12 octobre 2013

Se sont crus à "L'Equipe"

Flash

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Walrus ; JAK ; Venise ; Vegas sur sarthe ; EVP ;

MAP ; AlainX ; Joe Krapov ; KatyL ; Sebarjo ; joye ;

 

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Le beau jeu (par joye)

Le beau jeu est un perte-temps où deux grands groupes d’hommes passent des heures à courir ci et là auprès d’une boulette noire et blanche sur une promenade verte. Ces hommes portent des bats-ta-femme mais avec des manches et des shorts un peu bizarres qui montrent bien leurs belles cuisses.

Le but de ce jeu est de tomber par terre à chaque fois qu’un membre de l’autre équipe passe près de toi et de crier fort et de faire comme si celui-là t’avait cassé la jambe. Si tu joues très bien, le prisonnier dans son costume rayé sort un carton jaune et le jette par terre en exaspération.

Si tu joues super, super bien, on demande à l’autre beau-joueur qui est passé à trois mètres de toi de sortir du stade. On ne montre jamais où va le bonhomme, mais je pense qu’il va à la station de taxis à la sortie pour qu’on le ramène chez lui, et puis il mange sa soupe et se couche de bonne heure parce que demain, il y a l’école.

Et si tu joues super, super, super bien, tu te relèves trois secondes après sur ta pauvre jambe de cassée et tu repars à courir à tue-tête derrière la boulette. Oui, je sais, c’est miraculeux ! Si tu sais faire ça, c’est que ta mamie a beaucoup prié pour toi et qu’elle a allumé une bougie devant la maman du doux Jésus ! - comme le dit Papa - chaque jour.

À chaque bout de la promenade où courent ces beaux joueurs, il y a un filet suspendu. Je sais que c’est un filet pour attraper les poissons parce que j’en ai vu de pareils à Guilvinec. Devant chaque filet se trouve un autre beau joueur qui ne court pas. Peut-être parce qu’il a une crampe.

En tout cas, on sait qu’il n’est pas très calé, le gars, parce qu’il oublie souvent d’enlever ses gants avant de jouer. Papa dit que c’est mieux pour attraper la boulette, mais je sais que Papa raconte des balivernes, parce que tout le monde peut voir que le filet va arrêter la boulette lors des rares occasions qu’elle rentre dedans.

Parfois quand la boulette rentre dans le filet, Papa est très heureux et il crie et il danse un peu devant la télé. Parfois quand la boulette rentre dans le filet, Papa commence à parler une autre langue dont tous les mots ressemblent à pue-tin-pue-tin-pue-tin-puuuuuuuuuue-TIN !  J’ai voulu apprendre le putinais, il me semblait plus facile que l’anglais, mais quand j’ai demandé à Maman, elle a dit qu’elle verrait ça avec Papa ce soir-là. Elle a dû oublier et Papa aussi, paraît-il, parce que cela fait plusieurs semaines qu’il ne dit plus rien devant la télé. Même s’il danse encore quelquefois, surtout s’il a pu sortir deux cannettes au lieu du frigo au lieu d’une sans que Maman s’en aperçoive.

Et parfois, les beaux-joueurs courent tout le temps et la boulette ne rentre nulle part, alors à la troisième mi-temps, on fait la queue et on frappe la boulette et elle rentre dans le filet et c’est la fin et tout le monde saute et danse sauf ceux qui sont en train de crier pue-tin-pue-tin-pue-tin-puuuuuuuuuue-TIN !

Voilà, c’est le pourquoi du comment du beau jeu. Papa dit que cela s’appelle « le foot » mais je crois que c’est encore une de ses balivernes parce qu’il me semble qu’il y a très, très peu de gens, à part Maman, qui s’en foot absolument.

le_beau_jeu

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Hey JO (Sebarjo)

 

 

 JO_london

 

Depuis plusieurs décennies – déjà ! - je profite des grands rendez-vous sportifs pour m'y mettre à fond ! Que ce soit Roland-Garros, la Coupe du monde de football, le Vendée Globe, Le tournoi des six nations, l'euro de Basket, le tournoi de pétanque de Québriac ou encore le concours de fléchettes du Celtic à la Guerche-de-Bretagne, je ne rate pas une occasion de me plonger littéralement dans le sport. Et cela explose lors des Jeux Olympiques. De l'or au bronze, j'en vois de toutes les couleurs et j'envoie de tous les coups-leurres. Pendant deux mois, je suis en état de grâce et cela fut particulièrement vrai lors des dernières olympiades qui ont eu lieu à Londres en 2012...

