10 décembre 2011

Pratiquent les jeux de hasard

hasard

Adrienne ; Venise ; Walrus ; Joye ; Vegas sur sarthe ; Droufn ;

Teb ; EVP ; Mamido ; Lise ; titisoorts ; MAP ; Célestine ; Vanina ;

Joe Krapov ; Zigmund ; Tracy C ; KatyL ;

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Message de KatyL


Mes chers amis
Il n'y a pas de hasard à ce que je ne puisse faire un texte sur ce sujet
je suis trop prise ailleurs!!
Si par hasard vous venez en Lorraine vous verrez bien !! :-)
Je me hasarde à un pronostic que Walrus aura fait plus court que moi ??? ;-)
BISOUSSSSSSSSSSSSSSsssssssssssss
KatyL

(PSSSTTTTT !!!!  Ici MAP :  Et si KatyL est  trop prise ailleurs c'est parce qu'elle expose actuellement ses magnifiques tableaux au Château de Graffigny à Villers les NANCY )

En voici quatre choisis "au HASARD" :

Les LIVRES               Librairie

Les oiseaux en hiver                  Vase Ecole de Nancy et fleurs

 

 

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Au hasard (Tracy)

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Au hasard, je suis tombée sur cette photo. La voir me met du baume au coeur ! Je ne me trouve pas très jolie mais en soit est-ce que la vie est très jolie ?

 Sourire aux lèvres, yeux plissés, pommettes remontées. Cette photo si bien cachée dans son dossier caché pour ne pas trop que je me rappelle. Que je me rappelle tous ces bons moments. Bon moments qui ne sont pas les seules que j'ai connu! D'autres gens partagent ma vie, d'autres moments m'ont permis de plisser les yeux, remonter mes pommettes, montrer mes dents. Oui, tout a changé mais tout va tellement mieux ! Je commence à voir qu'il y a autre chose sur Terre que la nostalgie des moments perdus. Je commence à comprendre ce que c'est que de tourner la page, d'avancer en acceptant le passé. 

Me rappeler le passé et me lancer dans l'avenir voilà ce qu'elle me fait. Au hasard, je pense à cet été ensemble, ces fous rires. Au hasard, je me vois après cet été à rire, encore, avec mes amis.

Voilà je ne t'ai pas attendu pour rire et je n'ai pas arrété de rire après toi ! Que j'ai été stupide de croire cela avant aujourd'hui !

Voilà j'ai compris que je peux exister sans toi. J'ai compris que j'étais moi.

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La voix du ciel (Zigmund)

Après un long voyage en train, nous arrivons à Xi'An en Chine.

Il fait nuit, la gare est sinistre.

Comme  souvent,  les choses sont compliquées.

L'hôtel où nous a conduit le chauffeur de taxi n'est pas celui que nous avions réservé par téléphone,  il est sinistre et miteux.

Trois membres du groupe se dévouent pour aller voir à quoi ressemblent les chambres, les autres restent affalés épuisés sur les bagages. La description des chambres n'est pas encourageante.

Devons nous rester dormir dans ce bouge ? ou  repartir dans la nuit à la recherche d'un autre hôtel ?

Un groupe d'employés de l'hôtel, plus le chauffeur de taxi, suivent de près notre discussion, la discrêtion n'est pas une vertu chinoise, nous sommes l'attraction de la soirée...

Nous votons démocratiquement (mais à main levée) Rester ? partir ?

Mais nous sommes un nombre pair et le résultat est à 50/50...

Ne reste  plus que le pile ou face : c'est à notre interprète que revient l'honneur de lancer la pièce de monnaie.

(ici,  il y a surtout des billets et pour le pile ou face c'est  beaucoup moins facile !) 

Quand la pièce retombe, à nos 6 paires d'yeux, se joignent celles des curieux chinois.

Eux aussi sont intéressés au résultat (on reste !) et commentent le résultat en rigolant.

L'interprète traduit : chez eux pour pile ou face ils disent "écouter la voix qui vient du ciel"

Alors je demande : et comment ils font eux ?

Pareil répondent ils ...

(et finalement cet hôtel était plutôt sympa...)

Shanghai-mus-e-et-maquette--3-

 

Quinze ans plus tard,un autre voyage,  avec mon fils, nous faisons la queue pour visiter le musée de Shanghai.

Nous sommes deux "longs nez" (européens) accablés par la chaleur, noyés dans une foule de Chinois bruyants.

Un jeune Chinois engage la conversation avec nous dans un anglais convenable.

Il nous raconte qu'il vient de Wuhu, que la France est un pays "very romantic" et qu'il a une amie française qui s'apelle Elise.

Je sursaute...avant mon voyage j'ai échangé quelques mails avec une blogueuse nommée Élise qui vit et travaille à Wuhu.

Je lui avais promis d'essayer d'aller lui rendre visite mais devant la difficulté des voyages en train, j'avais renoncé.

A tout hasard je lui donne le nom de mon Élise...c'est bien  la même Élise !!!

Le garçon  lui a alors téléphoné , et j'ai pu parler à Elise qui était aussi soufflée que moi de cette rencontre étonnante !

J'avais rêvé ce voyage à Shanghai depuis dix ans  pour voir une éclipse solaire totale.

20090722-clipse--6-

Le jour J fut le seul jour gris et orageux que j'ai vu  en Chine, rendant mon éclipse invisible, et,  de plus, comme le célèbre Bund était en travaux , nous sommes les rares européens à avoir visté Shanghai sans voir le Bund...(comme si des chinois visitaient Paris sans voir les Champs Elysées).

Les voies du ciel son impénétrables...* 

*et les hasards dinent à l'huile

 

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Douze haïkus de dadais jamais n'aboliront le hasard (Joe Krapov)


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MATHS… ERNELLES

1,2, 3… Le « Un »

Ravi d’être le premier

Appris par les mômes.

  

 

Caf__SlamSLAM AU CAFE DES CHAMPS LIBRES

Devant le micro

Balancer publiquement

Ses krapoveries

 


quenouille

FAUSSE NOTE

En filant la laine

Ecouter le troubadour

Qui part en quenouille

 

schroeder

REALISME DE SCHROEDER

Ce qui n’a pas lieu

Autrement qu’en un doux rêve :

Rencontrer Beethoven.


 

archimedeUN HOMME A PRINCIPES

L’idée de génie

Lui advint dans sa baignoire

Archimède alors !


 

pragueARRETE TON CHAR

68 à Prague :

Violation de domicile

Quelque peu abrupte


 

100110_002SANS PATCH NI AVERTISSEMENT SUR LE PAQUET

Cheminée d’usine

Très bien désintoxiquée

Ne fumera plus


 

090521_1031NURSERY RHYME ?

L’Eglise à Jersey

Est faite en pâte d’amande :

Sweet Lady Tartine ?


 

S_gol_neLE DESIR D’AVENIR DE SEGOLENE

Elue au perchoir

Tu verras la gauche à droite

Et la droite à gauche


 

Dom_JuanAUTRE FIN DE DOM JUAN

Frustration ultime :

Intouchables infirmières.

Hospitalisé !


 

philippulusLE FOU DE L’ETOILE MYSTERIEUSE

Cet obscurantiste

Vous n’êtes pas sans savoir

Qu’il faut l’ignorer

 

 

bruce_willisNECESSITE DU GRADE DANS LE FILM D’ACTION AMERICAIN

Pour sauver le monde

Il faut s’appeler au moins

« Chef de brousse Willis »

 

P.S. Voici quelle a été la règle d’écriture de cette semaine :

- Lancer une première fois trois dés et faire le total des points pour savoir le nombre de haïkus que l’on devra écrire. Ici, douze.

- Prendre le livre que vous lisez en ce moment : « A bout de course » de Richard Stark

- Relancer une fois les trois dés et faire le total des points : 7. Se rendre à la page 7 du livre et prendre un mot dans la première phrase. Ici : UN

- Relancer deux fois les trois dés et faire le total des points de ces deux lancers : Ici 9. Se rendre à la page 9 et prendre un mot dans la première phrase. Ici : micro

- Relancer trois fois, etc.

Ecrire douze haïkus dans lesquels les mots tirés apparaîtront. En l’occurrence ici : un – micro – partir – lieu – idée – violation – usine – Jersey – gauche – hospitalisé – ignorer – Willis


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On dit que le HASARD fait bien les choses (Vanina)

Honnêtement, je ne le crois:
Avoir foi en choses bien faites,
Sur le simple hasard sans défaite ?
Ainsi croire au bonheur possible,
Rien qu'en fermant les yeux ? Risible !
Dénier le hasard, est mon choix.

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Saturday night fever (Célestine)

Juin rougeoyait à l'horizon. C'était l'été. Les vacances s'annonçaient radieuses. Il était dix heures du soir. Les martinets vrillaient le ciel de leurs cris suraigus. L'air embaumait le chèvrefeuille.

J'habitais encore chez mes parents, et pour bien comprendre ce qui va suivre, il faut vous imaginer le typique appartement des années 70 : une porte d'entrée en chêne clair, munie d'un judas cylindrique fermé par un petit opercule pivotant. L'entrée, minuscule, carrée, cuisine à gauche, salon- salle- à- manger à droite, et devant, un long couloir tout droit desservant les autres pièces.

Quand les trois portes étaient closes en même temps, le carré formait comme un sas étanche phoniquement.

Ce soir là, les trois portes étaient fermées, justement. Le détail a son importance.

Mes parents regardaient sans doute Maritie et Gilbert Carpentier au salon, mes frères jouaient ou plus vraisemblablement, glandaient dans leurs chambres. Ma petite sœur dormait. Je rêvassais sur mon lit, la porte-fenêtre ouverte sur l'été et le balcon, les voilages frémissant de la brise du soir.

Mes années d’École Normale venaient de se terminer. Mes camarades de promo et moi nous étions partagé les postes vacants pour la rentrée prochaine. J'avais obtenu une école à R., une petite ville à une vingtaine de kilomètres de chez mes parents.

Je devais être en train de confier à mon journal mes états d'âme du moment, les yeux lointains, en écoutant à la radio les Bee Gees chanter « More than a woman » avec leurs voix de haute-contre.

Vous saisissez la scène : personne, à ce moment précis, et dans cette configuration topographique et circonstancielle, n'était en mesure d'entendre de petits coups discrets à la porte en chêne. Des petits coups frappés par ma copine Rachel qui n'osait pas sonner, parce qu'il se faisait tard, et qu'elle était polie. Personne...sauf mon deuxième frère, qui, comme tout bon adolescent qui se respecte, venait de ressentir au fond de son estomac l'appel pressant et langoureux du sandwich au poulet vespéral dans le frigo, celui-là même qui faisait à chaque fois hurler ma mère : «  Quoi, encore ? On est sorti de table il y a à peine deux heures ! »

Par une conjonction astrale extraordinaire, mon frère traversa le sas de l'entrée juste au moment où Rachel grattait à la porte comme une souris. Trente secondes plus tard, elle serait partie bredouille, ce qui aurait considérablement changé la face du monde. Enfin, de mon monde à moi.

Car Rachel , prise d'une inextinguible crise de doute et de panique, car elle n'avait pas de voiture, venait tenter sa chance pour échanger son poste contre le mien. Ses larmes m'émurent au point que j'acceptai la ville de M. contre celle de R. Celle-là était plus loin mais plus au sud. De toutes façons, j'étais décidée à couper le cordon, alors, là ou ailleurs... Elle partit en me bénissant.

Trente-trois ans ont passé. Je suis toujours à M. J'y ai construit ma vie. Je n'ai jamais eu envie d'en partir. Je regarde souvent mon mari, mes enfants, ma maison, mes amis, mon école, mes collègues, mes élèves en me demandant quelle aurait été ma vie si un soir de juin, par le plus grand des hasards, mon frangin n'avait pas eu tout à coup une irrépressible envie de poulet...

   

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Joie (MAP)

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Joie de TA rencontre

dans l'entrelacs des chemins

Coeurs à l'unisson !

* * *

Joie

 

* * *

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le bazard‏ (titisoorts)

Jeudi matin de bonne heure, je rentre  dans une clinique pour me faire opérer. Je vais m'en remettre à qui ? Si j'ai l'esprit religieux, ce jour là, je m'en remettrai à Dieu, d'ailleurs, il sert souvent  lorsque la peur est en jeu. Si c'est le hasard, petit fils spirituel du destin, il décidera de ce qu'il va m'arriver, peut être un mal pour un bien, seul l'avenir me le dira. Bon, je m'en remets à la chance ou bien pour la prochaine décision je ferai comme certains je lancerai une pièce  "pile ou face". Comme cela ce ne sera pas vraiment moi qui prends les décisions. Le hasard, on peut s'en servir pour la drague le truc lourd, "Mais quel heureux hasard de vous trouver ici" ou bien "Dites par hasard, on ne se serait pas vu déjà quelque part." La première fois je n'ai pas bien compris, je croyais que le hasard était un arbre, que Eve avait dit à Adam : "Est-ce le fruit du hasard notre rencontre !?" en même temps ils n'étaient que deux ! Donc ce fruit du hasard était bien sûr la pomme, elle devait d'ailleurs avoir un ver. Donc pour en revenir à Jeudi, que je laisse Dieu, le hasard, la chance, mon étoile filante, du monde religieux au monde médical, pour moi les dés sont jetés, je me fais opérer.

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Le clin d'oeil de la Vie (Lise)

La vie est un sourire
Que nous croisons parfois
Ne sachant rien en dire
Nous pensons "le hasard est là ".

Rencontre imprévisible
De pures causalités

Dans l'espace invisible
Où tout va se lier.

Venu de nulle part

Nul endroit où aller
Il est cette évidence
Dont le sens est caché.

Entrons donc dans la danse
Quand les dès sont jetés

En pures coïncidences
La vie va nous porter.

Pour peu que  la confiance
Et la Joie partagée

Remplace nos croyances
Nos peurs et nos regrets.

 

 

"depuis que j'ai confié ma vie au hasard, elle n'a jamais été aussi sûre "

 
Lise

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