19 février 2013

Envoi de Teb

Suite à la consigne de la bouteille à la mer, teb nous a fait parvenir le lien suivant :

http://www.sudouest.fr/2013/02/19/amities-de-knoxville-971259-3452.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20130219-[zone_info]

Nous l'avons trouvé assez à propos que pour vous le faire partager.

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16 février 2013

Ont débouché la bouteille :

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

 Walrus ; Lise ; Venise ; Vegas sur sarthe ;

KatyL ; Droufn ; EVP ; Teb ; Cavalier ;

Prunelles ; MAP ; Anémone ; Sebarjo ; Sable

du temps ; Tracy C ; Joye ; titisoorts ; Vanina ;

Porphyre ; Djoe L'Indien ; Joe Krapov ;

Célestine ;

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Participation de Célestine

cél1

 

La Grande Implosion

http://www.deezer.com/track/6734042

 

Mars 2070

Quelques hommes se risquèrent au-dehors pour la première fois, quittant les abris telluriques, où ils s’étaient réfugiés lors de la grande Implosion. Leur peau blafarde et leurs maigres doigts témoignaient de leur long temps sans soleil, nourris aux éclairages artificiels et aux poudres synthétiques. Ils avaient oublié le bleu, le vert et l’ocre. Ils avaient oublié le vrai et le fulgurant, l’immense et l’éphémère. Des vies de légumineuses. Ainsi, dehors, la vraie vie avait repris ses droits…

La mer les éblouit.Ils avancèrent prudemment sur la grève, en tapotant du bout de leurs orteils le sol mouvant.

Une bouteille roulée de mer clapotait  entre sable et eau. Elle contenait une simple feuille photocopiée. Le plus vieux, qui semblait être aussi le plus courageux, lut péniblement les mots inconnus tracés à la main.

cél

Les Sentiers, et les Blés, et  l’Herbe, et la Rosée…Ses poumons se défroissèrent comme au matin du monde. Tous ces bonheurs oubliés...Il lui faudrait les réapprendre aux Terriens de la  Nouvelle Ere.

Les mots roulèrent une larme sur le parchemin de sa joue.

 Le Vent, et la Fraîcheur... l’Été et la Bohème, 

Et l’Âme, et la Nature, et la Femme et l’Amour…

D’autres larmes jaillirent…Mais qu’ avait donc permis cette folie des hommes ? Dire qu ’il fut un temps immémorial et doux où cela existait…

Il se releva péniblement.

Derrière la feuille, une autre écriture avait tracé ces mots : « Pour que l’on n’oublie pas… »

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Invitation au voyage (Joe Krapov)

 

 

DDS 233 Invitation au voyage emplie

 

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Le Messager de l'Onde (Djoe L'Indien)

La lettre terminée, encerclée avec art
Au fil d'or, cachetée à la cire d'abeille
A glissé un matin au fond de la bouteille
Qu'un vieux bouchon de liège apprêta au départ

Il y était noté d'une écriture fine
Mille et autres secrets brûlant ses long doigts morts
Mille et autres désirs entachés de remords ;
Le goulot fut orné de rouge paraffine.

Un geste large et leste et la voici à flots
Prête pour un périple aux confins de ce monde
Sur le bleu océan que ses yeux bleus inondent
A la merci des dieux qui folâtrent sous l'eau

Quelque ondine mutine agrémente la lettre
D'un ou deux vers coquins, le soleil de minuit
D'argent les illumine, aussi l'or de la nuit
Qui tente sans succès derrière lui de naître

Le voyage se passe entre crêtes et creux
Et glisse entre les mots un parfum de vanille,
La tiédeur d'un atoll et les chants de Manille
Ou le feu capricieux d'un volcan sulfureux

Poséidon joueur dessus sa barque entraîne
Le pli et son étui à travers les embruns,
Glisse une perle blanche au sein de cet écrin
Qui trouvera peut-être une future reine

Une vague un beau jour à la terre le rend
Une femme ce jour musarde sur la plage,
Découvre ce présent provenant du grand large,
Hésite un court instant, se ravise et le prend,

Sort la feuille jaunie et commence à la lire,
Découvre des mots doux qui lui parlent d'amour,
De voyage au long cours ; elle est reine ce jour,
Répond à travers flots d'un flamboyant sourire.

