destination finale‏ (titisoorts)

"Heureux, j'arrive, la raison, l'acceptation à destination ou la nation du destin, la ville du destin qui d'ailleurs existe en Floride. Pas besoin d'aller si loin, donnez un coup de pouce, voir un coup de main à votre destin. Venez nous voir, vous serez reçu par les meilleurs spécialistes". C'est comme cela que j'ai entendu parlé de vous, je me suis dit, le jeu en vaut la chandelle, le sable lui s'égrène dans le sablier du temps, je ne peux que tenter. - "Vous allez remplir ce questionnaire, c'est la première chose que vous m'aviez dite." Mais comment faites vous pour agir sur mon destin, pour que je sois sure du choix de ma vie,  du bon moment, du bon chemin, de la route qui va m'apporter le bonheur? Le premier conseil, le premier rendez vous et boom je trouve un travail. Croyez moi j'ai portant tant galéré, avant, tant de fois, je me suis cassé le nez, tant de fois je n'ais pas osé. Maintenant que j'ai le travail, il ne me reste que l'amour à trouver, l'amour stable. Que dois je écouter vers quelles directions dois je aller? Vous allez me diriger vers une agence matrimonial peut être, dites moi, j'ai tant confiance en vous en votre pouvoir.
-"Hé bien mademoiselle Stoir, je peux vous appellez Sally. Sally,  je vais simplement, sachant votre emploi du temps, vous demandez en cours de journée, lorsque je le sentirais, après concentration, de vous rendre sur le banc en face de votre magasin, je sens qu'il pourrait bien se passer quelque chose . Je vois, je vois: c'est  midi précise pour que votre destin ne soit pas hasardeux, votre destin frappera à ce moment là. On fait comme çà, Sally Stoir , ça fera cent cinquante euro. Vous voyez cela avec Camille, ma secrétaire, allez au revoir et à bientôt."
-" Allo, Camille, oui passez moi Monsieur Dalors, allo, allo, monsieur Homer Dalors, ici le docteur Destin, c'est bon j'ai vu votre destin, vous allez vous rendre à cet endroit, oui un banc, avec des fleurs, une femme va s'approcher sortant d'un magasin non loin de ce banc, inviter cette personne à déjeuner et vous racontez votre vision de la vie, soyez vous, et tout ira bien. Votre destin est en marche ayez confiance."
Docteur Destin quel beau métier. 

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Le métier idéal ? C'est tout un art de vivre ! (Sandrine)

En réalité, je fais déjà le métier idéal, mais bien sûr, c'est une question de point de vue ;)

 
Un interlocuteur intrigué : Vous faites quoi dans la vie ?
Moi : Je suis feutrière.
L'interlocuteur se sentant un peu bête : Euh, mais encore ?
Moi : Eh bien, je feutre la laine cardée avec des aiguilles spéciales munies de barbillons, des genre de harpons si vous préférez, pour en faire des sculptures...
L'interlocuteur interloqué : Euh, mais sinon vous faites quoi dans la vie ?
Moi : Ah, vous voulez savoir COMMENT je gagne ma vie, c'est ça ?

Hochement de tête, soupir, de l'interlocuteur soulagé d'être enfin compris. C'est vrai quoi le pauvre bougre
on le plaindrait presque de s'inquiéter de mes revenus, car, ce n'est pas comme s'il pouvait me demander : "quel genre de sculptures ? Y'a des laines meilleures que d'autres ? Le feutrage existe depuis longtemps ? Comment l'idée vous est venue ?" Tout ça, tout ça, hein ?

Moi
: Eh bien, en vrai de vrai, je suis sorcière vaudou, mais bon, vous comprendrez qu'on ne peut pas dire tout à trac qu'on exerce ce genre de métier, à un parfait crétin inconnu et en public (imaginez qu'on nous écoute). Du coup, dire qu'on est artiste, c'est tout de même plus simple et tellement plus convaincant ! Non ? Ah bon ! :)


Moi, la feutrière, donc, poursuivant la conversation... Soit j'ai du mérite, soit je suis hérétique (depuis le temps que je participe aux défis, vous savez que c'est le second choix, n'est-ce pas ?  ;D):
Et vous, vous faites quoi dans la vie ?

L'interlocuteur : Je suis huissier de justice.

