10 novembre 2012

Ont été un peu "ficelle"

 

 

ficelle

Lilou ; Venise ; Vegas sur sarthe ; Porphyre ;

Anémone ; EVP ; Sandrine ; Walrus ; titisoorts ;

Poupoune ; Joe Krapov ; Sebarjo ; MAP ;

rsylvie ; Célestine ;

Posté par Walrus à 00:02 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :


D comme... (Célestine)

Je n'avais pas un seul crayon pour griffer le papier

j'ai volé une plume à l'oiseau

elle était mordorée elle a lancé un éclair bleu dans le satin des évidences

L'encre me manquait

mais l'orage m'a offert l'ocre et la terre dilués dans les flaques

de pluie 

de ces matins d'été

Je n'avais pas de papier pour épancher mes mots

J'ai pris sa feuille à l'arbre

et les mots ont glissé

Pas de lampe au-dessus de moi ?

Qu'importe! Ce rai de soleil vert

végétal, mystérieux a fait claquer l'écho de la forêt

de sa lumière

Je n'avais pas de chaise

la mousse était si douce et je m'y suis posée

Mon écritoire ? Juste mes cuisses repliées

 et le velours de mes certitudes.

Rien n' aurait pu m'empêcher d'écrire

 le doux et craquant

bonheur étoilé

de notre rencontre 

Et mon ventre qui se serre quand je pense à toi

Contre les lacis les amas les rigueurs les fêlures les griffures les folies

tout ce qui freine et qui étouffe de jalousie et de rancoeur

J'ai mon système D

Comme

 Désir

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :

Participation de rsylvie

 

Jugeotte

Jugeotte se trouvait, de toutes les petites filles de l’institution, la plus fortunée, la plus intelligente, la plus jolie, la plus gracieuse. Mais surtout parmi toutes les hirondelles du pensionnat, c’est elle qui était la plus digne d’éloge. Pour peu, elle vous aurait assuré faire le printemps, tant son sourire vous réchauffait le cœur, ses yeux vous ensoleillaient la journée et son chant vous rendait l’humeur joyeuse.

 

 

Bon vous l’avez deviné, la péronelle n’a pas deux sous de bon sens. Et dame Ficelle, de lui jouer un bon tour

Jugeotte

.

 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

Frileux ! (MAP)

"P'tit mouton frileux"

a commandé sur le "net"

bel habit de laine !

DSCF2513

 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Systeme D‏ (Sebarjo)

PANNE INFORMATIQUE

(Naze been computer)



-Monsieur Turbot Pascal ?

-Tout a fait, c'est moi.

-Bonjour. Je suis Monsieur RV le depanneur de la societe CKC. Je viens pour votre probleme de PC.

-Ah TB ! Entrez, entrez c'est ici.

-Ouh la ! Il n'est pas d'IR votre engin.

-Il est AG, mais tout de meme, c'est un IBM !

-Merveilleux ! A-t-il un IP au - ?

- Ah ah ! Au - j'ai C++ ! Vous etes un comique vous ! Internet n'existait pas encore lorsque j'en ai fait l'acquisition !!! Mais cela va vous sembler incroyable, car en le boostant, j'arrive a aller sur Google... ! Et je crois que bientot, je pourrai faire une recherche qui aboutit !!! Donc IPeut l'avoir quand il veut son IP !

-Ah ah ah ! Oui je vois !... Hmmm... ! Quel est votre probleme exactement ? Enfin je veux dire, avec votre ordinateur ?

-Le disque dur... Il ne lit plus les disquettes molles.

-Aie aie aie !!! Je ne suis depanneur que depuis 20 ans ! C'est de l'histoire ancienne votre truc ! Bon, permettez que je jette un oeil... Vous n'avez pas de souris j'imagine...

-Non evidemment. Mais j'ai un clavier. Avec pave numerique integre, s'il vous plait !

-Je vois je vois... Bon. Votre disque dur systeme, c'est bien le disque C... ?

