie, car aujourd’hui il pleut

Il aime l’eau, ça le rend heureux

 

Quand il sort il met ses bottes

Il adore les jours de flotte

Et il chante à tue-tête

Pour lui c’est jour de fête

 

Il patauge dans la  gadoue

Il en rêvait le petit Maxou

Et comme tous les enfants sages

Il s’invente des voyages

 

Il s’imagine sur un radeau

Et devient le petit matelot

Mais Maxou suit les consignes

Et jamais il ne s’éloigne

 

Car Maxou est raisonnable

Et même si ça n’est qu’une fable

Faite comme lui, soyez obéissant

Et écoutez bien vos parents

 

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Fratrie ( petitmoulin )

Mon aîné fut pendu
Aux nues d'un casino
Mais les bandits manchots
Avaient été pipés
Il ne pondit
Ni œufs ni or.
Triste sort.

On fit des trois suivants
De nobles bâtisseurs
De masures en palais
Les affaires florissaient
Quand un vent de l'usure
Les a désargentés.
Calamité.

Moi on me fit poser
Pour magazines branchés
Hier, complet veston
Chapeau melon,
Aujourd'hui nu,
Cuissardes vermillon.
Extravagance.

Quant au petit dernier
Le pauvret
On le fit charcutier !

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Où on retrouve Paulo & Azor ! (Sergio)

Le capitaine Anglada arriva sur les lieux du crime, ce lundi matin pluvieux aussi sombre que son moral .Sept heures sonnant son adjoint Gérard l’avait tiré de sa contemplation matinale. Anglada avait acheté une bicoque délabrée au bord du Dorlay une petite rivière à truite en amont de Doizieux charmant village médiéval sur le versant nord du Mont Pilat. Il l’avait retapée à son idée et depuis une large varangue, souvenir ramené de sa première affectation sur l’ile de la Réunion il contemplait sa rivière. En toute mauvaise foi, dans une absence totale de légalité assumée & en qualité de Capitaine de gendarmerie il avait interdit la pêche sur la portion de rivière qui traversait son terrain ? Ce sur environ huit cent metres. Lui-même grand taquineur de Farios devant l’éternel, cela avait fait sourire tout le comté, mais il faut bien l’avouer personne ne l’avait vu pêcher SA rivière. Beaucoup l’avaient vu, dans le petit matin ou au crépuscule, entre chiens & loups assis sur un petit rocher, banc naturel scruter  toujours le même calme créé par un éboulis naturel. Il guettait les gobages de deux grosses Farios qui résidaient en ces lieux. Cette simple vue était son plaisir, sa connexion à la beauté du monde avant de replonger dans la merde qui constituait l‘essentiel de son boulot.

Et ce matin dans la merde il sentait qu’il allait y plonger jusqu’au cou.

On venait de découvrir le cadavre du Préfet chargé du SEPIR (Service de l’Environnement & de la Protection Impérative des Rivières). Une énième entité créée par des énarques pour planquer un ou plusieurs des leurs, avec  laquelle Anglada s’était déjà souvent  accroché. Il ne supportait pas ces KHMERS VERTS qui donnaient des leçons d’écologie aux paysans poly-activités qui survivaient dans ces montages inhospitalières depuis des générations.  Il ne supportait pas leur condescendance & leur façon d’apporter la parole divine .Pour lui c’était des nouveaux Jésuites. Il franchit les rubalises posées par les premiers arrivés sur les lieux, en se retournant pour voir Azor son chien qui avait naturellement pris sa place au volant. Son chien ,depuis qu’il l’avait trouvé un soir au bord de la route & l’avait appelé ‘ Azor  viens, monte » .Azor était monté, s’était assis droit sur le siège passager& lui avait fait un clin d’œil. Depuis ils étaient inséparables. Pourquoi Azor ? Il ne pouvait répondre. Son adjoint l’attendait. Le préfet baignait dans une mare de sang. Ce con dormait au niveau du sol sur une natte tressée qui semblait japonaise. Sa grosse carcasse d’obèse livide, blanchâtre sur ce lac vermillon lui leva le cœur. Pourtant il en avait l’habitude, mais la … Le médecin légiste & ses clones étaient arrivés. Bizarrement le cadavre ne présentait aucunes plaies expliquant autant de sang & fait plus étrange encore, on aurait dit que deux enfants marchant l’un derrière l’autre s’étaient approchés du corps puis étaient repartis, par la baie vitrée restée ouverte, tranquillement vers la route .Les traces sanguinolentes des petits pas s’évanouissaient au bord de la route. Anglada pris une mesure approximative  de l’empreinte avec ses doigts et se dit que cela devait être du 28.Il n’avait pas d’enfants.  Il demanda donc à Gérard qui en se grattant le crane répondit

« Je dirai trois ans. Mais patron deux bambins de trois ans, marchant , l’un derrière l’autre, comme pour un jeu  sans s’affoler devant un cadavre de  cent trente kilos pissant le sang, cadavre sans blessures apparentes puis remontant tranquillement vers la voiture de leur maman qui attend sur la route à vingt mètres & qui donc voit le corps derrière la baie vitrée ouverte  puis s’en va ,ses chérubins les chaussures ensanglantées sur le siège arrière ???  Je me demande même si elle n’a pas pris le temps de boucler leurs harnais de sécurité ?... patron cela ne tient pas debout l’histoire qu’on nous raconte !! »

OUI tu as raison, on essaie de nous faire tricoter une histoire mais on nous donne les mauvaises aiguilles & la mauvaise laine !!!!