 

 LES JO de LondoN

 

A passer tout l'été devant sa télévision
Sans même quitter le fauteuil de son salon
Car c'est les JO, les JO de London
Car c'est les JO, les JO de London

 
A ce petit jeu, qui sera le plus en forme
Et gravira les marches du podium
Quel sera le meilleur aux JO
C'est Jojo
Le plus fort aux anneaux
C'est Jeannot
Le plus marteau au marteau
C'est Sebarjo
Le plus rapide en papillon
C'est Papy, voyons !

 
C'est les JO, les JO de London
C'est les JO, les JO de London
Du cent mètres au marathon
Du saut à la perche au décathlon
Du kayak à l'aviron
Du tir à l'arc au badminton

 
C'est les JO, les JO de London
C'est les JO, les JO de London
Du judo au cheval d'arçon
Du hockey à l'équitation
De la voile aux jeux de ballon
Du tennis de table au tennis sur gazon
 

C'est les JO, les JO de London
C'est les JO, les JO de London
De la boxe à la natation
Du javelot aux courses de fonds
De la gym au sol au plafond
De la lutte gréco-romaine à l'accordéon on on on...

 
C'est les JO, les JO de London
C'est les JO, les JO de London
C'est les JO, les JO de London...

 

 

alt : Noomiz

 

 

 

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Le SPORT selon katyL

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Florent Fouillemerde, chargé de famille (Joe Krapov)

M. Florent Fouillemerde
Agence Fiat Panda

4, rue des Petits champs
35000 RENNES
 
                               M. Ferdinand FLURE
                                                    Agence Dupondet et Dupontet
                                                    120, rue de la Gare
                                                    65125 LES HAUTS DU TOURMALET

 
    Rennes, le 21 janvier 2001


    Mon cher Ferdinand

            Vendredi c'était la cavalcade. Rennes en délires ! Depuis que je vis avec Isabelle, je n'ai plus une minute à moi le soir. En ce moment, en plus, c'est vraiment compliqué. Le correspondant allemand de son fils est là pour quinze jours et il faut essayer de l'occuper, de lui montrer la ville…
 

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Isabelle m'a demandé de les emmener au spectacle. Quelle aventure ! Nous y sommes allés à pied. Il y avait un monde fou qui descendait avec nous la rue en pente douce. Des voitures garées partout, un long cortège pareil à celui des rats du joueur de flûte de Hamlin. Surtout des hommes, de tous les âges, des enfants et des jeunes un peu excités. 

 

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- C'est Mylène Farmer, qu'on va voir ? ai-je demandé. Alexis et Julian ont éclaté de rire. Je n'ai pas vu ce qu'il y avait de drôle dans ma demande. Après le passage à niveau le boulevard fait un coude et, à cause du froid très vif et du léger brouillard, la lumière vive qui apparaît au loin prend des allures fantastiques. On pense à "Rencontres du troisième type". 

        Je ne sais même pas ce qu'on va écouter ce soir. C'est un groupe de rock ? De la musique celtique ? Les deux nigauds que j'accompagne ne font qu'échanger en anglais entre eux. On se demande bien à quoi servent les échanges de correspondants franco-allemands ! Si c'est pour parler dans la langue de Shakespeare !

        On passe dans une haie d'honneur formée de barrières métalliques d'un côté et de camions de marchands de galettes saucisses de l'autre. Mes fringues vont encore puer la merguez et le tabac, j'ai horreur de ça ! A l'entrée, on nous prend la moitié du ticket puis on nous fouille. Le gamin devant moi se fait confisquer sa bouteille d'eau ! Voilà des façons d'inciter le public à aller consommer à la buvette qui sont un peu cavalières !