 

La feutrière : Qu'avez-vous fait de votre journée ?

L'interlocuteur : Je suis allé saisir les biens d'un homme qui ne paye plus son loyer depuis des mois.

Dans ma caboche, l'homme expulsé est un père au foyer qui n'a pas retrouvé de boulot depuis que sa femme l'a quitté. Il est dans le rouge depuis des mois et se retrouvera sans doute dans la rue après la trêve hivernale avec ses quatre gosses, le chien et le poisson rouge. Il est un peu embêté pour le poisson rouge, parce que le bocal ne tient pas dans la boite à gant de sa voiture, une R25 avec option rétroviseur à gauche et clignotants.

Et la feutrière se demandant donc in petto, où est la justice ? : Mais sinon vous faites quoi pour être fier d'être en vie ?

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Un métier d'avenir (Cavalier)‏

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Pour vous inscrire très vite au Centre, et  pour une meilleure définition de la fiche formation, cliquer ici : Format word

ou  Format pdf

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CV (joye)

 

Justin Quaice

Justin QUAICE

25, rue de la Grange-aux-Loups, 90210 Oulu  FINLANDE
Tél : 112   Email : justinquaice@hotmail.fr

POSTE SOUHAITÉ :  PEIGNEUR / PEINTRE DE GIRAFE


EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

 

RELAIS-CHÂTEAUX D’Espagne      1999 - présent    Titre : Châtelain

 - Surveillant principal des lubies apprenties

- Responsable des caprices farfelues

- J'observais aussi les crêpages de chignon sur Twitter.

 

PLONGEONS EXPRÈS             1968 - 1999        Titre : Coinceur de bulles

- Spécialiste Souchon, cf. « Chanter, c’est lancer des bulles »

- Essuyeur intermittent des savons

- J’agissais comme directeur estival de l’École du Buisson.

NB : Parti obligatoire :  C’était, après tout, 1999

 

KENTUCKY FRIED CHICKEN        Stage de formation      Titre : Cloueur de bec

- Rentreur-en-plumes

- Rancunier adjoint

- Je rongeais des os.

 

FORMATION

Technische Universität Berlin ? (TUB eh, ou not TUB eh)  XXIe siècle

AA, AS, BS, BA, MA, PhD, DCD, OQP

- Spécialisation : généraliste

Lycée Célie  XXe siècle

Bac PDQ

- Option PIANO VASANO.

 

LANGUES,  INFORMATIQUE

Xyloglotte (niveau, expert) : Anglais, français, espagnol, allemand, japonais, russe, latin vivant, belge, sénégalais, suisse, deboeuf

Informatique : Je m’informatique régulièrement.


CENTRES D'INTERÊT

Association :  AUDRDJ (Association Universelle de Rabatteurs de Joie) ; Secrétaire

Sport : Monter sur des grands chevaux ; Ancien Président et Fondateur

Passe-temps : Vendeur de vins

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Inside (Stella No.)

Sur les deux écrans géants se jouait une scène digne du meilleur mélo :

 

« Ca fait des semaines qu’on fait semblant, Stella. Il est temps de  mettre un terme à cette mascarade.

Nous deux, c’est fini depuis longtemps, il faut qu’on mette les choses au clair. Que toi et moi, on sache où nous en sommes… »

 

L’alarme retentit alors, faisant sursauter les spectateurs.

 

-      Aller, les gars c’est le moment ! Hop hop hop, on s’active !, hurla le chef d’équipe.

 

Comme un ballet très souvent répété, chacun courut vers son poste.

 

-      Equipe 1, titiller moi la glande, faut qu’on ait suffisamment de jus !

Equipe 2, balancer le chlorure de sodium. Et cette fois, n’en mettez pas trop car la dernière fois, elle a eu les yeux irrités plusieurs heures.

Equipe 3, on a encore des protéines à refourguer ? Non ? Merde, ça ne va pas les gars !!! Bon des enzymes alors ? Ok, c’est bien les enzymes, mais je veux des protéines la prochaine fois !

 

Le chef d’équipe s’interrompit, le temps d’assister à la mise en place du mécanisme. Levant les yeux, il constata qu’une brume liquide avait envahi les écrans et que la scène n’en était que difficilement visible.