Anglada donna l’autorisation après moult photos, prélèvements, prises de côtes, croquis  d’enlever le corps.

 Juste avant il demanda au médecin son sentiment sur ce qui semblait enduire le corps.

Ce mec était diabétique & plutôt mal en point .Comme en plus il se bourrait de bonbons et de tout un tas de cochonneries sucrées  il souffrait de sudations sucrées, phénomène classique, mais pour un écolo  il ne bouffait que des « merdes ».Remarque, on ne pèse pas cent trente kilos en suçant des graines de gojy ,bio de surcroit.  En levant les yeux il vit Anglada & son quintal bien sonné et soupira «excuse-moi ».Le capitaine sourit. Ce n’était pas sa journée.

…………………………………………

AH Anglada !j’ai tenu à t’apporter moi-même les résultats des analyses menées sur ton cadavre.

Ce n’est pas mon cadavre !!

Oui OK je te livre les faits bruts de décoffrage & à toi d’en tirer des conclusions mais on nage dans l’incompréhensible. Ton ….client a été tué par une succession d’hémorragies internes. C’était tellement important que j’ai pensé à une fièvre hémorragique, tu vois type Ebola. Mais il n’avait pas quitté nos montagnes depuis au moins une année cette hypothèse tombait toute seule. Apres analyses ce qui a provoqué ce phénomène c’est une substance toxique, la batrachotoxine.

Peux-tu développer ? 

J’y viens. C’est un poison très violent, deux cent fois plus puissant que le curare. Qui combiné à son diabète a abouti  à ces hémorragies dévastatrices. Il suffit d’un contact cutané. 

??????

Attend, le plus bizarre arrive. Cette toxine est secrétée par une seule espèce de grenouille qui vit uniquement dans une jungle inextricable en Colombie, dont le nom charmant est « Kokoi de Colombie »

Penses-tu que cette grenouille pourrait vivre ici, s’être acclimatée après un rejet ou une perte ? Avec tous ces fêlés de la calebasse & leurs N-A-C.

Impossible ! Son biotope est très restreint & ici, franchement le climat n’est pas très amazonien.

Et dans un vivarium ?

Il te faudrait un spécialiste très pointu & même comme cela cette bestiole ne produirait pas la toxine, car cette substance provient de la digestion dans l’estomac de cette grenouille, pas une autre, d’un cocktail d’insectes du cru. Et franchement il n’y a aucune chance pour que tu en trouves un seul ici. J’ai contacté un collègue d’internat qui officie maintenant à l’Université de Montpellier 2, qui travaille dans un laboratoire de recherche sur ces bébêtes la, justement dans ce coin de paradis, qui m’a affirmé que personne ne connait la nature exacte du cocktail .Ce qu’il peut affirmer par contre c’est que ta toxine fait partie du groupe des alcaloïdes stéroïdes & qu’elle intéresse beaucoup les labos pharmaceutiques.

Ce n’est pas clair, mais la première expérience semble avoir été funeste au patient.

La dose de ton patient aurait tué un troupeau de chevaux et les cow-boys avec.

Bon Anglada !j’ai fini, voilà le rapport & bonne chance .Pour le cocktail je préfère le Cuba-libre.

Anglada , le soir en remontant chez lui s’arrêtât vers la maison du préfet. Il aimait bien faire reposer les informations ingérées et une visite concentrique des lieux, tout en s’éloignant lui donnait quelquefois un éclairage nouveau, & souvent inattendu & de surcroit la marche ordonnait ses pensées. En contrebas de la maison, qu’il constata fort isolée coulait le Dorlay , beaucoup plus large  que chez lui . Il rencontra le fils Borne qui essayait de poser  près d’un rocher surplombant une Darktiger .Il ne l’avait pas vu dans sa tenue camouflage. Il n’avait distingué que la soie de sa canne à mouche qui se déployait à l’horizontale &donc interférait avec la lumière quand elle sortait de l’ombre. En amateur éclairé, Anglada appréciait la beauté du geste .Le posé sur l’eau de la mouche fut parfait, mais Borne du coin de l’œil avait vu la gendarme et n’était déjà plus à sa pêche. Il s’approcha et dit :

Il y a eu un accident la haut ?