-Bien sur !

-Je ne le trouve pas.

-Normal, puisque mon disque C est HS.

-Logique.

-En fait, je crois qu'il s'est plante de chemin et qu'il s'est perdu sur mon peripherique Q. Et depuis il tourne en rond...

-Eh bien ca ne va pas etre simple ! Bon et votre systeme d'exploitation ??? C'est meme pas du DOS et encore - du MS-DOS, ca ??? C'est quoi ???

-Du systeme D...

 



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :


Fable africaine (Joe Krapov)

En son for intérieur, quand le marabout
Bout, son épouse en boubou a les nerfs en pelote de ficelle.

Fi ! Celle de leurs deux filles qui connaît la grammaire
Amère à l'écurie va seller deux chevals (1).

Un pâle freux niais kényan, champion de course à pied
Sans papiers ni cale-pieds lui met la main aux fesses.

Elle le traite de cochon, de laid
Et lui de vache en s'enfuyant

- Cheval dire à ma mère ! » entend-il dans son dos
Car la bravache de ferme
Ouvrant sa grande boîte lui a rivé son clou.

Mais aciérie comme ça ! C'est l'heure, à la cuisine,
De préparer le riz pilaf pour l'affligeant
Père marabout qui bout
Et la mother aux nerfs en pelote de ficelle
Qui se met à gronder :

- J'en ai marre marabout bout de ficelle selle de cheval cheval de course course à pied pied de cochon cochon de lait lait de vache vache de ferme ferme ta boîte boîte à clous clous d'acier aciérie riz pilaf affligeant j'en ai marre marabout ! (2)

En son for intérieur, et même fort à l'extérieur

Quand la marabunta gronde
Il vaut mieux se sentir des fourmis dans les jambes
Et les prendre à son cou de revolver du starter
Pour aller voir ailleurs ou dans le pré du voisin si le bonheur y est
Ou si l'herbe est plus verte.

(1) : « L'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire pour savoir que chez Citroën on dit maintenant deux chevaux » - Henri Sarkoguaino

(2) :  Mon système D à moi s'appelle "l'Agenda du presque poète" de Bernard Friot. J'y ai trouvé la consigne d'écriture, que j'ai mal respectée mais c'est comme ça, du poème dont la première syllabe (ou le premier mot) est la même que la dernière du vers précédent.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Le château en Espagne et en carton (Poupoune)

J’aime bien bricoler.

Pas monter un mur ou réparer la machine à laver, hein ? Je parle de petites bricoles rigolotes, comme décorer des boîtes à trucs, coudre des pochettes à… trucs, ou… des trucs comme ça. De la bricole ludique, pas du bricolage utile.

Alors quand ma fille a réclamé le château de princesse pour ses figurines et que j’ai vu le prix, ça a fait ni une ni deux, je lui ai dit qu’on allait plutôt le fabriquer : il serait plus grand, il serait multicolore, il serait exactement comme elle voudrait et en plus, il serait unique ! Elle a adhéré à l’idée et a voulu s’y mettre de suite.

Sauf que mon système D à moi se heurte à ce que d’aucuns appelleraient mon perfectionnisme, même s’il paraît plus juste d’évoquer une certaine maniaquerie… On ne se lance pas dans le bricolage d’un château de princesse, même en carton, sans réfléchir préalablement à la façon dont on va s’y prendre. Alors j’ai réfréné les ardeurs de ma fille et dessiné des plans conformes à ses souhaits – assez peu précis, soit dit en passant : « Ben… je sais pas… Grand… comme ça. Avec des paillettes ». Je lui ai soumis plusieurs croquis, mais elle n’a pas témoigné un bien grand intérêt pour mon travail. Tout juste si elle ne m’a pas reproché en boudant de ne pas avoir déjà fini le château, pont-levis compris. Il s’en est fallu de peu que je la punisse pour ce manque d’enthousiasme et de reconnaissance, et j’ai finalement opté moi-même pour le modèle qui me paraissait le meilleur compromis entre élégance, fonctionnalité et facilité de réalisation.