 

-      Bon ok, c’est parti. On balance la sauce une minute et on avise.

 

« Je comprends, Chéri, je t’assure, mais je ne peux pas m’empêcher de pleurer. Ce qu’on a vécu toi et moi, ça disparait pas comme ça… ».

 

-      On reprend les gars, ouvrez les vannes !, beugla de nouveau le chef.

 

« Stella, moi aussi ça m’attriste mais il faut se rendre à l’évidence. On s’adore tous les deux, mais on ne s’aime pas vraiment. Je ne t’apprends rien, tu le sais. »

 

-      C’est bon, ça se calme. Et dites aux autres d’y aller mollo sur les joues rouges.

Bon sang ! Trop de chlorure de sodium, Bob, fais gaffe !

 

« T’as raison… ça va être difficile mais je sais que tu as raison ».

 

-      Ouf, cette fois, j’ai bien l’impression qu’on va être d’astreinte moins longtemps les gars !

Equipe 4, surtout faites-moi bien le ménage après. Il restait trop de saleté la dernière fois. On a un contrôle qualité bientôt, je ne veux plus aucune trace de médoc !

 

Observant les écrans, il reprit :

 

-      Allez, on en remet un coup et ça devrait être bon.

 

Le chef d’équipe osa enfin relâcher la pression. Tout s’était déroulé sans trop de problème cette fois.

Quel métier éprouvant que celui de faiseur de larmes, quand même !

 

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Critique Dramatique Ambulant (Joe Krapov)

Quand reviennent les beaux jours dans la ville que j’habite, je me remets à exercer l’improbable métier que j’ai toujours rêvé de faire : critique dramatique ambulant (CDA). Je monte dans le bus avec un pliant de camping à la main et je vais écouter « La Traviata » sur écran géant place de la Mairie à Rennes. Je vais découvrir un quatuor de musiciens inconnus, le Gribi quartet,  et faire partie, en fin de leur concert, d’une chorale improvisée qui entonne avec eux des ragas indiens et des chants de griot africain. Bientôt je planterai ma tente au camping de La Flèche (Sarthe) pour retrouver « Les Affranchis ». Dimanche dernier, le CDA que je suis a fait sept kilomètres à bicyclette pour aller voir des spectacles en plein air. Vous auriez pu le reconnaître à son sac à dos d’où dépassait une pompe à vélo et à son casque de cycliste pendouillant par-derrière le sac. Merci en tout cas au journal « le Défi du samedi » de bien vouloir publier ce compte-rendu de randonnée culturelle quelque peu déjantée mais pas trop : « On fait ce qu’on pneu comme disait mon confrère Paul-Louis Mignon à son pote Henri III ».

Tout le temps de la semaine me semble un monde cafardeux, noyé de chagrin, de boulot, de quotidien subi, de peines de prison pour le cœur. Quand on a besoin d’oseille, une vie à gagner, on se trouve trimballé du lundi au samedi sans entrain. Bien meilleur est le dimanche, plein de renouveau, de bonheur charmant, de merveilles, de chansons et d’oiseaux.

Même parmi la foule du festival Robinson à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) on revit, seul au monde ou presque, l’aventure de l’île au trésor. Amarrée au bord de l’eau du canal d’Ille-et-Rance la péniche-spectacle de M. Charbonneau sert de point de ralliement. C’est qu’on va cavaler, pendant les heures qui viennent, de la cale Robinson au jardin du moulin, traverser la grande pelouse, emprunter la passerelle pour aller du côté cour au côté jardin.

Que retenir cette année de ce bon vieux festival Robinson ? Tout ou quasiment tout ! Mais puisqu’il faut choisir de vous raconter un seul de ces spectacles de théâtre de rue, avouons le faible éprouvé pour le « Prince à dénuder » de la compagnie Ocus.

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Aurais-je été séduit par l’entregent de la comédienne, par les côtés charnels de son désir de prince charmant, par sa voix chaude et sa science de l’escrime ou de la descente de petits verres ? C’est possible : un rien m’émoustille pourvu qu’il soit femme ou fille, violoniste irlandaise, danseuse bretonne ou même cantatrice grecque jouant une fille perdue à cheveux gras dans un opéra italien adapté d’un roman français à flanquer la tuberculose à plus d’un effeuilleur de marguerite.