        Les deux gars m'ont abandonné. Isabelle n'a pas eu trois places côte à côte et surtout elle a eu pitié de moi : elle m'a acheté une place assise alors que, paraît-il, le fin du fin ici c'est d'assister debout, en groupe, avec ses copains, à la manifestation.

        D'ailleurs c'est une manifestation. Je reconnais ce lieu ! Mais c'est vraiment surprenant qu'Alexis ait choisi d'emmener Julian à un meeting politique ! Je sais bien que ce sont les municipales et les cantonales, bientôt, j'ai même lu que Loïck Lebrun , le candidat de l'UDF à Rennes, a tenu récemment une réunion de campagne à la salle de la Cité mais j'ignorais que l'éducation civique tînt une place aussi importante dans la formation des jeunes collégiens.
Peut-être s'agit-il du "grand meeting du métropolitain", à cause du Val !

        Bien que ma place soit numérotée, je n'aperçois pas de rangée 2 ni de place 17. La première rangée de places assises porte le n° 4 et des handicapés en fauteuil roulant occupent le bas de la volée d'escaliers. Mais bon, il reste suffisamment de place pour que je puisse m'asseoir à la place 17 de la rangée 4. Les sièges sont en plastique vert et il y a des flaques d'eau sur le sol. D'où je suis je n'aperçois pas la tribune où l'homme politique va s'installer pour faire son discours. Pas d'estrade non plus pour les membres du bureau politique.

        La disposition de cet endroit est d'ailleurs assez surprenante : il y a des tribunes des quatre côtés d'un grand espace vert et là, justement, pas de scène non plus pour accueillir des musiciens où des danseurs ! Du coup c'est une sono pourrie qui diffuse du Alan Stivell et du EV.

        A huit heures moins deux le speaker nous demande de nous lever et de respecter une minute de silence. Puis, dès que nous nous sommes rassis, une bande de pom pom girls vient au centre des tribunes. C'est très joli. Elles n'ont pas de truc en plume dans le derrière mais cela fait un beau mouvement d'ensemble, un poil désordonné quand même. Ca fait penser à une chorégraphie de Decouflé. Il y a un groupe habillé de rouge, un autre en blanc et bleu, des types en noir aussi avec des drapeaux jaunes. Dans la tribune en face les gens commencent à sautiller sur place, en cadence, en chantant l'air de Kalinka.

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       Zut ! Voilà bien ma chance ! Je vais devoir me farcir une réunion du Parti communiste ! Effectivement, ils se mettent en effet ensuite à scander "Allez les rouges !". J'espère qu'ils ne vont pas en venir aux mains avec le groupe qui est à côté de moi. Ceux-là tapent sur des tambours et agitent un drapeau blanc au centre duquel est dessiné un personnage rigolo : Raymond Barre ! Le plus surprenant est qu'on a doté le plus ronflant des premiers ministres de la France d'une paire de cornes rouges qui lui donne l'air d'un diablotin !  

 

 

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        En face les communistes agitent des drapeaux rouges et des anarchistes se sont joints à eux car on voit aussi des oriflammes noirs. Il y en a même, à damier, où les deux couleurs sont mêlées.
 

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        Les pom pom girls en blanc et bleu, sans doute des gens du MPF de M. de Villiers, et celles en maillot rouge et noir ne font qu'aller et venir d'un bout à l'autre du terrain. Leur chorégraphie s'est affolée : parfois on les voit, tout au bout, tous ensemble à gauche dans le coin, puis ils reviennent vers moi, s'arrêtent et semblent se disputer pour la possession de quelque chose de blanc et noir. Il n'y a que le représentant des écologistes, avec son maillot vert, qui reste à peu près tranquille au même endroit, sauf que de temps en temps il saute en l'air sur place comme les singes qu'on voit au zoo dans leur cage. De l'agitation ? De la gesticulation ? De la provocation ?
 