Ensuite, j’ai étudié les différents matériaux, fait les boutiques pour trouver LE bon carton et LA bonne peinture (à paillettes, donc) et ramené tout ça à la maison, prête à démarrer les travaux.

J’ai remis ma fille à contribution pour la peinture. Elle s’est assez vite lassée et m’a laissée en plan avant même la fin de la première couche du mur porteur de la future salle de bal. Si je ne l’avais pas eue pleine de peinture, ma main aurait probablement atterri sur sa joue pour lui apprendre la persévérance. Au lieu de ça, j’ai retouché un peu ce qu’elle avait fait – c’était très bien, hein, pour une enfant de son âge… mais quitte à lui promettre le plus beau château du monde, autant fignoler un peu – et en plus d’un joli dégradé sur les murs extérieurs, j’ai peint une mosaïque dans chaque chambre. Ça avait quand même une autre gueule qu’un pauvre aplat rose. Même à paillettes.

Cela fait, il a fallu couvrir le tout. Je ne l’avais pas vraiment prévu au départ, mais entre ma fille qui allait évidemment s’en servir et le soleil qui taperait immanquablement dessus, j’avais peur que les paillettes disparaissent vite et que les couleurs passent. Alors je suis retournée acheter de quoi protéger mes peintures. Ma fille est arrivée en courant, des étoiles plein les yeux, quand je lui ai dit de venir voir comme c’était beau. Elle n’a pas pu contenir sa déception en découvrant mon tas de (jolis) bouts de carton brillants et multicolores :

- Mais… il est où mon château ? Tu l’as pas encore terminé ?

- Dis donc : tu préfères le commander et attendre six mois pour voir si des fois le Père Noël aurait pas les moyens de t’offrir le même qu’à tous les gosses de riches ?

- Hein ?

- Allez, laisse-moi… j’ai encore du travail.

L’ingratitude des enfants, quand même… mais ça ne m’a pas empêchée d’attaquer le montage ! Là, tout a été plus compliqué que prévu : une fois la chambre de la reine installée, le plafond de la salle du trône a ployé un peu et ne résisterait certainement pas longtemps aux jeux de ma fille. Il a fallu étayer. J’ai renforcé un peu les murs porteurs avec des cure-dents, mais ce serait insuffisant : j’ai donc ajouté une colonne au beau milieu de la salle du trône, qu’il a évidemment fallu faire jolie et… bref. J’y ai passé (encore) des heures. Et des heures.

- Mais il est bien, là, maman, mon château…

- Mais non ! Tu vois bien qu’on ne peut pas passer de la chambre du roi à la salle de bain !

Et des heures…

- Ouah ! Il est super ! Je peux jouer avec ?

- Ah ! Mais tu vas apprendre à patienter, oui ?! Il faut une fenêtre aux cuisines, enfin !

Et des heures…

- Bon, maman, c’est bon, là, non ?

- Putain de bordel de merde mais tu vas me lâcher la grappe, oui ?!! Il sera fini quand il sera fini, OK ? Je le fabrique pas pour jouer avec, hein, c’est pour toi, alors tu crois pas que je te préviendrai ?

Elle est partie dans sa chambre en pleurant. Je l’adore, mais c’est quand même chiant, les gosses, parfois…

Au bout… d’un certain temps – disons même d’un temps certain – j’ai fini par trouver mon château à mon goût. Quelques petites fioritures à ajouter de-ci de-là – des rideaux, des tableaux, des fleurs,… – et hop ! Terminé le château de princesse !  J’étais contente de mon travail, ça avait de la gueule. Ma fille allait adorer !

Je l’ai appelée pour qu’elle vienne voir. Elle ne m’entendait apparemment pas, alors je suis allée la chercher dans sa chambre. Elle jouait avec ses figurines et… un château ?

- Ben c’est quoi ce château ?

- C’est mon château de princesse !