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Mais le prince qui viendra, qui arrive au galop, qui déboule sur le terrain herbeux de la séduction cavalière, il faut bien avouer qu’il n’est pas mal non plus. Comme le dit la notice du spectacle-médic-amant « le prince est charmant, il sent bon, il joue de la guitare comme un dieu, il fait des poèmes sous la lune et il a les dents qui brillent ". Alors pourquoi cela ne marche-t-il pas entre ce clone moyenâgeux de Gatsby le magnifique et cette Blanche-Neige transfigurée par les messages du MLF que les corbeaux du coin ont portés jusqu’en son château de carton-pâte ?

Pourquoi nous ravit-il, ce « spectacle de rue pour une princesse, un prince, une guitare et un cheval moche » ? Parce que c’est du cinéma en vrai, et du grand et que tout y passe ! Dès l’arrivée de l’homme sur son cheval de son on pense aux « Visiteurs du soir » et la guitare électrique semble Garance-tir à qui guette des tonneaux de Satisfaction. Quand elle lui commande une suite de sérénades en les appelant par leur numéro dans la liste, c’est le juke-box d’American graffiti réinventé à sauce troubadour-trouble amour : Mel Brooks revisite le temps à coups d’anachronismes et tout le dernier siècle en chansons défile car on entend Brassens, Renaud, Vassiliu, Bob Marley, Sanseverino et même Gilbert Bécaud. 

Mais lesdits bécots attendront car le western a commencé ! Il l’a traitée de tarte et sur le jardin du moulin Laurel et Hardy sont apparus, Mack Sennett macule la saynète, l’entarteur belge frappe encore – Tiens voilà du Godin, du badin, du gadin et la mousse à raser, à défaut d’épinards, jette un froid entre Olive et Popeye. Ca ne va pas toujours de soi, d'aller de conserve !

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On fera très vite d’une rapière deux coups et on se retrouvera dans Scaramouche avec des bleus à la lame comme à l’âme avant que d’un épithalame elle ne finisse par avouer son feu (Ocus !) de sorcière de Salem à ce salaud d’homme.

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Je passe sur la scène du mariage qui rappelle par trop les malheurs de Marilyn M. Epouser un boxeur, un intellectuel ou un employé de Meetic, c’est toujours découvrir que le prince charmant vous préfère un beau jour la galette-saucisse, la bière devant le foot et le manque de romantisme absolu avant la prière du soir sur la route de Memphis.

 

Alors, Castafiore castratrice, matriarcale Bretonne de Saint-Germain-sur-Ille, Claire Laurent épingle Benoît Bachus – bravo à tous les deux – parmi les têtes de nœuds papillons qui se castagnent à perdre la raison aux alentours du parc des princes et le finale est beau comme dans le « Docteur Jivaro ». Les comédiens peuvent venir saluer. Tout ça c’était pour rire et on a bien ri. Le public sait bien que dans la vraie vie les gens s’aiment, s’épousent, ils sont heureux longtemps et ils ont beaucoup d’enfants. C’en est au point qu’en lieu et place du bonheur, il faudrait nationaliser le mariage pour tous !

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Fasse le ciel que ces parents modèles emmènent encore longtemps leurs moutards - qui me montent parfois au nez – à ce genre de festival. Ces spectacles font mon bonheur et en revenant à Rennes sur le vélo pourri qui me sert de cheval moche, je me suis pris moi aussi à fredonner « Un jour mon prince viendra » puis j’ai pensé que la veille, en centre-ville, 3000 personnes ont défilé pour la marche des fiertés homosexuelles.

On fait de drôles de rapprochement quand on se promène au bord de l’eau ! 

C’est sans doute qu’en bullant, le critique est parfois dramatique !

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Métier‏ (Sebarjo)

La Complainte du bipède sans quatre roues



J'ai pas d'cambouis sur mes affaires
J'ai pas d'taches d'huile sur mes velours
Je change souvent d'tenue vestimentaire

Je turbine pas à 8000 tours
Je respire sans filtre à air
Je suis à l'aise dans mes boxers

Je m'déplace jamais en Rover
J'ai pas besoin de roue d'secours
Je passe même pas la première

Vos autos ne sont que tas d'fer
Moi j'ai l'volant qui tape à l'envers
Les pots d'échapp'ments me désespèrent

Au moins veux-tu d'un pneu ?
J'veux pas de pneu ni d'chambre à air
Mas ça roule, tout va comm' je veux
Pour démarrer, j'ai pas besoin d'starter

Les quatre roues j'en ai rien à faire
Le turbo n'a rien d'spectaculaire
J'vous laisse les bielles et j'prends les bières

Qu'est-ce que tu veux mon vieux
Dans la vie on avance avec des pneus
Pas comme on veut

J'aurais pas voulu être un pompiste
J'aurais pas trouvé ça super
Ni même un garagiste
C'est d'une essence trop ordinaire

J'aurais pas eu l'air d'un idéaliste
En vous mettant du sans plomb dans l'aile
Vous seriez restés automobilistes
Sans devenir huile essentielle
Sans devenir huile essentielle

J'aurais pas voulu être un pompiste
Dans une station Total ou Shell
De nous polluer comme un jean-foutiste
Au GPL ou au diesel
Au GPL ou au diesel

J'aurais pas voulu être un pompiste
J'aurais pas trouvé ça super
Ni même un garagiste
C'est d'une essence trop ordinaire

 

Pour le piéton ou le cycliste que je suis, c'eût été vraiment improbable d'être pompiste ! Mais comme vous l'avez certainement remarqué, j'ai quand même pompé l'air de cette chanson ! Merci à Starmania !!!

 

alt : Noomiz

 

 

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Le fruit de la réflexion (Anémone)

Depuis toujours il avait le goût développé.
Avec un bon odorat, cela va de pair.
Il voulait un métier agréable
Lui permettant de les accomplir.
Pâtissier, traiteur, restaurateur?
En tout cela il voyait la contrainte,
Et beaucoup trop de banalité.
Epicier, chocolatier, confiseur?
L'idée l'en écoeurait un peu.
Parfumeur alors? Nez?
Là il lui semblait brûler!
Mais tout en lui le freinait.
Ce n'était pas tout à fait ce à quoi il aspirait.
On lui rétorquait que rien n'est parfait.
Cependant il s'entêtait.
La piste du nez l'avait mis sur la voie.
Il fallait juste ajouter le palais,
Et qu'il puisse professer en plein air.
Mais oui, il y était, voilà:
Il serait goûteur de fraises!

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Le sourceur –Chasseur d’essences naturelles– (Venise)

Il  avait toujours su que les parfums naturels régissaient le monde .

Et qu’on ne comprenait rien à la vie ,si on vivait dans cette ignorance.

         Car personne ne pouvait se soustraire aux odeurs, à ces molécules vivantes qui fécondaient l’univers.

Tel un savant tout droit sorti de son atelier, où d’authentiques encens fumaillaient dans de vieilles casseroles Jacques dit, le ‘NEZ ‘s’aventurait, sur les cotes méditerranéennes.

Muni de ses petits carnets il notait tout  les accords des genets volatiles qu’il suivait dans leur sillage.

Les accords venaient ensuite par petites touches des romarins accrochés au calcaire.

Les orges des vagues marines léchaient le crépuscule .tandis que jacques reprenait son souffle enrichi par la fragrance des résines des pins

Sous lui ,les toits plats des cabanons des pêcheurs d’où séchaient en se balançant les sardines.

L’huile chaude et le sel des chairs cuites au soleil remontaient de la falaise blanche.

 

Ici la terre de couleur fauve vivait à part comme prise dans une parenthèse d’odeurs sucrées salées. Humant l’air vif et chaud JACQUES semblait acquiescer  Dieu lui-même.

Soudain il s’interrompit et ouvrit son carnet saisi par une odeur inconnue.

L’odeur flottait comme une arche au-dessus de la mer. Il aurait bien aimé allumer un bâtonner d’encens pour purifier l’atmosphère .Il avait peur et cette peur on la reconnaissait sur son visage.

Jacques avait du mal à identifier le goudron des routes. L’index levé il menaça le ciel.

Il n’avait rien contre le progrès, mais cette odeur lui perçait le cœur.

Ve1

On raconte encore que JACQUES dit le NEZ  s’est endormi dans la garrigue et que les feuilles de son carnet sont montées par inclination naturelle jusqu’aux narines des puissants.

 

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