Participation de Stella No.

Cela fait soixante-dix ans que l’on m’a accroché ici.

   70 ans que je préviens les gens de faire attention à leur tête.

   J’en ai vu passer des toqués, des frappés, des cognés et même quelques écervelés.

   Pourtant je les préviens.

   Ce n’est pas comme si je n’étais pas là.

   Mais non, il y en a toujours pour ne pas me voir.

   Alors chaque jour, je les observe.

   Il y a ceux qui pleurent, ceux qui hurlent, ceux qui vocifèrent.

   Il y a ceux qui ne disent rien mais regardent autour d’eux pour être sûr que personne ne les a vu.

   Il y a ceux qui crient au scandale et menacent de faire un procès à mon maître.

   Il y a ceux qui me regardent comme si je leur avais joué un mauvais tour.

   Il y a ceux qui rient de leur bêtise. Mes préférés, ceux-là.

   Au début, je me moquais silencieusement.

   Mais après 70 ans, je commence à être las.

   Je ne rêve que du jour où je prendrai ma retraite.

   Chaque fois que mon maître passe sous moi en courbant la tête, j’espère qu’il vient me décrocher.

   Pour l’instant, je n’ai pas eu ce bonheur.

   Alors j’attends.

   J’attends patiemment : observant les têtes abimées de ces gens trop pressés pour regarder un malheureux panneau de bois qui ne leur veut, pourtant, que du bien.

 

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Rencontre (Célestine)

-Vous avez mal ?

Ce fut la première chose que Polly entendit quand elle revint de son étourdissement.

Elle flottait dans un brouillard artistique à la David Hamilton. Elle réalisa que si elle avait perdu ses lunettes, c'était dramatique : sa myopie ne lui pardonnait rien.

Mais la voix qui avait posé la question était agréable à l'oreille comme une sonate de violoncelle un soir d'été quand la tendresse s'en vient toute seule.

La silhouette semblait s'inquiéter réellement d'elle, et de la douleur lancinante qui lui avait estourbi le front. Bam ! Un vrai coup de Trafalgar.

-Laissez moi vous aider à remettre vos lunettes.

Lors de la brume émergea le visage d'un jeune homme, blond et charmant comme on en rencontre dans les histoires de quat' sous.

Mais on était dans la réalité.

Tout revint à Polly et à sa mémoire gommée momentanément par un moment cotonneux.

L'enseigne de la librairie, les rideaux vert anglais aux fenêtres, les rangées de livres, l'odeur fauve de cuir vieilli.

Et ce passage entre les deux pièces qui formaient la boutique, un passage étroit et bas de plafond. Sur la pancarte « Attention à votre tête » une petite trace rouge : Polly, sous la violence du choc, avait laissé un peu de son ADN dans le coin en bas à droite.

-Voulez-vous un peu de thé ?

En trois phrases, la belle fut conquise.

Ainsi commença la plus belle histoire d'amour qu'ait jamais connue le petit village de Quilbisham, entre un libraire timide et une lectrice myope.

Si vous allez dans le Sussex, entrez dans la librairie « Paul & Polly»

Sur la fameuse pancarte, et dans l'espoir de voir se reproduire le miracle de l'amour, on peut lire l'avertissement suivant :

«Attention à votre tête cœur ».

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Maux de tête ? (Sable du temps)

Elle marchait, à pas lents, harassée de fatigue, son grand sac sur l'épaule et une carte IGN à la main.

La vie devenait de plus en plus dure. La crise, les progrès de la médecine, les sacro-saints principes de précaution et ce monde de craintifs et de frileux l'avaient contrainte à envisager le boulot différemment, à savoir, diversification, partage des tâches et des compétences !

Pour survivre, elle s'était associée avec le Docteur mais l'aventure avec lui n'était pas toujours de tout repos, un vrai casse-tête !

Elle s'occupait du volet commercial de l'affaire, recrutait de nouveaux adeptes, au feeling, à la tête du client. L'entretien du matériel était aussi à sa charge, sa longue expérience dans le milieu étant une référence et un gage d'excellente qualité.

A elle l'intendance, à lui la technique. Il fallait bien l'admettre il exerçait ses talents avec un art consommé et une aisance décoiffante que lui enviaient ses confrères, jaloux de sa notoriété grandissante. Son ingéniosité faisait merveille.

Mais au fil du temps, grisé par sa renommée nationale et son succès foudroyant, Monsieur avait pris la grosse tête. Il exigeait désormais les honneurs et le service à domicile.

Elle suivait donc le plan, minutieusement, s'arrêtait, levait la tête, repartait, s'arrêtait à nouveau. Mais où peut-il bien loger ? Se paierait-il ma tête !

Intrigué par son comportement, un passant s'était inquiété: - " Besoin d'aide ? Vous cherchez quelqu'un ? " -

" oui, la demeure du Doct ... oooh ! Je crois que j'ai trouvé, oui oui, merci, je suis arrivée ! "

 

zz1000 

" Mais bien sûr que c'est ici ! Où ai-je donc la mienne ... de tête ! "



Elle avait sonné à l'interphone:

- " Bonjour cher ami! " - " Pas le temps ! " - " Ne raccroch'... " - " Occup'... " - " Nooon ! ne coupez pas ! C'est moi, la Faucheuse !

Je vous rapporte vos lames, bien aiguisées et affûtées comme vous les aimez. Vous vérifierez par vous-même, à tête reposée.

Allez, je ne vous dérange pas plus longtemps.

Bonne journée et à bientôt, Monsieur Guillotin ! "

...

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Avoir un petit vélo dans la tête (Joe Krapov)

 

DDS 246 consigne

Attention à la tête !!!

Ils étaient prévenus mais je ne sais pas ce qui s’est passé, ils m’ont bercé trop près du mur !

Je sais, c’est un peu indélicat d’accuser ainsi ses parents mais jugez par vous-même : vingt-trois ans plus tard, voici ce que le fruit de leur union écrit ici et là dans les zones de commentaires  de son voisin du dessus :

 

A ne pas confondre avec le pin-pont, une variété de conifères dont les sommets se rejoignent pour faciliter les rencontres (au sommet) d'écureuils dans certaines forêts de Bretagne.

Mais qui a re-tué Pamela Rose ? La réponse à la question est Jack le rêve-entreur ! Et rêventreur sera le néologisme de la semaine prochaine ! Bravo pour cette belle série !

D'où le proverbe : Quand une truande rit dans une buanderie, toutes les truandes rient dans la buanderie !

Léon Zitrone, sors de ce corps, il me fait trop rire ! C'est vrai, on n'arrête pas de se bidet-onner avec toi !

Et alors, du coup, comme dirait Pierre Gripari, chez madame Bébettencourt, ce sont les concomptes de la fofollerire Méméricourt ? 

Le tennis-de-Bris ? En Bretagne il y a aussi le ping-pong de Broons qui se joue dans une bassine posée sur la table.

Je me demande quelque fois si tu n'es pas un peu piqué (à l'EPO) ! Mais bon, dans la mesure où tout le monde s'interroge sur ce que je fume, ce n'est sans doute pas à moi de poser cette question ! Peut-être ne sommes-nous rien que des rats déridés échappés du laboratoire du Pr Charles Foulon ? 

 

Tant que j'aurai forces J'appuierai sur les pédales : C'est bon pour le coeur. 

Et ça rend la main véloce Pour mettr' les mots à la noce. 

Etre souple du guidon Et sensible aux paysages Rend agile du crayon. 

Dans la plaine et les vallons  Ecrivons et pédalons ! 

Le crois-tu ? On a Semé les filles et c'étaient De bien belles plantes ! 

vélo grec Sebarjo

 

Quelque chose cloche ! Ca grince à ma roue arrière : Vélo mal Grécé ?

vélo la bedaine 2

 

Empoigne guidon, Bouge muscles et tendons Pour perdre bedon 

Pour perdre bedaine C'est pas des calembredaines Pédale, promène !

 

 

vélo postier 2

 

Facteur ! Facteur ! Please ! Have you something for me In your besace ? No ?

caravane 2

Ornicar à Vannes Publie six tercets. 4-1 Entrez sans sonnet 

(Devinette permettant de savoir où est vraiment M. Ornicar : il tient l'agence Publicis à Vannes au 41 ter. Du coup la question devient "Où est la rue de Jean-Luc) (Ouais, hein ? J'avais vraiment besoin de vacances, hein ? )


L'été, sur les pentes, Indifférents, les cyclistes, A nos agapanthes

Automobilistes  En raison du Tour de France Des bouchons à Liège ! 

Un blogueur fidèle  Au Tour est comme un bavard :  Jamais ne la boucle ! 

 

Cependant si je considère ce qui a fait courir le monde ces jours-ci, à savoir ceci :

http://www.youtube.com/watch?v=Uf2VzKNf7c8

je me dis que la planète, elle aussi, a été victime d’un sacré accident de poussette !

Et du coup, Papa, Maman, comme j'en suis assez content de mon petit grain, je vous dis : Merci !

 

N.B. Les commentaires, bien souvent des haïkus déguisés, ont été récupérés chez Sebarjo où je les avais déposés depuis un an. Je lui ai aussi emprunté les photos de son tour de France en haïkus pour illustrer cette contribution. Joli re-cycl-age, non ?

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Une qui sent son vécu (Walrus)

C'est en levant les yeux pour lire la mise en garde concernant sa tête qu'il avait raté l'inscription au sol signalant la présence d'une marche insidieuse. Il s'était donc étalé de tout son long dans le pub, au grand ébaudissement des piliers de bar locaux...

 

mind-the-step

 

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Attention la tête (titisoorts)

Sous prétexte que je me suis cogné, j'étais ailleurs! j'étais ailleurs! Pourtant, accompagné d'une charmante compagnie,nous montions, elle puis moi. Je montais tête baissée, tout excité. J'ai vu l'écriteau, trop tard" attention à la tête", pourtant j'y fais souvent attention. Aïe le mal, J'avais l'impression que ma tête doublait de volume, un choc. D'habitude, J'y prends vraiment soin de ma tête, un casque, lorsque je fais de la moto, ça me va si bien, sans avoir la grosse tête. Donc l'écriteau vu trop tard et je m'éclate au niveau de cette poutre. Si vous me connaissiez je vous entendrais " bon, vu son caractère, il a la tête dur, il a du monter sur un coup de tête, oui, mais là, moi, j'ai mal quoi! Vous ne m'entendez pas crier dans l'escalier, à tue tête. Et c'est à ce moment là, que je me suis aperçus que j'avais perdu la tête, moi qui est souvent la tête sur les épaules.Embêté quand même, étêté, errant comme un poulet sans tête, dans cet escalier. J'aurais mieux fait de rester chez moi, en tête à tête avec moi même. Pourtant, toujours La tête sur mes épaules, je me retrouve tête en l'air tout en la cherchant par terre. J'étais devenu chasseur de tête, de ma tête. Je commençais à m'énerver à m'impatienter, à me prendre la tête, pourquoi  n'ais je pas vu cet écriteau plus tôt, quand on n' a pas de tête, on n'a pas de tête. Pas bien réveillé, surement la tête dans le cul, je vais finir par la trouver, ne nous mettons pas martel en tête, en plus j'y tiens à celle ci, ce n'est pas une tête de série. Je la chercherais et la trouverais, nous sommes teigneux dans la famille, on s'en tête on s'en tête. J'aurais presque préféré avoir une tête de linotte, au moins, je serais passé plus facilement sous l'écriteau. Tiens ! enfin, la voilà, en plus, je ne l'avais pas loin, plutôt le cerveau lent aujourd'hui. Ensuite, je suis rentré chez moi, en laissant ma charmante compagne. Mais quel histoire sans queue et ni tête...

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Coucou (Sebarjo)

Comptine

que l'on voudrait sans queue ni tête

 

Refrain :
Coucou coucou coucou
Coucou coucou coucou
Niet !
Coucou coucou coucou
Coucou coucou coucou
Niet !

Ah ! Comme je suis inquiète
Quand je vous vois Monsieur Labitt
Vous vous êtes cogné la tête
Et vos yeux sortent de leur orbite

Refrain

J'ignore ce que vous avez en tête
Ni ce qui vous habite
Mais de mes hanches que vous dites parfaites
Ôtez vos mains qui s'y précipitent.

Refrain

Arrêtez, ne soyez pas bête
Car chez moi rien ne vous invite
Vous vous êtes pris le coin d'ma fenêt'
Mais pour vous stopper y'avait une vit' !

Refrain

Non, je n's'rai pas votre jour de fête
Rentrez la queue basse, Monsieur Labitt
Allons, n'ayez point cette mine défaite
Désormais plus rien ne vous agite !

Refrain (bis)

 

alt : Noomiz

 

 

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Attention: pétage de tête! (Anémone)

Quand pensées et infos
Encombrent la caboche,
Faire bien attention
Qu'en prenant tout de front
On ne se la pète.
Décollage immédiat
Pour une approche du monde
Un peu plus discrète.
      

      

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Un avertissement (KatyL)

KatyL

 

On lui avait bien dit que c’était un mauvais photographe ! Un révolutionnaire ! Un coupeur de tête

Elle n’en a fait qu’à sa tête !! Voilà le résultat ! Bien fait !

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