04 septembre 2010

Défi 18 (32Octobre)

Défi #18
32_11

En 2018, j’aurais, si je n’ai pas oublié de me réveiller avant, tant que cela… recomptons… 132 ans… La science aura-t-elle fait autant de progrès que cela pour me maintenir en vie si longtemps. Si, vous croyez… Donc admettons, que je sois toujours là et que je puisse vous raconter 2018 et avant.

 

Donc nous sommes le 32 octobre 2018 et nous devisons, assis sur cet évadé d’un parc anglais.

 

En 2018, assis sous un arbre, nous bavardons entre amis, si on peut dire car je pense qu’à part moi, les autres ont quelques petites pertes de mémoire certainement. Je vous assure je ne fais pas mes 132 ans et je me porte comme un charme. D’ailleurs, que personne ne vienne me prendre ma place sur cette assise qui est à peine confortable mais sur laquelle je viens poser mon séant depuis plus de cinquante ans maintenant. Plus facile que j’habite dans cette maison dite pour super-seniors que de rester à la charge de mon fils par exemple qui a atteint péniblement ses 100 ans, la semaine dernière mais qui a du mal à se déplacer sans ses deux cannes. Alors que moi, regarder, capable de vous faire les pas de danse de Gene Kelly sous la pluie.

 

En 2018, cela fait déjà de nombreuses années que je fréquente ce parc. La couleur des banquettes en bois a changé au cours des années. Toujours peints en vert mais pas toujours le même. Il y a eu l’époque vert menthe, vert anis, vert de gris, vert printemps même vert kaki même celui que j’ai préféré vert pomme. En ce moment, ils sont verts citron.

 

En 2018, j’adore quand mon arrière-arrière-arrière petite fille vient me voir. Son prénom est le plus beau que je connaisse, Doli, l’oiseau bleu en culture amérindienne. Elle vient me voir tous les jeudis et c’est notre après-midi cadeau. Nous nous asseyons toujours au même endroit et elle me raconte sa semaine passée. Elle me fait rire.

 

En 2018, j’en ai encore des souvenirs à vous raconter mais cela va être l’heure de mon whisky journalier. Chut, ne relevez pas mon secret de jouvence…

 

@ bientôt

 

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21 août 2010

En 2018, bientôt ... fermez le ban ! (Zigmund)

En 2018,  bientôt ... fermez le ban !


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En 2018, ces arbres sans aucun intérêt commercial auront enfin disparu.

Une fois qu’ils seront coupés(et les lauriers aussi) nous pourrons licencier les trois jardiniers  qui devaient ramasser les feuilles et nettoyer les allées du parc. Un robot avec K*rcher intégré permettra que le revêtement reste beau et propre.

En 2018, le parking du fast food aura enfin pris la place de cette partie du jardin : qui regrettera ces sièges qu’il fallait repeindre régulièrement à force d’accueillir les fesses des mémères  à chien chien ou des « cas soc » à gros chien ?

En 2018, les animaux seront interdits dans la ville et les vieilles dames rejoindront leur place dans la maison de retraite «  les petits pas » prévue au bout du parking du centre commercial près des  pompes  à essence, et la prison mitoyenne accueillera les délinquants. Des caméras seront installées à cet endroit pour surveiller cette partie de la zone industrielle.

En 2018, la zone commerciale qui verra le jour à la place du jardin des plantes sera bien plus utile que cet îlot de verdure sale.

En 2018, seuls quelques écologistes  attardés  et chevelus regretteront ce jardin public et ces grands arbres, ces allées sales (pleines des  feuilles des arbres …beurk ! ) . S'ils veulent faire dans la nostalgie, qu’ils se contentent de mettre cette photo  en fond d’écran sur leur ordinateur.

Néanmoins, nous leur conseillons la discrétion car en 2018, la loi  anti opposition permettra de remplir la prison en toute légalité.

 En 2018, vous n’aurez même plus besoin d’aller voter il vous suffira d’aller à l’hypermarché et de valider votre carte vitale consommation.

En 2018, notre cité sera devenue un pôle d'attraction pour les investisseurs et un exemple pour nos voisins. les travaux ont déjà commencé...

ZI

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12 juillet 2008

En 2108, les carottes sont cuites - Cartoonita

En 2108, les carottes sont cuites.
Mais qu’est-ce que c’était déjà les carottes ? … cuire ? … manger ?
En 2108, c’est mange ou soit mangé.
Mais que reste-t-il encore à manger ? Rien ni personne !
En 2108, je suis seule, j’ai chaud et je meurs de faim
Mais qu’est-ce que ça peut faire ? C’est bientôt la fin
En 2108, je vais bientôt m’écrouler et fermer les yeux une dernière fois
Mais qui se repaitra de mes chairs maigres ? Même les charognards ne sont plus là
En 2108, je serre cette photo contre moi, vestige des jours heureux passés
Mais à quoi peut-elle me servir ? L’inéluctable est en marche
En 2108, je ne peux m’empêcher de penser encore à ces temps jadis
Mais ces temps, je ne les ai même pas connus, j’en ai juste entendu parler
En 2108, mes doigts caressent une dernière fois la photo jaunie
Mais pourquoi ne suis-je pas née en 2008 ? Les arbres étaient verts, que les anciens disaient.
En 2108, je n’ai plus assez de force pour déchirer ce bout de papier
Mais cette dernière trace d’un passé pas encore tourmenté disparaitra bientôt elle-aussi

En 2108, nous aimerons toujours autant les romans d’anticipation désespérés
Mais ces scénarios catastrophes resteront-ils toujours de la science-fiction ?
En 2108, les z’humains, qui sait, seront encore là ?
Mais plutôt, je crois, ils auront fini par se détruire eux-mêmes, et la Terre avec
En 2108, on ne sait pas comment le monde sera
Car nous en tout cas, c’est sûr, on ne sera plus là 

En 2008, pour les défis du samedi je fais un bond de 100 ans en avant
Et je ne parviens pas à trouver de l’espoir, imaginer un monde heureux
En 2008, je pense à cette chanson, Plus rien des Cowboys fringants
Et j’ai peur que cette vision triste ne soit la future réalité
En 2008, j’écris un texte désespéré comme l’avenir me paraît
Et je vous invite à lire & écouter les paroles de leur chanson

 En 2008, je relis la consigne et je pousse un juron
« Mais m…. ! J’étais sûre d’avoir lu 2108 et pas 2018… »

 

les_carottes_sont_cuites

© Le Gobelin - blogdugobelin.blogspot.com

 

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En 2018...

L’éclipse solaire du 1er août sera une éclipse solaire totale.
Celle du 11août 2018 sera une éclipse partielle.
Il y aura deux autres éclipses partielles en 2018. (le 15 février 2018 et le 13 juillet 2018)
Une vingtaine d’éclipses sont attendues d’ici l’an 2018.

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En 2018 (une chanson) - Janeczka

En 2018
Sarko sera plus president
Carla l'aura sans doute
Largue pour un geant

En 2018
J'aurai 37 ans
J'aurais peut-etre la frite
Mais pas toutes mes dents

Lalalalalala

En 2018
Est-ce-qu'il y aura encore de la verdure?
Est-ce-qu'on aura encore des parcs
Ou meme des voitures?

En 2018
S'il on a plus de squares
Ou s'asseyeront les vioques?
Je voudrais bien le savoir...

Lalalalala

En 2018
Est-ce-que Val m'aimera toujours?
Est-ce-qu'on aura pris la fuite
Ou pire au nom de l'amour?

En 2018
Est-ce-que je me poserais autant de questions?
Est-ce-que je me souviendrais
De cette petite chanson?

Lalalalala

En 2018
En 2018
En 2018

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Tuite, tuite, zuite, zuite, uite, uite, suite, suite (Papistache)

Tuite, tuite, zuite, zuite, uite, uite, suite, suite !


        En 2018, tuite, tuite...
        Nous occuperons la Terre

        En 2018, zuite, zuite ...
        Nous réduirons à néant l’espèce homo sapiens sapiens.

        En 2018, uite, uite ...
        Nous sortirons de nos véhicules spatiaux.

        En 2018, suite, suite ...
        Commencera l’ère des petits  hommes verts...

Nous avons conquis tous les parcs publics du monde civilisé.
Nos engins se sont posés au cœur des villes.
Nous avons appris les langues, saisi des secrets d’état.
Nous avons tout su de l’âme humaine (elle est laide !)
Toutes ces confidences chuchotées, assis sur les carlingues de nos véhicules à l’arrêt...

Tuite, tuite, zuite, zuite, uite, uite, suite, suite !


        En 2018, tuite, tuite ...
        En 2018, zuite, zuite ...
        En 2018, uite, uite ...
        En 2018, suite, suite ...

Les humains sont grands, nous sommes petits...
Les humains  sont nombreux, nous aussi...
Chacun de nos véhicules abrite cent mille milliards de nos  compatriotes...
Nous  envahirons la Terre et nous réduirons à néant les homo sapiens sapiens...

En 2018... parce que pour l’instant, vu qu’on est allergiques à l’oxygène, on reste à l’abri de nos engins spatiaux...
En 2018 ... parce que d’après nos calculs le gaz carbonique aura atteint le seuil où l’atmosphère de la Terre sera enfin respirable...
En 2018 ... encore que... cette petite géante d’un mètre cinquante  qui nous mitraille  aurait peut-être  deviné quelque chose...
On envoie un rapport au chef suprême de la ceinture d’astéroïdes :

Tuite, tuite, zuite, zuite, uite, uite, suite, suite !


Et s’il le faut, on la fera disparaître*, ce ne serait pas la première ! Ni la dernière !

Tuite, tuite, zuite, zuite, uite, uite, suite, suite !


* Eh ! Les homo sapiens sapiens, vous avez des nouvelles de Tilu ?

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Courrier des States (Val)

 

Le courrier est arrivé ce matin des States.

Quand j’ai compris ce que contenait l’enveloppe, j’ai couru vers cet endroit qui m’est si cher : le coin de paradis de mon jardin.

A l’abris des regards, seule avec l’enveloppe, je l’ai ouverte en tremblant.

Mon anglais est bon. Je n’ai pas fait de contre sens. Et puis, 2018 était écrit en chiffres. Pas d’erreur possible !

En 2018… purée ! Je n’aurais certainement pas dû…

Pourquoi ai-je voulu savoir ? Quelle idiote !

Peut-être aurait-il mieux valu que j’aie la « surprise »… en 2018…justement. Je ne sais pas. Je m’embrouille. Remarques, tu parles d’une surprise !

De toute manière c’est trop tard. Maintenant, je sais ! C’est irrémédiable. Va falloir faire avec…

En 2018…

Ce nombre fait écho dans ma tête depuis des heures. Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis assise là à me le répéter mentalement.

En 2018 … quand je ferme les yeux pour retenir mes larmes, je vois ces quatre chiffres couchés sur ce maudit courrier.

Bon sang ! C’est dans trois ans !

Quel âge auront les enfants, en 2018 ?

La maison ne sera même pas payée…

J’ai envie de hurler, de me révolter. J’ai la nausée rien que d’y penser.

A quoi bon y penser ?

Merde ! Pourquoi moi ? Pourquoi si tôt ?

En 2018… merde ! Plus que trois ans…

J’ai même pas vu l’Afrique.

J’ai même pas encore transmis le gout de la lecture et de l’écriture aux petits. C’est à peine si je leur ai parlé de mon amour pour la nature. Et pour ce bout de jardin…

Va falloir que je leur dise à quel point je les aime.

En 2018… quelle poisse, bordel !

Est-ce que je vais leur dire ? Non ! Je ne veux pas paniquer les enfants. Et puis lui, il n’y croira même pas… Pourtant, c’est fiable à 99, 9 %, qu’ils disent…

En 2018… je suis complètement abattue à l’idée de…

Mieux vaut que je garde ça pour moi.

Oh ! Je sais !

Voyons… en 2018… trois ans… ça me laisse largement le temps d’accomplir le principal.

C’est décidé ! Je vais leur consacrer ces trois prochaines années. Oui ! Je vais tenter de tout leur transmettre. Le temps presse…

Je vais regrouper tous mes journaux, tous mes écrits, et leur en faire une copie à chacun. Ils les liront plus tard et sauront qui j’étais…

Je ne rédigerai pas de testament. Tout est pour eux !

En 2018… Putain ! C’est effrayant !

Ah ! En revanche, si ! Je ferai une lettre ! Non ! Plusieurs lettres ! Je vais faire l’inventaire de tout ce que j’aimerais leur dire…

Et j’ai envie de pleurer rien que d’y songer… Comment feront-ils, en 2018, si je ne suis plus là ?

Et surtout, va falloir que je prévoies… pour 2018. J’ai trois ans devant moi pour que ça leur rentre dans leur petites têtes :

Je veux être incinérée, et que mes cendres soient enterrées ici même, là ou nous aimons nous retrouver tous aux beaux jours, là ou j’aime à me réfugier pour me retrouver seule.

Il faut que je leur dise que je veux qu’ils gardent la maison, et qu’ils continuent à se réunir au jardin, que j’ai voulu à l’image de notre famille.

Je suppose que.. enfin j’en sais rien, mais… j’aime croire que … je serai avec eux, dans ces moments là…

En 2018… et s’ils s’étaient trompés ? Et puis qu’est ce qui me prouve que… ? Quelle conne ! Mais qu’est ce qui m’a pris de vouloir savoir ?

Andouille ! Tu vas devoir vivre avec ça, à présent !

Je ne sais pas si je suis plus angoissée qu’en colère.. contre moi-même. J’ai envie de hurler et de m’en prendre à la terre entière. Et de pleurer. C’est vraiment injuste.

En 2018… la vie est injuste, quand on y pense. Bordel, quelle cruauté ! J’suis pas pire qu’une autre ! J’suis pas la plus méchante ! Alors pourquoi ? Pourquoi si tôt ?

Maintenant, je comprends pourquoi chez nous le test est interdit à la vente. Sur le coup, scandalisée, j’ai pesté : « On a bien le droit de savoir, quand même ! » .

Quelle idiote ! Il n’y a rien de pire que de savoir…

En 2018, que c’est écrit ! C’est bien ma veine, tiens !

Pourquoi j’ai fait ça ? Putain, pourquoi ?

Ça avait l’air si simple :

« Prélevez un échantillon de votre salive et envoyez-le au laboratoire californien accompagné d’un chèque de milles euros, et vous connaitrez l’année de votre mort sous quinze jours ».

En 2018, qu’ils ont dit… Fiable à 99,9% …

Bon, ben, maintenant que j’ai la réponse, même si elle me répugne au plus haut point, je n’ai pas vraiment le choix : Je vais leur envoyer sa brosse à dents avec un autre chèque, histoire de m’assurer que les enfants ne se retrouveront pas tout seuls trop tôt…

Pfft ! En 2018…

La vie est dégueulasse…

Si je l’avais su plus tôt, je n’aurais jamais eu Pierre. Il est si petit…

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BANCO ! (Mariev)


En 2018 les enfants courront-ils encore à travers bois, rieurs, effrayés, goguenards, s’assurer que le loup n’y est pas ?

En 2018, y aura-t’il encore au détour d’un chemin de ces recoins ombragés où des amoureux se tiennent la main ?

En 2018, le rêveur solitaire pourra-t’il s’inventer des histoires de vents traversant le temps pour rafraîchir ses pensées ?

En 2018, cet homme d’affaires et cette femme affairée, pressés, sauront-ils seulement s’asseoir dans ce parc, se parler, s’écouter ?

En 2018, l’herbe sera-t’elle toujours verte et l’ombre encore fraîche pour un déjeuner sur l’herbe en famille, poulet froid et tarte aux pêches ?

En 2018, qu’en sera-t’il de ces promeneurs britanniques traçant, d’un « bench » épitaphe à l’autre, des itinéraires oniriques ?

En 2018, les vieilles personnes voudront-elles se reposer, fourbues mais sereines, au bord des fleuves et mirer leur éternité ?

En 2018, les Hommes sauront-ils enfin accueillir leurs frères sur un « bangku », un « azika », un « zaseki » de bois ou de fer ?

J’ai utilisé le mot « banc » habillé à l’anglaise (bench), à la malaise (bangku), en arabe (azika ; probablement littéraire car mon ami marocain ne l’a pas reconnu) et en japonais (zaseki, sachant qu’il existe aussi le mot koshikake). Enfin, pour le titre, il s'agit à la fois de l'espagnol et du portugais.

J’ai trouvé certains de ces mots sur le Net, en espérant qu’ils soient tous valables !

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En 2018.. de la pure fiction. peut-être pas ! (Rsylvie)

"" par rsylvie

…Une ritournelle (obligatoire),
en 2018….
Moi qui suis en froid avec les chiffres, ça ne va pas être simple !
Je la sens mal cette consigne. Je ne la sens même pas du tout !

Elle nous aurait demander de chanter les louanges
d’une demoiselle sur une balançoire,
 Cela n’aurait posé aucune difficulté. Mais là, une ritournelle

en 2018…
c’est impossible et dépourvu de sens. D’autant que nous
ne sommes encore qu’en 2008. Imaginez 10 ans plus tard,
10 années de plus sur le sablier du temps.
Moi qui n’en ai pas assez, pour accomplir tout ce qu’une journée
me réserve de surprises, comment voulez vous se faire à l’idée qu’...

en 2018, j’aurais ?
j’aurais encore plus de cheveux blancs.
Déjà qu’ils n’ont pas attendu qu’on les sifflent pour se manifester. Oui c’est cela, je serais sûrement toute blanche.
C’est étrange… autant le nombre des années me bouleverse l’âme. Que l’idée de me savoir coiffée d’un manteau blanc ne m’effraie nullement. Mais vraiment pas du tout. Comme si, cette capeline du temps apaisait mes craintes d’avancer dans l’âge. Parce qu’il faut bien l’avouer mais...


En 2018, dans quel état seront mes pauvres articulations, rafistolées depuis tant d’années. Jeune fille, j’avais déjà bon nombres de visses pour maintenir mes jointures. Alors avec les jours qui passent, les courbatures vont apparaître certainement. Mais cela n’a pas d’importance… tout ceci n’est que mécanique, suffit que je l’entretienne un peu et


...En 2018, je serais comme neuve. Avec un moral d’acier, je vaincrai toutes les difficultés qui se mettront en travers de ma route. Car à cette époque j’aurais passé le cap de la cinquantaine et goutterais aux joies d’être grand mère. Ne sont-elles pas de plus en plus rayonnantes nos super-mamies ? Loin des mémères d’antan, accrochées à leur canne. Ne pouvant plus mettre un pied devant l’autre tant les sillons du temps sont marqués sur leur pauvre carcasse. Elles sont belles et radieuses nos retraitées aujourd’hui, qu’elles n’ont même plus loisirs à venir se délasser à l’ombre du tilleul centenaire.

Celui qui trône au centre de la place du village,
protégeant de son ramage le souvenir des anciens
se reposant, 27573344Une photo (de Tilu)  :
assis par groupe de 3… 4, en fonction de la largeur des sièges.
Elles dansent, bricolent.
Elles surfent sur le net.
Elles s’amusent, chantent

… en 2018…

27573344

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Miroir a venir (Fabeli)

J’ai rendez vous dans 10 minutes par liaison satellite avec le journaliste de « page à la une » pour présenter mon dernier roman : Jardins publics. Une commande du comité national de la culture. Les ordres sont les ordres ! Je me doutais bien que cette histoire de plantes carnivores  dévorant les nouveau-nés aurait du succès.

En 2018 les gens lisent n’importe quoi ! D’ailleurs ils ne lisent même plus. Ils payent des nègres lecteurs qui dévorent des centaines de livres numériques à leur place et leur préparent une analyse judicieuse. Avec ça ils peuvent épater la galerie dans les soirées mondaines virtuelles qui font fureur sur la méga toile.

En 1998, quand j’ai commencé à écrire il fallait faire attention à ne pas écrire n’importe quoi. Les gens allaient encore à l’école, ils avaient un minimum de connaissances et de sens critique.

En 2018, tout ça est terminé. On les élève comme des poulets, dans ces tours vertigineuses. Des milliers de personnes, nourries à heure fixe par des milliers de repas synthétiques, matérialisés au même instant dans chaque cuisine. Impossible de sortir à l’extérieur vu le niveau de pollution.

En 1998, on pouvait encore écouter le chant d’un oiseau, froisser une feuille dans sa main, sentir la mousse au pied d’un arbre. En 2018, les seuls arbres que l’on peut voir sont virtuels, images holographiques sagement alignées au bord des routes. Aucun risque d’accident, qu’ils disent !

Toute notre vie est devenue virtuelle, nourriture, travail, amour.

Mes livres sont virtuels, mes lecteurs sont virtuels, seuls les mots ont gardé pour moi leur réalité. Surtout lorsque je les pose en secret sur le papier.

En 2018, justement, le papier devient un problème. Au moment des grandes émeutes de la faim, quand les gens se jetaient sur n’importe quoi pour se nourrir, j’avais réussi à dissimulé un grand stock de papier. C’était en 2008. Aujourd’hui il ne reste plus que quelques feuilles. Une misère ! Je ne me suis pas rendu compte que le temps filait si vite. J’ai noirci, noirci, noirci tant et tant de feuilles ! Plus le monde devenait virtuel et plus il me fallait palper la réalité des mots. Ecrire vraiment, lettre après lettre, pour lutter contre ces pixels qui nous dévorent inexorablement.

Bientôt j’aurai noirci ma dernière feuille…


J’ai rendez vous dans dix minutes avec le journaliste de « Page à la une » par liaison satellite, ça évitera un déplacement inutile en avion. Je vais présenter mon nouveau roman : Jardins publics. Je savais bien que cette histoire de nouveau-nés sauvés par la fabrication d’un sérum issu de plantes carnivores aurait du succès.

En 2018 les gens ont besoin de lecture. Grâce aux nouveaux programmes d’éducation élaborés dans les années 2010, ils sont curieux et n’hésitent pas à s’équiper de livres numériques, légers et maniables. On peut au choix les utiliser en vidéo ou en audio.

En 1998, quand j’ai commencé à écrire, les gens se détournaient des livres pour s’intéresser aux loisirs virtuels. Heureusement ils ont vite compris les dangers de ces activités abrutissantes. Surtout quand le nombre de suicides a fortement augmenté. Les gouvernements se sont mobilisés pour lutter contre ce fléau, ils ont compris qu’il fallait offrir à toutes les populations des conditions de vie décentes, de la nourriture saine et des loisirs épanouissants. Le programme « un jardin pour tous » a été en particulier un grand succès.

En 2008, il devenait difficile de trouver des coins de nature sauvage et non pollués.

De façon inexplicable les oiseaux cessaient de chanter et les feuilles des arbres se décoloraient. Heureusement les associations écologiques ont réussi à se faire entendre et le processus de destruction des ressources naturelles a été enrayé.

En 2018, toutes les forêts sont protégées et chaque activité industrielle est réglementée pour favoriser la protection de l’environnement. De plus le recyclage est devenu une activité à part entière et je participe au mouvement international d’économie du papier en publiant mes romans sur papier recyclé. Mes lecteurs sont très attentifs à ce genre de détail, et nous échangeons souvent des astuces écologiques lors des séances de signatures dans les salons littéraires.

Bientôt je vais commencer un nouveau roman…

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