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        En fait, maintenant que je prête un peu plus d'attention à ce qui se passe devant moi, je m'aperçois que ce ne sont pas des pom pom girls mais... des hommes en short ! Ils sont fous ces Bretons ! Avec le froid qu'il fait, se balader en short les mollets à l'air dans la nuit ! Je sais bien que les Ecossais portent un kilt avec rien dessous, ce n'est pas une raison quand même.

        Puis d'un seul coup d'un seul l'excitation monte chez les militants. Le type qui est derrière moi hurle :

- Rodriguez, enculé ! Pédé ! Sale pédé !

J'ignorais que ce M. Rodriguez se présentât lui aussi aux municipales. Ca n'a pas l'air de plaire à tout le monde en tout cas. J'entends encore :

- Qu'est-ce qu'il vient nous faire chier celui-là ? Enculé ! Ils sont nuls, les arbitres ! Carton ! Carton rouge !

        A côté, la bande de barristes excités s'est mise à chanter Dieu sait quoi sur l'air de "Yellow Submarine" des Beatles : y aurait-il un courant blairiste chez les centristes ? Un type distribue des ballons rouges, on les gonfle mais aucun slogan n'apparaît dessus alors du coup tout le monde s'amuse à les faire claquer.

        Au bout de trois quarts d'heure tout le monde se calme. Un groupuscule (gauchiste ?) vient poser au centre des tribunes un drapeau rond (ils ont des drapeaux ronds, vive la Bretagne...). Sur le drapeau rond, on peut lire "Carte Aurore". Un quart d'heure après, ils viennent l'enlever : ici les lendemains qui chantent ne chantent pas très longtemps.

 

carte_aurore

 

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        Cela fait une heure et demie que je suis là, le cul complètement gelé, à attendre que deux adolescents boutonneux aient fini de prendre leur pied dans un meeting politique absolument nul. Au moment où les pom pom girls commencent un court strip-tease pour en fait échanger leur maillots, le speaker reprend la parole, tout le monde se lève et quitte les lieux. Je ne comprends rien du tout à ce cirque. Il n'a pas pu venir, Edmond Hervé, ou quoi ? Il a eu un empêchement ? C'est le premier meeting politique que je vois où l'orateur ne vient pas et où les gens repartent chez eux calmement, contents, sans avoir entendu autre chose que du Alan Stivell ni vu rien d'autre que des types en short en train de se courir après ! De deux choses l'une : ou bien les Rennais sont trop intelligents pour moi, ou bien je m'étais fourvoyé dans une drôle de gay-pride !

- Sehr schön !" a commenté Julian. Je ne sais pas ce que vont penser les parents du correspondant allemand mais Isabelle et Alexis me doivent des explications. Toutes ces voitures qui nous ont doublés au retour, en faisant hurler leurs klaxons, et les gens dedans qui hurlaient par la fenêtre ouverte "On a gagné ! On a gagné !" ça m'a rappelé le 10 mai 1981 à Paris. Mais comment ont-ils fait pour gagner puisque les élections n'ont pas encore eu lieu ?

    Amitiés à madame Lapsi.

Evidemment, il ne s'agissait pas d'un meeting politique. Si vous n'avez pas encore deviné ce dont il s'agissait, retournez le moniteur de votre ordinateur afin d'avoir la solution inscrite ci-dessous

billet_rennes_guingamp

 
   

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Tous mes sports (AlainX)

*
Le sport c'est mon truc, j'en pratique plusieurs :
- la planche à poils (exclusivité plage naturiste)
- le patin à boulettes (appelé aussi baiser raté)
- Lézard martiaux (dit aussi farniente de haut niveau)
- le paluchage artistique (à mains nues)
- la boxe française (appelée aussi french-kiss violent)
- la self-défonce (sport de neige évidemment…)
- le train-poline ( sport féminin entre les rails parallèles)
- le saut à la perche de rivière (activité aquatique)
-  le para-plégie (activité handisport pour le accidentés du parapente)
-  la chute libre (sport sans règles ni contraintes)
- le Akil' tour (variante du Aikido)
- l'aéro-bic-cristal (sport intellectuel fondé sur de hautes envolées scripturaire)
- et le tango argenté (où les professionnels sont grassement payés)
*

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A dada ! (MAP)

Du plus loin

que je me souvienne

j'ai toujours aimé

pratiquer

l'équitation !