Accident, pas si sûr mais c’est inexplicable. Le Préfet s’est vidé de son sang.

La baleine est morte !! Cela lui avait échappé.

Vous ne sembliez pas bien l’aimer avec tes potes ? la : comment as-tu dit ?

La baleine, c’est un surnom qu’on lui a donné. Peu de gens l’appréciait, même vous il me semble.

Nous n’étions pas du même bois.

OH un écologiste qui magouille en douce pour supprimer le Parc du Pilat pour envisager, sous couvert de création d’emploi d’autoriser l’extraction du gaz de schiste sur le plateau de St Genest malifaux, nous n’allions tout de même pas l’épargner. D’autant plus que ces graines de faux-cul je ne les supporte plus. Alors oui le fumier sur sa voiture puis déversé dans son entrée c’est nous, mais nos relations en sont restées là.

Es-tu sur de ce que tu avances sur le gaz de schiste ? C’est une bonne façon de se créer une cohorte d’inimitié.

A priori oui !

Je vais chercher de ce côté-là .Allez salut Borne & laisse-moi quelques truites.

Je les relâche toute. NO KILL CHEF !

De retour dans l’ombre des arbres bordant la rivière, Borne regardait Anglada s’éloigner & pensait « sympa ce gendarme mais comment pourrait-il imaginer que l’idiot de la vallée, Paulo Docteur en génétique, autiste Asperger  & écologiste jusqu’auboutiste avait réussi à introduire avec l’aide de Verts allemands et brésiliens très organisés & très bien équipés des gènes de « Phylobate terribilis »dans la séquence d’ADN d’un porcinet .Le cochon sécrétait maintenant dans sa salive le même poison que la funeste grenouille. Affublé de bottes de pluie pour enfant et irrésistiblement attiré par la sueur sucrée de l’énarque félon ce fut une arme redoutable.

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Le petit cochon botté. (Mamido)

Il était une fois un fermier qui avait trois fils. Trois vauriens qui ne savaient rien faire de leurs dix doigts et qui vivaient à ses crochets. Comme le capitaine.
Un jour, le fermier décida de se débarrasser de ces trois paresseux.

Au premier, il donna sa vieille camionnette. Le garçon partit au bord de l’océan pour surfer. Pour manger, il cuisinait des pizzas. Tous les gens de la plage adoraient ça. Il aménagea sa camionnette et fit fortune en  vendant des pizzas à tour de bras.

Au second, il donna une vieille épinette. Le garçon partit pour la capitale. Il y poussa la chansonnette, un producteur qui passait par là fit de lui une star, en un instant.

Au dernier, le fermier eut beau chercher, il n’avait plus rien à donner. Il lui demanda de choisir parmi la portée de la truie Manon, l’un de ses petits cochons. Jeannot, c’était le nom du fiston, choisit le dernier né, un tout chétif, un gringalet.
« - Qu’est-ce que je vais faire de toi ? » demanda-t-il au goret.
« - Tu as bien fait de me choisir, t’as fait un bon pari sur l’avenir.  Fais-moi confiance et je ferai ta fortune ! » s’exclama le petit animal.
« - T’as intérêt à me servir de tirelire si tu ne veux pas terminer en jambon ! » menaça le méchant garçon.

Mais le cochon avait un don : il attirait les picaillons. Quiconque apercevait sa jolie frimousse ne pouvait s’empêcher de lui faire un cadeau.
Le petit chaperon rouge lui donna deux belles paires de bottes rouges, Blanche-Neige une tarte aux pommes, Boucler d’or son bouquet, la petite souris un collier de perles fines. Un vieux pêcheur lui refila un bon coin où chaque jour, on pouvait pêcher des poissons d’or.

Il hérita des bottes du chat, des cailloux du petit Poucet. Cendrillon lui céda un carrosse tiré par six magnifiques alezans.
« - Si tu le vends sur le « Bon Coin » avant minuit, t’en tireras sûrement un bon prix ! » suggéra la belle.
Et c’est ce qu’il fit, ainsi que de tous les autres cadeaux. De ce petit commerce, lui et Jeannot vivaient fort aise quand ils finirent par rencontrer la fée Clochette et le génie de la lampe qui rivalisèrent pour réaliser le moindre de leurs vœux.
Le petit cochon et son compagnon vécurent alors dans l’opulence jusqu’à la fin de leur existence.

Moralité : Il n’y en a aucune sauf peut-être vérifier l’adage au sujet du petit cochon :
« Tirez-lui la queue, il pondra des œufs, tirez-là plus fort il pondra de l’or. »
Franchement, à quelle histoire vous attendiez-vous avec une pareille illustration ?
Affubler un charmant petit goret de bottes rouges et vouloir en tirer des merveilles de la littérature ?
Encore heureux que je ne vous dénonce pas à la SPA !!!

 

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