- D’où il sort ?

- C’est moi qui l’ai fait ! J’ai pris les boîtes à chaussures que tu gardais et… euh… J’avais le droit de les prendre ?

- Oui… mais… Comment t’as fait ?

- Ben j’ai coupé et j’ai collé comme ça et puis j’ai décoré avec mes autocollants et…

- Mais t’as fait ça quand ?

- Ben… là. Il est chouette, hein ?

J’ai senti que j’étais sur le point de pleurer, tiraillée entre la fierté de voir ce que ma fille avait bricolé toute seule dans son coin et la déception qu’elle n’ait pas attendu MON château. Finalement, j’ai cédé à la colère : je l’ai fait culpabiliser à mort de m’avoir laissée travailler si dur pour rien et, à la première occasion, j’ai accidentellement dégommé son château en passant l’aspirateur. Je veux bien être gentille, mais y a des limites.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

le sens de mon sytème‏ (titisoorts)

Bon sens et sytème D, un thème qui je l'avoue, j'ai bien du mal, je ne sais pas par où commencer, m'exprimer. Je pense que le système D est en nous à la naissance.L'intelligence d'adaptation des humains est grande, j'ai confiance en elle, et tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Dans certains métiers, il y a des personnes qui n'ont pas fait d'étude, on ne leur a pas expliqué, pourquoi il vaut mieux faire comme ceci au lieu de cela. Ils ont appris par des blessures, des acharnements des erreurs, du courage et maintenant ils savent surtout ce qu'il ne faut pas faire et vont à l'essentiel, le bon choix au bon moment et toujours ils apprennent. Vous me direz la vie est comme cela, tout le monde n'a pas eu un ancien sage du village pour l'initier. En pensant à ce fameux 21 décembre, si il fallait attraper une biche pour la tuer la dépecer. Il faudrait aller chercher mon instinct bestial, le cerveau reptilien serait invité pour la danse.On nous prendrais pour des fous furieux, mais pourtant ce serait la survie qui nous commanderait. Cela me rappelle une histoire : un conducteur d'auto crève devant la fenêtre d'un asile ou un fou est présent à le regarder. Et  le fou n'arrête pas "pas de chance tu as crevé, pas de chance tu as crevé". Le chauffeur ne s'occupant pas de lui commence à démonter sa roue, il dévisse ses écrous et les posent dans l'enjoliveur. En transportant la roue au coffre, il donne un coup de pied dans l'enjoliveur et fait tomber les quatre écrous dans une grille d'eau pluvial. Le fou de son côté" but ! but ! jolie coup de pied, but !" tout en levant les bras. Le chauffeur déjà énervé réfléchit et ne trouve pas de solution à son problème, il se frotte la tête. Et le fou lui dit "Hé Ronaldo ! tu prends un écrou sur chaque roue, et avec ces trois écrous tu remontes ta roue et tu vas doucement au prochain garage". Le chauffeur le regarde et tombe des nues vexé aussi de ne pas y avoir pensé et lui dit "mais vous êtes vraiment fou vous ?" et l'autre lui répond " fou oui, mais pas con !"

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Système Dé... bile (Walrus)

Vous connaissez bien sûr ce célèbre dessin :

 

Système D

 

Et vous savez, tout aussi sûrement, qu'il
représente un petit générateur thermique
alimenté en noyaux de cerises, d'où son
appellation "nucléaire".

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :

Où l'on découvre que le bon sens n'est pas toujours égal à celui du voisin... (Sandrine)

Une nuée de faux billets emportée par le vent ne tarderait pas à inonder la ville... Dans la carlingue de l'avion choppé in extrémis, Antonio Durakuir alpaguait par l'encolure du paletot Pablo Povtchioleu.
Le baron du crime (dés)organisé écumait de rage, postillonnant :
- Je t'avais dis d'utiliser de la BONNE ficelle.
- Ben patron, c'est que je n'en connais pas de meilleure que la picarde, moi.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :