Participation de Célestine

Cé

 

Quand Jérôme C. fut appréhendé par la police helvétique au milieu d’un pré de luzerne près de Lucerne, nanti d’une conséquente valise, on s’aperçut que ladite valise contenait, outre la fraîche oseille habilement subtilisée à des pigeons par ce patachon, les quinze expressions à la mode usées jusqu’à la corde par des journalistes sans imagination. Saurez-vous les retrouver ?

 

(à lire en imitant la voix de Patrick Preuve d’Amour, dit PPD)

« Mesdames messieurs bonsoir !

C’est un pavé dans la mare que le journal « Médit à part » a lancé aux quatre coins de l’hexagone, en révélant l’affaire Jérôme C. En effet, celui-ci, jeune ministre ayant le vent en poupe et, depuis peu, appelé à jouer dans la cour des grands, est soupçonné de détournement d’argent et de prise illégale d’intérêts. Alors que le président caracolait en tête des sondages, cette sombre affaire n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. Attendu au tournant par les membres de l’opposition, puisque désormais la balle est dans leur camp, il doit se demander à qui profite le crime, quand cette bévue risque fort de lui faire revoir sa copie aux prochaines élections. Ironie de l’histoire, c’est dans les yeux des français que Jérôme C. avait juré son innocence à un pays qui s’enfonce dans la crise. Décidément, l’audace et l’amoralité, elles, ne connaissent pas la crise ! Cerise sur le gâteau, on apprend qu’un conseiller du président plonge à son tour dans la tourmente judiciaire.  Affaire à suivre, donc.»

Ndlr : toute ressemblance etc etc…

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Les vies de Patachon (Joe Krapov)

 

patache

23 lignes pour raconter une vie de Patachon ? Mais on me demande l’impossible, là ! Et quelle vie, d’abord ? C’est qu’il y en a, des vies et des souvenirs, dans sa valise ! Voulez-vous que je vous parle de la diligence de Beaucaire à Bellemecque dont il était, vers 1869, le cocher Tonkiné, pardon taquiné, par les mouches ? Ca vous intéresse vraiment de savoir qu’il transportait dans sa patache des porteurs de moustaches, des moureurs à la tâches, des trafiquants de grenache à la pistache, des adjudants bravaches, des potaches sans attache, des lanceurs de sujets qui fâchent ? Qu’entre deux étapes bien arrosées il livrait les lettres de mon moulin, les colis du révérend père Gaucher qui pour la plus grande gloire de son père envoyait ses flacons d’elixir au château de Mamers (Sarthe) ? 

Les_deux_aveugles_1855_Berthelier_(Giraffier)_Pradeau_(Patachon)_by_Drane

Préférez-vous l’époque précédente, vers 1855, quand, grimé en non-voyant  sur le Pont neuf, il formait un incroyable duo, lui jouant du trombone à coulisse et Giraffier, son complice amoureux d’aptonymes, de la guitare à cou long ? Faux aveugles bien sûr mais vrais escrocs : aucun des deux n’avait le moindre diplôme, pas même un offen-bac et certaines de leurs notes étaient fausses !

 

Voulez-vous que je vous parle de sa carrière cinématographique entre 1921 et 1928 avec le moustachu Doublepatte ? On les avait baptisés les z’héros du cinéma !

 

patachon_café

La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, c’est lorsqu’il m’a annoncé, récemment,  qu’il était retourné en Asie. Apparemment, sa chaîne de cafés français en Chine marche bien ! Je crois que si j’avais 600 000 euros sur un compte en Suisse, j’irais bien moi aussi investir là-bas et lui faire concurrence avec des boutiques où je vendrais du kouign amann, des m’cheweks aux amandes, des cornes de gazelles et des gaufres flamandes ! (Vive l’internationale pâtissière, camarades !)

Non, puisque la limite des 23 lignes approche ou est dépassée, je vais juste vous massacrer une des chansons qu’il a ramenées de son premier voyage en Orient en 1881. C’est dans la série « Ben mon colon, Joe Krapov chante n’importe quoi ! ». C'est même peut-être du honky tonky noise !

 

P.S. Oui, je sais, ça semble bizarre qu’un type comme Patachon, avec les vies qu’il a menées, soit resté aussi jeune d’apparence. A croire que les voyages déforment les valises mais apportent un surcroît de jeunesse à certains ! Chez notre ami, aucune ride, aucun cheveu blanc, aucun stigmate alors que Jésus, à 33 ans, fallait voir comme il était marqué ! Je le concède à Christine Boutin et Frigide Barjot, c’est à vous dégoûter d’avoir de la religion !

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Ma Valise (Djoe l'Indien)


Dans ma valise à friandises
Il y a d'exquises épices
La bise fraiche du narcisse
Et les malices de Venise
L'imaginer est un délice
Tant il y a de gourmandises :
Quelques bonbons rouge cerise
Trempés au poivre, maléfices,
Et de Cambrai plein de bêtises !
Puis pour les yeux, feux d'artifice
Mais n'en faites pas un caprice,
Usez-en donc à votre guise.
Dans ma valise y'a du réglisse
Aussi la liqueur de merise
Semer la joie est sa devise
Pour ne point dire : "c'est son vice" !
Oh, ma valise est, sans surprise,
Source de bien des convoitises...
J'en suis conscient, mais je la garde !

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Le poids des mots (Poupoune)


Ma fille, alors qu’elle n’avait rien à se faire pardonner, m’a écrit un poème adorable qu’elle est venue me lire, toute fiérote. Elle y disait qu’elle m’aimait et qu’elle me remerciait de lui avoir montré tous ces pays qu’elle ne connaissait pas… Au-delà du fait qu’un parent est probablement toujours touché par ce genre de témoignage d’affection, j’ai été émue qu’elle exprime ainsi le plaisir qu’elle avait pu prendre à voyager avec moi… Je me suis dit avec une mièvrerie inhabituelle que pour voyager désormais, je n’avais besoin pour tout bagage que de ce poème et de la compagnie de ma fille. Que le poids de ses mots rendrait à jamais légère ma valise enchantée. J’ai eu envie de réserver immédiatement un billet pour n’importe où, du moment que c’était un pays qu’elle ne connaissait pas !
Et puis elle m’a donné son poème, que je me suis empressée de relire.
Bon.
Passe encore qu’elle fasse rimer « je t’aime »avec « pareil », mais… « je t’écrit se poéme » ?« Sais presque pareil » ? « J’ai toujours voulus te remmairsier » ? « Tous c’est pays » ?Franchement ?
Alors le seul voyage qu’elle a fait, c’est un aller simple pour la cave avec un dictionnaire, un Bescherelle et un stylo rouge. Elle aura le droit de sortir quand elle m’aura remis une copie corrigée.

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Liberté (MAP)

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Malle de dent (Cavalier)

Valise enchantée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se faire la malle à la Garenne-Colombes

 

Puisqu'on y est, là, dans les histoires de Disneyland Paris... Appuyez sur la touche étoile de votre répondeur Au départ on voit avec les yeux, et plus tard avec le cœur

Patachon, c’est un magicien - chapeau lapin perlimpinpin -, qui a une grosse valise dans son garage. Une grosse valise jolie qui se fait la malle à trente centimètre du sol quand on l’ouvre. Et même si on ne voit rien entre le fond de la valise et le sol, il y a une grande échelle qui descend loin à l’intérieur. Cette échelle, baignée d’une lumière toute étoilée, c’est l’accès au monde secret de Noisette, la petite fille de Patachon.

Venez-y voir par vous-même…

À fond de malle, tous les animaux, la queue levée, se rangent en demi-cercle autour de Noisette, et ils attendent le signal de leur maîtresse. Des pâtes au fromage, une boîte d’un kilo de pâtée, des croquettes, un pancake avec du chocolat, des légumes et un biscuit. Sur un geste, les chats et le chien un peu mammouth, quoique petit, se précipitent sur les assiettes. Bientôt englouties. Restent les légumes.

Rox, repu, va chercher quelques chats du voisinage. Les regroupe près du lapin nain. Ah ! dit Noisette tes chromosomes de fox-colley s’agitent.

Allez mes enfants, allez toujours, je vais à la chasse avec Rox. Viens mon fox. Peut-être ramènerons-nous Rouky ? Ah, Ah, Ah !

À fond de malle, Noisette ne rit plus. Un tressaillement convulsif secoue ses membres. La foire est là. Les lapins aussi. À pluche, va, Rox, dit-elle. C’est à moi de faire maintenant.

Diable ! Diable ! Murmure-t-elle, ces ballons gigotent fort. Le bruit sec et strident sortant de la carabine rebondit dans la cage en bruit de métal furieux, ne heurtant pourtant aucune des cibles.

Le tôlier rouquin hilare qui zieutait la scène glisse sur une barbe à papa. Il est écroulé ou fait semblant de l’être. Allons donc, dit Noisette, est-ce qu’on meurt pour si peu de chose. Ces plombs sont si petits. Mais lui l’avait trop à l’œil depuis plus d’une semaine.

À fond de malle, Rox ne rentrerait pas bredouille...

 

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The Carousel Waltz

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Au bout du voyage (Vanina)


Sous un soleil de plomb, dans un nuage de poussière, la patache allait bon train malgré les ornières et les nids de poules des chemins, secouant sans ménagement ses passagers. Le conducteur, que tout le monde appelait Patachon, se souciait bien peu des pauvres gens qui voyageaient dans sa lourde et inconfortable diligence. Patachon n’avait qu’une idée en tête, arriver au plus tôt à l’escale, se rendre à l’auberge et mener sa vie de débauche, sans espérance mais avec du plaisir immédiat : alcool, femmes, etc. D’autant plus qu’il avait été contrarié.

Ce matin-là, il avait chargé, sur le toit de sa patache, la lourde valise d’une jeune femme, au nom curieux, dont il avait remarqué la beauté céleste. Il n’avait pu s’empêcher de penser : « J’en ferais bien mon quatre heures… », et avait même tenté un geste déplacé que la jeune femme avait su esquiver. Or, à l’étape, la jeune femme descendit et s’exclama : « Je n’ai plus besoin de ma valise, faites-en ce que bon vous semble ! » Patachon, bougon, avait haussé les épaules, et s’était dirigé comme à son habitude vers l’auberge de toutes les transgressions, en ronchonnant ; « tu sais où tu peux te la carrer ta valoche … ».
Ce n’est que le lendemain matin, lorsqu’il eut fini de cuver, que Patachon se souvint de la valise.

Il était maintenant devant cette lourde valise qu’il considérait comme sienne, puisque la jeune femme la lui avait laissée. Avide, Patachon pris une grande respiration et l’ouvrit : quelle déception ! La malle contenait du sable. Déçu mais désireux, il plongea avec force la main dans le sable fin et scintillant sous les premiers rayons du soleil matinal. Il fouilla le sable. Il toucha alors un objet, saisit ce qui s’avéra être une anse, et découvrit une amphore. Il imagina tout de suite quelle contenait un liquide rare, délicieux et alcoolisé ! Il décida de la déboucher. C’est au moment où le bouchon sautait qu’il se souvint du nom de sa voyageuse : Pandore.

Patachon venait de libérer l’espérance : la lutte contre tous les maux de la terre pouvait enfin commencer !

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Valise surprise (Sebarjo)

Une Valise

 

Dans la cheminée de mon salon, j'ai trouvé une valise.
Dans cette, valise, je n'ai rien trouvé, à part une bouteille en verre transparent.
Dans cette bouteille, j'ai trouvé une feuille de papier.
Sur cette feuille de papier, j'ai pu lire : « Cette année, je pose mes RTT. J'en profite pour partir en vacances. Ton Père, Noël »
 
Je me souviens c'était un 24 décembre. Je venais d'avoir 8 ans et j'étais loin d'être fort comme un homme.


Quelques années plus tard, sur Internet, sur le site d'écriture s en tout genre du défi du samedi, j'ai trouvé

 

une cheminée

cheminee

 

une valise

valise

 

puis une bouteille en verre contenant un mystérieux message.

bouteille



Je me souviens c'était en 2013. Je venais d'avoir un certain âge... Mais restais incertain.

 

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HERVÉ (joye)‏

C’est vrai que je les avais soigneusement choisis, mes témoins. La Nanette était stupide, certes, mais pas tout à fait nulle. Elle n’allait pas tout gober tout de suite, non. Alors, quand Colette et Fifine acceptèrent de m’aider, j’étais content. Les deux piliers de la maison Bonheur étaient plus infaillibles que le Pape lui-même, et elles aussi en avaient marre elles aussi de La Nanette et ses manières imbuvables. Il était temps qu’on lui apprenne un truc.

Il m’avait fallu un moment pour la trouver, mais la combine était simple. Un jour, ma petite-fille passa me voir et m’apporta, comme je lui avais demandé,  la vieille valise que j’avais héritée de ma grand-tante Olive. D’un cuir douteux – moi et mes sœurs disions qu’elle l’avait fait confectionner de la peau de Marcel, son caniche défunt. On rigolait bien ensemble, moi et mes sœurs, comme je les regrette…

Bref, bien sûr que La Nanette fut déjà au courant. Comme d’habitude, elle entra dans ma chambre sans frapper, en train de fredonner un de ces stupides airs de sa jeunesse lointaine. Je ne sais pas ce que je détestais plus, sa drague fade et moisie ou sa voix graveleuse qui grattait mes oreilles.

Alors, je savais que La Nanette ne s’attarderait pas à envahir ma chambre. Elle se retenait à peine, et je sus qu’elle avait entendu la conversation que j’avais rédigée pour Colette et Fifine.

- Ouh, c’est quoi, cette valise-là, monsieur Régis, vous partez en vacances ? Avec qui ? Et où ? Une croisière peut-être, ah, comme j’adorerais partir en croisière, ma foi, quand j’avais vingt ans à bord la Queen Mary, ah, oh, je vous dis, monsieur Régis, je rougis de honte, non, je vous le jure, de hooonte, quand je pense à ce que me disaient tous les jeunes hommes, ouh ! Et quand je…

-          Non, en fait, c’est ma Valise Enchantée.

-          Une valise enchantée ?  Mais vous plaisantez, monsieur Régis. Ça n’existe pas, une telle…

-          Oh, si, je vous l’assure, madame. Colette et Fifine vous ne l’ont pas dit ?

Je savais que La Nanette ne conversait jamais avec les résidentes sauf pour leur jeter quelques remarques narquoises sur une erreur de toilette, ou leurs cheveux gris, ou une nouvelle ride, mais je savais aussi qu’elle guettait chaque mot qu’elles échangeaient innocemment pour faire passer le temps.

-          Ben si, monsieur, s’exclama la menteuse. Colette, Fifine et moi sommes d’excellentes copines ! Mais je pensais qu’elles bluffaient, et puis, vous savez, monsieur Régis, que ce n’est pas toute femme qui soit aussi discrète que moi-même ! C’était ce matin-même que je faisais remarquer à monsieur Colin que…

-          Alors, vous êtes savez déjà que ma Valise Enchantée peut vous voir telle que vous êtes ! 

Je fis semblant de sourire modestement.

La Nanette me jeta le même regard que me faisait ma Lucie quand elle était encore en vie et elle s’inquiétait de ma santé. Comme elle me manque, ma Lucie, on rigolait bien ensemble !

-          Mais monsieur Régis ! s’exclama La Nanette. Vous me racontez des balivernes !

 -          Non, non, madame, je vous l’assure !

-          Mais…comment est-ce que ça marche ?  Sa voix prit un ton curieux.

 -          Bin, la personne en question prend la valise, lui demande « Comment les autres me voient-ils ? » et on l’ouvre, et alors, on voit…

 -          On voit quoi ?!

 -          On se voit comme les autres vous voient !  La Valise Enchantée a déjà montré à Colette et à Fifine leur beauté exquise et – je soupirai – sexy !

 -          Donne-moi ça ! cria la vieille, excitée comme jamais je ne l’avais vue.

Elle se jeta sur la vieille valise, la saisit entre ses griffes et cria, rauquement, « Comment les autres me voient-ils ? »

Puis elle l’ouvrit.

Au contraire de ce que je pus dire plus tard aux responsables de la maison Bonheur pendant l’enquête, c’est vrai que je savais bien que la valise contenait le cadavre empaillé de  mon vieux perroquet miteux.

Ah ! Mon cher Hervé ! Comme je te regrette…on rigolait si bien ensemble !

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