23 mars 2013

Se sont montrés pédagogues

 Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

pédagogie

Venise ; Sandrine ; Prudence Petitpas ; EVP ;

Anémone ; Vegas sur sarthe ; rsylvie ; MAP ;

titisoorts ; Joye ; Sebarjo ; Katy L; Adrienne ;

Tata Béa ; Cavalier ; Violette ; Célestine ;

trainmusical ;

 

 

 

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Leçon de vacances. (trainmusical)‏

Maman veut absolument que son fils lise.

Il aime jouer, sortir, lire éventuellement des dessins animés.

Maman insiste pour qu’il lise des histoires classiques, sérieuses, écrit dans un bon français.

Il apprécie mieux courir avec ses copains.

Maman désespère, à tel point qu'elle lui a acheté un livre pour les vacances à la mer qu'il devra dévorer comme leçon.


Il aime sa maman, toutefois se baigner dans la mer l’intéresse plus que de lire coucher sur le sable.

Maman voyant qu’il lit tellement lentement cet ouvrage, décide qu’après le repas de midi il devra chaque jour se rendre dans sa chambre et parcourir un chapitre.

Il se rend dans sa chambre, pour lui les vacances sont ratées. À contrecœur il lit un chapitre, mais saute des pages, ce livre ne le passionne point. Ce n’est même pas un livre d’aventure.

Maman veut s’assurer qu’il lit vraiment. Alors elle lui demande en fin de journée comme devoir qu’il lui raconte ce qu’il a feuilleté ce jour.

Il lui narre à peu près ce qu’il peut exprimer, néanmoins en lui, le dégout prend le dessus. Sales vacances, vivement le retour et la rentrée des classes.

C’est un beau livre de la bibliothèque verte. Cependant, sans généraliser, est-ce que ce style de garçon âgé de treize ans peut vraiment avoir du plaisir de lire «Irène à l’opéra»?

tm

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La femme qui lit. (Célestine)

Elle a par cent chemins aux forêts de pendules écouté chevaucher sur le gazon sucré de trèfle et de luzerne aux clairières endormies cent chevaux prodigieux aux ailes de licornes.

Elle s’est accrochée aux lèvres des bourreaux des cœurs tendres et aux dents aiguës de l’ambition, elle a gravé sa peau du nom des héroïnes et chanté les folies des génies méconnus.

Elle a aimé. Elle a tremblé. Elle a vomi. Elle a reçu cent coups de poing dans l’escarcelle, cueilli des tas d’étoiles en ses paumes blanchies. Volé des ducats d’or et des rubis ravis au destin des pucelles reçu cent coups d’épée au flanc et au pourpoint. Les rois l’ont vénérée les princes l’ont trahie. Elle s’est jetée au pied des ténèbres assourdies, elle a gravi des pentes et sondé les abîmes.

Elle a défait son cœur, asséché des déserts de jaillissantes larmes  et pleuré des rivières et mangé des mouchoirs dans l’ambre et l’aubépine des printemps frileux. Elle a senti le vent l’emporter en un songe sur des bateaux flambants aux îles inconnues. Elle a triché au jeu, traversé la prairie et de sombres coyotes essuyé les affronts Elle a versé son sang, elle a gagné des guerres, et compté aux jours gris les aurores naissantes.

Elle a péri d’amour huit cent quarante fois, se traînant languissante au pied d’un amant brut, comme un diamant taillé pour lui crever le cœur. Contemplé des frissons, des lagunes paisibles, enroulée dans des songes aux ponts mystérieux, goûté cent fruits empoisonnés et langoureux, essuyé mille orages, et sué sang et eau comme les galériens.

Elle a été modèle, et muse et prostituée, aviatrice et docteur, et comtesse aux pieds froids, et chatte langoureuse sur un toit brûlant.

Elle a fait tout cela, et ce n’est rien encor, sans sortir de son lit.

Il lui reste des mondes à serrer dans ses poings, et des éternités palpitantes à vivre.

Oui ! Car depuis toujours, sans arrêt, elle lit.

Et sa voie, et sa voix se fondent dans les livres.

cél

 “La Femme qui lit”, de Jean-Jacques Henner (1883)

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Le SON délivre.... (Violette)

SONnaillant au bout de l'hameçON, les âmes SONt dans cette SONate si SONore . Un caisSON de SONo dans la maiSON du garçON , ça SONne fort  penSONS nous? Quelle bonne raiSON pour SON polisSON de pinSON ! DanSONs le madiSON......

Chut.......et chute.....CesSONs d'en faire un livre......Elle, elle y SONge..Pas d'autres chanSONs.......Le SON délivre....fut sa leçON........

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Participation de Cavalier

 

Leçon de choses

 

En quatre, oui, il faut quelquefois savoir se mettre en quatre pour faire avancer la science. Et ce n’est pas toujours facile, mais bon…

- Cavalier, Cavalier, vous n'auriez pas vu un petit chat tigré ?

Ah ! Tiens, voilà la Mère Michel... Enfin, quand je dis Mère... Plutôt belle comme Mère... Moitié rousse, moitié blonde, avec un joli petit nez retroussé sur sa frimousse polissonne. Et des jambes ! Longues !

- Oui, en effet, j'ai chez moi, bien au chaud, un magnifique chaton gris.

- Rendez-le-moi ! Espèce de Lustucru !

- OK, OK ! On y va, on y va Mère...

- Dites donc, c'est quoi tout ce foutoir dans votre garage ? Tous ces instruments et tous ces fils ?

- Prototype de modem ADSL à démonter le temps, chérie. Venez, votre Minou, c'est par-là !

- Une boîte ! Mais que fait-il là-dedans ?

- Ecoutez ! C'est très simple... C'est une expérience quantique classique. Une expérience pour un TP de mon prochain ouvrage didactique, à savoir : si le compteur Geiger, qui est à l'intérieur de la boîte, détecte la désintégration d'un seul atome, un marteau frappe une seringue de cyanure directement dans le gosier de votre greffier…

- Assassin ! Il est mort alors !

- Pas si vite, petite... La probabilité pour qu'il soit vivant est la même. Tant que l'on ne regarde pas dans la boîte, il reste dans un état quantique vivant/mort grâce à la fonction d'onde Psi de notre atome. Psi, étant telle que :

Somme de - l'infini à + l'infini de Psi carré dxdydz = 2

- Quoi ! Assassin, assassin !

- Mais quoi !?

- C'était dxdydz = 1 ! Connard !

- Heu !... Oui. Vous avez raison, c'est bien 1 ! (???) Que j'ai mis... Minou, lui, il ne sent rien, pour l'instant ; il est mort/vivant, sit venia verbo, tout mélangé, ou tout brouillé si vous voulez, en proportions égales avec l'atome.

Ecoutez, l’expérience doit durer une heure, il reste trois longs quarts d'heure à attendre. On fait une petite pause ? C'est paradoxal, mais j'ai ici un petit divan, qui lui est bien vivant.

- OK ! Pourquoi pas... Mais trois quarts d'heure, pas plus ! Juré, promis, hein ?

Un peu plus tard, la Mère Michel s'en retourne chez elle, toute guillerette, son tigré Schrody bien vivant sous le bras. Qui l'eût cru ? ...

 

cav1

 

 

 

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Participation de Tata Béa

Ce que m'ont appris les livres ... d'eux

Ploc, ploc, ploc...
Les gouttes gouttaient lentement, d'un rayonnage à l'autre dans le silence de la nuit.

« Tiens, il pleut... » pensais-je dans l'innocence du sommeil. Plac, plac, placplacplac... « Ah mais non il ne peut pas pleuvoir sur moi ! » réagis-je dans la panique du réveil.
Mais j'avais la joue mouillée, la tête mouillée, le cou mouillé...De l'eau me tombait dessus et aussi à côté ! D'un bond je fus hors du lit, dans la flaque. Splach, splach, splach « Il y a de l'eau partout ! » pataugeais-je désespérée dans le froid du désastre.

Quand je fis de la lumière (en entrouvrant les volets) je vis l'eau qui dégoulinait le long des murs, depuis le plafond entier, sur le sol, le lit...sur ma bibliothèque ! Elle ruisselait, dégouttait, pleurait de sa rage impuissante à se laisser tremper sans rien faire.
Mes livres s'avachissaient, s'ouvraient, se tordaient sous le poids de cette eau intruse.

J'ai pensé à toutes les bibliothèques dont j'avais lu les destructions : Alexandrie, Rome, celle du « Nom de La Rose », celle, reconstituée, dans le « Jeu de l'Ange ».. mes bibliothèques fantasmées, disparues, rêvées dans ces livres qui s'abimaient sous mes yeux.

Les livres forts, ou futiles, militants, dispensateurs de savoir, de douceur, de beauté, d'exemples. Ceux qui avaient calmé mes angoisses, provoqué mes émois, nourri mes curiosités, ils étaient de papier, fragiles et destructibles : pages de chiffon, remplies de signes noirs, symboliquement protégés par leurs couvertures fanfaronnes ou sobres.
Ils pliaient devant un simple filet d'eau, laissant fuir de leurs pages l'encre de la connaissance.
J'avais de l'eau sur les joues.

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participation d'Adrienne‏

Désolée, pas le temps d'écrire, les livres m'attendent pour ma leçon!

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Participation de KatyL

k1

k2

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La Leçon des livres‏ (Sebarjo)

 

Slam à 2 balles
 

Quand j'étais petit garçon,
Mes toutes premières leçons,
Je les ai apprises à l'école,
Pour prendre mon envol,
En lisant mon premier livre,
J'allais savoir ce qu'était vivre.
On m'avait dit mon enfant,
C'est en lisant et en écrivant,
Que tu traceras ton chemin,
Que tu tisseras des liens.
Rien ne sert d'être une teigne,
Tais-toi et retiens ce que l'on t'enseigne.
 

J'avoue que d'abord le goût
fut plutôt du dégoût,
Que je n'ai pas eu presto illico
L'ivresse du livre.
Il a fallu que je mette un peu d'eau
Dans ma détresse de l'ivre.
J'étais alors le roi des aveugles,
A trop me regarder le nombril,
A trop croire que j'étais le seul
En ce monde, à perdre le fil,
Comme un pied-bot
Au pays des funambules,
Une patate ramollo
Au milieu des tubercules.



Mais un jour je suis tombé sur ce bouquin,
Oui-Oui et le magicien.
Les mots se sont enfin révélés,
J'ai lu les phrases en entier,
Sans même m'arrêter.
Ce fut une onde de choc,
Et estomaqué par ce coup d'estoc,
J'ai lu un autre bouquin,
Puis encore un et encore un autre.
Et j'ai compris que pour être quelqu'un,
Il fallait être aussi quelqu'un d'autre,
Être à la fois Oui-Oui et le magicien.



Les livres m'ont donné une bonne leçon,
Et c'est grâce à eux si j'écris des chansons,
Si aujourd'hui ne ressemble plus à hier
Et hier plus à avant-hier.
C'est grâce à eux si ma vie
Au jour d'aujourd'hui,
C'est trop d'la balle
Et que j'fais des slams à deux balles.
Vous m'direz des slams à deux balles
Ca vaut pas bien cher,
On n'y gagne moins qu'on y perd,
Que c'est vraiment pas du lourd
Et que ça vaut pas l'détour.



Okay, Mais si c'est pas Du lourd,
Mieux vaut entendre ça Que d'être sourd,
Car il faut qu'tu saches, brother,
Que si mon slam est pas tagué au marquer,
Pas aseptisé au karcher,
Pas ciselé au cutter,
Pas fondu dans du beurre,
Pas dit avec des fleurs,
Il faut qu'tu saches, brother,
Que c'est écrit avec le cœur.
Alors okay c'est pas du lourd,
Mais mon slam c'est de l'amour.
 

Alors okay c'est du p'tit slam
Mais c'est le reflet de mon âme.
C'est pas du lourd,
Mais mon slam c'est de l'amour.

 

alt : Noomiz

 

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CE QUE J'AI APPRIS DES LIVRES, PARDI ! (joye)‏

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