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Une bouteille à la mer‏ (Porphyre)

« Dis donc tu ne trouves pas que l'on s'ennuie ici au milieu des terres ? »

 

« Pour sûr, que pourrait on faire pour nous amuser un peu ? »

 

« Jeter une bouteille à la mer »

 

« Mais il n'y a pas la mer par ici »

 

« Pas grave, on la jette dans la rivière et elle arrivera bien un jour à la mer »

 

« Pas bête comme idée, et que va t on mettre comme message dans la bouteille ? »

 

« Sais pas, tu pourrais dire que tu cherches un mari ! »

 

« Oui ça serait rigolo, aller j'écris et je mets mon numéro de téléphone »

 

Sur ce, trois bouteilles furent mises à l'eau dans la rivière, une arriva sur les bords d'une plage, des jeunes gens la trouvèrent, l'un d'eux osa téléphoner, il pris rendez vous, fit les 300 kms qui le séparaient de l'origine de la bouteille, il tomba amoureux de la jeune fille et ce fut réciproque, ils se marièrent, eurent quelques enfants et vécurent heureux.

 

Cette jeune fille venait d'inventer le premier site de rencontres à distance, 30 ans avant internet !

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Une idée que je n 'ai pas eu le temps de développer... (Vanina)

Le Botumodélophile que j'étais a passé des années de sa vie à mettre des bateaux en bouteilles. Puis un jour, j'ai acheté un bateau dans lequel j'ai mis des bouteilles afin de m'y désaltérer pendant le long voyage que j'avais préparé...
Bref, si vous trouvez cette bouteille et lisez mon ultime message c’est que je n'ai plus besoin ni de bateaux ni de bouteilles...

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OXO (titisoorts)


 
31 Octobre 1791
Le navire m'éloigne des terres qui m'ont vu naître, moi roi, je ne pouvais partager cette histoire elle me hante tellement. Je vais l'écrire sur ce parchemin et la mettre dans une bouteille pour qu'elle termine au fond des eaux, que son souvenir et mon amour repose au fond des abysses.
Tout a commencé dans le château où j'étais chéri par mère ou j'apprenais à me battre, le latin, les sciences, la médecine. J'étais surprotégé, parfois étouffé. Je profitais de la chasse à bruit pour m'évader. Je chevauchais mon rapide destrier, je partais à l'aventure, au grès de mes envies semant les gens à mon service.
Ce jour là, j'avais tant chevauché que je ne savais plus trop où j'étais, encore sur les terres de père? Et c'est à ce moment là qu'un cerf se sentant en danger m'a chargé sur le côté, nous sommes renversés mon cheval et moi, une douleur puis le noir. je me souviens m'être réveillé dans la nuit, la douleur étant je me suis évanoui. C'est le lendemain, entre les réveils répétés que j'entrevis l'endroit où j'étais, sombre. il y avait une silhouette encapuchonnée, je me posais beaucoup de questions, la peur, la douleur étant, l'incapacité de bouger, je suis reparti dans un sommeil profond. J'ai même un moment divagué, cauchemars, je tremblais aussi, malgré le feu de cheminée.
 
Un jour ou je commençais à reprendre des forces, j'aperçus mon sauveur, il était devant moi le dos tourné occupé à faire des mélanges. " Où suis-je et qui êtes vous ? "lui dis je d'un ton sec. Il se retourna, d'abord je ne vis pas son visage, sa capuche m'en empêchant. C'est lorsqu'elle l'enleva que ... une beauté, mes yeux plongés dans les siens, j'aurais pu y rester une éternité, mes vieux yeux s'en souviennent encore. Je me relaxais, devant tant de charme,- " alors, qui êtes vous ?".- " Je vous ai trouvé dans la forêt un matin, vous avez eu beaucoup de chance que la cueillette de mes plantes m'aient amenée jusqu'à vous. Un cerf vous a transpercé la cuisse, ainsi que votre cheval, le pauvre y est resté. Je suis guérisseuse, je soigne avec les plantes. Vous avez eu vraiment beaucoup de chance.- " oui mais comment m'avez vous soigné, avec des plantes ? avez vous bien fais ce qu'il fallait ? J'ai étudié la médecine auprès du docteur Cullen, un des plus grand." Lui dis je d'un ton arrogant.- " Ne vous sentez vous pas mieux ?".- " Oui pardonnez moi, je ne vous ai pas remercié, merci".- " Reposez-vous maintenant ".
 
Le lendemain, je me réveillai de bonne heure, le jour venait de pointer. Je parcourus la pièce assis sur le lit. Il y avait de nombreux pots étiquetés sur les étagères, des créatures, des couleurs douteuses des pattes de lapins de poules, lorsqu'elle entra.-" Que faites vous ?".-" Je regarde vos pots, certains ne me disent rien de bon, le sang sur la table non plus."- " Mais non çà c'est pour impressionner les villageois, je me dois d'avoir une réputation, pour qu'ils croient en ma magie, un peu plus confiance".- " Votre médecine est puérile! "- " Comment çà puérile, je guéris, ma mère guérissait, ma grand mère guérissait". A partir de là, nous n'avons pas arrêté de comparer nos connaissances, moi la méthode moderne, elle, l'alliance avec dame nature. Ils nous arrivaient même d'en rire, Kalia était intelligente. Lorsque venait un villageois pour demander son aide, nous donnions chacun notre diagnostique et le remède à suivre. Dès fois celui ci se complétait, d'autres fois il était diamétralement opposé. Les discussions s'enchaînaient, les querelles aussi, j'appris son caractère, je commençais à la connaître, à l'aimer.
 
Un soir nous nous sommes rapprochés et nous nous sommes aimés. Au bout de quelques jours, je me sentais vraiment mieux. J'étais tiraillé par partir et bien de profiter de ses moments. Mais je savais que mon père ne cesserait sa recherche, et je ne voulais pas qu'il me retrouve ici. J'ai déjà assisté à des tortures de guérisseuses qu'on appelait sorcières. Mon père a voulu me montrer la justice, elle avait un cri qui résonne encore dans ma tête. J'ai vu la peur dans les yeux des torturés, le sourire des juges inquisiteurs. "la fourche de l'hérétique" quatre pointes fer plantés sous le menton perçait le sternum, il lui suffisait de balbutier "abiuro" j'abjure gravé sur la fourche. Des mutilations physiques  : visser et griller la langue, écraser les mains sur une enclume, les sorcières ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupées et combien d'autres tortures. Je lui ais expliqué mon point de vue. Le lendemain, elle m'avait écrit sur une étoffe ces mots" garde moi près de ton coeur je te lie par ce pacte à notre amour éternel " celui ci était écrit de son sang. Un beau matin je suis donc parti. Jamais je ne revis ma bien aimée, j'ai pourtant chevauché de nombreuses fois dans cette forêt mais en vain. J'ai encore cette douleur, ce manque, ci présent en moi. Je suis devenu roi, un roi triste et mélancolique. Ma première décision fut d' abolir l'inquisition. Sur ce bateau qui m'emmène loin de mes terres, loin du fond de moi même je mets ce parchemin ainsi que l'étoffe dans une bouteille.Que je jetterai à la mer.
Je me suis baissé et j'ai trouvé cette pierre, analysé sur place, grâce à mon spectroscope sur plasma induit par laser portatif. Les résultats: du vomi de baleine, de l'oxyde de silicium, du liège. Il y avait quelque chose à l'intérieur, je l'ai ouvert et j'y ai découvert, une bouteille avec le message que je viens de vous lire. J'avoue que j'ai eu beaucoup de chance de trouver cette planète abandonnée, mais ce que j'ai découvert dans la bouteille m'a aidé pour ma thèse en biologie. Dans la bouteille, il y avait une étoffe avec deux ADN. Moi Ifed étudiant dans cette école, je vais vous démontrer que l'ADN a une mémoire, que je peux recréer la vie d'une autre planète, au moment ou le sang a séché.  En ce jour en l'an 4663, je vous demande d'accueillir sur notre planète Oxo, Kalia et le roi...  

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"Depuis le temps que ça me pince..." (Joye)

crabOn aura constaté que la dernière bouteille lancée dans la mer a toujours la première position sur la plage ici.

On dira, certes, que la première place sur la plage n’a pas d’importance, mais on peut constater que ceux qui lancent toujours leur bouteille à une heure tardive sont récompensés pour leur retard. Il y a d'autres superbes bouteilles qui arrivent elles aussi sur cette plage… c’est trop dommage qu’elles soient toujours reléguées au fond des dunes.

Alors, voici une idée pour que les premières bouteilles puissent avoir la première place de temps à autre :

Maintenant, Canalplage permet la programmation des bouteilles quant à l’heure de leur parution. La première bouteille reçue peut être donc programmée pour 0h20 ; la deuxième pour 0h19 ; la troisième à 0h18 et ainsi de suite. [NB : Je donne 0h20 parce qu’il n’y a pas très souvent plus de 20 bouteilles sur la plage. Oui, je sais, on ne peut jamais savoir combien de bouteilles seront lancées...]

Comme ça, ceux qui lancent leur bouteille tôt dans la semaine pourraient avoir la récompense de la voir en vedette sur la plage et non pas enterrée loin du littoral sous le sable, les autres bouteilles, et parfois même sur la plage suivante.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

Oui, je sais, ce n’est pas ma décision : on prend toujours des risques lorsqu’on lance une bouteille.

Je sais aussi  que c’est vous -  Maître nageur, Walrus, et Maîtresse nageuse, MAP - qui décidez du règlement.  C’est clair que vous êtes déjà plus qu'équitables pour tout le monde – que vous lisez tous les messages avec un secourisme aimable en forme de réponse pour tout un chacun…et pourtant, je crois aussi que « First drowned, first rescued » est la règle sur les plages d’Europe autant qu’ailleurs. Maintenant que Canalplage accepte de planifier l’heure des parutions des bouteilles, ce serait peut-être plus facile de réaliser cela.

Quoi qu’il en soit, merci d’avoir lu ce message,  et j’espère que vous ne me trouvez pas trop ingrate pour tout le mal vous vous donnez pour nous,  les Défiants et pour toutes nos bouteilles pleines de beaux  messages (au contraire, sans doute, de celui-ci).

 

Très amicalement,

Crabby la Grincheuse

crab

 

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Plouf (Tracy)

J'ai le souffle coupé,
Les cheveux emmêlés,
J'ai la robe qui s'envole, 
Les pulsations qui gondolent.

La houle au rythme du partir revenir, 
Les pieds qui s'enfoncent.
Non loin de là un objet un qui m'attire. 
Au loin un marin qui ponce.

Comme dans les films, je la vois.
Le verre usé, le contenu encore secret. 
J'ai le cœur en émoi, 
Des pensées insensées

J'ai le dessous des ongles qui grattent, 
Les orteils pris au piège du sable mouillé,
Je m'avance avec hâte, 
De l'eau, je me suis rapprochée.

J'ai la main face à l'horizon, 
La robe qui prend le large, 
Je ressens comme des frissons, 
Il va falloir que je nage.

Comme un bateau et son phare,
J'avance mais ne l'approche jamais. 
Il se fait tard
Et je crois que je m'en vais

J'ai le souffle coupé,
Les poumons glacés,
J'ai les pulsations qui gondolent
Et le cœur qui s'envole.

Pouet

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