Certaines de mes montures

étaient d'ailleurs

pour le moins originales !

Voyez plutôt !

 

DSCF7329

Mais ça ...

c'était avant !

Cheval à bascule

 

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Le sport (EVP)

Il faut mobiliser une grande volonté pour soulever cette paupière,
Le poids des cils, sans doute.
La flèche de mon regard dardé, atteint sa cible matinale : Le réveil.
Extension de la mâchoire, claquement du muscle bavardeur, rugissement afin de préparer l’usage de la parole.
Un passement de jambe à droite puis à gauche…Bras qui se tendent à l’inverse.
Enfin une poussée nette et franche sur les genoux…Voilà tout le poids du corps à la verticale.
L’effort est conséquent ; On peut gratouiller les muscles fessiers en guise d’étirements.
Quelques mètres de surf sur les chaussons mal enfilés, nous arrivons sur la deuxième enceinte sportive.
Au curling de la brosse à dent, le dentifrice gagne généralement et termine dans le rond du verre à dent .
En apnée sous la douche, contorsions de la taille, suspensions d’un pied sur l’autre…L’équilibre est toujours précaire, les risques importants surtout quand la savonnette
veut vous voir jouer au squash, en rebondissant contre les parois vitrés.
On hisse la serviette, on sèche au taquet tout en patinant sur le tapis de bain.
Petite séance de GRS avec comme accessoires : Petite culotte puis c’est le passage difficile : agrafage de soutif,  pantalon et tee-shirt ne posent pas de problème pendant les jeux d’été, c’est une autre paire de manches en hiver…
On évite de prendre l’escalier tout schuss et l’on se retrouve sur l’ultime aire d’exploits :
La cuisine.
On enfourche la première chaise pour  le parcours d’obstacles. Dressage des bols, bobsleigh du beurre sur les tartines, éviter le smash dans la confiture.
L’évier est un trois trous sans bunker mais il faut y aller doucement, dérouler le môle après la mêlée dans la mousse et finir par un drop adroit sur l’égouttoir.
Mon chéri me tend une perche mais je suis déjà au bout du steeple vers le placard de l’entrée,
D’un geste d’une remarquable fluidité, je plaque les vêtements qui tombent sur le tatami de l’entrée.
Enfin, je prends les clefs de ma F1 (Fiat uno), tout un tas d’épreuves m’attendent encore.

C’était quoi déjà votre question ?
Si je fais du sport ?
Ah non ! Moi jamais !!

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Le sport est affaire de frissons (Jean Dion) (Vegas sur sarthe)

En matière de sport, oncle Hubert était intarissable au point qu'il semblait avoir baigné dans toutes les disciplines hormis le water-polo... mais j'en parlerai plus tard.
Il fallait l'entendre nous décrire l'époque où il fréquentait les Chéribibi, Ange Blanc et autre bourreau de Bethune ou plus précisément la fille ainée du frère du gardien de la salle Wagram, lieu où il assistait gratuitement et en payant de sa personne à toutes les soirées de catch jusqu'à ce qu'elle se ferme (la salle Wagram, pas la fille).
Du catch nous retiendrons la fureur de ces coups mortels à vous ressusciter un boeuf, les vaines vociférations d'un arbitre malingre, la dureté des sièges comparée à la douceur des lèvres de la fille-ainée-du-frère-du-susdit-gardien-de-la-salle-Wagram... qui se ferma.
Par dépit il s'était essayé à l'haltérophilie - ayant entendu dire par certain spécialiste au zinc du Café des Sports que “La bière... des haltères” - et il gardait de cette époque mémorable une splendide 'galette' ou médaille gagnée dans ce même café, bizarrement fondue en l'année 1664 et ornée des armes de Kronenbourg.
Ensuite lui était venue cette envie saugrenue de pratiquer le water-polo jusqu'à ce qu'il y renonce pour une raison qui nous laissa tous sur le cul!
Il aurait bien aimé nous faire prendre des limaces pour des cagouilles mais on n'était pas nés de la dernière rabasse comme on dit chez nous. Croirez-vous qu'il abandonna l'idée du water-polo, faute de parvenir à apprendre à nager à son cheval surnommé Crazy Horse ?
Oublions ça et les sourires mal contenus d'oncle Hubert.
C'est pourtant lui qui sut me donner la passion du vélo, à l'époque où pour moi la petite reine n'était encore que cette accordéoniste rousse à la robe virevoltante et prénommée Yvette, qu'un troupeau de pédaleux suant et malodorant suivait sans relâche mais à bonne distance... par peur d'écraser quelque canard.
Oncle Hubert exhibait alors fièrement ses mollets en forme de bouteilles de Perrier - bien qu'il s'en défende et ne jure que par la Kro - ainsi qu'un fragment de dossart arraché en haut du col de Peyresourde à un certain (il disait Iop en sautant sur une selle imaginaire) Zoetemelk.
Tous ces noms bizarres me faisaient rêver et je découvrais qu'au delà de nos contreforts bourguignons vivaient des gens qu'on nommait des néerlandais.
Je passerai allègrement sur quelques expériences douteuses et vite avortées comme sa lutte Gréco-romaine inspirée par la vogue de Saint-Germain-des-Prés, sa nage avec palmes peu académiques à son goût et la raquette à neige dont il chercha longtemps la petite balle jaune!
Il terminait généralement ses récits par sa marotte, le twirling bâton qu'il avait découvert en la personne de Philomène, un quintal (pourquoi n'existe-t-il pas de féminin pour quintal?) emmaillotée, ambidextre aux poignets vigoureux qui exerçait aux Twirleuses de Baigneux-les-Juifs et dont la moustache naissante mettait notre oncle dans tous ses états.
Généralement Anastazia - la polonaise dont j'ai souvent parlé - survenait, coupant court à des détails truculents que nous n'eûmes jamais l'occasion d'apprendre et qui titillent encore aujourd'hui mon imaginaire au point que j'en frissonne rien que d'y penser.
Vive le sport!

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Participation de Venise

Ne vous approchez jamais d’un match de Badminton

         C’est un jeu truffé d’obstacle         !!

À première vue, ce sport ressemble à un autre sport, mais la vérité est tout autre.

Le Badminton n’est pas un sport inoffensif

On se surprend à jouer avec des proches qui deviennent vite vos pires ennemis sur le terrain.

Je préfère et de loin une promenade dans un parc animalier.

Il y a prés d’un siècle l’homme s’est approprié le Badminton et a accepté de vivre en captivité derrière son filet.

« Tu te places derrière le filet et tu le jettes sur ton adversaire.

Dès que celui-ci te repère, tu lui fais manger la drôle de balle et en tapant la raquette en plein poire tu remontes sans perdre haleine.

Tu lui fais le coup du léger sifflement dans les oreilles.
Une fois dépassée la scène d’intimidation, et parce que tu n’es pas à une décence prés

Tu sais que la loyauté en sport est une donnée obsolète tu n’abandonnes pas tout à fait l’idée d’assommer ton adversaire.

C’est quand tu seras sur de ton timing que tu pourras te jeter sur lui et  qu’il risquera  d’avoir un éclat de lucidité ;car on sous-estime trop souvent qu’un joueur de Badminton en train de périr peut se saisir de son ultime chance de survie .

Alors tes vulnérables petons vont se souvenir des représailles tu resteras figé terrorisé, désespéré. Mais ton besoin absolu d’action galvanisera le froussard que tu as toujours été .c’est alors que vous ferez tout deux de votre mieux pour vous étrangler.

 

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